TITA
TIRABOSCUS ou TIROBOSCUS (Lucrèce), de l'Ordre des Carmes, né à Azzolo. dam l'Etat de Venise, vivait vers l'an 1570. On a de lui : Ie Sottê sur tes Psaumes; Venise, 1572; , — 8» Morale du Saint-Esprit sur le psaume CXUU ; — 3e Commentaire sur t Apocalypse.
TIRAN (Jacques), jésuite, a laissé : Mtssionarius, sive vir apostolicus m suis excurstontbus spiritualités in urbibus et oppidis, ad Dei gloriam et salutem animarum susceptis...; Lyon et Paris, 1692,2 vol. in-8».
TIRESIA. Voy. Santerin.
TIRHANA, petit pays avec une ville du même nom dans l'Assyrie, au delà du Tigre. C'est un siège énisc. de la province patriarcale, au diocèse des Chaldéens. On en connait quinze évèques, dont le premier, Phétion, ordonné par le catholique Saliba-Zacha, fut élevé ensuite a la même dignité de catholique en 731. Voy. Lequien, Ortens Christ., tom. Il, p. 1167.
TIRIN (Jacques) , jésuite , né à Anvers en 15«>, mort l'an 1636 , a laissé : un Commentaire latin sur toute la Bible, dans lequel il a recueilli eu abrégé ce qu'il a trouvé de meilleur dans les autres commentateurs. Ce commentaire a paru sous le titre de : Commcntani in Vêtus et Is'ovum Testamentum: Anvers, 1632, 3 vol. infol.; et 1656, 2 vol. in-fol.; il a été réimprimé depuis nombre de fois, et en particulier par Jean de la Haye dans la Biblia Magna et dans la Bihlia Maxima. 11 est plus étendu que celui de Ménochius, et, quoique moins estimé, il est très-utile à ceux qui, sans s'attacher aux variantes , veulent seulement entendre le sens du texte tel qu'il a été expliqué , surtout par les Pères de l'Église. Le premier volume est précédé d'un abrégé de l'Histoire sacrée depuis la création du monde jusqu'à la ruine du temple de Jérusalem , par Titus; d'une Table des poids et mesures et des monnaies des Hébreux, des Grecs et des Romains, comparés à ceux des Italiens, des Espagnols, des Vrançais, etc., et enfin de l'explication des idiotismes grecs et hébreux qu'on trouve le plus fréquemment dans les saintes Écritures. Enfin un index controversiarum méthodique et solide, une bonne carte de la Terre-Sainte, et une Chronologie , distribuée d'une manière fort commode , donnent un
frand prix à l'ouvrage du savant jésuite. Voy. èller, Michaud, liiogr. univers.
TIRLANDUS. Voy. Tisserand.
TIROBOSCUS. Voy. Tiradoscus.
TIRON {Tironium), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans la Beauce, entre Chartres et Nogent-le-Rotrou. Elle fut fondée, au commencement du xu« siècle , par le bienheureux Bernard, auparavant abbe de Saint-Cyprien ou Cyvran , près de Poitiers , dans un lieu appelé 7ïron , que Rotrou , comte du Perche , céda pour y bâtir ce monastère. Cette abbaye a été autrefois chef d'une célèbre congrégation qui porta le même nom de Tiron, et qui eut plusieurs autres monastères sous sa juridiction. L'abbaye de Tiron était possédée depuis l'an 1029 par les bénédictins de la congrégation de Saint- Muur. Voy. Richard et Giraud.
TIRONNEAU (Tironellum), abbaye de l'Ordre de Citeaux , dans le Maine , au diocèse, et à huit lieues du Mans, près de la Sarthe, fondée l'an 1119. 11 y a eu la réforme.
USANT A. évêché d'Afrique appartenant à la province de Nuinidie. On en connait un évéque, Liberantius , qui assista en 411 à la conférence de Carthage. Vmj. Morcelli , Afr. Christ., tom. I. Gact. Moroni, vol. LXXV, p. 203.
TISARANDDS. Voy. Tisserand.
