I. TORELLI (André). Voy. Taureau, n» II
II. TORELLI (Gruseppc"). littérateur et géomètre, né à Vérone en 1721, mort l'an 1781, se fit recevoir docteur en droit. 11 écrivait le latin
et l'italien avec élégance, connaissait le grec, l'hébreu et plusieurs langues modernes Ses connaissances étaient étendues, èt il passait avec facilité de l'étude des sciences à celle de la littérature et des beaux-arts. Nous citerons de lui : Animadversiones in hebraicum Exodi libru m et in yririam t.V.Y interpretutioncm ; Vérone, 1744, in -8°. Koy. la Souv. Bioyr. yénér.
111. TORELLI (Luigi), de l'Ordre de Saint- Augustin , né à Bologne en 1609, où il est mort l'an 1683. professa La philosophie et la théologie, se livra avec succès à la prédication , et détint prieur, puis provincial. On a de lui ; \° Srciilt Ayostiniani , oveio Historia yenerale del sacro Ordine eremitanô di S. Ayostino, divisa in tvedici secoli; Bologne, 1659-1686, 8 vol. in-fol. « C'est, dit Pérennes, l'ouvrage le plus complet et le plus utile qu'on ait écrit sur cet Ordre; on lui reproche cependant un peu de diffusion. » De leur côté, Richard et Gjraud font celte remarque : « L'auteur soutient dans cet ouvrage , ce qu'il avait entrepris de prouver ailleurs, que saint François avait été de l'Ordre de Saint- Augustin : en quoi il a été réfuté par Wading et par plusieurs autres. » — 2° Histretto defte Vite dey/i wuntni et délie donne illustri in santita, ed altri famosi s^ggetti per rara et sinyotar botttà insigni delV Ordine Agostiniano , divtso in se> i centurie ; ibid., 1617, in-4° ; — 3° Vita di S. Liborio vescovo Cenomatense; ibid., in-12. Voy. Lenglet , Méthodepour étudier l'histoire , in-4°, t. III, p. 171 et 172. Fantuzzi, ScnWori bologncsi, t.\\\l, p. 108. Pérennès.dans la Binyr.univ. de Michaud.
TORELLIFOLA, chanoine de l'Eglise cathédrale de Fiesoli , assista à une partie des assemblées du concile de Trente. Il a laissé les Actes de ce qui s'y est passé sous Paul III, Jules III et l*ie IV; son ouvrage est intitulé : Diarium artorum sacri concilii Trid. sub Pio IV, pontifier. Ce Diarium ou journal est inséré dans DD. Martenne et Durand, Amplissima Collectio, t. VIII, p. 1222 et suiv.
TORELLO (Le bienheureux), en latin Tauretlus, ermite de l'Ordre de \aIlombreuse et
fiatron de la ville de Forli, né au château de 'oppi en Toscane l'an 1202. mort le 16 mars 1281, appartenait à une famille illustre, passa sa première jeunesse dans les égarement» d'une vie licencieuse. Touché tout à coup de la grâce , il prit la résolution d'expier ses désordres par la pénitence, et, renonçant au monde, il alla s'ensevelir dans la solitude de Vallonibreuse,où, livré entièrement à la contemplation des choses saintes et à de rigoureuses austérités, il répara pendant de longues années les scandales de sa jeunesse. On prétend que de son vivant même il fut favorisé du don des miracles. 11 est certain qu à sa mort la voix publique le proclama bienheureux, et que l'on eut recours a son intercession. Benoit XIV confirma cette béatification , et permit à la ville de Forli , où il était honoré de temps immémorial , de célébrer sa fête et d'en faire l'office. C'est le 16 mars que sa mémoire est honorée. Voy. Trattato apnlegetieo in cui si dtmostra San Torello du Poppi . erernita , essere stato dell' Ordine di Val/omorosa. Opéra di Felireda Poppi Vallitmbrosano ; Lucqucs, 1751- Sun into rayguaylio délia vita e morte del B. Torello da Poppi, eremita . scritto dal P. D. Bf-nifano Maria Maccioni , dell' ordine di Vallombrosa . Forli , 1743. De Vita B. Torrllt Poppiensis Val/ts Ombroso" , commentarius , auctore Bellay rado e Soc. Jes., Padoue, 1745. Pérennès, dans la Bioyr. univers, de Feller.
