TYR
seur de théologie et de langues orientales à l'université dlcna, né en 1699 à Riedritz, dans le duché de Magdebourg, mort à lena l'an 1768, était considéré comme un des premiers orientalistes d'Allemagne. Ses principaux ouvrages sont : !• Schediasma, quo tieranda; amcordantiarum,pronominum ta m separatorum, quant connexnrwn, necnon nominum propriorumScripturœ Sacrœ Vet. Test, originatis rationes exponuntur; lena, 1723; — 2° Prima quinque Geneseos Capita et pars sexti hebraice; recensuit et singularium vocurn rationem grammaticam secundum principe Danziana exjiosuit in usum auditorum ; ibid., 1727; — 3* Chr. Nfddii Conrordantùr partteularum hébraico-chatdaicarum , in quibus partium indeclinabilium , qwe occurrtmt in fontibus, et hactenut non expositoj tunt in Lexicis aut concordnntiis, natura et xensuum varietas ostenditur. Digeruntur ex methodo, ut Lexici et concordantiarum loco simul essè possint. Suhjunxit Lexira particularum hebraic; ibid., 173%; — 4° Joh. Andr. Damii Inierpres he braico-r ha td ce us, omnes utriusque lingua? idiotisme* explicani , ad genuinum Scriptural Sacrœ sensum rite indagandum accommodatus. Editionem hanc novam recensuit, emendavit , multisque accessionibus ad mentent auctoris locupletavtt ; ibid., 1754, in-4°. Koy. Michauri, Bioqr. univers.
TYMPIUS (Matthieu), écrivain allemand, vivait vers l'an 1610. On a de lui : 1° ThéUre historique des vertus chrétiennes; Munster, 1611 : — 2° Miroir des évéques, des chanoines et des prêtres; Mavence, 1614; — 3° Milice spirituelle des clercs; ibid.; — 4» Des Ennemis, de la guerre et des armes des soldai s chrétiens; ibid.; — 5° De* Remèdes des péchés; ibid.
TYNDAL ou TINDAL . TINDALE , TYNDALE (William), né à Hunt's Court, dans le comté de Gloccster, vers l'an 1477, exécuté à Anvers en 1530, s'appliqua a la connaissance des arts libéraux et surtout de l'Écriture. Il lit preuve d'une grande indépendance dans ses idées et dans sa conduite, et prêcha ouvertement la réforme religieuse. Forcé de quitter l'Angleterre, Tyndale se rendit en Saxe, où il eut quelques conférences avec Luther, puis il alla dans les Pays-Ras, et s'établit à Anvers. On s'émut enfin de sa propagande incessante ; et, après une détention préventive de dix-huit mois, on instruisit son procès. Reconnu coupable d'hérésie, il fut condamné a être brûlé. Outre plusieurs ouvrages de controverse qui ont été recueillis avec ceux de Frith et de Rames, et publiés à Londres, 1573, in-fol., Tyndale a traduit : !• le Nouveau Testament; VVittemherg, 1995 et 1526, in-8°; Cologne et Wittemberg, 1526, in- 4°; — 2° le Peniateuque ; Malborow en Hesse,1530, in-8»; — &Jonas; ibid., 1531, in-8°. Voy. la Souv. Biogr.génér.
TYNDARIM ou TYNDARIUM , ancienne ville épisc. de Sicile, sur la côte septentrionale ; cette ville est aujourd'hui détruite. On en connaît trois évéques , dont le premier, Séverin, assista au concile de Rome, sous le pape Symmaque, en 501. Voq. la Sicilia sacra, 1. II, p. 419.
TYPASE, ville d'Afrique devenue célèbre dans l'histoire ecclésiastique par un miracle
Îui s'y opéra l'an 481. Hunnenc , roi des Vanales, arien prononcé, tyran très-cruel, et qui était pour lors maître des côtes d'Afrique , exerça une persécution sanglante contre les catholiques qui refusèrent d'abjurer leur foi. Plusieurs entre autres ayant persévéré à confesser la divinité de Jésus-Christ, il leur fit couper la langue. Or six auteurs contemporains rapportent que ces
mutilés, continuèrent de parler anssi distinctement et aussi librement qu'auparavant, et qu'ils se retirèrent i Constantinople , où l'empereur Zénon et toute sa cour furent témoins de ce prodige. Il est attesté par Victor, évéque de Vite, dans son Hist. de la persécution des Vandales.]. V; par l'empereur Justinien, troisième successeur de Zénon dans le Code de ses lois, I. 1er, tit. XXVII; par Énée de Gaie, dans son dialogue intitulé Théophrasie ; par Procope, dans YHist. de la guerre des Vandales, 1. I , c. vin ; par le comte Marcellin, et par Victor, évéque de Tunone.dans leurs chroniques. De ces six auteurs, quatre se donnent pour témoins oculaires et déposent de ce qu'ils ont vu. Leurs témoignages sont rapportés dans une Dissertation publiée sur ce sujet à Paris en 1766. Malgré la répugnance qu'ont les protestants à croire les miracles opérés dans l'Eglise catholique, Abbadie, Dodwel, le traducteur de Mosheim et deux autres Anglais qu'il cite, reconnaissent que celui-ci est incontestable. Bergier, que nous ne faisons ici que copier, ajoute que cependant il a été attaqué par quelques incrédules d'Angleterre, puis il expose leurs objections, et les réfute victorieusement.
I. TYPE, symbole, figure, signe. Le sacrifice d'Abraham était le type ou la figure de celui de la croix. La manne , l'agneau pascal étaient les types de la divine Eucharistie. Les types de l'Ancien Testament n'étaient pas des images arbitraires qui naissent de la ressemblance des choses; c'étaient des signes établis de Dieu pour être des figures des choses à venir.
II. TTPE (Typus), nom donné i un édit de l'empereur Constant II, publié en 648 i l'occasion des troubles excités par les monothélites , pour imposer silence aux catholiques et aux hérétiques. On le nomma type, c'est-à-dire forme, moule ou modèle , parce que c'était une espèce de forme ou formulaire de foi, ou plutôt la forme sous laquelle on devait régler sa conduite. Comme cet édit mettait de niveau la vérité et l'erreur, ni les catholiques, ni les raonoOn-lites n'y déférèrent. Le pape Martin I" le condamna dans le concile de Rome tenu a Latran on 649, et tout l'Occident l'anathématisa. Votf. Richard et Giraud.
I. TYPIQUE (Typicum), livre ecclésiastique des Grecs qui contient l'ordre ou la forme de réciter l'office pendant toute l'année. Les typiques sont différents entre eux, selon la diversité des