‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 110 sur 1294 · L0CR · texte numérisé non relu

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dernières années, Locke partageait son temps entre la prière et l'étude de 1 Écriture sainte. Quant à ses écrits, il en est resté de lui un grand nombre en anglais ; on y voit briller l'esprit géométrique, quoique l'auteur n'ait jamais pu se soumettre à la fatigue des calculs, ni à la sécheresse des vérités mathématiques. Ils ont été recueillis à Londres, 1714, 1723, 1758, en 3 vol. in-fol.; 1768, 1777, 1784, en 4 vol. in-4*, par les soins du docteur Law , évéque de Carliste, qui y a joint une Vie de Locke, 1801, en 10 vol. in-8°, 10* édit., qui est la plus estimée ; 1812, en 10 vol.: 1821, en 9 vol. Les principaux ouvrages de cette collection sont : 1° Essai philosophique concernant Centendement humain; il a été traduit en français par Pierre Coste, sous les veux de l'auteur, et cette traduction a été condamnée par Clément XII, le 19 juin 1731: il est certain que dans cet ouvrage Locke semble faire de l'âme une machine, et qu'en disant que Dieu par sa toute-puissance pourrait rendre ta matière pensante, il favorise de dangereuses conséquences. Avant l'apparition de cet ouvrage, on en connaissait déjà un extrait sous le titre de : Extrait d'un livre anglais qui n'a pas encore été publié, intitulé : Essai phUosophtoue concernant l'entendement humain , communiqué par M. Locke. Cet Extrait fut condamné, comme l'Essai lui-même , par Clément Xil , et le même jour; — 2° Le Christianismetraisonnabfe , tel qu'il nowt est représenté dans l'Ecriture sainte. Il y a dans cet ouvrage d'excellentes choses , et de solides réfutations de l'incrédulité des philosophes ; on y trouve même des observations sur la convenance et la nécessité de l'autorité suprême du chef de l'Église , qui seules suffisent pour confondre les partisans d'Edmond Richer. de Jansenius et de Febronius; mais on y trouve aussi quelques propositions qui , prises à la rigueur, pourraient faire soupçonner l'auteur de socinianisme; on y lit que Jésus-Christ et ses apôtres n'annonçaient d'autres articles de foi nue de croire que Jésus-Christ était le Messie. Aussi a-t-ilété mis à 17nrfex.(Decr.5sept.l737.) Voy. Nicéron, Mémoires, tom. I. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de ta théot. cathol.

L0GKMAN ou L0CMAN. L0KMAN, sage et fabuliste célèbre de l'Orient, dont le nom est cité dans le Coran , ne figure ici dans notre Dictionnaire que parce que les uns le font neveu de Job, d autres, petit -neveu d'Abraham, quelques-uns, l'un des conseillers de David, et que plusieurs le confondent avec Salomon ou avec Balaam, qui sont tous deux des personnages bibliques; mais aucune de ces opinions ne semble reposer sur Un fondement bien solide; car, pour ne parler que de Balaam , dont le rapprochement est le plus spécieux , nous ferons observer que Locman peut signifier en arabe , comme Balaam en hébreu, absorption du peuple, sans que pour cela ils fassent un seule et même personne. D'ailleurs il y a une autre signification du mot Balaam qui a été adoptée par le

Îjrand hébraisant W. Gesenius , et qui est pour e moins aussi satisfaisante : c'est celle de nonpeuple, c'est-à-dire étranger. Voy. Herbelot , Biblioth. Orientale, au mot Balaam. D. Cal met , Diction, de la Bible, art. Locman. Feller, Biogr. univers., au mot Locman. Michaud, art. Loïcm an. La Nouv. Biogr. génér.

