TRUD
sacerdoce; 1747, 2 vol. in-12; — 5° La Fin du chrétien, ou Traité dagnwtique et moral sur l'espérance chrétienne et la confiance en Dieu; 1753 et 1755; — 7° Saint Augustin contre T incrédulité, ou Discours et Pensées de ce Père les plus propres à prémunir les fidèles contre T incrédulité de nos jours; 1754, in-12; — 8° Dissertation sur le caractère essentiel à toute loi de l'Église en matière de doctrine; 1755, in-12. Tous les écrits de Troyat respirent plus ou moins l'esprit janséniste qui le dominait.
TROYES (Treca* ou Tricassis, Tricassium, Augusta Tricassinorum , Augustobona), ville épisc. sous la métropole de Sens , ancienne capitale du comté de Champagne, érigée en évèché au m* siècle, selon les uns. et au iv«, suivant les autres; quelques-uns veulent que ce soit au rr, donnant saint Savinien ou Saninien pour premier évéque de Troyes, et le faisant vivre au l" siècle. Le même désaccord règne par rapport à la succession chronologique des évèques de Troyes, entre la Gallia Christiana et les Éphémérutes troyetuies jtour l'an 1761 , et ce désaccord commence dès l'établissement de l'évéché. Ainsi, par exemple, les Êphémérides font saint Savinien premier évéque de Troyes en 274, tandis que la Gallia Christiana, ancienne édit.. qui ne le nomme même pas, met à sa place saint Amateur, qui siégeait en 3U). De l'an 867 à l'an 1128, il s'est tenu cinq conciles a Troyes. Selon d'autres auteurs, il y a eu sept conciles au lieu de cinq , attendu que le premier a été tenu l'an 814, et qu'il y eu a eu un sixième en 1127. Voy. Anton. Pagi, ad ann. 867. Labbe, tom. IX, X. Hardouin, tom. IV, VI. La Regia, tom. XXVI, XXVU. Nicolas Camusat, Promptuariutn sacrarum antiquitutum Tricnssitvr diœcesis. Richard et Giraud. tom. XXIX, p. 274 et suiv., où l'on trouve la succession chronologique des évèques de Troyes d'après la Gallia Christiana, anc. édit., et les Êphémérides troyennes pour t an 1761 , avec la différence de ces deux ouvrages. Gaet. Moroni, vol. LXXXI, p. 136-145.
TRUBLET (Nicolas-Charles-Joseph), chanoine et archidiacre de Saint-Malo, né dans cette ville en 1697. mort l'an 1770, fut membre de l'Académie de Berlin et de l'Académie française. Nous citerons de lui : 1° Essais de morale et de littérature; Paris, 1735, 2 vol. in-12; 6* édit., 1768, 4 vol. in-12. < Quelques critiques qu'on ait faites de cet ouvrage, remarque Feller, on ne peut s'empêcher d'y reconnaître l'esprit d'analyse, la sagacité et la précision qui caractérisent tous les écrits de 1 abbé Trublet. Plusieurs de ses réflexions sont neuves, et toutes inspirent lu probité et l'amour du bien. » Parlant du même ouvrage , d'AJembert dit : « Son livre, de bon qu'il est, pourrait devenir excellent sans y rien ajouter, et en se bornant à n'y faire que des ratures,» — ^Pensées choisies sur t incrédulité; Celle, 1737, in -8°; — 3° Panégyriques des saints, suivis de Réflexions sur l'éloquence; Paris, 1755, in-12, et 1764, 2 vol. in-12. Trublet a travaillé au Journal des Savants et au Journal chrétien. D'AJembert, //i.vf. de T Académie française. Sabatier, Les trois Siècles de la littérature française. Suard, Mélanges. Feller, Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
TRUD0N ou TR0N (Saint), en latin Trudo, né dans le pays de Liège vers l'an 629, mort le 23 novembre 698, appartenait à des parents riches qui descendaient de la première noblesse de France. Il donna la plus grande partie de ses biens à la cathédrale de Metz, et se mit sous la discipline de saint Cloud, évéque de cette ville. Ce prélat l'admit dans la communauté de
TRÏIX
TSAS
ses clercs, et confia son instruction au trésorier de sa cathédrale. Lorsqu'il eut été ordonné prêtre , vers l'an 661 . saint Cloud l'envoya à saint Rcmaclc, évéque de Maêstricht, qui' lui donna mission pour prêcher dans son diocèse. Il bâtit une église près du lieu de sa naissance, et fonda le monastère de Sarcing, qui fut dédié en l'honneur de saint Ouentin et de saint Kemi, et qui subsiste encore maintenant avec une ville du nom de Saint-Tron. (I bâtit encore un monastère à cinq cents pas de Bruges, en Flandre , et forma un grand nombre dé disciples. On fait sa fête principale le 23 novembre. Voy. D. Mabillon, Art. des Saints de l'Ordre de Saint-Benoit, tom. H.
