‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1134 sur 1294 · TURN · texte numérisé non relu

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les calvinistes; — 5» Directorium Officii muette Inquisitionis; — 6° Ordinationes pro conventu et studio générait Sancti Dominici, ciwtatis Bononiœ} Bologne, 1645; — 7" Ordinationes pro recto regtminc studiorvm in gumnasio Parisiensi, San Jacobao édita ; Paris, 4664 ; — 8° Epistolœ encyclicœ ad universum Ordinem ; le recueil en est conservé à Rome dans les archives de l'Ordre. II a fait réimprimer à grands frais les ouvrages de quelques-uns des plus illustres dominicains, tels que le pape Innocent V, Albert le Grand, le cardinal Ugo, etc. Voy. Pérennès, dans la Biogr. univers, de Feller.

TURIAF, appelé aussi THTJRIEN (Saint), en latin Thuriavus, évéque en Bretagne, né dans cette province, mort le 13 juillet 749, fut instruit par l'évèque saint Thiarmail, abbé du monastère de Bol, qui le fit ensuite entrer dans son clergé et lui donna la direction de son séminaire et de son chapitre. Il le chargea aussi de l'administration a'une partie de son diocèse, l'établit son chorévéque et même son successeur, de sorte qu'à sa mort, qui arriva en 733, Turiaf se trouva évéque du pays, et fit sa résidence ordinaire dans le monastère de la ville de Bol. U montra toutes les vertus chrétiennes, et il déploya sa vigueur épiscopale principalement à 1 égard d'un puissant seigneur nommé Rival* Ion, qui avait commis plusieurs violences dans la province. Turiaf lui parla avec tant de force ou il l'obligea à faire pénitence et à réparer le dommage et le scandale qu'il avait causés dans le pays. On célèbre, le 13 juillet, la féte de saint Turiaf. Voy. Richard et Giraud.

TVWS(Tourinum, Augusta Taurinorum), ville archiépisc. d'Italie située au confluent du Pô et de la Doria-Riparia. Elle n'a été érigée en archevêché qu'à la fin du xvr siècle. Son premier évéque, saint Victor, siégeait en 310, et son premier archevêque. Jean- François de Rivière, qui fut nommé en 1515 par Léon X , et qui occupait le même siège comme évéque depuis 1504. L'an 397 ou 398, un concile a été assemblé à Turin ; selon d'autres, il a été tenu en 400 ou 401, ou même un peu plus tard, à la prière des prélats des Gaules, pour régler plusieurs différends qui existaient entre eux. Voy. Ughelli, Ital. sacra, tom. IV, col. 1019. La Règia, t. 111. Labbe, tom. II. Hardouin, tom. I. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol.

TURKESTAN. Voy. Turqlestan.

I. TURLOT (François-Claude), ancien vicaire général de Nancy, né en 1745 à Diion , où il est mort l'an 1824, après avoir été depuis 1796 à la bibliothèque du Roi. 11 a publié, mais sans y mettre son nom : 1° Études sur la théorie de ravenir, ou Considérations sur les merveilles et les mystères de la nature, etc.; Paris, 1810, 2 vol. in-8»; ouvrage digne des éloges qu'il a reçus; — 2° De l" 'instruction, ouvrage destiné à compléter les connaissances acquvtes dan* les lycées, collèges et maisons d'éducation; ibid.,1816 et 1819. Voy. Pérennès, dans la Biogr. univers, de Feller.

II. TURLOT (Nicolas), licencié en théologie, mort en 1651, fut successivement curé, chanoine gradué, archiprêtre et archidiacre de l'église de Namur, prévôt de la même église et vicaire général pendant onze ans, toutes charges qu'il remplit en vrai ministre du Seigneur. On lui doit : Trésor de la doctrine chrétienne; Liège, 1631, in-4% en français; Bruxelles, 1668, in-4°, en latin, et réimprimé plusieurs fois en France, et surtout i Lyon ; ouvrage très-propre à l'instruction du peuple, particulièrement des

Voy. Feller, Biogr.