L0CRI (Locris), ancienne ville épisc. d'Italie, située dans la Grande-Grèce, auprès du promontoire Zephyrium, mais dont le siège fut transféré à Gieraci. Les évéques qui avaient gouverné cette ancienne église ,et dont la con-

nous est parvenue , sont su nombre de cinq , dont le premier , Pierre , assista en 4*7 au concile tenu à Rome sous le pape Félix. V oti. Ughelli, liai. Saer., tom. X, col. 124. De Corn man ville , Table alpfiahél., p. 141. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XXXIX , p. 110-111.

LOCRE ou LOCRES (Ferry de), en latin Perrtntus Locrius , historien et théologien, né a Saint-Pol, dans l'Artois, en 1571, mort à Arras l'an 1614, fut curé d« Saint -Nicolas d'Arras. Outre quelques ouvrages historiques et une l'a m i. h i asr poétique des Pmverbes de Salomon , il a laissé : Maria Augusta, ou la Vierge Mère de Dieu, en 7 livres. Voy. Valére- André, Biblioth. Retg. Le Mire, De Script, sac. decimiseptimi. Richard et Giraud. Paquot, Mémoires pour servir à fhist littir. des Pays-Bas. Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.

LÛCUS REGIUS, abbaye. Voy. Loroy.

LOCUTION est. en termes mystiques, une voix intérieure qu'on entend surnaturellement dans l'imagination. Quelquefois cette voix semble venir du ciel , ou de loin, ou de quelqu'un qui e6t très- proche. 11 arrive souvent que la personne qui forme cette voix est présente à l'imagination dans sa propre figure. Voy. le P. Honoré de Sainte-Marie, Tradit. sur la conlempl., tom. I , p. 581.

L0CUT0IRB (Ijocutorium), lieu, dans les monastères , où l'on se retire pour parler et s'entretenir ensemble , car on ne doit parler ni dans le dortoir ni dans le cloître , surtout du coté du chapitre où l'on faisait la lecture autrefois. Voy. De Vert, tom. 1], p. 109.

LOD (Luteva), ville de la tribu de Renjamin. Voy. 1 Paralip., vin, 12. 1 E&dr., il, 33; 11 £sdr., II, St.

LODABAR , lieu situé au delà du Jourdain, dans lepays de Galaad. Voy. I Rois, ix, 4, 5.

LODÈVE, ancienne ville du bas Languedoc, eut beaucoup à souffrir pendant les guerres des Albigeois ; mais surtout Van 1573, pendant celle des Huguenots , qui la désolèrent entièrement. Son évèché , érigé l'an 415 , devint suft'ragant de la métropole de Nai bonne , et fut supprimé par le concordat de 1801. L'an 1325 il s'est tenu un concile à Lodève. Voy. la Gallia Christ., tom. VI , p. 554. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXIX, p. 111-112.

LODI - SUR - L'ADDA ( Laus Pompeia), ville épisc. d'Italie, située sur la rivière d'Adde , et sous la métropole de Milan. On prétend que les disciples de saint Barnabé y annoncèrent l'Évangile et y établirent un évèché ; cependant on n'en connait pas d évéques avant saint Julien , oui est regardé comme le troisième , et qui fut élu l'an 305. L'an 1161 , on tint à Lodi

un conciliabule en faveur de l'anti-pape Vie tor V. Voy. Ugl.elli, Ital. Sacr., tom. IV, p. 654 Regia , torn. XX VU. Ubbe, tom. X. Hardouin, tom. VI. De Commanville, 1'* Table atphabét.,

f». 135. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, voume XX XIX, p. 112-117.

LOEFFS (Dorothée), jésuite, né à Grave en 1603, mort à Bruges 1 an 1685, professa à Louvain , et devint préfet des cas de conscience à Bruxelles. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels on remarque : Cuitus immacutatat conception is B. Virginis , solidus , ac Deo Deiparaque pergratus; Bruxelles, 1663, in-12. Voy. Sotwel, Bibàoth. Scriptor. Societ.Jesu. Paquot, Mémoires

Cur servir à Chist. littér. des Pays-Bas, tom. V. I Nouv. Biogr. génér.

