THUR
THYR
THUILLERIES (Claude du MOULINET DES).
You. Moulinet. n° II.
!. THU ILLIER (René), religieux minime, a laissé : Diarium Patrum, frotrum- et sorfrrum Ordinis Minorum provincùe Franda ItW Parisiensis qui religiose obierunt ab anno 1506 ad annum 1700; Paris, 1709, in-4\
II. THUILLIER (Vincent), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Coucy. dans le diocèse de Laon , en 1685, mort à Paris l'an 1736, enseigna pendant plusieurs années la philosophie et la théologie dans l'abbaye de Saint- Germain-des-Prés, à Paris, dont il était sousprieur. Nous citerons de lui : 1° Histoire de la notwelle édition de saint Augustin donnée par les Pères bénédictins de Saint-Maur; Paris, 1736, in-4»; — 2« une traduct. latine des Livres d'Origène contre Celse, qui- D. Ch. Delarue a employée dans son édit. d'Origène; 1733-1759; — 3° une édition des Œuvres posthumes de Mabillon et de Ruinart; Paris, 1724, 3 vol. in-4°. Voy. D. le Cerf, Bibliotk. des Aut. de la congréy. de Saint-Maur. Le Joum. des Savants, 1724, 1725. 1726, 1727, 1728 et 1733.
THULLEY. Voy. TlIEULLEY.
THUMMIG (Louis-Philippe), protestant allemand, né à Culmbach, mort à Cassel en 1728, professa la philosophie et les mathématiques à Cassel. Il était membre de l'académie de Berlin. On a de lui , entre autres écrits : De Immortatitate anima, ex intima ejus natura; Halle, 1721, in-4»; Iena, 1742, in-4°. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
THUMMIM. Voy. Urim.
THUMNE (Théodore), protestant, mort en 1730, professa la théologie à Tubingue. On a de lui quelques ouvrages. Le plus recherché a pour titre : Traité des fêtes des Juifs , des chrétiens et des païens, in-4°; ce traité est tout à la fois historique et théologique. Voy. Feller, Biogr. univers.
THURIFÉRAIRE, clerc qui, dans les cérémonies de l Église, est chargé de porter, comme son nom l'indique, l'encensoir et l'encens.
THURIFICATI. Voy. Lapses.
THURINGE, province d'Allemagne, dans la haute Saxe. Il y eut un concile en 1105, par les soins de l'empereur Henri, qui venait de réunir toute la Saxe à la communion de l'Eglise romaine, par le conseil de Rothar, archevêque de Mayence, et de Gébéhard, évoque de Constance, légat du pape. Ce concile fut tenu dans la maison royale de Nurthus. On y renouvela les décrets des conciles précédents. On condamna la simonie et l'hérésie des nicolaïtes, etc. Voy. les Concil., tom. X, p. 741.
L TH URIU M ou THU RII, ancienne ville épisc. d'Italie , dans la grande Grèce , sur le golfe de Tarente. Pline dit qu'elle était bâtie entre le fleuve Crathis et le fleuve Sybaris,où avait été autrefois la ville de Sybaris. De son côté, de Commanville fait cette remarque : « Thurium , ville de Brutie et du Vicariat romain . dont les ruines sont à l'endroit nommé Sibari Rovinata. On la voit évéché dès les premiers siècles, transféré à Rossano avant le vu*. » Thurium était la patrie de saint Télés phore, pape et martyr. On en connait six évoques, dont le premier, Jean, assista aux conciles de Rome en 501 et 501. Voy. Ughelli, Ual. Sacra, tom. X, col. 172. De Commanville, p* Table alphabét., p. 236. Richard et Giraud.
THURLES, ville d'Irlande dans le comté de Tipperary, à vingt-sept lieues de Dublin. Il s'y est tenu en 1850 un concile national d'Irlande, convoqué par une bulle pontificale, sous la pré-
sidence de Mp Cullen, archevêque d'Armagh, primat d'Irlande, et agissant en qualité de légat de Sa Sainteté Pie IX. Ce concile, qui est le
[tremier synode national tenu en Irlande depuis e régne de Henri IL s'est ouvert le 22 août, et a été clos le 10 septembre. Diverses matières ecclésiastiques ont été traitées dans ce concile; mais sa principale préoccupation a été l'éducation et la conversion du collège de Emly en une université catholique nationale, pour l'opposer aux collèges mixtes du gouvernement. La fondation de cette université fut, en effet, votée. Le concile décida en même temps que les catholiques ne devaient pas fréqueuter les facultés qui forment l'université de la reine. Le Saint-Siège approuva les décisions du concile de Thurles. Voy. Gaet. Moroni, vol. LXXV, p. 159-167. V Enct/clop. catbol., au Suppléai. , tom. L p. 734-735. On trouve dans ces deux ouvrages des considérations très- importantes concernant le concile de Thurles.