TURLUPINS, sectaires infâmes qui faisaient profession publique d'impudence, marchant nus, et se mêlant avec les femmes en plein marché , à la manière des cyniques. Issus des Frérots on Béguards, ils prirent naissance dans les montagnes du Dauphiné et de la Savoie, d'où ils se répandirent en France et en Allemagne. Jeanne Babantonne, qui se mit à leur tète en qualité de prédicante, parut vers l'an 1372. Elle enseignait que les femmes avaient reçu de Bieu le pouvoir de prêcher comme les hommes; que, pour être conforme à la vie des apôtres, il fallait que le chrétien fût pauvre, déchaussé, et presque entièrement nu , etc. Le pape Grégoire XI excommunia les Tur/upins en 1372, et tous les princes chrétiens travaillèrent à les détruire. Ces sectaires avaient pris pour titre la confraternité des pauvres. Voy. Pratéole, au mot TURLUPres. Hermant, Hist. des hérés., au mot Turlupins. tom. IV, p. 374. Bucange, Giossarium, art. Torlupini. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni , vol. LXXXI, p. 475-476.

I. TURNER (Baniel), anglican . né en 1701 , mort à Abingdon l'an 1798, dirigea an établissement d'éducation, et prêcha avec succès parmi les baptistes. Il fut, en 1748, élu pasteur d'une congrégation de cette secte à Abingdon. Parmi ses écrits nous citerons : 1° Intritauction à la psalmodie; 1737; — 2° Défense de la poésie sacrée contre te docteur JoJinson; 1785; — 3» Essais sur des sujets importants; 1791 , 2 vol.; — 4° Pensées détachées ( free thoughts ) sur f esprit de libre examen en matière de religion ; 1793; — 5° Lettres religieuses et morales adressées aux jeunes personnes; 1793, 2* édit. Voy. Michaud, Biogr. univers.

II. TURNER (Robert ), né à Barnstaple, dans le Bcvonshire, en Angleterre, mort à Gratz en Styrie l'an 1597 , s'exila pour la foi sous le règne d'Elisabeth, vint en France et passa en Italie, où il fut fait prêtre et docteur en théologie à Rome. Il alla ensuite en Bavière, où il devint recteur du collège de Munich, enseigna la rhétorique et la morale à Ingolstadt. où il fut aussi recteur de l'université. U fut encore chanoine de Brcslau et secrétaire de l'archiduc Ferdinand. 11 a laissé divers écrits, parmi lesquels nous citerons : 1° Commentaria in quadam Sacrse Scriptural loca ; — 2e Vita et martyrium Maria, reginœ Scotiœ; — 3n Oratio et epistola de vitn et mart. D. Malien, a Schomberg, episcopi Eus t ad t. Ingolstadt. Voy. Pitseus , De lllustr. Angl. Scriptor.

III. TURNER (Sharon), anglican , né à Londres en 1768, mort l'an 1847, se livra i l'étude des antiquités britanniques. Parmi ses divers écrits nous citerons : 1° Saered History ofthe world, attempted to be philosophicallu considered in a séries of letters to a son ; Londres , 1832 et suiv., 3 vol. in -8°, et 1848; le but de cette histoire est d'établir en principe l'intervention incessante de la Providence dans les événements de ce monde; — 2° Sacred Méditations, by a laymnn; ibid.; in-8\ Voy. la Souv. Biogr. génér.

IV. TURNER (William), en laUn Tumertu, anglican, né dans le Fliulshire , étudia à l'université d'Oxford, où il prit le degré de maître ès arts en 1675. Oevenu vicaire de Wolberton , il publia : 1° Histoire de toutes les religions; Londres , 1695, in-8°; — 2» Histoire complète des pressentiments les plus remarquables, etc., suivie de tout ce qu'il y a de curieux dans tes ouvrages de la nature et de l'art; 1697; ouvrages,

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qui sont i l'Index de Clément VIII. Voy. Mi- i chaud , Biogr. univers.

TURONES. Voq. Tours.

