II. DBIQUISTES ou U BIQUIT AIRES . nom
donné à ceux des luthériens qui, pour défendre la présence réelle de Jésus -Christ dans l'Eucharistie, sans admettre la transsubstantiation, disent que le corps de Jésus-Christ est partout, aussi bien que sa divinité. Drentius, zélé disciple de Luther, s'attacha surtout à enseigner cette erreur de l'ubiquité du corps de Jésus- Christ; il fut vivement combattu par Jean Harsel. Les ubiquistes ne subsistent plut qu'en peu d'endroits de l'Allemagne et ne sont pas d accord entre eux. Les uns croient que Jésus-Christ est partout depuis le jour de 1 Incarnation , et d'autres depuis l'Ascension seulement. Voy. Sponde, ann. 1564. Pratéole, au mot Ubiquit. Le P. Richeome , dans ses Traités de controverse. Le P. Pinchinat, Diction., au mot Bren- Tit's. Bergier, Ihction. de théul. Gaet. Moroni, vol. LXXXll,p.36-37.
UCHANSKI (Jacques),archevêque de Gnesne, né à Sluzewo, en Moravie, l'an 1505, mort i Lowicz, dans la môme province, en 1581 , fut d'abord référendaire du royaume , puis évéque de Culm, où il se fit remarquer par un zèle perfide pour les nouvellesdoctrmes.il augmenta le scandale par la manière dont il souscrivit les décrets du synode national assemblé I Lenzcicé,
sous la présidence d'un légat apostolique. Transféré par le roi au siège de Cujavie, il l'occupa pendant quatre ans «ans être approuvé par le pape, qui était alors Paul IV, et contre son expresse volonté ; ce qui le fit suspendre et excommunier. Cependant Pie IV le transféra à l'éplise métropolitaine en 1502, où il favorisa de nouveau le protestantisme. U fut plus d une fois sévèrement repris par son chapitre métropolitain: et, dans une diète, nn sénateur protestant dit hautement que le primat, président du sénat, pensait comme lui sur la foi.uchanski s'en tira en lisant la profession de foi que Pie IV avait exigée de lui avant de l'absoudre de l'excommunication. Il joua un rôle important dans les événements politiques de son époque, mai* dont nous n'avons pas à nous occuper ici. Nous nous bornerons donc i dire qu'il avait causé beaucoup de scandale et fait peu de bien, et que quelques années avant sa mort, atin de regagner la confiance de la Pologne catholique, il avait mis au jour un petit ouvrage sur le saint sacrifice de la messe, sous ce titre : Brevu augustissimi ac summe venerandi sacrosandœ missar sacrifiai, ex sanctis Patribus contra iropium Franaici Stancari Montuani scriptuni Atsertio, jus ru et auctoritate reverendisstmi Jacobi Vchanski; Cologne, 1577, in-8°. « Ce traité, dit avec raison Gley. rédigé avec sagesse, peut être utilement consulté... Le mandement que le primat mit en tête de l'ouvrage est véhément : on v reconnaît le prélat qui, dans les matières dp la religion, ne gardait pas plus de mesure que dans la politique, se laissant entraîner dans tous les extrêmes, et ne pouvant détruire les antécédents avec lesquels il se mettait en contradiction. • Voy. Gley, dans la Biogr. univers. de Miehaud. La Souv. Biogr. qénér.
UDALRIC ou ULRIG (Saint), évéque d'Augs bourg, en Allemagne, né l'an 893, mort le 4 juillet 073, Tut élevé dans l'abbaye de Saint-Gall, d'où il passa dans le clergé d'Adalbéron, évéque d'Augsbourg, qui le ht camérier et chanoine de son église. L'an 900. il alla visiter le tombeau des saints apôtres à Rome, et, en 934, il fut nommé évéque d'Augsbourg. U déploya toujours le plus grand zèle pour le bonheur spirituel et temporel de son troupeau. On fait sa fête principale le 4 juillet. Voy. Surius, au 4 juillet. D. Mabillon, IV* Siècle bénédictin. Richard et Giraud.
UDALRIC DE BAMBERG, écrivain allemand du xii* siècle, a recueilli, en 1135, un grand nombre de nièces, qui sont des diplômes, des chartes de fondations, de donations, des opuscules historiques, des épigrammes, des lettres de papes, d'empereurs, d'évéques et d'autres personnes illustres. Le P. Pez a publié un Index alphabétique des pièces qui étalent contenues dans un manuscrit de ce recueil. Voy. Pez, Thésaurus ancedidorum nnvisnmus, etc.
