‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1105 sur 1294 · TOOK · texte numérisé non relu

TOOK

TOPL

in-4°, en latin; — 3° Opus contra blasphematores Dei prédestina (t'ont.* ; Anvers, 1555, in-i'; — 4° Godly and devout Prayers; Londres, 1558, in-8», angl. et lat. Voy. Pitseus, De Ulustr. Angtia* Scnptor. Wood, Athenœ Oxnnienses, t. I. Chalmers, General biogr. Dictionary. Richard et Giraud. Feller, Michaud, Biogr. univers. La Kuuv. Biogr. génér.

TONSURE, cérémonie sainte par laquelle l'évéquc , en coupant à celui qui la reçoit une partie de ses cheveux en forme de couronne, avec quelques prières, le fait rentrer dans l'état ecclésiastique, et le rend capable des bénéfices, des saints ordres et des autres privilèges des clercs. \ja tonsure n'est point un ordre, et ne produit ni le caractère, ni la grâce, ex opère operato, parce qu'elle n'est point instituée par Jésus-Christ , mais seulement par l'Église. L'usage en était généralement reçu dès les vu* et vin» siècles; on disait même alors que saint Pierre l'avait établie en mémoire de la couronne d'épines de Notre-Seigneur. On l'appelle tonsure, parce que l'évéque coupe les cheveux en forme de couronne , pour faire comprendre au tonsuré qu'il doit être détaché du monde, et se dépouiller de toute supcrfiuité. Pendant les cinq ou six premiers siècles de l'Église on ne conférait la tonsure qu'avec le premier ordre, et ce n'est que vers la fin du vie, on au commencement du vil», qu'on l'a donnée séparément, à l'occasion des enfants que les pères et mères consacraient à Dieu, et présentaient aux évéques dans un âge si tendre , que , ne pouvant faire l'office de lecteur ou de portier, on se contentait de leur donner la tonsure et l'habit ecclésiastique. Selon la doctrine du concile de Trente , on ne peut conférer licitement les ordres à un sujet qui n'est pas tonsuré. Le même concile dit qu'on ne recevra point à la tonsure ceux qui n auront pas reçu le sacrement de confirmation et qui n'auront pas été instruits des premiers principes de la foi, ni ceux qui ne sauront pas lire ou écrire , et de qui on n'aura pas une conjecture probable qu'ils aient choisi ce genre de vie pour rendre à Dieu un service fidèle , et non pour se soustraire par fraude à la juridiction séculière. Voy. Clone. Trid., sess. XXIII , c. Il et IIl, de Beform. Le P. Morin, De Ordinat., part. III, exercit. XV, c. m. Les Mémoires du clergé, tom. XII, p. 1090. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. L'abbé André . Cours aiphaltét. de droit canon. Richard et Giraud.

TONTE. La tonte des troupeaux était une fête cher les anciens Hébreux. Voy. II Rois, Xlll, '23 et suiv.

T0NT0LI (Gabriele), historien, né à Manfredonia vers l'an 1010 , mort à Ruvo , près de Bari, en 1005. Il entra dans l'état ecclésiastique, et fut nommé en 1003 à t'évéché de Ruvo. Nous citerons de lui : 1° Me morin* diversœ metrop. Ecctes. Sypontinœ ; Rome, 1051, in-4*; — 2» Collectio junum Eccl. Gorgunkœ contra Synontinnm; ibid., 1(555, in-K Voy. la JVoiw. Biogr. génér.

T00KE (William), ecclésiastique anglican, né en 17 ii à Islington, où il fit ses premières études, mort à Londres l'an 18-20, se trouvant sans fortune, se plaça chez un imprimeur, qu'il quitta bientôt après pour continuer ses études. 11 fut nommé, en 1774, chapelain de la factorerie anglaise a Saint-Pétersbourg, puis membre de l'Académie impériale de cette ville. Revenu en Angleterre, il fut admis dans la &xiétc roi/aie de Londres. Tooke possédait les langues allemande, russe et française. Parmi ses ouvrages,

tous écrits en anglais , nous citerons : 1° Sermons de Zollikofer (traduits de l'allemand) sur la dignité de F homme ; 1003, 2 vol. in -8°; sur les maux qui existent dans le monde; 1803. 1 vol. in-8° ; sur l'Éducation ; 2 vol. in-8° ; sur les Erreurs et les vices dominants; 1 vol. in-8», etc.; — 2» Exercices de dévotion et prières, également traduits de Zollikofer ,1814, in-8<>. Voy. Pércnnès, dans la Biogr. univers, de Feller.