TUR0V1A ou TDROW, ville^épisc. de la petite Russie , dont le siège a été uni à celui de Pinko. On en connaît trois éyéques, dont le premier, Léonce Peleciicïki , siégeait du temps de Clément VIII. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1285. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXXl, p. 476.

TURPENÀY (Turpiniacum). abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située au diocèse et à six lieues de Tours, dans la forêt de Cbinon, fut fondée par les seigneurs de l'Ile - Bouchard en 1208. Elle a fini par la réforme de la congrégation de Saint-Maur.

TBRPIN (François -Henri), professeur de l'université de Caen, né dans cette ville en 1709, mort à Paris l'an 1799, a laissé plusieurs ouvrages historiques, parmi lesquels : 1° Histoire de Muhumet ; Paris, nouv. édit., 1780, 3 vol. in-1'2; — 2» Histoire de TAlcoran, où l'on découvre le système politique du faux prophète, et les sources où il a puisé sa législation ; 1775, 2 vol. in-12. Voy. Michaud. Feller, Biogr. unir.

TORQUESTAN ou TURKESTAN, TOCARIS- TAN (LE), en latin Turques tania , vingt-neuvième province du diocèse des Chaldéens; elle embrassa la foi chrétienne au u« siècle. On en connaît quatre évéques, dont le premier, Jean, nommé par le catholique Élie III , eut pour successeur Sebarjesus, qui siégeait après l'an 1 170. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 1307. Cornpnr. CXSOARA.

TURQUET (Louis), historien, né à Lyon vers l'an 1630, a laissé, entre autres écrits : Institution d'une femme chrétienne dnns F adolescence , le mariage et la viduité. Voy. Pérennès, dans la Biogr. univers, de Feller.

TURRECREMATA Voy. TORniEMMM.

TURRET (Pierre), auteur du xvi« siècle, se fit une si grande réputation , que les villes de Dijon et d Autun se disputent l'honneur de lui avoir donné le jour; mais lui-même, dans uu de ses ouvrages, s est déclaré être d'Autun. Son principal savoir semblait consister en astronomie, et plus encore en astrologie , comme plusieurs de ses écrits le prouvent. Nous citerons de lui : 1» Fatales Précisions des astres, et disposition* d'icellcs sur la région de Jupiter, maintenant appelée Boitrgoîgne , pour fan 1529 et plusieurs années subséquentes .* — 2* Le Période, c'est-à-dire la fin au monde , contenant la disposition des choses terrestres par la vertu des corps célestes; livre qui lui attira bien des désagréments; — 3» Computus novus à l'usage des ecclésiastiques; Lyon, 1501. Voy. Feller , Bioyr. unité, v.

1. TDRRETIN ou TDRRETINI (Rénédict), théologien protestant, né à Zurich en 1588. mort à Genève l'an 1031, fut nommé pasteur et professeur de philosophie dans cette dernière ville. Il assista en 1020 au synode d'Alais. Parmi uu grand nombre d'écrits de Turretin nous citerons : 1° Défense de la fidélité des traductions de la Bible faites à Genève , opposée au livre du P. Cotton ; Genève, 1618-102o, avec une suite; 1626, in- 8°; — 2* La Théologie chrétienne et la science du salut ; ibid., 1721, 3 vol. in-4", nouv. édit.; — 3° Brief Traité, auquel çst montré que celui qui a la connaissance de l'Évangile est nécessairement oldiyé de sortir de l'Èyhse papistique ; mis à Y Index le 8 juillet 1051 ; — 1° Disputnho théologien de Ecclesia Bomanor Idolofntria, quant ad il) junii annt 1619 défendit Henricus Hamers; ouvrage également mis a Y Index {Decr.

22 oct. 1619). Enfin un décret de la S. Congrégation de Ylndex, en date «lu 10 mai 1557, condamne tous les autres ouvragi s de Turretin. Voy. Senebier, Hist. littér. de Genève, 1730, t. II. Richard et Giraud. Michaud , Biogr. univers. La Souv. liiogr. qénér.

