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II. THOMÉ (Charles- Joseph), chanoine de

THOP -

l'église de Meaux, licencié en droit canon et civil, vivait au xvm* siècle. Nous citerons de lui : 1° Lettres à D. Toussaint Duplessù , de ta congrégutum de Saint-Maur, auteur de l'Histoire de (Église de Meaux, au sujet de la prétendue vente des reliques de saint Saintin, premier éiéque titulaire de Meaux, et de la translation de la châsse de saint Fiacre, patron de la Brie, avec les repontes de ce Père; Paris, 1747, in -4»; — 2° Lettres aux auteurs de la nouvelle Gaule chrétienne , touchant la liste des doyens de f Église de Meaux, et au sujet de plusieurs abbés et différentes abbayes du roi/autne; ibid., 1749, in-4». Voy. le Journ. des Savants, 1747 et 1748. THOMELLE. Voy. TûMEL.

THOMISME. THOMISTES. On appelle thomisme la doctrine de saint Thomas touchant la grâce et la prédestination, et thomistes ceux qui font profession de la suivre, particulière* ment les dominicains. Or voici comment ils ont coutume de l'exposer : Dieu, disent-ils, est la cause première ou le premier moteur à l'égard de ses créatures ; comme cause première, il doit influer sur toutes les actions, parce qu'il n'e^t pas de sa dignité d'attendre la détermination de la cause seconde ou de U créature. Comme premier moteur il doit imprimer le mouvement à toutes les facultés ou à toutes les puissances qui en sont susceptibles. De la les thomistes concluent que, dans quelque état que l'on suppose l'homme, soit avant, soit après sa chute originelle, et pour quelque action que ce soit, la préinotion de Dieu est nécessaire. Ils appellent celte prémotion pi-éditermination physique, à l'égard des actions naturelles, et grâce efficace par elle-même, quand il s'agit des œuvres surnaturelles et utiles au salut. Quanta l'objection qu'on leur fait que ce système s'accorde mal avec la liberté humaine, ils répondent qu'il en est tout autrement, attendu : 1° que par la prémotion Dieu ne donne atteinte à aucune des facultés de l'homme, parce qu'il veut que l'homme agisse librement; que la prémotion, loin d'être un obstacle au choix ou a l'action, est au contraire un complément nécessaire pour agir ;2°qu'aucun objet créé n'offrant à l'homme un attrait invincible, la raison lui fait toujours apercevoir divers objets entru lesquels il peut choisir, et que cela sufiit pour la liberté. Ce système est assez suivi dans les écoles de théologie. « Ceux qui ont voulu le confondre avec celui de Jansemus, dit Bergier, se sont grossièrement trompés , ou ils ont voulu en imposer. Les thomistes soutiennent que Jésus-Christ est mort pour le salut de tous les hommes, qu'en conséquence Dieu donne des grâces intérieures a tous; que l'homme résiste souvent à ces grâces, quoiqu'elles lui donnent un vrai pouvoir de faire le bieu; que quand il fait le mal ce n'est pas parce qu'il manque de la grâce, mais parce qu'il y résiste ; que la grâce efficace ne lui impose aucune nécessité d'agir, parce que cette nécessité serait incompatible avec la liberté. Autant de vérités diamétralement opposées aux erreurs condamnées dans Jansemus. Il n'y a pas moins d'injustice à leur attribuer celles-ci qu'à taxer les congruisles de semi-pélagianisme. > Voy. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., donne ces explications avec plus de développements. Voy. aussi le Traité de la grâce dans les théologiens.

THOPHEL, nom de lieu dans le désert de Su mi. Voy, Deutér., 1, 1.

THOPO, ville qui fut fortifiée par Bacchides, général de Demetrius Soter, roi de Syrie. Vay,

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THOREAU (André). Voy. Taureau, n* II.

