‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1128 sur 1294 · TRON · texte numérisé non relu

TRON

tiré de son édit. des Heraples d'Orighte; la Concordance des édit. de Rome et de Francfort de la version des LXX par Lambert Bos , et enfin un Lexique hébreu et chahltntjuc.Trommius avait entrepris ce travail dans le ont de remédier aux défauts de la Concordance grecque de Conrad Kircher. Jean Gagnier, célèbre professeur d'Oxford, se déclara pour l'œuvre de kircher, de sorte que les deux ouvrages ont leurs partisans. Voy. Paquot, Mémoires pour servir à tHist. littéraire des Pays-Bas, tom. I, p. 505, édit. in-fol. Feller, Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

TROMPETTE. Le Seigneur ordonna à Moïse (Nombr., x, 2 et suiv.) de faire deux trompettes d'argent battu au marteau, et lui marqua de quelle manière et en quelles occasions on devait s'en servir, donnant cette commission aux seuls prêtres enfants d'Aaron. Outre les trompettes sacrées du temple, il y en avait d'autres dont les généraux se servaient pour assembler ou arréterleurs troupes (Juges, vu, 8, 16. II Rois, xxvin,18,26).

TROMPETTES (FÊTES DES). Cette féte, qui se célébrait chez les anciens Hébreux le premier jour de tiscltri, septième mois de l'année Sainte et premier de l'aimée civile, était appelée ainsi parce qu'on proclamait l'ouverture de l'année civile au son des trompettes. Ce jour était tellement solennel qu'on s'abstenait de toute œuvre servile : on offrait, au nom de toute la nation, un veau, deux béliers et sept agneaux de l'année en holocauste, et on y joignait des offrandes de pain et de vin. D'après le sentiment qui a prévalu sur la raison de l'institution de cette féte, elle fut établie en mémoire de la création du monde, qu'on pense être arrivée en automne. Aujourd'hui cette féte dure encore deux jours, qui sont entièrement solennels. Von. Lévit., xxiii, 24. Nombr., xxix, 1 et suiv. D. Calmet, Diction, de la Bible, et Suppfém. du Diction. Richard et Giraud, qui décrivent la manière dont se célèbre aujourd'hui la féte des Trompettes. Bergier, Diction.de ta Bible, où on trouve la réfutation de Spencer, qui prétendait que le son des trompettes aux néumenies des Hébreux était un rit emprunté des païens. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, p. 374.

TRON. Voy. Thudon.

TRONC. Voy. Gazophylacium.

TRONCHAY (Michel), né à Mayenne en 1607 ou 1008, mort au château de Nonant, dans le diocèse de Lisieux, l'an 1733, vint à Paris recommencer au collège du Plessis sa philosophie, qu'il avait déjà faite au Mans chez les Pères de 1 Oratoire , et suivit ensuite pendant deux ans les cours de la Sorbonne. Ce fut DlOM que Lenain de Tillemont se l'attacha pour l'aider dans ses travaux. Troncliay n'avait alors que vingtdeux ans; il en passa huit avec cet illustre savant, qui, à sa mort, lui laissa une pension et le chargea de publier ce qui restait fait pour la continuation de ses Mémoires. Tronchay s'acquitta de cette tâche avec fidélité. Longtemps après la mort de Tillemont il reçut le diaconat et la prêtrise, etf après avoir été successivement chanoine de Saint-Michel-lès-Laval, aumônier de la princesse de Conti, seconde douairière, il résigna son canonicat, et se retira, en 1733, au château de Nonant, où il passa le reste de ses jours dans une profonde retraite. Seulement il continua sa correspondance active avec le P. Ouesnel, qu'il avait connu à Paris en 1701, jusqu'à la mort de ce Père. On a de Tronchay : 1" la continuation des Mémoires pour servir à t Histoire ecclésiastique des six premiers siècles, etc.; Ti»lemont avait donné 6 vol. in-4»; Tron- 1

chay y en ajouta 10 ; — 2» Idée de la vie et de t esprit de M. hennin de Tillemont; Nancy, 1706, in-12; on y a joint dans la suite des Réflexions et des hettres du même que Tronchay avait en sa possession; — 3° un VI» vol. de IHtst. des empereurs;— 4» Histoire abrégée de tafibaye de Port-Hoyal , depuis sa fondation jusqu'à l'enlèvement des religieuses, en 1709; Paris, 1710 et 1720, in-12; — 5» Lettre à M. Colbert, évéque de Montpellier. Voy. Pérennès, dans la Biogr. univers, de Feller.