II. TURRETIN ou TURRETINI (François), protestant, fils du précédent, né àGenève en 1623, mort l'an 1087, était très-versé dans les belleslettres, dans la philosophie et dans la théologie. Il professa la théologie à Genève. Parmi ses écrits on cite surtout : 1» Thèses théologie* de fxdei et religioms veritate et necessitate; Genève, 1057, in-4»; — 2° Institut ta tlteologicat elenchticp; ibid., 1079-1085 , 3 vol. in-4°; Amsterdam, 1095; Utrecht,170l, 4 vol. in-4»; Edimbourg, 1847-1848, avec quelques autres de ses écrits; ouvrage qui, avec son Recueil de sermons sur divers tfxtes de l'Ecriture sainte pour tétat présent d" l'Église , a été' mis à l'Index le 7 février 1718, comme tous ses autres ouvrages l'ont été le 10 mai 1757 ; — 3° Dtsputationum miscellanearum Decus; Genève, 1GS7, in-8»; — 4° De Sutisfactione Christi; ibid., 1681, in-4». Koy. Senebier, Hist. littéraire de Genève, tom. II. Pictet, Memnria Fr. Turretini celelirata. Richard et Giraud. Feller, Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.

III. TURRETIN ou TURRETINI (Jean- Alphonse), fils du précédent, né a Genève en 1671, mort l'an 1737, professa la théologie et l'histoire ecclésiastique dans cette ville ; il devint recteur de l'académie de Genève, et fut agrégé aux sociétés royales de Londres et de Berlin. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, entre autres : 1° Cogttntioncs et dissertutiones theologicce; Genève, 1703, 1737, 3 vol. in-4»; - 2» Subes testium uro motlerato et pacifko de rébus theologicis juairio et instituendu inter protestantes conçu r dm ; ibid., 1719, in-4°; — 3° De Veritate rt- Uuionis Christian* ; ibid., 1721-1723; réimprimé plusieurs fois et traduit en fiançais; — 4° De Sacrrr Srrii>tura» interpretnndœ Methodo; Dordrecht, 1728, in-8»; Francfort-su r-10der, 1776, in-8" ; — 5° Historia ccrlesiasticie Ctnnpcndtum ad ami. 1700; Genève, 1734, in-8»; la meilleure édition est celle de Halle, 1750, in-8»; trad. en français; Neuchatcl, 1705,2 vol. in-8», en allemand; Kœnigsberg, 1759, in-8»; — 0° XII Dissertutiones de thcntnqia naturali ; Genève, 1737. in-4". Les écrits latins de ce théologien ont été publiés à Leuwarden; 1775, 3 vol. m-4°; celui qui est intitulé : In Pauli Apost. ad Boni. Epùt. cupita XXI, Praslcct. critica; theolog. a été mis à l'Index le 11 sept. 1750, comme tous ses autres ouvrages traitant de religion l'ont été le 10 mai 1757. Voy. V Eloge dr Turretin, par Vemct, inséré dans la Bibliothèque raisonnée des ouvrages îles samnts de l'Europe, tom. XXI, P* partie, art. 1", et II» part., art. 7; mais, il faut le remarquer, celte Bibliothèque raisonnée a été mise à l'Index ( Uecr. 28 julii 1742, et 10 tnaii 1757 ). Un autre éloge de ruri etiu eu latin , dans le recueil intitulé : Tempe hclcrtica, 1. 111 , sect. Il, p. 232. Richard et Giraud. Michaud , Bioyr. univers. La Souv. Biogr. génér.

IV. TURRETIN ou TURRETINI (Michel), de la famille des précédents, né en 1016, mort l'an 1721 , fut pasteur et professeur de langues orientales à Genève; il a laissé : 1" un f'atéchisme familier pour lescommen>;anls; — 2° quelques Sermons. Voy. Michaud. Il'our. univers.