THURMANN (Gaspard), protestant, bibliographe, né à Rostock l an 1634, mort à Hambourg en 1704, se fit recevoir docteur à Francfort, et, après avoir exercé la profession d'avocat, il devint conseiller du duc de Saxe-Lauenbourg. Nous citerons de lui : 1* Bibliotheca canonicorum, in qua de canonicis eorumgue collegiis tractatur: Halle, 1700, hi-4»; — 2» Bibtiotl»ecti salinarium physko - theologico -politico - juridica ; ibid..1702.in-4«. Voy. la Souv. Biogr. génér. THYARD. Voy. Tiard.
THTATIRE , ancienne ville épisc. de la province de Lydie, sous la métropole de Sardes, au diocèse d'Asie. C'est une des sept Églises dont les évéques sont désignés sous le nom d'anges dans l Apocalypse. On connait sept évéques de Thyatire. Le premier est N..., à qui saint Jean eût ordre d'écrire. C'est aujourd'hui on évéché in parttbus, dont la métropole Sardes est devenue elle-même un siège m partibus. Voy. ApocaL, H, 18 et suiv. Lequien, Orient Christ., tom. I, p. 876. De Commanville, /'« Ta/de alphabét., p. 236. Richard et Giraud. Gaet Moroni. vol. LXXV, p. 169.
THYATIRÊNIEN ( Thyatirenus) , qui est de Thvatire. Voy. Actes, xvi, 14. Compar. l'art, précéd.
THYINUM et son pluriel THYINA. Voy. Al-
MUGGHIM.
THYR JE US ou THYRËE (Hermann), jésuite, né à Nuvs, dans le diocèse de Cologne, en 1532, mort à Mayence l'an 1591 , fit ses études à Rome au collège Germanique. Il fut reçu dans la société par saint Ignace lui-même , en 1556, professa la théologie à Ingolstadt et à Trêves, et devint successivement recteur des collèges de Trêves et de Mayence, et enfin provincial de la province rhénane. A une rare capacité il unissait une grande simplicité de mœurs et toutes les vertus d'un religieux exemplaire. Il est auteur de plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : 1« De Religionis Libertate; en latin et en allemand; — 2* De Confessiane Auqustana; Dillingen, 1567, in-4" et in-fol. ; — & Sex milita Dubiorum et duo millia irregularitatum quibus lutherani pradicantes implicati tenentur; Dillingen, 1687, in-4°et in-fol. Voy. André-Valère, Biblioth. Belg., tom. I, p. 478. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.
11. THYRJEUS ou THYRÉE (Pierre'), jésuite, frère du précédent, né à Nuys en 15IÎ6, mort a Wurtxbourg en 1601 , professa pendant vingtsept ans à Trêves, à Mayence et à Wurtxbourg. On lui doit un certain nombre d'ouvrages; le P. Alegambe en compte vingt-deux; les princi-
TIAR
paux sont : \° Lnca infesta, hoc est , de infeslis oh molestantes darmoniorum et defunctorum lnominum spiritus loris, liber imus. Accessit libellus de terriculnmentis nocturnis quai hominum m ortem soient portendere; Cologne, 1598, in -4°; Lyon, 1599, in-8°; — 2° De Apparitionibus spirituum libn sex, etc., ibid., 1600 et 1602, 2 vol. in-4°; — 3° Divinarum Novi Testamenti Mediatorts apparitionum Ubri très; ibid., 1625, in-4°; — 4° Disputationes theologicœ variœ de apparitionibus spirituum ; Mayence,l582; — 5" De Festo corporis Chris ti ■ ibid., 1585; — 6° De San ameuta h Confessione; ibid., 1585; — 7° De Potestate Ecclcsiastira ; ibid., 1586; — 8° De Vera Fide; ibid., 1587. Voy. Valère-André , Biblinth. Belg., édit. de 1739, in-4°; tom. Il, p. 1015 et 1016. Alegambe, Biblioth. Scriplor. Societ. Jesu. Richard et Giraud, qui donnent les titres de dixneuf ouvrages du P. Thyrée. Feller, Biogr. univers.