THO RENTIER (Jacques), docteur de Sorbonne, mort en 1713, entra dans la congrégation de l'Oratoire t et se distingua comme prédicateur. U travailla avec beaucoup d'ardeur, mais inutilement , pour ramener le père Quesnel à la soumission due aux décisious de l'Eglise. On a de lui : 1° L'Usure expliquée et condamnée par les Ecritures saintes et par ta tradition universelle de l'Église, etc.; Paris, 1673. in-12; — 2© des Sermons, qui ont paru sous ce titre : Us Bienfaits de Dieu dam t Eucharistie et lu reconnaissance de l'homme, expliqués en huit discours; ibid., 1682. 1 vol. in-8©; — 3© Les Consolations contre tes frayeurs d* ta mort; in-12; — - 4* Dissertation sur la pauvreté religieuse; ibid., 1726. Richard et Giraud. FeUer. Michaud, Biogr. univers.

TH0RESB1US ou TORBIOS (Jean), archevêque d'York, chancelier d'Angleterre et cardinal, mort en 1474, était docteur en droit et en théologie. On a de lui : Doctrina christiante C«tei humus. (Ad Bcclesiarum pastores, lib. /). Voy. Pitseus, De lllustr. Angl. Scriptor.

THORIGNI ( Thorigneium), abbaye de l'Ordre de Cileaux, située dans un gros 1 du même nom, au diocèse de Baveux, en Normandie; elle était tille de l'abbave d'Aulnai. Elle fut fondée l'an 1307 par Nicolas le Febvre, archidiacre d'Avranches, médecin de Philippe le Bel, qui en confirma la fondation l'année suivante par lettres patentes. Voy. Moréri , Diction, histnr.

THORINGK Voy. DORINGK.

THORKELI N (Grim-JoMson}, protestant, antiquaire danois, né à Bas sur Hrutafiord, dans l'Islande, en 1752, mort à Copenhague l'an 1*29, se fit recevoir docteur en droit dans cette dernière ville, et fut nommé successivement conservateur de la bibliothèque Arna-Magnéenne, gardien des archives rovales et des archives secrètes, et conseiller d'Etat- Nous citerons de lui : 1© Jus Eciiesiasticum vêtus, sire Thorlaco- Ketiilianum ; Copenhague. 1775, in-4», — 2' Jus ecclesiasticurn notum sive Amaanum; ibid., 1775, in-4©; ce recueil et le précédent, écrits en islandais, sont accompagnés de notes et d'une version latine; — 3* Statula provincialia , synnda- Ua, etc.; ibid., 1778, m- iu. Voy. la Nouv. Biugr. génér.

THORLACIUS (Bœrge), protestant d'une très-grande érudition, né en 1775 à KiUing, dans le Jutland, mort l'an 1829 à Copenhague, où il fit ses études avec un succès remarquable. Il fut pourvu, en 1803, d'une chaire d'humanités, ce qui ne l'empêcha pas d'étudier avec le plus grand soin les antiquités, surtout celles de la Scandinavie. Ses travaux , aussi savants que nombreux, lui valurent une place honorable parmi les érudits de son pays. U fut un des membres fondateurs de l'Académie des antiquaires , qui date de 1809. Parmi ses ouvrages nous signalerons ; Prolusiones et opuscula ucadermca argument! maxime philologici; Copenhague, 1806-1822, 5 vol. in-8©, parce que ce recueil contient (tom. IV et V) une dissertation importante sur les vers sibyllins et la primitive Église , sous le titre de : Libri sihyUistarum , et Conspectus doctrina) christianat. Voy. la Nouv. Buigr. génér.

THORPOS (Jean), de l'Ordre des Carmes, mort à Norwich en 1440, se fit recevoir docteur en théologie à Cambridge, et fut nommé le docteur ingénieux (ingeniosus). Il fut un des qui convainquirent Guillaume Witheetqui i damnèrent son hérésie. 11 a laissé, entre i

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ouvrage* , un Commentaire sur f Apocalypse. Voy. Pitseus, De lHu.it r. Angl. Seriptor,

THOSAtTE , surnom donné dans le l«r livre des Paralipomènes (xi, 45) à Joha, fil.- de Samri et un des braves guerriers de l'armée de David. Le texte hébreu porte à la lettre Hattttst, c'està-dire h titsite. On ignore absolument si ce mot indique un nom de pays ou un nom de famille, à quelque racine hébraïque qu'on le rattache.