V. TURRETIN ou TURRETINI (Samuel)' (ils du précédent, né en 1088, mort l'an 1727, remplaça son père dans la chaire des langues orientales en 1718, et l'année suivante il hit

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nommé professeur de théologie. On a de lui : 1 • De iis qui uitimis seculis divinas revelatvmes jactarunt ; 1722, in -4°; — 2° Préservatif contre te fanatisme, ou Réfutation des prétendu* inspirés des derniers siècles ; Genève , 1723, in 8» : cet ouvrage n'est que le précédent , traduit en français par Jacques-Théodore Leclerc , depuis professeur à Genève, et publié avec un Supplément par Turretini. Voy. Michaud, Biogr. univers.

TURRIANUS (Alexandre), chanoine de Latran et évéque d Uttia , natif de Crème , vivait sous Clément VIII. On a de lui : un Traité de ta hiérarchie ecclésiastique ; Venise, 1604.

TURRIEN ou TORRE, TORREA, TORRES, en latin Turrianus ou Torrensts, célèbre écrivain ecclésiastique, né à Herrera , au diocèee de Valence en Espagne, vers l'an 1504, mort à Rome en 1584, s'appliqua à l'étude du grec, de l'hébreu, des antiquités ecclésiastiques et de la théologie', et se t routa en 1552 au concile de Trente, où il s'opposa à la concession de la communion sous les deux espèces. Il entra efaei les jésuites en 1566. Il traduisit plusieurs Pères tfrecs en latin , et composa un grand nombre «{'ouvrages également en latin, entre autres : 1° Traité dogmatique de t élection divine et de ta justification ; Rome , 1551 ; — 2° De la Résidence des pasteurs, pour montrer qu'elle est de droit divin ; Florence , 1551 ; — 9° De l'Autorité du souverain Pontife au-dessus de celle du conci/e; ibid., 1559; — 4° Traité des Actes du VI* concile et des Actes qu'on lui attribue; ibid.; — 5° Des Caractères dogmatiques de la parole de Dieu; ibid., 1561; — 6° Des Commendcs perpétuelles des églises vacantes, et de la résidence de* pasteurs; Venise, 1562; — 7° Des Vrrux monastiques et de leur obligation ; Rome, 1561 : — 8° un Traité des canons [des apôtres et fies décrétâtes des Papes contre les centuriateurs ; Cologne , 1575; — 9° Traité des ordinations hiérarchiques des ministres del'Ëijli*ecdtholique,e\c. ; Dillingen, 1572; Cologne. 1575, — 10° deux Traités de t Eucharistie, contre André Volanns, Polonais, disciple de Calvin; Paris, 1517. Voy. Richard et Giraud. Feller, Michaud , Biogr. unir.

TURSELIN ou TURSELLIN (HoraceV jésuite, né à Rome , mort en 1599, professa la rhétorique dans cette ville pendant vingt ans. Ses principaux ouvrages sont : 1° Vie de saint François Xavier, dont les meilleures éditions sont celles de 1596 et les suivantes; — 2° L'Histoire de Lorette- — 3° Abrégé de f Histoire universelle, depuis le commencement du monde jusqu'en 1598; tous ces ouvrages sont écrits en latin. Les meilleures éditions de l'Histoire universelle sont celles où se trouve la continuation du P. Philippe Briet, jésuite, depuis 1518 jusqu'en 1661. I,a meilleure traduction française de cette histoire est celle de Paris, 1706, in-12, avec des notes. Voy. Richard et Giraud. Feller, Biogr. imivers.

TURSI (Tursia), ville épisc. d'Italie , sous la métropole d'Acerenza, située près de la rivière de Sino. Elle n'est ville épiscopale que depuis l'an 1546, époque à laquelle l'évéché d'Anglona y fut transféré. Voy. Gaet. Moroni,vol. LXXVI, p. 478, 480, Anclona.

TURUDA, ancien siège épiscopal de l'Afrique proconsulaire, sous la métropole de Carthage. Un de ses évéques, Venustus, assista en 411 à la conférence de Carthage. Voy. Morcelli, Afr. Christ., 1. 1. Gaet. Moroni, vol. LXXX1 , p. 483.

