‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1137 sur 1294 · I. TYR (Tyius), en hébreu Tsùr, appelée au · texte numérisé non relu

I. TYR (Tyius), en hébreu Tsùr, appelée au

TYRA

TZUR

jourd'hui Sour, était la capitale de la Phénicie et la résidence du roi Hiram, allié et ami de David et de Salomon. Cette ville était située sur la côte, entre Sidon et Ptolémaïde, à trente lieues au midi de Tripoli et autant au nord-est de Jérusalem. L'apôtre saint Pierre s'y arrêta en allant de Gésarée à Antioche, et y laissa pour évéque un des prêtres qui étaient à sa suite. La ville de Tyr devint ensuite métropole de la première Phénicie, sous le patriarche d'Antioche. Elle passa sous la juridiction du patriarche de Jérusalem après la prise de cette Tille par Baudouin II , dans le Xlr* siècle ; mais les Latins ayant été chassés de toute la Syrie et de la Palestine sur la fin du XIIIe siècle, l'Église de Tyr retourna sous la dépendance du patriarche d'Antioche. Elle a été depuis unie à l'Eglise de Sidon, et elle est aujourd'hui archevêché du rit grec melchite. Tyr a eu treize évéques latins, dont le premier, Odo, fut nommé en 1122. On compte aussi cette ville parmi les évêchés maronites. Fauste Naironus et Biaise Terzi en font la première des métropoles dépendantes du patriarche des maronites. Nous ne connaissons cependant aucun évéque de ce rit. De l'an 335 à l'an 518, trois conciles y ont été assemblés. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 802, et tom. 111. p. 78. La Regia, tom.U, VU et X.Ubbe, tom. 11,111 et IV. flardouin, tom. I et II. D. Calmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud. VAnnuario pontificio.

II. TTR (Tyraum), ville épisc. de la province de Pisidie, sous la métropole d'Antioche, au diocèse d'Asie. On en connaît cinq évéques, dont le premier, Héraclide , assista au premier concile général de Constantinople, l'an 381. Tyr est aujourd'hui archevêché in partibus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1048. De Commanville,/™ Table alphahét., p. 248. Richard et Giraud. VAnnuario panlificio.

I. TYRAN (Tyrannus). Les auteurs sacrés se servent quelquefois de ce mot pour marquer un prince, un roi (Esther, vi, 9. Eiéchiel, xxm, 23). Dans les livres écrits en arec , comme la Sagesse, l'Ecclésiastique et les Machabées, il se met tantôt en bonne, et tantôt en mauvaise part, comme dans les autres auteurs grecs. Voy. D. Calmet, Diction, de In Bible.

IL TYRAN ou TYRANNUS , dans l'école duquel il est dit que saint Paul enseignait après s^élre retiré de la synagogue d'Éphèse. On ne sait qui est ce Tyran. Quelques-uns croient que c'était un prince ou un seigneur qui prêtait sa maison à 1 apôtre pour y rassembler ses disciples; mais la plupart sont persuadés que c était un gentil converti et ami de saint Paul, chez qui il se retira. Voy. Actes, xix, 9. D. Calmet. Dictian.de la Bible.

TYRANNICIDE ou RÉGICIDE. On appelle ainsi la doctrine de ceux qui enseignent qu'il est permis d'ôter la vie à un tyran ou un roi. Cette doctrine fut soutenue à l'occasion de l'assassinat du duc d'Orléans, tué en 1407 par le duc de Bourgogne, dans un plaidoyer du docteur Jean Petit; mais le concile de Constance la condamna, en 1416, comme hérétique, scandaleuse et introductive de trahison, sédition et perfidie, de même qu'il condamna ceux qui la soutiennent opiniâtrement, '

tiques, et, comme Jtels , punissables selon les saints décrets.

TYRANNION (Saint), évéque de Tyr, en Phénicie. et martyr, vivait au iv« siècle. Il fut élevé sur le siège de cette ville durant la persécution de Dioclétien et de Maximien. Il y eut en Phénicie, et principalement à Tyr, une multitude innombrable de chrétiens qui souffrirent généreusement pour la foi en 304 et 310. Les chefs de cette glorieuse multitude étaient : Tyran- Dion, Sylvain, Pelée, Nil , évéques, et le prêtre Zénobe. Les Latins honorent tous ces martvrs le 20 février. Voy. Eusèbe etRufin, Hist.,\. Vfll. Richard et Giraud.

TYRANNUS, nom propre d'homme. Voy.