THTREL (Nicolas de). Vou. Boismont.
THYRIOT (Michel), maître ès arts de l'université de Paris et membre de la faculté de théologie , né à Paris au xvi* siècle , se fit connaître par son zèle et par ses harangues, qui ont été imprimées avec ses paranymplies sous ce titre ! Micliaelis Thyrioti Parisini quinque et triginta OraHones Lutetiat intra quatnduum habita. Quarum quatuor primariis en quee sunt ab auclonfjus profanis Herculi quondam assigna ta, Christi persona*, salvo tamen divinitatis honore, avtari passe démonstrateur. Beliquis singulorum theologicat lauréat candidalorum mérita slrictim exponuntur : vulgo paranymphum vocant; Paris, 1583, in-8». Compar. Paranymphe, n° II.
I. THTRSE (Saint), diacre et martyr à Aubin, était disciple de saint Polycarpe, évèque de Smyrne. 11 vint prêcher l'Évangile dans les Gaules avec saint Andoche. Ils y avaient déjà converti beaucoup d'infidèles et fondé plusieurs églises lorsqu'ils vinrent à Autun. Us annonçaient la parole de Dieu aux idolâtres quand ils furent arrêtés, et livrés aux tourments. On célèbre leur fête le 24 septembre. Compar. Andoche, n° I.
II. THYRSE (Saint), martyr, souffrit avec saint Leucc et saint Callmique a Apollonie, ville de Phrygie, l'an 250, du temps de l'empereur Déce. (Quoiqu'ils soient morts tous les trois à quelques jours de distance, on honore leur mémoire en un même jour, les Grecs, le 14 décembre, et les Latins, le 28 janvier.
III. THYRSE (Thyrsus), nom que les Grecs et les Latins donnaient à un javelot enveloppé de lierre, que l'on mettait eu main aux soldats de Bacchus. Il est question de thyrses dans le II* livre des Machabées (x, 7), mais ils n'ont d'autres rapports à ceux des fètes de Bacchus que la figure, puisqu'ils étaient destinés à célébrer la puissance du Dieu d'Israël.
TIAN. Vou. Tiene. TIANO Voy. Te a no.
TIARE ou TRI ARE, ornement de tète des prêtres juifs : c'était une couronne de toile de oyssus ou de fin lin. Le grand prêtre en portait une différente, qui était d'Iivacinthe, environnée d'une triple couronne d'or, et garnie sur le devant d'une lame d'or sur laquelle était gravé le nom de Dieu. Voy. Exode, xxvm, 4, 39, 40; xxix, 9, etc. Voy. aussi ce que nous avons dit de la tiare à l'art. Cidahis. — La tiare, appelée autrement le régne (regnum), est aussi l'ornement de tète que porte le souverain Pontife de l'Église chrétienne pour marque de sa dignité. C'est un bonnet assez élevé, environné de trois couronnes d'or, et surmonté d'un globe
TffiÉ
avec une croix et deux pendants qui tombent par derrière , comme ceux de la mitre des évêques. Cette tiare n'avait d'abord qu'une seule couronne, mais BonifaceVIII y en ajouta une seconde, et Benoit XII une troisième. C'est donc seulement au xiv siècle que la tiare reçut la forme qu'elle a aujourd'hui , et qui n'a plus varié. Quelques auteurs disent que le premier Pape qui porta la tiare à trois couronnes est Urbain V, qui régna dans le même siècle. Le Pape porte la tiare sur la téte lorsqu'il donne la bénédiction au peuple. La tiare et les clefs sont les marques de la dignité papale. La tiare est le symbole de son rang, et les clefs celui de sa puissance. Voy. D. Macri Hierolexicon , ad voc. Mitra. Bergier , Diction, de théol. L'abbé André . Çrntrs alphabét. de droit canon.
1. TIBÈRE, empereur romain, né à Rome l'an 42 avant Jésus-Christ . mort à Misé ne l'an 37 de Jésus-Christ, était fils de Livie , femme d'Auguste. Celui-ci l'adopta l'an 4 de Jésus-Christ, et Tibère lui succéda 1 an 14. Vers l'an 26 de 1ère vulgaire, il envoya Ponce-Pilate en Judée pour succéder à Gratus dans le gouvernement de cette province. Jésus-Christ étant mort l'an 33, Pilate envoya à cet empereur la relation des merveilles arrivées à cette occasion; ce qui engagea le prince à témoigner au sénat le désir qu'il avait de voir décerner au Sauveur les honneurs divins , mais il ne réussit pas dans ce dessein ; Dieu le permettant ainsi sans doute afin que son Fils unique ne fût pas confondu avec ceux qui n'avaient de divinité que dans l'idée d'hommes aveugles et corrompus. Tibère protégea les chrétieus, et on ne voit pas que l'Église ait été persécutée sous son règne. Voy. D. Calme» , Diction, de In Bible.