TDRTURIACUM. Voy. Touhtoyiiàs.

TURULA, TURULIUM. Voy. Tercel, n° I.

TURULUS. Voy. Turoloês.

TURDZA, ancien siège épisc. de l'Afrique,

dans la province Proconsulaire , et suffragant de la métropole de Carthage. Serotinus, un de ses évoques, se trouva, l'an 411, à la conférence de Carthage. K«»ja, Morcelli, Afr. Christ., tom. I.

Gaet. Moroni, vol. LXXXI. p. 483-484

TUS ou TAUSA- MASCED et MESÇAT, ville du Chorasan , dans la Perse , située dans la satrapie de Nisabour ou Nisapor , avec titre d'évéche du diocèse des Chaldeens. On en connaît deux évéques , dont l'un , Samuel , fut ordonné

(>ar le catholique Dadiesus, vers l'an 430, et 'autre , Siméon Bar- Kalig . transféré a la métropole de Tanguth par le catholique Mar-Denha. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 1337.

I. TUSCANIA , ville épisc. d'Afrique, dans la Mauritanie Césarienne, sous la métropole de Césarée. Un de ses évéques . Maxime , se trouva, l'an 484, A la conférence de Carthage, et fut exilé par Hunneric, roi des Vandales, parce qu'il refusa de souscrire les propositions erronées des donatistes. Voy. Morcelli, Afr. Christ., tom. I. Gaet. Moroni, vol. LXXXI, p. 484. IL TUSCANIA, ancienne ville épfsc. d'Italie.

Voy. TOSCANKLLA.

TUSCO (Dominique), cardinal, né à Reggio, dans la Calabre ultérieure, mort en 1620, fut docteur ès lois à Pavie, d'où il passa à Rome , et s'attacha au cardinal Cesi, dont il fut auditeur pendant sa légation de Bologne. Il devint ensuite vice - légat de la même ville, puis gouverneur, évéque de Tivoli en 1595, gouverneur de Rome, et cardinal en 1598. Il a laissé huit volumes, dédiés à Paul V, dans lesquels il a réduit toutes les matières du droit civil et canonique dans un ordre alphabétique. Voy. Tomasini, Elog. vir. illustr. Justiniani, Hist. des évéques de Tivoli.

TUSCULUM. Kom. Frascati.

TUSIN «ORDRE DE). L'abbé Justiniani attri- 1 - m | institution de cet Ordre de chevalerie aux archiducs d'Autriche , en 1562, et dit qu'il suivait la règle de Saint- Basile. Il ajoute que les chevaliers portaient un manteau rouge avec une croix verte. Mais le P. Hélyot croit qu'il confond ces prétendus chevaliers avec les chevaliers d'un autre Ordre qui subsistait en Hongrie , et qui étaient habillés de cette sorte. Voy. le Père Ilëlyot, tom. VIII, ch. li. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXXI, p. 485.

TUSSANUS. Voy. Toissain.

TUTELA ou TU TELL A, ville épisc. Voy. Tulle.

TUTELLE ( Tutela ). On distingue trois sortes de tuti-l/es : la testamentaire, qui est déférée par le testament du père ; la légale ou légitime (légitima), qui est déférée par la loi au plus proche parent ; la dative , qui , au défaut des deux précédentes, est déférée par le magistrat à une personne capable. Le droit canon exempte les ecclésiastiques séculiers et réguliers de la tutelle, comme étant une charge dont les fonctions les détourneraient de celles de leur état (Can. Gencraliter 16, q. 1). Le concile do Chalcédoine (Cap. Pervertit, dist. 86) leur défend même de se charger de quelque gestion que ce soit, dans des vues d'intérêt ; il leur permet seulement d'administrer, par un principe de charité , les biens des pupilles et des orphelins, quand ils jugeront que d'autres s'en acquitteraient à leur préjudice. Mais dans tous les cas ils doivent obtenir la permission de l'évêque, sans cela ils se rendraient coupables, et pourraient être sévèrement punis. L'article 427 du Code civil dispense de la tutelle , entre autres : Tous citoyens exerçant une fonction publique dans un département autre que celui où la tu-