T0PARCHIE, terme grec qui signifie seigneurie , gouvernement d'un lieu ou d'un canton. Il est parlé dans les Machahées des trois toparchies : Apherema , Lydde et Ramatha. Vot/. I Machab., xi, 28. Gaet. Moroni, vol. LXXVII, p. 117.

TOPAZE (Topazitts), pierre précieuse qui était la seconde du premier rang sur le rational du grand prêtre, et qui était gravée du nom de Siméon. Quelques-uns ont cru que c'était Yémerautle, mais il parait plus probable que par le mot pitdd Moïse a voulu désigner la topaze. Voit. Exode, xxviu, 17. D. Calmet, Dtctton. de la Bible.

T0PERUS ou T0P1RIS ( appelée aussi Rhosicum, tViorii, Rhusium, ancienne ville épisc. de la province de Rhodone , sous la métropole de Trajanopotis. Elle fut érigée en archevêché dans le xi* siècle, et en métropole avant l'an 13V7. On en connaît quatre évéques, dont le premier, Lucien, assista au concile d'Éphcse. Vro.y. Lequien , Oriens Christ., tom. I , p. 1200. Richard et Giraud. Compar. Rusto , où se trouve le complément de l'art. Topeuus.

T0PHETH. On croit que Toptieth, dans la vallée des enfants d'IIennon , était la voirie de Jérusalem. Ce sentiment est fondé sur ce qui est dit dans le IV* livre des Rois, que Josias en fit un lieu profane et souillé. On dit de plus qu'on y entretenait toujours du feu pour brider les immondices qu'on y apportait de la ville, et qu'on y jetait les débris des autels des faux iiicux. Jérémie parait faire allusion à la coutume de brûler les cadavres dans Topheth. D'autres croient que le nom de Topheth vient du mot toph, tambour, parce que. dit-on. on étouffait par le son de plusieurs tambours les cris que jetaient les entants qu'on brûlait en l'honneur de Moloch. Le même prophète reproche cette impiété a Israël. Voy. IV Rois,xxiif, 10.Jérém., vu, 31 et 33. D. Calmet, Diction, de in Bible.

TOPIARIUS (Gilles), dominicain flamand, mort à Anvers en 1579, prêcha dans toute la Flandre, et déploya le plus grand zèle pour convertir les hérétiques et préserver les catholiques de l'erreur. On a de lui : 1° Ennrratio evnngetiorum et epistolurum nnni totius de tempore et sanrtis; Paris. 1505 et 1500, in-8»; — 2° //omilia* quadrayevmalrs in evongelin et epixtolas, e Tabuiis Jacobi Veldii; Paris, 1567; Anvers, 1573, in-8°; — 3" Ihmilite , sive conçûmes per annum ; Anvers, 1509 et 1873, in-8°; — 4° un Catéchisme dans la langue du pays, avec des prières. Voy. Valère-André, Bibltoth. Belg., édit. de 1739, in- 14, tom. I, p. 34.

T0PIRIS. Voy. ToPEmiS.

