‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1111 sur 1294 · RADE · texte numérisé non relu

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TORUSK (Toruskum), archevêché de Moscovie,a été uni à celui de Susdal. Voy. Si'sdal.

TOSCA (Thomas-Vincent), docteur en théologie, et supérieur de la congrégation de Saint- Philippe de Néri, né à Valence, en Espagne, l'an 1652, mort en 1723, était un habile mathématicien et un théologien profond. Il prenait

fiarmi ses titres celui d'examinateur synodal de archevêché de Valence, et il fut plusieurs fois vice-recteur de l'université de cette ville. On a de lui, outre une iconographie selon les lois de l'optique, et qui eut le suffrage des savants : 1» Cours nbrèyé de philosophie, en latin, 1721, 5 vol. in-8»; — 2° Vie de la vénérable Mère Josejth- Marie de Santa Inez, reliyieuse déchaussée du couvent de la Conception de la Vierge, etc., 1715, en espagnol ; — 3° plusieurs Lettres parmi celles de Gregorio Mayans ; Valence, 1705, in-4°; — 4» Abrégé de théologie ; que l'auteur avait fort avancé, mais qu'il ne put achever. Voy. Pércnnès, dans la Biogr. univers, de Feller.

TOSCANE (Tuscia ou Thuscia), grand duché d'Italie situé entre l'Etat ecclésiastique et la mer. Il comprend la plus grande partie de l'Étrurie; voila pourquoi on l'appelle aussi en latin Etrwia. Gaet. Moroni trace l'histoire de ce pays depuis son origine jusqu'à nos jours. Pour nous, nous nous bornerons à dire quelques mots des deux derniers concordats, en suivant l'abbé André. Ainsi un concordat avec la Toscane fut conclu en 1848. Toutefois ce concordat, qui avait pour but de rétablir l'autorité des évéques et de leur donner la libel lé de correspondre avec Rome , et dans lequel il fut spécifié qu'en tout ce qui concerne la juridiction ecclésiastique on observerait les dispositions des saints canons, et spécialement du concile de Trente, ce concordat, disons-nous, fut suivi d'un second, conclu le 25 avril 1851, et

3ui n'était lui-même que provisoire, et consiéré par le Pape comme le simple prélude d'une convention plus ample par laquelle devaient être définitivement réglés dans la Toscane les rapports entre l'Église et l'État. En écrivant ces mots, l'abbé André ajoute en note : « Dans ce moment (novembre 1K59), le grandduché de Toscane est au pouvoir d'une faction révolutionnaire, et le grand duc en exil. On peut craindre que le concordat de 1851 , au lieu d être augmenté et amélioré , ne soit pas même exécuté. * On sait en quel sens les événements postérieurs se sont accomplis. Quoi qu'il en soit, après la publication du concordat de 1851, le gouvernement toscan prit diverses mesures destinées à en assurer l'exécution. La plupart de ces actes étaient conformes i l'esprit et à la lettre du concordat; mais deux circulaires adressées aux évéques semblaient le contredire et le violer de la manière la plus formelle. Voy. l'abbé André, qui, dans son Cours alpluibét. de droit canon, au mot Toscajje, rapporte les

deux concordats de 1848 et !85I.Gact. Moroni, vol. LXXVIII, p. 25-252.

TOSCANELLA ( Tuteania), ancienne ville épisc. d'Italie dans le patrimoine de Saint- Pierre, aux confins du duché de Castro. Elle a donné plusieurs papes à l'Église, savoir: Eutychien, Pascal I", Léon I", Jean I", Luce III. Léon IV, Bonirace VI et Paul III. Cet évéché a été uni a celui de Viterbe dans le XIIIe siècle, en sorte que l'évèque réunit dans son titre les deux noms de Tosranella et de Viterbe. Le premier évèque de cette ville, Urbain , assista aux conciles de Rome en 505 et 601. Voy. Ughelli, ltal. sacr., tom. X, col. 180. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXVIII, p. 253-312. ,

TOSELLI (Florian ou Bernard), capucin, né en 1699 à Bologne, où il est mort l'an 1768, fut chargé de professer dans divers couvents, et parvint aux plus grandes dignités de son Ordre. 11 a laissé, outre un Panégynque de saint Ansovino, évéque de Camerino : 1° Manuale >%on- [essariorum Ordinis Capucinorunt : Venise, 1737, in-16, et 1745, avec des augmentations; — 2° Instittitio theoloqira juxta omnin fidei dogmata, etc.; ibid., 1740, 4 vol. in-40; — 3" Biblioih. Scnptor. Ordin. Minor. Sanvti Francisci Capucinorum retexta: ibid., 1747, in-fol.; — 4° Lettera al Maresciallo heith sopra il vano timoré délia morte e lo spavento d'un altra vit a... rifutata, etc.; aggiuntavi un' ammonizione contra ultri sinuli libri; Bologne, 1766. Voy. Fantuzzi, Scriptori Bolognrsi, tom. IX, p. 101. Michaud, Biogr. unirem. IVrennès.dansla Biogr. univers, de Feller.

TOSSANUS. Voy. Toussain.

TOSTADO. Voy. Tostat.

TOSTAR ou TOSTER, ville épisc. de la province de Gondisapor.au diocèse des Chaldéens. Elle est située dans le Chusistan, au pays d'Ahwaz, sur la rivière qui porte son nom. 'Elle est appelée Sustcr par les gens du pays, et Susastra par les Syriens. On en connait sept évéques. dont le premier, Phuses, siégeait sous l'empereur Zenon. Voy. Lcquicn, Oriens Christ., t. II, p. 1W3. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXVIII, p. 11.

TOSTAT (Alfonsc), en espagnol TOSTADO.

Foi/. Alfonse, n° XVl.

TOSTER. Voy. Tostar.

TÔTAFÔTH ou TOtAPHÔTH, mot hébreu qui. dans sa forme grammaticale, représente un pluriel féminin. On lit dans l'Exode (xiii, 9) : « Et ce sera pour toi un signe sur ta main et un ziceririm (souvenir, monument) entre tes yeux. » Et au vers. 16 du même chap. : « Et ce sera un signe sur ta main et lôtâpMlh entre tes veux. » 11 semble, par le rapprochement de ces deux passages, que tôtdphoth est une sorte de monument particulier renfermé dans l'idée générale de ziccdiôn (souvenir, monument). On sait que les écrivains sacrés ayant a parler plusieurs fois d'un même objet, l'énoncent d'abord en termes vagues et généraux, qu'ils ne spécifient que lorsqu'ils reviennent sur cet objet. Quant à l'étymologie , et par conséquent a la signification rigoureuse de ce mot , elles sont incertaines. Quelques auteurs ont prétendu que tôtiïfôth était égyptien; le contraire n'est pas démontré. La plupart pensent qu'il est d'origine sémitique, et que touph a, comme en arabe, le sens de faire le tour, environner. Le chaldéen tôtephù, tàtephtâ, c'est-à-dire bracelet, tiare, favorise assez celte étyrnologie, indépendamment de l'usage qu'ont toujours observé les Juifs des tephilltm ou phylactères, qui sont des rouleaux de parchemin ou se trouvent écrites certaines sentences de la loi, et qu ils portent attaché*

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