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s'établit. Or un avis du conseil d'État en date du 40 novembre 1806 rend cet article applicable aux cures, aux vicaires, et à toutes pei>onnes qui exercent l»»s fonctions religieuses. Voy. L. Ferraris, Pramptn biUioth., ad verb. Tutfla, TUTOR. Pirking, Jus canonicum, 1. III, Ut. XJJX, n.83. Pignatelli, Commit.

ton». V, connUt. X, n. 2. Richard et Giraud. L'abbé André, Court alphabet, de droit canon. Comnor. notre art. Curatelle, Curateur.

TUTEUR (TWor), celui à qui la tutelle est confiée ou déférée. Voy. l'art, précédent.

TUT (Tude), ville épisc. d'Espagne, sous la métropole de Compostclle , située à dix - huit lieues de cette ville , sur la rive droite du Minho. Son premier évéque, Epitacius, est honoré comme un martyr, le 23 mai , par l'Eglise de l'iacentia. Voy. 'Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXXI, p. 486-488.

TUZUDRUMA, ancien évéché de l'Afrique roconsulaire , sous la métropole de Carthage. In de ses évéques, Octavien, se trouve parmi les évéques catholiques qui, en 525, souscrivirent au concile de Carthage. Voy. Morcelli , Afr. Christ., t. I. Gaot. Moroni , vol. LXXX1 , p. 4X8.

TVER ou TWER (Ta wra), capitale d'un duché de même nom dans la Russie. Elle est située au confluent de la rivière de Twera dans le Volga , a trente-six milles de Moscou. Elle avait été érigée d'abord en évéché suflragant de Kiovie, puis elle devint le siège d'un archevêque à qui on donna pour suflragant l'évéché de Kachiow. On en connaît deux évéques , dont un , Wasian , assista au couronnement d'Ivan III , en 1498; et l'autre, Théophylacte Potauski ou Lopadinski , siégeait en 1725. Voy. Le qui en, Orient Christ, tom. I, p. 1312.

TWIFFORD, lieu situé en Angleterre, dans le comté de Southampton , à «ne lieue de Winchester. L'on y tint un concile, en 685, pour l'élection de Cuthbert. Voy. la Régi*, tom. XVII. Labbe , tom. VI. Hardouin , tom. III. Spelman, Concilia Magnat Briianni<e et Hiberniar.

TYANE ou CHRISTOPOLIS (Tyana), ville située près du mont Taurus, et célèbre pour avoir donné naissance au fameux Apollonius. Elle était épisc. et suffragante de Césarée, lorsque l'empereur Valons, qui fut associé a l'empire en 3G4 et qui mourut en 378, l'érigea en métropole de la deuxième Cappadoce. Il y eut plusieurs martyrs à Tyane, dont le chef fut saint Oreste. sous l'empereur Dioclétien. Leur mémoire est marquée au 9 novembre dans le Martyrologe romain et dans les ménologes des Grecs. II y eut aussi à Tyane un concile d'orthodoxes, ën 366. Tyane a eu vingt-huit évéques, dont le premier, Eupsychius, assista au concile de Nicée. Cette ville a en aussi des évéques arméniens. Nous en connaissons un , Niersès, qui se trouva au concile de Sis. î'n concile a été tenu à Tyane en 367. Voy. Soxomcne. Hist. eccies., LVI, c. x-xii. Lequien , Orient Christ., tom. I, p. 396 et 1448. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol. Cotnpar. notre art. Apollonius, n«IIL TYAR0. Voy. Thiard.

TTBERGE. Voy. Tibère, n* II.

TYCHIQUE (Saint), disciple de saint Paul, ime l'apôtre employa souvent pour porter ses lettres aux Eglises et pour lui en rapporter l'état; aussi l'appelle-t-il un fidèle ministre du Seigneur et son compagnon dans le service de Pieu, n pensa même a l'envoyer gouverner 1 Église de Crète, en l'absence de Tite. Les Grecs font sa fête le 8 ou le 9 décembre. Usuard, A don et d'autres martyrologes la marquent au

19 avril. Voy. Éphésiens, n, 21 , 22. Golossiens, iv, 7,8. Tite, m, 12. D. Calmet, Diction, de la

Bible.