I. THOU , roi d'Émath, en Syrie , envoya des présents i David en le complimentant de la victoire qu'il avait remportée sur le roi Adaréier. Voit. II Rois, vin, 9, 10,11.

II. THOU (Nicolas de), évéque de Chartres, né à Paris en 1528, mort au château de Ville, bon en 1598, avait d'abord été archidiacre de l'Église de Paris et abbé de Saint- Symphorien de Beauvais. Il sacra Henri IV en 1594. On a de lui : i" Sunna pievivendi; Paris, 1575, in-4»;

— 2° Instruction* des curés pour instruire le simple peuple dans le diocèse de Chartres, en latin et en français; Paris, 1579, in-4«; — 3» un rituel sous ce titre : Minière d'administrer les saints Sacrements de l'Église , y faire prône et bénédictions, avec instructions convenables pour leur intelligence; dressées par R. P. en Dieu M. Nie. de Thou, évéque de Chartres; ibid., 1580, in-4°; — 4» Statuta in synodo Carnutensi promulgata sub N. de Thou; ibid., 1587, in-8°;

— 5» Brief Recueil et explication de la messe; ibid., 1598, in-4°; — 6° Cérémonies observées au sacre et couronnement du très-chreitien et trèsvaleureux Henri IV, roi de France; ibid., 1594, in-K et 1610, in-8». Voy. la Croix du Maine, Biblioth. française. D. Liron, Biblioth. chartrame. Wicbaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. uénér.

THOUARS ( SAINT - LAON - DE- ), en latin Son et ut Launus Thoarcensis, abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin située dans la ville de Thouars, au diocèse de Poitiers. Elle doit son origine i un certain Achard et à Roscie, sa femme, qui y établirent d'abord quatre chanoines. Isambert I et II , évéques de Poitiers, donnèrent plusieurs églises à ce monastère, de sorte qu'au temps de Pierre, leur successeur, le nombre des chanoines s'élevait déjà à douze. On voit par une charte d'Aimeric, vicomte de Thouars, que ce seigneur lit beaucoup de bien à cette abbave en 1117. Voi/. la Galha Christ., tom. II. col. 1344. Richard et Giraud.

THODRIN (Georges), docteur en théologie, né à Liège, vivait au xvi* siècle. Il fut chanoine, écolatre et théologal de l'église cathédrale de Liège. Nous avons de lui, outre une Oraison funèbre d'Anne, fille de I empereur Ferdinand l**: 1° une Harangue latine, prononcée à l'occasion de l'établissement du séminaire formé par Ernest, évéque et prince de Liège; ibid., 1592, in-4»; — 2» deux Ecrits en latin, l'un pour rendre raison de l'érection de cette maison, l'autre qui contient les règlements qui doivent

S être observés; Liège, 1592. André- Valère, iblioth. Belg., édit. de 1739, in-4°, tom. I,

THOD VENIN (L'abbé), aumônier ordinaire du duc de Lorraine, a laissé : Manière de bien mourir, ou Consolation contre les frayeurs de la mort; Paris, 1707, in-12. Voy. le Jour», des Savants, 1708, p. 33i, l" édit., et p. 298, 2* édit.

THOUVENOT (J.-N.), chanoine de Saint-Dié, en Lorraine, né à Ligny, dans le Barrois, a laissé : Siège quasi épisoinal de f église insigne de Saint-Dié; — 2° Recueil ae Lettres, pour servir de réplique à la Défense de f église de foui. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine.

