TROC
Bellarmin , De Scriptor. eccles. Possevin, Apparafus sacer.
TRIVELLATO (Marc-Antoine), né à Monselice,dans le Padouan, vers 1G87. mort l'an 1773 à Padoue , où il avait professé la théologie avec distinction. Non - seulement il était profond théologien , mais il possédait encore dans diverses sciences des connaissances étendues et variées. Il avait surtout cultivé avec soin les lettres latines, et il parlait la langue de Cicéron avec autant de pureté que de facilité. On a de lui : 1° Dissei-tationes thcoloqicit ; Padoue, 1739- 2» Opuscula théologien; ibid., 1740; — 3° Dissertatio de Eucharisties sucramento et sacrificiel; ibid., 1742; — 4° Dissertationes de sacru mentis et prasertim de baptismale et confirmatione; Padoue, 1743; — 5» Enrhiridion de Verbi incarnatione ; ibid., 1750. Voij. Pérennès, dans la Biogr. univers, de Feller.
TRIVENTO (Triventum), ville épisc. d'Italie sous la métropole de Bénévent , située sur le Trigno. De Commanville dit que c'est un évéchéqui prétend remonter aux premiers siècles; « mais, aioute-t-il. avec peu de fondement; cependant il est exempt par concession d'Alexandre III, et, quoi qu'il fût dans la province de Bénévent, il s'est choisi celle de Lanciano. » Cet auteur met l'origine du siège de Trivento au x* siècle ; ce qui s'accorde en effet fort peu avec l'opinion générale suivant laquelle il y a eu
Slusieurs évêques avant cette époque; car N..., lilanais, postérieur à Castus, siégeait vers l'an 390, et Dominique, qui est venu après lui, assista au concile de Rome en 861 . Quoi qu'il en soit, YAnnuario Pontificio de 1865 porte comme évêque actuel de Trivento Luigi de Agazio, des Mineurs réformés, préconisé le 23 juin 1854. Voy. l'ghelli, Ital. sacra, tom. I, col. 1327; tom. X, col. 346. De Commanville, l" Table alphabrt , p. 244. Richard et Giraud. Gaet. MoronLvol.LXXXLp. 77-81.
TRIVETH ou TREVETH (Nicolas), dominicain, né à Norwich en 1258, mort vers l'an 13"28, prit le bonnet de docteur à Oxford, professa avec succès dans les principales villes d'Angleterre, et ne se (it pas moins d'honneur à Paris par son habileté dans tous les genres d'érudition. On a de lui : !• des Commentaires sur la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Paralipomènes et le Psautier; — 2° des Explications sur toute la Bible ; — 3° des Commentaires sur la Cité de Dieu de saint Augustin; — 4° Dissertations sur le même ouvrage ; — 5° Explications sur la Règle de Saint -Augustin; — 68 Traité des vices et des tertus ; — > Le Miroir des prêtres; — 8° La Perfection de ta justice; — 9» des Annales depuis la création du monde jusqu'à la naissance temporelle du Fils de Dieu, et depuis cette heureuse époque jusqu'au xiv» siècle de l'Eglise; — 10» une Chronique, depuis l'an 1136 jusqu'en 1307. Il a composé plusieurs autres écrits qui ont rapport à 1 histoire, à la morale, ù la philosophie , a l'astronomie et à la poésie. Voy. Lelandus, De lllustr. Angl. Scriptor. Le P. Echard, Scriptor. Ord. Prcedic., tom. I, p. 561. Le P. Touron, Hommes illustres de S.-Dominiq. tom. II, p. 58. Fabricius, Biblioth. med. et infini, latinitatis. Richard et Giraud. Michaud, Biogr. uni l'ers.
TRIVIC0 (Trivicum). Voff. Trkvico.