TR0NCHET (NOTRE-DAME DU), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans la Bretagne, au diocèse de Dol. FJle reconnaissait pour son fondateur Alain, fils de Jourdain, sénéchal de Dol , qui donna a l'abbaye de Tiron la terre du Tronchet et ses dépendances pour y établir ce monastère. Cette donation fut confirmée par une bulle d'Alexandre 111 . donnée à Bénévent vent l'an 1170. L'abbé de Tiron y mit des religieux avec un abbé, et, depuis cet établissement, les religieux du Tronchet vécurent dans la dépendance des abbés de Tiron jusqu'aux commendes. L'abbaye de Tronchet était unie autrefois à la congrégation de Saint-Maur. Voy.YHist.de Bretugne, tom. IL

TR0NCHIN (Louis), théologien protestant, né à Genève en 162?». mort l'an 170), fut reçu pasteur en 1651 , et professa ensuite la théologie dans sa ville natale. Ou a de lui : 1° Thèses théologien ; Genève, 1063, in-4°; — 2° De ProvuJcntia Dei; ibid., 1670, in-4»; — 3» des Semions. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

TRONE. L'Écriture dit (Isaïe, lxvi, 1 ) que le ciel est le trône de Dieu, et la terre son marchepied, et que Jésus -Christ est assis à la droite du trône de Dieu (Actes, vu, 40). On peut voir une description du trône du Seigneur dans Isaïe (vi, 1 et suiv.). L'arche d'alliance était considérée comme le trône de Dieu ; d'où vient qu'il est dit dans plusieurs endroits que Dieu est assis sur les chérubins, soit qu'on veuille parler des chérubins qui étaient posés au-dessus de l'arche, ou de ceux dont Isaïe et Èzécluel ont donné la description (I Rois, iv, 4. II Rois, vi, 2. IV Rois, xix, 15. Psaume xvii, 10; lxxix, 2; xcvili, 1. Isaïe, xxxvu, 16. Ezéch., x, 1 et suiv.). L'Écriture parle du trône de Salomon comme d'une merveille. Il était tout d'ivoire et revêtu d'or pur ; on y montait par six degrés, à chaque cote desquels était un lionceau d'or. Le dossier en était rond, deux mains soutenaient le siège, et à côté de chacune était encore un lion d'or (III Rois, x, xvm, xx). Les Juifs juraient quelquefois par le trône de Dieu ; mais le Sauveur détend ces sortes de jurements (Matth., v, 34; xxiu, 22). Il est question dans saint Paul (Hébr., I, 8), et dans l' Apocalypse ( m, 21 ), du trône du Fils de Dieu à la droite de son Père: dans saint Luc (xxn, 30), de ceux que Jésus -Christ promet à ses apôtres; dans 1 Apocalypse (iv, 4), de ceux des vingt-quatre vieillards; et, dans Daniel (vu, 9), de celui de Dieu entrant en jugement avec les hommes.

TRONES. Ce mot, dont se sert saint Paul dans son I pitre aux Cnlosslens fl, 16), signifie un des ordres de la hiérarchie céleste. Compar. Ange, n° L

I. TR0NS0N i Louis), supérieur général de la congrégation de Saint-Sulpice, né en 1622 à Paris, où il est mort l'an 1700, eut Louis XIII pour parrain. 11 se mit, jeune encore, sous la conduite de l'abbé Olior. qui venait de fonder le séminaire de Saint-Sulpice , et devint un de ses plus zélés coopérateurs. 11 s'appliqua à la théologie, et fit une étude approfondie de l'Ê-

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