IL TIBÈRE ou TUBÊRI, TYBERGE (Saint), martyr, vivait au m* ou iv« siècle. Il était encore fort jeune lorsqu'il eut la téte tranchée pour la foi dans le territoire de la ville d'Agde, avec un autre chrétien nommé Modeste, et une sainte femme appelée Florence. Le lieu de leur combat et de leur sépulture s'appelait Cesseron ou Cessarion, entre Agde et Pezenas, à cinq lieues ou environ de Béziers. Leur culte devint si célèbre, que l'on y bâtit un monastère vers le vin* siècle. C'était encore au siècle dernier une abbaye du nom de Saint-Tubéri, au diocèse d'Agde, qui appartenait aux bénédictins de la congrégation de Saint -Maur. La fête de ces saints martyrs est marquée dans le Martyrologe romain moderne au 10 novembre.
TIBERGE (Louis), abhé d'Andres et directeur du séminaire des Missions-Étrangères à Paris, mort dans celte ville en 1730, s'est distingué par sa piété et par ses ouvrages. Il a travaille avec M. Brisacicr, supérieur du même séminaire, a plusieurs écrits sur l'affaire de la Chine entre les jésuites et les autres missionnaires. On a de plus de Tiberge, outre une Oraison funèbre de Mlle de Bouillon; !• Belraite spirituelle; 2 vol. in-12; — 2° Betraite pour les ecclésiastiques ; 2 vol. in-12; — 3° H< traites et méditations à l'usage des religieuses et des personnes séculières qui virent en communauté ; Paris, 1745. 1 vol. in 12. Voy. le Journ. de Savants, 1736 et 1745.
TIBERI (SAINT-L en latin Sanctus Tiberius, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans une ville du même nom, au diocèse d'Agde en Languedoc. Voi/. Tibère, n° II.
TIBÉRIADE , ville de la Palestine , située sur le bord de la mer de Galilée ou du lac auquel elle a donné son nom , a trente milles au levant de Nazareth. Elle fut bâtie par Hérode le té-
TïBU
TIEH
trsrque, surnommé Antipas, en l'honneur de Tibère, l'an 19 de Jésus-Christ. Les Juifs galiléens ftirent d'abord les seuls qui l'habitèrent , i l'exclusion de toute autre nation , jusqu'au temps du grand Constantin , que les chrétiens s'y établirent. 11 y a eu a Tibériade un évéché suffragant de Scythopolis . métropole de la II» Palestine. On en connaît cinq évéques, dont le premier, N..., siégeait du temps de Constantin le Grand. Cette ville a eu aussi des évéques latins sous la métropole de Nazareth. On en connaît neuf, dont le premier, Herbert, siégeait vers l'an 1155. La ville de Tibériade est souvent appelée Tabarie par les historiens des croisades. De là vient que la plupart des prélats latins qui y ont siégé sont qualifiés ève'ques de Tnbarie. Tibériade est aujourd'hui un évéché inpariibus suffragant de Nazareth, siège également m partibus. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. ni, p. 302 et 706. De Commanville, h Table alphabét., p. 336. Richard et Giraud. Guet. Moroni, vol. LXXIV, p. 179-173.
I. TIBÉRIOPOLIS, ancienne ville épisc. de la Phrygie Pacatienne, d'abord sous Laodicée, puis sous Hié repolis , au diocèse d'Asie. On en connaît cinq évéques, dont le premier, Eostaehius, assista au concile de Constantinople, sous Mennas. Tibériopofis n'est maintenant
Su'un simple évéché in partibnt. Voy. Lequien, •n'en* Christ., tom. I .p. 800. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. LXXV, p. 174.
II. Tl BÉRIOPOLl S , ville épisc. de la ll« Mœaie, appelée autrefois Strttmmitia par les Bulgares. La Notice de l'empereur Léon la fait la soixante -troisième métropole. On en connaît trois évéques, dont le premier, Théoctiste, assista au concile tenu à Constantinople au sujet du rétablissement de Photius. Votf. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1r2*. Richard et Giraud. Gaet Moroni , vol. LXXV, p. 174.
