URIM
URC1NIUM. Voy. Ajaccio.
URGEL (Urgellum ou Orgelium), ville épisc. d'Espagne, sous la métropole de Tarragone, située sur la 'rive droite de la Sègre, au pied des Pyrénées, à trente lieues de Barcelone. On la nomme communément la Seu-d'Vr gel, c'està-dire le siège de l'évéché du pays , qui fut établi dans cette ville dès le v* siècle. Les Sarrasins la détruisirent au vin* siècle , mais elle fut rétablie suus Charlemagne et Louis le Débonnaire. De l'an 7U9 à l'an 991 , trois conciles ont été tenus à Urgel. Voy. Baluze , In Notis ad Agobard. La Galïia Christ., t. VI . p. 16. Aguirre, dans sa Collection det conciles d'Espagne, t. III. De Commanville, f Table alphabél., p. 361. Richard et Giraud.
URI, fils de Hur, et père du fameux Béséléel, de la tribu de Juda. Voy. Exod., xxxi.
URIA. URITANUM. Voy. Oma, n» IL
I. URIE. souverain pontife des Juifs sous Achat, qui eut la faiblesse d'obéir à l'ordre impie de ce prince, et plaça un autel profane dans le temple du Seigneur. Voy. IV Rois, xvi , 10 et suiv.
II. URIE, prophète du Seigneur, fils de Séméi de Cariath - Iarim , annonçait en même temps, et ainsi que Jérémie, les malheurs de Jérusalem. Ce prophète ayant su le dessein qu'avait conçu Joachim de le faire périr, se sauva en Egypte ; mais ce prince ordonna qu'on Je ramenât, qu'on le fît mourir par le glaive, et qu'on l'enterrât sans lui rendre aucun honneur. Voy. Jérém., xxvi, 20, 21.
III. URIE L'HÉTHÉEN . mari de Bethsabée, laquelle étant enceinte de l'adultère commis avec David, en donna avis à ce prince, qui, pour cacher son crime, engagea Une à voir sa femme. Mais comme celui-ci refusa d'aller à sa maison, David le renvoya au siège de Rabba, d'où il revenait , et il écrivit à Joab de le mettre dans l'endroit le plus périlleux du combat. Cet ordre cruel fut exécuté. Joab périt dans la bataille. Cependant, touché de repentir, David fit pour cet homicide, et pour l'adultère qui l'avait
r récédé , une longue et sincère pénitence. Voy. I Rois, xi , 3 et suiv.
I. URIEL, fils de Tahac et pore d'Ozias, de la race des Lévites, de la famille de Caath. Il était le chef de cette famille du temps de David. Voy. I Paralip., vi, 2i; xv. 5. 11.
II. URIEL, père de Micnaîa, femme de Roboam et mère du roi Abéa. Voy. Il Paralip.,
UI. URIEL, mot hébreu qui signifie ma lumière est Dieu. C'est un nom d'ange. Les Juifs et quelques chrétiens croient que c'est un ange de lumière. Le IV* livre d'Esdras en parle comme d'un bon ange. Saint Ainbroise semble le mettre au même rang que Gabriel et Raphaël quand il dit : Gabriel ne meurt pas. Raphaël ne meurt pas; Uritt ne meurt pas. Les liturgies orientales en font souvent mention; on le voit aussi dans plusieurs auciennes litanies. Quelques livres apocryphes assurent que ce fut l'archange Vriel qui révéla à Enoch ce que c'était que le mois , l'année, et les révolutions des astres. Voy. IV Esdras, iv, 36; v, 20. Ambros., De Fuie, 1. III, c. m. D. Calmct, Diction, de ta fliA/r, où l'on trouve plusieurs autres témoignages sur l'auge Vriel.
URIM et THUMMIM ou TUMMIM, termes qui signifient à la lettre, selon l'hébreu, lumières et perfections; selon saint Jérôme, doctrine et vérité: selon les Septante, déclaration et vérité ou révélation et vérité. Quelques-uns veulent qu'urim et thummim soient les épithètes des pierres du rational; d'autres croient que
ursà
icrmes sont plutôt égyptiens qu neoreux, et que leur vraie signification est la déclaration de ta vérité, comme T'ont traduit les Septante. L'auteur de l'Ecclésiastique (xlv, 17) s'exprime comme si la manifestation et la vérité étaient des qualités du grand prêtre, qui était revêtu de l'éphod. On voit la même chose dans le Ier livre d'Esdras (n, 63). Joseph et plusieurs autres auteurs prétendent que l'urhn et thummim n'étaient qu'un certain éclat extraordinaire qu'on apercevait sur les pierres du rational lorsque Dieu voulait assurer du succès des événements sur lesquels on le consultait, et qui ne paraissait pas lorsque Dieu désapprouvait ce dont il était question. Spencer prétend que c'étaient de véritables téraphim que le grand prêtre cachait dans la doublure de son pectoral, et par le moyen desquels Dieu ou un ange répondait à ses interrogations. Ce dont on convient à cet égard est : 1° qu'on n'employait cette consultation par Vurim et thummim que dans les affaires dune extrême importance; 2° que le grand prêtre, revêtu du ration. il était le seul ministre de cette cérémonie . 3» qu'elle ne se faisait que pour le roi , le président du sanhédrin, le général de l'armée d'Israël . ou quelque autre personne publique, et cela seulement dans l'intérêt de la religion ou de l'Et.it. A tout ce qui vient d'être dit sur urim et thummim, nous ajouterons que ces mots, dans le texte hébreu, se trouvant précédés de l'article déterminatif, désignent des objets déjà existants et parfaitement connus des Hébreux , pour lesquels Moïse, qui les cite, écrivait. Voy. Exod., xxvm, 30. Lé vi t., vui, 8. D. Calmet, qui, dans son Commentaire sur l'Exode, xxviii, 30, mais surtout dans son Diction, de la Bible, traite le sujet avec une érudition remarquable.
URIM A, siège épisc. de l'Euphrate. au diocèse d'Antioche , sous la métropole d'Hériopolis. On eu connaît trois évêques, dont te premier, Abraamius, souscrivit la lettre du concile d'Antioche à l'empereur Jovien , touchant la consubstantialité. On trouve cette Eglise aussi parmi les sièges épiscopaux soumis aux patriarches jacobites, et on lui donne trois évêques, dont le premier, Théodore, siégeait en 736. Voy. Leqiaien, Oriens Christ., lom. II, p. 946 et
URIN ou VRIN ( Pierre de ), prêtre , a laissé : Nouveaux Essais de sermons, a homélies sur les quatre Évangiles, <f entretiens sur les Épttres, et d'instructions dogmatiques, suivant l'ordre du concile de Trente; Pans, 1697, in-18. Ce volume contient des instructions pour l'Avent. 11 y a pour chaque dimanche : 1* un sermon dans lequel l'auteur établit un point de doctrine ou de morale ; 2° une homélie sur l'Évangile , qui est expliqué verset par verset, à l'exemple
sur un point de dogme tiré de l'Evangile du jour. Urin s'attache a n'expliquer l'Ecriture que par l'Écriture même, et par des autorités prises des saints Pères; son style est plein de Feu et d'élévation. Voy. le Journ. des Savants, 1697. Le Diction, det Prédicateurs.
URMIA. Voy. Okmi.
URRUTIGOYTI ( Michel - Antoine - François de ) a laissé : De Ecclesiis cathedralibus tractatus; Lyon , 1666, in- fol. Voy. le Journ. des Savants, 1666, p. 306, !" édit., et p. 182, 2» édit. Richard et Giraud , qui indiquent les sujets principaux traités dans ce livre.