Tyran . n° IL

TYRATHABA ou TYRATABA. bourg de la Palestine dans la tribu d'Ephraïm, près du mont Garizim. Il est célèbre p.ir le massacre que Pilate y fit faire d'un giand nombre de Samaritains qui s'y étaient assemblés en armes, à la suite d'un imposteur qui leur promettait de leur découvrir des vases nacrés que Moïse v avait autrefois enfouis. Pilate, qui en fut averti, marcha contre eux, leur livra bataille, les mit en fuite, en tua un grand nombre, et prit plusieurs prisonniers, dont il lit ensuite décapiter les plus considérables. Cet événement arriva l'an 30 de J.-C. Les Samaritains avant porté leurs plaintes à Vitellius, gouverneur de Syrie, celui-ci envoya Marcellus en Judée pour en informer et ordonner à Pilate d'aller se justifier devant Tibère. Pilate alla à Home après avoir gouverné la Judée pendant dix ans; mais Tibère mourut avant qu'il y arrivât. Voy. Joseph, Antiquit., I. XVIII, c v

TYRN, DYRN ou TYRNAW, ville de la haute Hongrie sur un fleuve du même nom, dans le comté de Trantschin, a été la résidence des archevêques de Strigonie pendant que les Turcs ont été maîtres de cette place. Voy. Richard et

TYRRELL (Sir James), historien anglican, né à Londres en 1642, mort à Shotover, près d'Oxford, en 1718, était petit - fils du célèbre Usher. On a de lui, entre autres ouvrages : !• A Brief Disquirition on tUe law of nature; Londres. 1692, in-8»; c'est la traduction abrégée du grand ouvrage de l'évêque Cumberlan De Legtbus naturce; — 2° General History of Enghmd, bot h eccleriastical and civil; Londres, 1700-1704, 5 vol. in-fol ; cette histoire s'arrête à la mort de Richard II. loy. Wood, Athenœ Oxonierues, tom. IL Chalmers, General biagrafical Dictionary. La Sour. Biogr. génér.

TYZICA. Voi/. Tizica.

TZERNIKOW. Voy. Tchernigow.

TZUROLLOES (turulus), siège épisc. de la province d'Europe sous la métropole d'Héraclée. 11 a été uni à ceux de Petzi et de Sergentza. On en connaît quatre évéques, dont le premier, Sisinnius, assista et souscrivit au septième concile général, deuxième de Nicée , l'an 787. De Commanville appelle Tzurolloe* tantôt Chiourh' h, et tantôt Chiourlik, en latin Turulut. Voy. Lequien, Oriens Chriit., tom. 1, p. 1129. De Commanville, I» Table alphaUt..p. 247. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, qui, vol. LXXXI,

Tzuvf4tocs et Tzorult.

p. 489, appelle Corner, notre art. Sergestza.

UCHA

UDIN

UBADA, aneien évéché d'Afrique dans la Mauritanie Césarienne, sous la métropole de Césarée. Un de ses évoques, Ingénus, assista à la conférence de Carthage en 484 , et fut exilé par Hunneric, roi des Vandales, fauteur des erreurs des arien». Vou. Morrelli, A fi: Christ., Gaet. Moroni, vol. L.WXl, p. 4ML

UBALD (Saint), évéque de Gubbio, en Ombrie, né vers l'an 1(184 ou 1086, mort le 10 mai 1160, entra dans la communauté de IVgli.se de Saint-Marien, puis dans celle de Saint -Second, où il acheva ses études. Son évéque , Jean le Grammairien, le fit prieur du chapitre de sa cathédrale, qui était fort dérangé, et auquel il persuada d'embrasser la vie régulière. L'évéque de Pérouse étant mort en 1L26, le peuple et le clergé choisirent Ubald pour remplir le siège vacant. Le saint obtint du pape Honoré II que l'élection n'aurait pas lieu. Cependant, en ll'-J. le pape le sacra évéque de Gubbio, et le nouveau prélat donna à son troupeau les plus rares exemples d'humilité, de modestie, de pénitence, de charité, de douceur et de patience. On célèbre sa fête le 16 mai. Voy. Uollandus.

UBERT (SAINT-). Voy. Saint, n° LV.

UBLRTIN DE CAS ALI ou D'ILIA. Voy. Casa U, n° I.

UBIL, Ismaélite, intendant des chameaux du roi David. Vot/. I Paralip., XXVII, 30. DBIQUITAIRÉS. Vou. UBIQUI8TBS , D° II.

I. UBIQUISTES (Ubiquistœ), ce nom était donné dans la faculté de théologie de Paris aux docteurs qui n'étaient ni religieux, ni attachés à aucune des deux maisons de Sorbonne et de Navarre. Les ubiquistes s uppl iaient simplement Codeurs en théologie, au heu que les autres ajoutaient de ta maison de Sorbonne ou de iïavarre, etc.

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