TIBERT ( SAIWT-). Voy. Saint, n« LV.
TIBDR. Voit. Tivoli.
I. TIBDRCE (Saint), martyr à Rome, était frère de saint Valérien, époux de sainte Cécile , qui , après avoir converti son mari , parvint i convertir aussi son beau -frère. Arrêtés comme chrétiens peu de temps après, ils furent conduits devant le magistrat, qui les condamna à mort. Maxime, qui les conduisait an supplice, fut si frappé de leurs discours et de leur courage , qu'il se convertit subitement, et fut martyrisé avec eux l'an 229. Ils forent enterrés dans le cimetière de Prétextât, lequel dès lors s'appela le cimetière d* Tibttree. Leur tombeau fut réparé en 740 par Grégoire III, et sur la fin du même siècle, Adrien v* bâtit une église s oers leur invocation. Leurs corps furent transportés a Rome par Pascal 1e», avec ceux des saints papes Urbain I» et Luce !•». Leur culte est également célèbre cher les Grecs et chei les Latins. On fait leur féte le 14 avril. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, volume, LXXV. p. 175.
IL TIBURCE (Saint), martyr à Rome, mort au mois d'août 286, était fils de Chromace, préfet ou gouverneur de la ville, ou au moins vrcaire et substitut du préfet. II fut baptisé par saint Polycarpe, avec son père et toute sa famille. L'an 286, Chromace retira chex lui tous ceux qui avaient été convertis depuis peu , et, ayant obtenu la permission d'aller en Campante , il y fit la même chose à l'égard de tous les chrétiens dont la foi était en danger dans la ville. Pour Tibnrce, il resta dans Rome avec saint Sébastien, Tranquillin, Marc, Marcellin et quelques autres; mais, ayant été dénoncé
par un faux frère nommé Torque t, il fat condamné à avoir la tête tranchée. On célèbre sa fête le 11 août. Voy. Tillemont, Mémoires, t. IV, Vie de saint Sebastien. Richard et Giraud.
TIBUZABA on TIBUZABETA . évéché de l'Afrique occidentale. Les Notices nous apprennent seulement que son évéque, Martinien, se trouva en 411 à la conférence de Carthage avec les donati«tes. Voy. Morcelli, A fric. Christ., tom. I.
T1CELIA , évéché de la Libye Penta pôle , dans le patriarcat d'Antioche , érigé au v* siècle sous la métropole de Cyrène, mais devenu un siège in partibus comme sa métropole elle-même. Voy. de Commanville, /»• Table alphabét., p. 230. Gaet. Moroni, vol. LXXV, p. 175.
TICHON. Ézéehiel parle de la maison rie Tichon, en hébreu Beth-Tichon, qui est sur les confins de l'Auranite. On n'en connaît pas la situation, mais elle ne doit pas être loin de Damas. Voy. Ézéch., xlvu, 16. D. Calmet, Diction, de ta Bible.
TICHON IUS, donatiste , né en Afrique , vivait Sur la fin do iv» siècle. 11 était profondément versé dans les saintes Écritures, dans l'histoire de l'Église et dans les lettres humaines. Il nous reste de lui : un ouvrage des Sept Règles, qu'il donne pour trouver le sens des Écritures, et pour en ouvrir les secrets comme par autant de clefs. Cet ouvrage se trouve dans les Bibliothèques des Pères de Paris, 1575 et 1586; de Cologne , 1618; de Lyon , 1677, et dans les OrfhfMiiixoaraphes; Bâle , 2» édit. Voy. Gennade, De Scnptor. eccles., c. xvni. Trithème, De Seriptor. errlés., c. XCII. D. Ceillier, tlist. génér. des Ah t. sacr. et ecclés., tom. VI, p. 613 et suiv. Richard et Giraud.
TICINOM. Voy. Pavîe, tr» I.
TICUALTA ou TIGUALTA, évéché de la Byzacène, dans l'Afrique occidentale, sons la métropole d'Adrumète. On en connaît trois évéques, dont le premier, Cujanus, se trouva, en 393, au concile de Cabarsussa avec les donatistes; le second, Asmunins on Sonnins, assista, l'an 411 , avec les catholiques i la conférence de Carthage , et le troisième , Magnent ius. fut exilé en 48i par Hunnerie, roi des Vandales, pour n'avoir pas voulu souscrire les propositions erronées des donatistes. Voy. Morcelli, Afr. Christ., tom. I. Gaet. Moroni. vol. LXXV, p. 175.