TRUENTO ou TRONTO (Truentum ou Truentinum Castrum), ville épisc. d'Italie dans le Pirenum , à l'embouchure du lleuvc Truentum. Il ne reste aucune trace de cette ville. On n'en connaît qu'un évéque , Vital , qui siégeait sous Félix III, en 483. Voy. Ughelli, Ital. sacra, t. X, col. 178. Vny. de Commanville, /" Table alpha- M., p.2H. Gaet. Moroni,vol. LXXXI, p. 147-
TRUGILLUM. Voy. Truxillo, n« I.
TRUILLOT (Jean- Baptiste), dominicain et docteur de Sorbonne, a laissé une Histoire chronologique de tous les conciles généraux; Lyon, lGW.in-16; Rennes, sur deux grandes cartes.
TRULLO (CONCILES IN). On nomme ainsi deux fameux conciles tenus au vil* siècle dans le secrétariat du palais impérial de Constantinople , secrétariat appelé en grec troullos , qui se dit proprement d une coupole, et, par extension , a'un btitiment couvert d'une coupole. Les deux conciles dont nous parlons sont le sixième concile œcuménique, qui est le premier/» Trulto ( Trullana /), et le Quinisextum ou // in Truilo (Trullana II). Il y a cependant des auteurs, du Cange , entre autres , qui ne parlent que d'un synode in Trullo, et ils entendent par la le Quinisextum. Voy. Hardouin, tom. 111. Le Diction, de la théol.cathol. Du Cange, GAM«jr.,advoc.SECRE- TARIUM. D. Macri Hieiolexicon, ad voc.Trullos.
TRUSTÉES. Quand une congrégation ou paroisse s'établit aux États-Unis d'Amérique, les membres de cette congrégation choisissent quelques trustées, c'est-à-dire hommes de confiant, à qui ils confient l'administration temporelle de r Église. Au nombre de leurs fonctions est celle de fournir aux dépenses du culte et de subvenir aux besoins des prêtres ; ils font en conséquence les collectes et les quêtes. Mais, dans quelques endroits, notamment à Philadelphie, ces trustées se prévalant de la distribution qu'ils sont chargés de faire des fonds communs, ont élevé des prétentions intolérables, comme de choisir ou de rejeter les pasteurs, de régler ou de déterminer l'ordre et les cérémonies du service divin, etc., fonctions qui n'appartiennent qu'aux évêques et aux prêtres qui reçoivent d'eux leur mission. Les prélats se sont toujours déclarés contre ces prétentions, soit individuellement, soit réunis en concile, comme en 1820. Votf. le Ih'rtion. de Bergier.
TRUTHGEBA. Voy. Liode.
I. TRUXILLO(7Vm0i7/u»/i ou Truxillunt), ville épisc. du Pérou sous la métropole de Lima, est située à cent lieues environ de cette ville. François Pizarre la fonda en 1535, et son évèché fut érigé en 1011. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Morom. vol. LXXXI, p. 151-153.