TORNACOM. Voy. TOURNAI.
TORNAMIRA (Pierre -Antoine), bénédictin
TOBO
TORR
de la congrégation du Mont-Cassin, né à Aïrama en Sicile l'an 1618, mort dans l'hospice du Saint-Esprit de Palerme en 1681, prononça ses vœux dans l'abbaye de Saint -Martin, près de Palerme, de la congrégation du Mont-Cassin, le 17 décembre 1641. 11 fut successivement ccllérier, maître des novices et prieur de son monastère. Jacques de Palafox, archevêque de Palerme, le nomma censeur et examinateur synodal, et, dans une affaire importante, le clergé de c«tte même ville le députa vers le sénat. Il est auteur d'un grand nombre d'ouvrages imprimés et inédits , dont les principaux sont : 4° ffisioria de' proyressi délie monaehe oblate del P. S. Benedetto; Palerme , 166*, in-4»; — 2* // Ceremoninlc benedettinn ; ibid., 1771, m-4°; — 3° Origine e progrrssi délia eongregnlione Casvinese , detta défi' 0<termnza et dclV Unrtà, di Santn Giu*tma di Padova; ibid., 1675, in -4°; — 4" Gli Scrittori Marin/ri dell' Ordine benedettino nella Sicilia: — 5° Cronica del gregpriano monastero in S. Martino délie Sente di Palermn; — 6° on peut ajouter l'.lr^re de la royale et impériale généalogie de sainte Rosalie; 1652, in-fol., et deux éditions in-4° ; on sait que sainte Rosalie est la patronne de la ville de Palerme, où sa féte se célèbre, avec une grande solennité . etc. Vny. Pérennès , dans la Bib/ingr. ànwert. de Feller. Nous devons ajouter que l'Index Hbrorum prokihitorum dit, en parlant de notre savant bénédictin : « Tornamira e Gotho, Pietro Antonio S. Benedetto AbbatePatriarcha. Historia Monastica divisa in 4 libri. — Risposta alla dimanda fatta da GiuseppeGentile, sopra la chiarezza rischiarata del P. Fr. Paolo da Termini. — Vita e morte del P. D. Girolamo Arminio di Napoli, detto comunemente il Flagello de' Demonj. (l)ecr. li apr. 1682.)
TORNIEL ou TORNIELLI (Agostino), religieux barnabite , né à Rarengo, près de Novare, en 1513, mort à Milan 1 an 1622, fut élu trois fois général de son Ordre. 11 a laissé : Annales sneri et profani ob orbe ennditn ad eumdem Çhristi passinne redeniptum ; Milan, 1610, 2 vol. in-fol.; Anvers, 1620, 2 vol. in-fol.; cette édition a été longtemps regardée comme la meilleure; mais on doit, en bonne critique, préférer celle de Enequos, 1757, 4 vol. in-fol., avec notes et additions de Mansi, et dont Sponde a donné un Abrégé avec la vie de l'auteur. Cet ouvrage est le premier de ce genre da*ns lequel les difficultés que présentent les livres saints se trouvent éclaircies. Il passe à juste droit pour un excellent Commentaire des livres historiques de l'Ancien Testament, attendu qu'il contient l'éclaircissement non -seulement es difficultés de l'histoire, mais encore de celles qui touchent à la chronologie , à la géographie, à la topographie, etc. Ajoutons qu'il est écrit d'un style simple et naturel, avec beaucoup de netteté et de méthode. Vny. Barelli, Memorie deJ Bnrnabiti. Nicéron, Mémoire*, tom. XI, p. 131-138. Argellati, liiblioth. Scriptor. Mrdiol., tom. 2179. Michaud, Biogr. univ. T0RN0BA. Voy. Ternova.
T0R0NBT ( Toronrtvm), abbave de l'Ordre de Citcaux, fille de Mazan, était "située en Provence, au diocèse de Fréjus, à une lieue et demie de Lorgues. Elle fut fondée, l'an 1136. par Raymond, comte de Barcelone et marquis de Provence. Cette abbaye porta d'abord le nom de Notre-Dame-de-Floi ege , parce qu elle fut bâtie d'abord dans ce lieu, près de la petite rivière de ce nom. Elle était éloignée de six milles environ de Toronet,où elle a été transférée. On en voit les restes auprès de Tour-
tonx, où se rendaient Tes abbés de Toronot lorsqu'ils venaient prendre possession. Voy. la Martinière, Diction, gâogr. La Gallia Christ., tom. I, col. 410. Richard et Giraud.