TIDIDITA ou TISEDITA , évéché de l'Afrique orientale , dans la Numidie , sous la métropole de Cirte. On connait trois évéques qui l'ont occupé : le premier, Donat ou Donatus, qui siégeait en 362; le second, Lanyadius, qui se trouva, l'an 411 , à la conférence de Carthage ; le troisième, Abundius, qui fut exilé, l'an fel, par Hunnerie, roi des Vandales, à cause de son attachement à la foi catholique. Voy. Morcelli , Afr Christ., tom. I. Gaet. Moroni, vol. LXXV.
TIÈNE ou TIAN, siège épisc. de Syrie, dans l'exarchat de Pont, d'abord sous la métropole de Césarée, dans la I" Cappadoce, ensuite suffragant de Tarse, dans la Cilicie. Ce siège est maintenant évéché in partibm de Tarse , archevêché également in partibm. Voy. Terri, Syn» Soera. Gaet. Moroni, vol. LXXV, p. 176.
TTERÇAIRE ou TERCIAIRE, homme ou femme qui est d'un Tiers -Ordre. Voy. TlERS- Orohe.
TIERCE, la seconde des petites heures canoniales. Vity. HEURES CAH03IALES.
TIERCIAIRE. Voy. TlEUÇAlRR.
TIERS-LOT. Les biens des abbaye» et prieurés commendataires se partageaient ordinairement en trois lots, dont un appartenait à l'abbé,
TNJR
TlLE
et un antre aux religieux. Le troisième était nommé tiers- M; labbé en jouissait, mais il devait acquitter les cliarges auxquelles il était assujetti.
TIERS -ORDRE (Tertius Ordoï, troisième Ordre sous une même règle et même forme de vie, à proportion de deux autres institués auparavant. Les Tiers-Ordres ne sont pas originairement des Ordres religieux, mais de saintes associations de personnes séculières et même mariées qui se conforment , autant que leur état le permet, à la fin, à l'esprit et aux règles d'un Ordre religieux qui les associe et les instruit. Cependant il y a des Tiers-Ordres engagés par des vœux solennels qui sont véritablement religieux, tels que le Tiers -Ordre des pénitents de Saint -François et celui des religieuses de Saint-Dominique. Il faut par conséquent distinguer les Tien-Ordres qui ne sont pas religieux et ceux qui le sont. Les premiers ne laissent pas d'être de véritables Ordres , c'està-dire des associations et congrégations de personnes unies ensemble par une certaine manière de vivre , et certaines règles et cérémonies pratiqués par ceux qui s'y engagent, et approuvées par les souverains Pontifes. Les préraontrés , les carmes , les augustins et les franciscains se disputent l'honneur d'avoir donné naissance aux Tiers-Ordres. Il parait que les
Ç remontrés sont les mieux fondés, puisque leur irrs-Ordre commença du vivant même de saint Norbert , qui mourut en 1134, après avoir donné à Thibaud, comte de Champagne, et à plusieurs autres personnes un petit scapulaire blanc et une règle pour vivre religieusement au milieu du monde. Saint François n'institua son TYrr*- O' dre qu'en 1221 ; celui des augustins fut établi en 1401, et celui des carmes, en 1176. Voy. le P. Hélyot , Hist . des Ordres religieux et militaires, tom. I , ch. lu ; tom. m , ch. x et xi. Dernier, Diction, de théol., au mot Tierciaire.
TIFLIS ou TEFLIS (Tiphtis, Teph/is), ancienne ville épisc. d'Ibérie, et capitale du Carduel et de toute la Géorgie , située au bas d'une montagne , près de la nve droite du Kour. Le P. Lequien ne rapporte qu'un seul évêque de Tiflis, nommé Jétnie, qui siégeait en 1659; mais on ignore à quelle communion il appartenait. Cette ville a eu en outre huit évéques 1,1 tins, dont le premier, Jean, de Florence, dominicain, fut nommé en 1329 par le paye Jean XXII. Aujourd'hui Tiflis est un archevêché de la Russie asiatique. Voy. de Commanville, Table alphaftét. Richard et Giraud, au mot Tiphlis. Gaet. Moroni , vol. LXXV, p. 176- 179. Compar. GÉORGIE.
TIGIA. Voy. Tizia.
TIGIS. Voy. Tanger.
TIGRANOCERTE (Tigranocerta). Voy. Sul-