UDINE ( Vtinum), ville archiépisc. d'Italie et capitale du Frioul vénitien, située à dix -huit lieues de Venise, entre les rivières de Taçhatuento et de Lisonzo. La principale église d'U-
UGOL
dine était collégiale lorsqu'elle fut érigée en cathédrale, l'an 1752, pur la suppression du patriarcat d'Aquilée et la division de son diocèse en deux archevêchés : l'un pour la partie du Fl ioul qui appartient à la maison d Autriche et pour les provinces voisines qui dépendaient du diocèse d'Aquilée, et l'autre pour la partie du Frioul et du même diocèse soumise alors aux Vénitiens. L'un de ces deux archevêchés a été établi a Gorice , et l'autre à Udine , où le patriarche d'Aquilée faisait auparavant sa résidence. Le cardinal Dclfino, qui possédait déjà le patriarcat d'Aquilée. fut nommé au nouvel archevêché d'Udine. L'an 1310, un concile h été tenu dans cette ville. Voy. le P. Mansi, Suppléai., tom. III, col. 335.
DDVARD, lieu en Hongrie ôù Ton tint un concile sous Charles I", roi de Hongrie, et Thomas, archevêque de Strigonie, en 1301). Voy. Mansi. SuppléM., tom. III, col. 335. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXXII, p. 279.
UGENTO (Vgentum), ville énisc. d'Italie, dans le royaume de Naples , sous la métropole d'Otrante, située vers l'extrémité de la terre d'Otrante. De Commanville dit qu'elle fut érigée en évéché avant le xi« siècle. Son premier évéque connu fut Siméon, religieux du mont Cassin; le second qu'on connaisse est Landus, mort en 1254. Vny. Ughelli, Uni. S/*rr«,tom.IX, col. 110. Gaet. Moroni. vol. LXXXIII, p. 3-8.
UGHELLI (Ferdinando). de l'Ordre de Citeaux, né à Florence en 15'.i5, mort à Rome l'an 1070, occupa divers emplois dans les différents monastères de son Ordre en Italie. Plus ta*d il fut élu abbé du monastère de T rois-Fontaines, à Rome , et il devint procureur de sa province et cousulteur de Y Index. Il refusa les divers évèchés qui lui furent offerts, et Alexandre VII le mit au nombre de ses prélats domestiques. Ses principaux ouvrages sont : 1° Hulm sacra , sive de epwnpù Italiœ opus; Rome, 1643-1062, 9 vol. in-fol.; Venise, 1717-1722, 10 vol. in-fol.; il en existe un Abrégé par Lucenti, 6ous ce titre : Italia sacra R. P. Ferdinand! Ughelli restricta, aucta, verilati maijU commendata , opéra et studio Julii Amhrtisii Lucentii, ejusdem Ordmis Abbatis; opus swgulare . tribus tomis novissime dùtinctum,subsequente quarto in quo Ecclesmrum originel, urbium conditioner, jura princiuum, do~ nationes, et retond i tu momanenta proferuntur, cum certis notii et prweluris animadversioniius ; Rome, 1704, in-fol. ; — 2° Cardinalium Elogia,
Îmi m Qrdine cistercùmsi floruere; Florence, 624, in-fol. ; — 3° Columnensis fhmilia cardinnlium Imug mes ; Rome, 1650, in-4*. Voy. son Eloge, par J. Lucenti, à la téte de la 2* édit. de I Italia sacra. Léo A lia tins, Ape.s urbance. Nicéron, Mémoires, tom. XLI, p. 166 et suiv. Feller, qui donne les titres des autres écrits du savant
ÛgheJU.
I. UGOLINI ( Barthélemi ), savant canoniste, né en Toscane vers 1540, mort dans un âge trèsavancé ù Rome , où il demeura longtemps, montra pendant toute sa vie un grand zèle pour la religion. Il publia un certain nombre d'ouvrages en latin qui eurent beaucoup de succès , entre autres : 1» Troetatus de Sacramentis : Rimini, 1587; in-fol ; — 2» Traetatus de Officw et potestate epitcom ; Rome, 1617, in-fol.; — 3" Responsùmes ad ires jurisconsulte circa bona ecelesiastica ; Bologne, 1607, in-4% — 4» De Usuris; Venise, 10O4, in-4» ; — 6» Traetatus de censuris Romono Pontifici reservatii; Venise, 1602, 1609, in -4°; Bologne , 1501, in-fol.: — 6» De Irregularitatibus; Venise, 1602, in-fol. Voy. Feller, Biogr,
UITE
univers. L'abbé André , Cours alpha M. de droit canon , tom. VI, p. 305.