T0PLADY (Auguste-Montague), théologien anglican, né en 17 W à Farnham en Surrey, mort l'an 1778, étudia successivement à l'école «le Westminster et à l'université de Dublin. En 1702 il fut pourvu de la cure de Dread lleinbury en Devonshirc, où il déploya beaucoup de zèle à défendre , dans ses sermons etjlans ses écrits, l'excellence du calvinisme de l'Église anglicane. On a de lui , entre autres ouvrages : 1» Preuve historique du cnlvimsiM doctrinal de l'Eglise d'Angleterre; MU, 2 vol. iu-8», et 1816; — 2* sa

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Confession dernière (Dying avotral), 22 juillet 1778. Toplady fut pendant quelques années éditeur du Magasin Evauyélique { The Gospel Mit. yazine). On donna après sa mort une édition complète de ses œuvres en six volumes in-8% suivis d'un volume de pièces posthumes. Voy. Michaud, Bioyr. univers.

TOPP (Antoine), jésuite, né à Aix-la-Chapelle en 1711 , mort à Trêves l'an 1783, fut nommé curé de Saint-Gandulphe à Trêves, après la suppression de la compagnie de Jésus. 11 remplit ses fonctions avec tant de zèle et de dévouement, que sa mort ne fut que le résultat des fatigues qu il éprouva dans l'exercice de son ministère. Ses travaux apostoliques ne l'empêchèrent cependant pas d'écrire. Outre plusieurs Pièces de vers latins et allemands , on lui doit : 1" \J Avertissement du clergé de France de 1775 : Motifs de ma foi, par M. de Vouglans, traduits en allemand; — 2° un Sermon sur les mauvais livres ; on en a fait plusieurs éditions : — 3" deux Discourt sur le Jubilé. Voy. Feiler, Bioyr. unie.

TOPPI (Nicolo), patrice de Chieti, né dans cette ville en 1603, mort en 1681 à Naples, a laissé , entre autres ouvrages : 1° Compendio di tutti i benefizii reyii que st trovano occupati per le provincie del reyno; Naples, 16G6, in-4°: — 2° Btbfiotheca napolitana et apparalo ayli huomini illustri in lettere di Napoli et del reyno, i/elle famiyliœ, teiTe,citta et reliyioni che sono nrllo stesso reyno, etc.; Naples, 1678, in-fol.; on y trouve la table de toutes les Œuvres de saint Thomas d'Aquin , imprimées à Rome en 17 volt in-fol., et une liste de vingt théologiens ou historiens qui ont composé son éloge. Voy. le Journ. des Savants, 1698. Tiraboschi , Storiû délia lettrratura Uni., tom. VIII. Richard et Giraud. Soria , Slorici Napolitani. Feller, Michaud, Bioyr. univers. La Souv. Bioyr. yénér.

TORALBA. Voy. Terralba.

TORBIDS. Voy. Thoresbus.

T0RCELL0 (Toreellum), ancienne ville épisc. d'Italie, dans 1 État et sous la métropole de Venise. Son premier évéque , Paul , siégeait vers l'an 680. Voy. Italia sacra, tom. V. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXVII, p. U7-12K, où sont indiqués plusieurs auteurs qui ont écrit sur Torcello.

TORCT (François de), prêtre de la Doctrine chrétienne à Vitry, était recteur du collège de Saint-Omer au moment de la révolution de 1781). Il prêta serment à la constitution civile du clergé. En 1796 il adhéra â la lettre encyclique des évôques constitutionnels réunis , et fut un des ecclésiastiques qui assistèrent à leurs conciles de 1797 a 1801. Il fut cmplové dans le diocèse de Reims, soit comme grand vicaire de Diot , évéque constitutionnel de la Marne , soit comme curé de Vitry. Il servit de sa plume la même cause, et publia en sa faveur divers écrits, dont les principaux sont : 1° Éclaircissements sur la constitution civile du clcryé de France: 1790 et 1791, in-8»; - 2" L'Église yallicane venaée de toute accusation de schisme contre ceux oui fen accusent ; 1792 , 111-8° ; — 3° Vrais Principes sur le mariaye , ou Lettres à un curé en réponse à différentes questions amerrnant les naissances, martayes et décès, et la loi du divorce; 1793, in -8°; — ¥> Accord des institutions républicaines avec les rèyles de l'Église, etc. Voy. Pércnnès , dans la Bioyr. univers, de Feller. Picot, dans la Bioyr. univers, de Michaud.

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