TOUPET ou TROPÈS (Saint), martvr, vivait au l*r siècle, et était oOicier de Nèrnn. On croit qu'il souffrit à Pise en Toscane. Sa fête est marquée au 17 mai dans les Martyrologes du rx'sieele. Voy. Tillemont,.1/f,77ioj>c.v, t. Il, notes.
TORQUELLI (Etienne île), sieur de Hcanlieu, prêtre, né à Vire, dans la basse Normandie , fut un savant prédicateur. B a laissé , entre autres ouvrages : Difformité de f Église prétendve réformée. Voy. >ïoi"éri, édit. de 1750.
T0RQUEMADA ou TDRRECRÉMATA (Jean de), dominicain, né à Valladolid en 1388, mort à Rome Fan 1168, accompagna Louis de Valladolid au concile de Constance en 1117, et prit ses grades à Paris, où il professa, dit-on, quelque temps. Il fut nommé prieur de son Ordre, et Eugène IV le nomma, en 1131, maître du Sacré-Palais, et l'envoya au concile de Râle, où il défendit avec zèle les dogmes catholiques. Il assista aussi aux dernières sessions du concile de Florence, fut chargé de plusieurs légations en Allemagne, en France et en Angleterre, devint cardinal en 1130, présida en qualité, de légat du Saint-Siège l'assemblée des prélat* de France à Bourges , où il obtint que Ton continuerait a reconnaître le pape Eugène pour le légitime vicaire de Jésus-Christ, et devint successivement évéque d'Alhano, puis de pise. Parmi ses nombreux écrits nous citerons : 1° Expfsitio brm's et uti/is super toto Psaltenv J R om et, 1470, i:i-4°; Augsbourg, 1472, in-fol.; M.tyenec, 1474, in-fol., otr • — 2" Tractaius de aqua benedi' ta; Rome, 1175, in-4°; — 3° Qwrstionrs spiri tua lis eonvivit deticias prœferentes super Evangeliis tam de (empare quam de sanetis; ibid,, 1477, in-fol.; Nuremberg, 1 178, in-fol.; — 4" Commensarn in tJecreium Gratiani parte* V; Lvon, ir>10, 6 vol. in-fol.; Venise, 1578, 4 vol. in-fol.; Rome, 1726, 2 vol. in-fol. Voy. le P. Échard, Scriptor. <)rd. Pra-dic., tom. I. Le P. Touron , Hommes illustres de l'Ordre de Saint- Dominique, tom. III, p. :<05 et suiv.
L TORRE {Tnrris Labi«ionis), ancienne ville épisc. de Sardaigne, située sur la côte septentrionale. Elle était épiscopale dès le iv» ou V siècle , et elle fut érigée en métropole après le x». En 1441 , le pape Eugène IV transféra le siège a Sassari à la demande de l'archevêque et des chanoines. Cette ville est située également dans la partie septentrionale de l'ile , à douze milles au midi de Torre. Quelques auteurs sardes donnent au siège de Torre des évéques dès les premiers siècles de l'Église; Unis l'auteur do Snrdinia sacra commence la succession des évéques de Torre à Félix, qu'Hunnerie, roi des Vandales, appela à Carthage. et qu'il exila en- t suite en 484. Voy. Sarduim barra, p. 138. Feller, Michaud, ptinqr. univ. La Souv. Biogr. gêner .
IL TORRE (Alphonse délia), savant espagnol, né vers Pan 14U6 à Pampelune, on il est mort en 1478, passa dans son siècle pour un prodige de science; il était docteur en droit civil et en droit canon, connaissait les langues anciennes, la philosophie, les mathématiques, etc. Sa réputation détermina Jean I", roi de Navarre, a lui confier l'éducation du prince Charles, son fils et son héritier à la couronne. C'est pour son élève que Torre écrivit la Vision agréable, ouvrage qui est un excellent traité de politique et de morale, dans lequel l'auteur a recours à l'emblème d'un sonçc où plusieurs grands hommes de l'histoire ancienne
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