II. UGOLINI (Biaise), savant italien , a laissé : Thésaurus antiquitatum sacrarum, cotnplectens srlertissima clarissimorum virurum opuscula, in uuibus veterum Hebrteorum mores, teges, instituta, ritus sacri et civiles illustrantur : opus ad iltustrationem utriusque Testamenti et ad philologiam sacrant et profanant utilissimtim, tnnximeque necessarium; Venise, 1743-4745, 3 vol. in-fol. Voy. le Joum. des Savants, 1746 et 1716. Richard et Giraud.
UGONI ou UGONIUS (Mathias), évéque de Famagouste en Chypre, vivait au xvi« siècle. Il assista au concile Je Latran, convoqué en 1517 par Léon X. On a de lui : 1° Tractutus de diynitate }tatnur<hnlt ; Breseia, 1507, in-fol.;—. 2° Si/nodia Uyoma dr concitiis; ibid., 1532, et Venise , 1563, in-fol. Voy. le Joum. de* Savants, 1701, p. 340, 1" édit., et p. 304,2» édit. Richard et Giraud. Feller, Jiioyr. univers.
UILKENS (Jacques-Albert), protestant, théologien et naturaliste hollandais, né en 1772 à Vvierum, village près de Gruniugue, mort dans cette ville l'an 1825. Le roi dos Pays-Bas créa pour lui, en 1815, à l'académie de Groningue, une chaire d'économie rurale. Uilkens a laissé : 1° Discours sur les perfections du Créateur considérêei dans les créatures ; 4 vol. in-8° ; — 5* Manuel d'économie rurulr ; 1819. Cet écrivain s'occupa de chercher les rapport* oui existent entre la religion et l'histoire naturelle. Vny. Pérennès, dans la Binqr. univrr*. de Feller.
DITENBOGAARD ou UTTENBOGART (Jean), théologien remontrant, né à tltrecht en 155/, mort l'an 1650, manifesta d'assez bonne heure un grand penchant pour la réforme. C'est pourquoi il alla à Genève, où il se mit bous la direction de Théodore du Bèze. De retour dans sa ville natale, en 1591. il y devint pasteur de la paroisse réformée. Comme cetto église était divisée en deux partis, dont l'un, plus attaché à la doctrine calvinienne de la prédestination et à la sévérité de la discipline génevoise, s'appelait le Consistoire, et l'autre, moins rigoriste, se nommait l'Église de Saint-Jacques, Uitenbogaard s'attacha à cette dernière. Arminius, qu'il avait connu à Genève, était tout a fait dans ses idées; et Casaubon, qu'il eut occasion de voir à Paris en 1610, le fortitia dans sa conviction que le dogme de la prédestination était déraisonnable et dangereux, qu'on prêchait trop peu aux calvinistes la nécessité des lionnes œuvres et trop exclusivement la justification par la foi seule. Ces principes lui plaisuient d'autant mieux, qu'il les prêchait depuis longtemps avec autant d'ardeur que de constance. La persécution qui un peu plus tard atteignit son parti ne l'épargna pas. Il fut banni, et ses biens confisqués. On lui rendit sa maison en 1629) il put reparaître en public; mais ses adversaires réussirent à lui faire interdire toute prédication. Uitenbogaard a beaucoup écrit, et ses ouvrages sont presque tous polémiques et composés en hollandais; nous citerons seulement : 1° Traité des fonctions et de fautante du magistrat chrétien dans les affaires de religion; la Haye, 1610, in-4°; l'auteur étend cette autorité le plus possible ; — 2° Histoire ecclésiastique, offrant les événements les plus notables de la chrétienté, depuis 400 jusqu'en 1609, surtout en ce qui concerne les Provinces- L'nies: 1646-1647, in-fol.; — 3» Prastantium et rrudilorum viivrum Epistolœ eccles. et theolog.; Amsterdam. 1684, in-fol., 2* édit. Foy-sa Fie. en latin, par 1 Arminien Gérard Brandi; Amsterdam, 1Î20; et par lui-même, en hollandais, 1639,
ULIN
ULNA
et 1646, 2» édit. Voy. aussi G. Burman, oui, dans son Trnjn ium eruditum, p. 435-4 15. donne la Jiste de tous les écrits de Uitenbogaard. Michaud, Biogr. univers. Le Diction, de la théol. cnthol.
ULAl ou EU LEE. fleuve qui coule près de Suse en Perse. Daniel rapporte une vision qu'il eut près de ce fleuve. Voy. Dan., Vffl, 2 et suiv.