LOEHIER (Théodore), chartreux, né dans le Brabant , mort en 1554 , a laissé : 1* une édition

des Œuvres de Denis Rikel, avec sa vie : — %> Récit des miracles arrivés à la sainte Eucharistie à Bruxelles; Cologne, 1532.

LOEN (Jean-Michel), protestant, né à Francfort-su r-le-Mein en 1695, fut conseiller intime de Prusse et président de la chambre et du gouvernement de Lingen, en Westphalie. On a de lui, entre autres écrits : i°Jj: Temple évangétic/ue de la paix , à l'instar de t Église primitive; 1724, sous le pseudonyme de GotUob de Friedenheim ;

— 2° Motifs graves qui doivent réunir les luthériens et les reformés, les maintenir en paix, en union et dans un seul et même culte; 1725; — 3° L'Union des protestants; 1748; traité dans lequel il montre combien cette union serait facile, si on laissait tomber toute controverse : — 4* La Religion unique et vraie, universelle dans ses principes, troublée par les discussions des savants, déchirée par les sectes, rétablie dans le Christ: 1750. Dans ce dernier ouvrage, l'auteur

E rétend élever sur les débris de tous les symoles chrétiens positifs l'édifice de la vraie religion du Christ, qui, dit-il, se résume dans l'unique commandement de l'amour de Dieu et du prochain, et dont la foi ne s'étend qu'aux vérités que tous les hommes raisonnables, les plus simples et les plus faibles , peuvent comprendre et admettre. Pour établir celte religion unique, Loen ne veut pas du concours du clergé, qui est imbu de ses préjugés dogmatiques, mais de celui d'un gouvernement sage, qui peut seul rétablir la discipline ecclésiastique, attendu que le clergé ne sait pas modérer son zèle, et qu'il n'a aucun droit d'excommunier. Il blâme surtout les protestants d'avoir aboli les hautes dignités ecclésiastiques; aussi propose-t-il nonseulement de rétablir les évéques et les prélats, mais encore un pape ou un évéque suprême , de le nommer le vicaire du Christ, le successeur de saint Pierre, le chef visible de l'Église, tout en subordonnant l'autorité religieuse à l'autorité civile et politique. Il demande que ces nouveaux évéques et ces prélats ne puissent se marier. Enfin il réclame des couvents comme il en existe chez les catholiques Voy. le Dtctior,. de la théol. cathol.

LOERIUS. Voy. Loyeh.

1. LŒSCHER (Gaspard), théologien protestant, né 4 Werda, dans le Vogtland, en 1536, mort a Witlemberg en 1718, se lit recevoir docteur en théologie à Leipzig, devint surintendant à Sondershausen et à Zwick.au, et eut, en 1687, une chaire à Wittemberg. On a de lui, entre autres écrits : 1° Tractatus de lalrociniis pontificiorum in concilia, canones, patres et alios script ores vublicos communs; Leipzig, 1674, in-4»;

— 2* Harmonia tlieologica in tncis de théologie et verbo Dei; 1685; — 3° An muti et surdi oui S. Cœnam sint admittendi; 1692; — 4° Amœnitates evangelica; 1696; — 5e Theologia thetica: 1701; — 6» Hypomnemata symbolica; 1709; — 7» Lutherus antipietista ; 17Ï6. Voy. la Nouv, Biogr. génér.

IL LŒSCHER (Valentin- Ernest), protestant, né a Sondershausen en 1672, mort à Dresde en 1749. fut pasteur, surintendant et professeur de théologie. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1* De I su nummorum veterum in theologia studio; Iéna, 1694-1695, in-4»; — 2° une revue mensuelle intitulée : Vieux et neuf, $irés du trésor des sciences théologiques; en allemand: 1702-1749}

— 3» Histoire des premières querelles religieuses entre les évanoélis tes et les réformés; en allemand; Leipzig, 170», m -8"; — 4* Breviarium oratoriat sacne , Rostock, 1715, in-8»; - 5» Remaraues sur

1 1 histoire ecclésiastique; en allemand ; Wittem-

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