II. TRUXILLO ( îrurillum ou Turris Julia), ville épisc. de la province ou gouvernement de Honduras (Nouvelle-Espagne), dans l'Amérique septentrionale. Elle fut érigée par le pape
Paul III, en 1539, sous la métropole de Saint- Domingue, et son siège fut transféré depuis à Camavagua ou Yalladolid. Pow.de Commanville, /« Table a/nhnbét., p. 2«. Gaet. Moroni, vol. LXXXLn. 153.
III. TRUXILLO (Thomas de), né à Zuriga. dans le diocèse de Placentia, vivait au xvi* siècle. Il entra dans l'Ordre de la Merci, d'où il passa dans celui de Saint -Dominique. Il s'y acquit beaucoup de réputation par ses prédications, mérita l'honneur du doctorat, et occupa pendant plusieurs années la chaire d'Ecriture sainte dans l'Église de Barcelone. On a de lui : 1° Thésaurus concionalorum , imprimé très-sou* vent; — 2° un Traité de l'aumône; — 3° un autre du Jurement, etc. Voy. le P. Echard , Scriptor. Ord. Prtrdic, tom. II.
TRYPHENE et TRYPHOSE, saintes femmes dont parle saint Paul. Il en est souvent question dans l'histoire de sainte Thècle. On dit qu'étant allées à Rome pour servir les saintes et acquérir la couronne du martyre, Dieu ne permit pas que leurs désirs fussent accomplis en cette ville ; mais qu'étant retournées en Orient, elles v versèrent leur sang pour Jésus-Christ. Le Martyrologe romain marque leur fête au 10 novembre. Voit. D. Calmet, Diction, de la Bible.
I. TRYPBON, qui avait été capitaine dans les troupes d'Alexandre Balès, s'appelait Diodote; il ne prit le nom de Tryphon que lorsqu'il se fut emparé du trône de Syrie, il était natif de Secoanes, et avait été élevé à Apainée. Ayant demandé au roi d'Arabie le jeune princeAntiochus, fils d'Alexandre Balès. assurant qu'il le ferait recevoir roi de Syrie, et l'ayant obtenu, il gouverna d'abord sous le nom du jeune prince, puis se lassant de n'avoir que l'autorité de roi, il voulut en avoir le titre. C'est pourquoi il fil mourir le jeune Antiochus, et ont le diadème. Mais ayant été abandonné de Simon Machabée et même de ses propres soldats, il se retira à Dora, en Phénicie, et de là à Apamée, où il fut forcé et mis à mort, selon les uns, ou bien se tua, suivant les autres. Voy. I Machab., xi-xv. Joseph, Antiq., I. XIII. c. Xll. Strabon, 1. XIV, XVI. Justin, 1. XXXVI. D. Calmet, Diction, de la Bible.
IL TRYPHON (Saint), martyr en Bithynie, néenPhrygie, mort le 1" février 251, fut élevé, ainsi que son compagnon Respice, dans les principes de la foi et de la piété chrétiennes. Arrêtes comme chrétiens et conduits à Nicée devant le gouverneur de Bithynie, ils souffrirent divers tourments et eurent la tête tranchée. Les Grecs célèbrent le 1" février la fête de saint Tryphon. Les Latins, qui la font le 10 novembre . lui joignent non-seulement saint Respice , mais encore une vierge nommée sainte Nymphe, parce que les corps de ces trois saints sont ensemble à Rome dans l'église du Saint- Esprit, sous un même autel. Voy. Tillemont, Mémoires, tom. III, art. xvi, De la Persécution de Dèce.
III. TRYPHON, que saint Jérôme met au nombre des disciples d'Origène. vivait vers l'an 212. Il était très-instruit dans les saintes Ecritures, et composa plusieurs traités pour en expliquer divers endroits assez singuliers. On en cite un sur la vache rousse dont il est parlé dans le livre des Nombres (xix), et un autre sur lo chapitre xv de la Genèse. Voy. Hieron., In Catalngo, c. lvh. D. Ceillier, Hùt. des Aut. sacr.et ecclés* tom. 111, p. 281.
TRYPHOSE. Voy. Tryphène.
TRYZNA. Voy. Alanous.
TSASLASSÉ. Voy. Ziox.