TRIVISANO (Bernardo), en français le Trévisan, philosophe, né à Venise en 1652, mort l'an 1720, dans sa terre de Vogliano, près de Conegliano, dans la Marche Trévisane. Sous la direction de Marco Trivisano, son oncle, littérateur distingué, Bernardo apprit rapidement
le latin, l'histoire , la logique et les mathématiques. Nommé professeur public de philoso-
fthie, il entreprit un grand travail pour en faciiter l'étude a ses élèves. Il allait le livrer à l'impression lorsque la mort le frappa. Trivisano prit part à la rédaction du Giornale de1 letterati a" Italia , fondé par Zeno . Vallisnieri el Maffei, avec lesquels il fut très -lié. Parmi ses divers écrits nous citerons : 1° L Immortatità deir anima; Venise, 1699, in-4°; — 2° Médita' zioni filosofiche; ibid., 1740, in-4°; c'est le premier tome d'un grand ouvrage qui devait en avoir huit; — 3° Pralectiones fundamentate* ; ibid., 1719, in-8°, contenant 19 leçons de philosophie, et dont les 8 premières avaient paru en 1712, sous le titre de Cursus pliilosophtcus ; in-8»} le P. Bertolli en donna la même année un extrait, suivi d'un Synoptis, sur un nouveau système de l'auteur. Voy. Zeno, Lettera discorsira intorno alla grand' opéra délie Meditazioni filosofiche; Venise, 1704, in-8°. Le Giornale de' letterati ffltalia, tom. XXXIV. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.
T RIZ A Y (Trisagium), abbaye de l'Ordre de Citeaux, de la filiation de Pontigny, dans le Poitou, au diocèse et à trois lieues de Luçon. Elle fut fondée , dit-on, vers l'an 1124, par Arvée de Mareuil et Godefroy de Tifanges, gentilshommes de Poitiers, et unie à la congrégation de Ci teaux l'an 1145. Il n'y restait plus qu'un rehgieux, qui était entretenu par l'abbé commendataire. Voy. la Galtia Christ., tom. II, col. 1444.
TROADE ou TROAS, autrefois ANTIGONIA et ALEXANDRIE, ville épisc. de l'Hellespont, sous la métropole de Cvzique.au diocèse d'Asie. On croit que ce. siège était uni à celui de Scepsis au commencement du \" siècle. Il est rapporté dans les Actes des Apôtres (xvi, 10), que saint Luc joignit à Troade l 'apôtre saint Paul, qui s'était arrêté pendant quelque temps dans cette ville , comme il parait par sa II* Epitre à Timothée Ov, 13); ce qui prouve que l'Église de Troade fut fondée du temps des apôtres. Ou en commit neuf évêques, dont le premier, Marin, assista au premier concile de Nicée l'an 325. Troade est aujourd'hui un évèché i« partibus, toujours sous Cyzique, devenue elle-même un archevêché in partibus. Voi/. L« quien, Oriens Christ., tom. I, p. 777. D. Caïmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXXI.p. 84.
TROALLA. Voy. Tralla.
TROARN ( Troarnum), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans la basse Normandie , au diocèse de Baveux. Ce fut d'abord une collégiale de douze chanoines que Roger de . Montgomery, vicomte d'Hiesme, y établit l'an 1022; mais, en 1050, Roger, (ils du précédent, y appela des religieux de Saint-Benoit sous la conduite de Gislebert, morne de Fécamp, et alors abbé de Couches, qui se déchargea du soin de ce nouvel établissement sur un autre religieux, nommé Gerbert. On trouve cependant que le
Eremier abbé de Troan fut Durand, neveu de érard , abbé de Fontenclle , nommé en 1059. Ce qui fait croire que le monastère de Troarn ne fut point érigé en abbaye avant 1059, ou que Gerbert, qui l'avait gouverné avant Durand, n'avait point eu le titre d'abbé. Cette maison était en dernier lieu possédée par des chanoines depuis l'an 1690. Foy.la Ga//ia Christ., tom. XI. TROAS. Voy. Troade.
TROCMAOA ou TROMI. siège épisc. de la deuxième Galatie, sous la métropole de Pessinonte. On en connaît quatre évêques, dont le premier, Cyriaque Ier, assista au premier con-