THOTNARD ou TOINARD (Nicolas), né à Orléans en 1629, mort à Paris eu 1706, se rendit habile dans les langues, dans l'histoire, les antiquités et la chronologie. Parmi ses ouvrages, nous citerons: 1° des Soles sur le traité de Lactance : De Mortibus itcrsTutorum ; 1690; — 28 un écrit en français sur les Versions duSouvcau Testament du P. Bouhours et de Mons ; — 3° des Notes sur la Version du Nouveau Testament, par Richard Simon, intitulées: Cahiers de correction, etc.; Orléans, 1702; — 4° Harmonie ou Concorde de$ Évangiles, grecque et latine; Paris, 1707, in-fol, Voy, le P. Lelong, Biblioth. sacrée, in-fol., p. 991 . Richard et Giraud , qui donnent les titres des autres ouvrages de Thoynard.

I. THRACE ( Thraces), contrée d'Europe. On voit dam le II* livre des Machabées (m, 35) un cavalier de cette contrée. La Thrace comprenait anciennement six provinces : la Thrace propre» ment dite. l'Hémimont, la Mœsie inférieure, la Scythie, Rhodupe et Byzance. L'empereur Constantin changea la disposition de ces provinces au rv* siècle, et les rangea dans l'ordre suivant i 1° Byzance, qu'on nomma province d'Europe; 2° Thrace; 3» Hémimont; 4» Rhodope; 5° Mœsie inférieure ou Mœsie seconde; 8» Scythie. C'est dans cet ordre qu'on les voit dans la Notice de liiéroclès. Ces provinces formaient le diocèse de Thrace dès le iv* siècle. La ville de Philippopolis, capitale de tout le pays, devint d'abord métropole du diocèse de Thrace; nuits cette dignité fut transférée ensuite à Héraclès, qu'on nommait aussi Périnthe. L'évèqued'iléra* clée étendait son autorité sur tout le diocèse de Thrace, comme l'éveque de Césarée étendait la sienne sur le diocèse de Pont, etl'évéque d Êphèse sur le diocèse d'Asie. Le concile de Chalcédoine, tenu l'an 451, soumit tous ces dio. cèses, ainsi que les provinces qu'on appelait barbares, au patriarche de Constantinople , et lui accorda le droit d'en ordonner tous les mé« tropolitains.

II. THRACE , province particulière du dioeèse de Thrace, appelée autrefois Peria, et aujourd'hui Romaine. Elle est située, selon Baudran, entre la mer Égée, la Propontide et la Mœsie. Elle avait pour capitale et pour métropole la ville de Philippopolis. La Thrace fut éclairée des lumières de la foi par saint Paul , suivant Théodoret(in cap. xv, Eptst. ad Rom.), ou par saint André, suivant le commentaire grec sur les Actes de cet apôtre, par le P. Combehs, cité par le P. Lequien. Voy. Lequien, Oriens Christ,, tom. I, p. 1093. '

THR0NE. Voy. Tronï.

TH0BAL, cinquième fils de Japhct. Ezéchiel joint ensemble Thubal et Mosoch : ce qui fait juger qu'ils ont peuplé des pays voisins les uns des autres. Voy. Genèse, x , 2, et les commentateurs sur ce passage de la Genèse. Ézéch., xxvii, 13; xxxii, 26; xxxvm, 2-3; xxxix, 1.

THUCCA, siège épisc. de la province de la Mauritanie d'Afrique, sous la métropole de Sitili. On en connaît deux évéques : l'un, nommé Honoré, se trouva au concile de Cartuage en 225; l'autre, Uzulus , fut exilé en 481 par Hunneric, roi des Vandales.pour s'être opposé aux erreurs des donatistes. Voy. Morcelli, A fric. Christ., tom. I. Gael. Moroni, vol. LXXV, p. 158.

THUCCABOR, siège épisc. de la province proconsuldire d'Afrique, sous la métropole de Carthage. Un de ses evéques. Fortuné, se trouva au concile tenu à Carthage l'an 225. Voy. Morcelli. A fric. Christ., tom. I. Gaet. Moroni, vol. LXXV, p. 158.

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