TYCHSEN (01ads-Gerhard),protesUnt orientaliste, né à Tondern. dans le Sleswig, en 1734, mort à Rostock en 1815, savait l'hindoustani, le tamoul, l'éthiopien, l'arabe. 11 parvint à parler et à écrire l'hébreu rabbinique et le patois juif-allemand. Il lit partie de l'institution fondée à Halle pour la conversion des juifs; mais le succès ne répondant pas à ses fatigues, il quitta' cette position pour une place de lecteur a l'université de Botzow. Plus tard, il fut nommé professeur de langues orientales. Il fit partie des académies d'Upsal, de Stockholm, de Copenhague, de Berlin et de Munich. Tyehsen a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : !• De Pentateueho ehraotamaritano; Wismar, 1765, in-l°; — 2* Tentamen de variis rodictmt hebrairoryan generibut a Jttdms et non Judœit descriptit; Rostock , 1772, in -8»; suivi du Be/reites Tentamen; ibid., 1774- 76, in-8», en réponse aux objections de Bruns, Dathe, Michaèhs; — 3» P rétive de la fausseté det médaillet juives à raraelèret hébraïques et samaritains, en allemand; ibid., 1779, in-8°; — 4° Estimation det nombres d'années dans les manuscrits hébraïques de la Bible, en allemand ; ibijL, \19fr, in-8". Voy. la Nom. Hiogr. gêner.

TYMANDE, siège épisc. de la province de Pisidie, sous la métropole d'Antioche, au diocèse d'Asie. On en connaît un évrque , Lonçin, qui assista au concile de Constantiuople où Eurychès fut convaincu d'hérésie. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. I, p. 1061.

TYMBR1A. Voy. Temnus.

TYMBRIADE, ville épisc. de la province de Pisidie, sous la métropole d'Antioche, au diocèse d'Asie, suivant les Notice*». Pline la met dans la Lycaonie. On en connaît trois évéques, dont le premier, Constantin, assista et souscrivit au sixième concile général, troisième de Constantinople. Voy. Lequien , Orient Christ. , tom. I, p. 1U60. Richard et Giraud.

TYMNUS, TYMON. Voy. Temnus.

1. TYMPANUM , en hébreu h'>i>h, instrument de musique dont il est souvent parlé dans l'Ecriture. C'est incontestablement, selon nous, le dof des Arabes, qui est très-différent de notre tambour militaire, et qui a plus de rapport avec le tambour de basque. Cet instrument se voit plus particulièrement entre les mains des femmes et des jeunes filles. Il est encore en usage dans tout l'Orient, et même en Espagne, où il a conservé son nom arabe adufé , bien qu'il y ait dans la langue espagnole un nom particulier (pandero) pour exprimer cet Instrument. Le tympanum est très-ancien, car il en est fait mentiou dans la Genèse et les livres suivants. Job en parle aussi, et it est employé dans les cérémonies solennelles de religion et dans les réjouissances chez les Hébreux. Voy. Genèse, xxxn,27. Exod.,xv,20. Juges, xxxi,34. Job, xxi, 12. D. Calmet, Dictim. de la Bible. J.-B. Glaire, intmtlurhon, etc., tom. Il, p. 164.

IL TYMPANUM , qui se trouve dans le texte grec de l'Épitre de saint Paul aux Hébreux (xi, 35), exprime un instrument de supplice sur lequel les interprètes sont très - partagés d'opinion. Pour nous, nous pensons avec un grand nombre de critiques et de commentateurs, que ce supplice consistait i attacher le patient a une potence et à le frapper de verges. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Notre /«frotftfcfton.etc., tom. II, p. 322.

TYMPE (Jean-Oottfried), protestant, profes-

TYPA

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