TISCHRl. premier mois hébreu de I année civile, et septième de l'année ecclésiastique ou sacrée des Juifs. 11 reçut ce nom après la captivité ; il s'appelait auparavant Ethanim ( Voy. ce mot ). Il commençait à la nouvelle lune de septembre selon les rabbins ; mais c'était plus probablement à la nouvelle lune d'octobre. Le
Îremier jour de ce mois on célébrait la fête des rorapettes , parce qu'on v annonçait le commencement de l'année par le son de ces instruments. On s'abstenait ce jour-là de toute œuvre servile, et on offrait en sacrifice un veau, un bélier et sept agneaux (Lévit., xxm , 24. Nombres, xxix et suiv.). On croit que Josué mourut le premier jour de tisehri. Les années sabbatiques et celles du jubilé commençaient le même jour. Le troisième jour, jeune pour la mort de Godolias, fils d'Ahichan, qui fut tué a Maspha (IV Rois, xxv, 25). Le cinquième, jeu ne pour la mort de vingt des principaux docteurs juifs, et en particulier pour celle d'Akiba. Le huitième, dédicace du temple de Salomon
LUI Rois, vin , 2 et suiv., et 11 Paralip., vu, 9). e dixième , fête de l'Expiation solennelle ( I oy. Expiation, n« H). Le quinzième, fête des Tabernacles; elle durait sept jours ( Voy. Tabernacles). Le vingt -troisième, les Juifs font la fête qu'ils appellent la Réjouissance de la toi. Us rendent grâces à Dieu de la leur avoir donnée (II Paralip., vu, 10). Ils lisent le testament et l'histoire de la mort de Moïse, qui se trouve au Deutéronome (xxxm, xxxiv).
TISIU ou TISILITA, évêché d'Afrique de la province Proconsulaire , sous la métropole de Carthage. Elle a eu deux évéques, dont l'un, Donat, assista l'an 411 à la conférence de Carthage , et l'autre , Florentin , souscrivit au concile de Carthage en 625. Voy. Morcelli, Afr. Christ., t. I. Gaet. Moroni, vol. LXXV, p. 203.
TISSARD (François), professeur de l'université de Paris, né à Amboise, se livra à l'étude des langues latine , grecque et hébraïque , et à celle du droit civil et canonique. François 1", instruit de son mérite, le mit au nombre de ceux qui composaient sa maison en qualité d'hommes de lettres. On lui attribue la gloire d'avoir fait faire le premier à Paris des essais d'impression hébraïque , et d'y avoir en quelque sorte introduit l'étude de l'hébreu. On a de lui : une Grammaire hébraïque où l'on voit l'alphabet , l'oraison dominicale , le trisagion et la généalogie de Jésus -Christ en caractères hébreux; 1508, in -8°. Voy. Moréri, édit. de 1759.
TISSERAND (Jean), en latin Tisserandus ou Tisarandus, Tirlandus, cordelicr de Paris , vivait au xv« siècle, et était un grand et zélé prédicateur. Il fonda, en 1497, l'Ordre des Filles-Pénitentes en l'honneur de sainte Madeleine. Le duc d'Orléans, depuis Louis XII, leur donna son hôtel d'Orléans, où elles ont demeuré jusqu'en 1572, époque à laquelle Catherine de Médicis les plaça ailleurs. Voy. Sponde , ann. 1491, n° 13. Mézerai , Hist. de France. Pérennès , dans la Riogr. univers, de Feller.
TISSINGTON (Jean), franciscain, mort en 1393, fut provincial de son Ordre, docteur et professeur à l'université d'Oxford. Il assista en 1381 à l'assemblée qui se tint dans cette ville, et où l'on condamna Wiclef. On a de lui, entre autres ouvrages : Scutum pro defensione eucharistie, etc. Voy. Pitseus, De lllustr. Angl. Sriptor.
TITAN, géant fameux dans l'histoire ou plutôt dans la Fable. Le nom de Titan ne se trouve qu'une seule fois dans le texte latin de l'Ecri-