‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1143 sur 1294 · UNZE · texte numérisé non relu

UNZE

1372: faculté de droit. Oranqe , fondée en 1305 par Raimond III. Pau, facultés de droit et des arts; le chancelier devait être constitué en dignité ecclésiastique ; le recteur du collège était recteur et vice chancelier de l'université. Perpignan , fondée en 1343 par Pierre d'Aragon; quatre facultés. Poitiers, fondée Tan 1431 par Charles VII; quatre facultés. Pont -à- Mousson , fondée en 1572; quatre facultés. Reims, fondée l'an 1317; quatre facultés; fille de l'université de Paris. Strasbourg, fondée par le sénat de la ville l'an 1538; on distinguait l'université luthérienne, qui avait quatre facultés , et l'université épiscopale ou catholique , qui n'avait que deux nicultés, celle de théologie et celle des arts.

' ulouse, fondée en 1223; quatre facultés, deux c lièges, onxe professeurs en théologie, dont trois séculiers et huit réguliers; quatre étaient publics, et les quatre autres conventuels; six professeurs en droit, quatre en médecine et deux aux arts; un professeur des libertés de l'Eglise gallicane. Le rectorat était affecté aux professeurs en droit. Valence, fondée à Grenoble en 1139, par le dauphin Humbert II. transférée à Valence par Louis XI , alors dauphin ; quatre facultés.

II. Ces universités avaient été emportées, comme beaucoup d'autres institutions, par le torrent révolutionnaire de 93, lorsque Bonaparte visitant le palais de l'université de Turin, fondée en 1771 par Charles-Emmanuel III, se fit présenter les statuts qui régissaient cette institution. Cest de là sans doute que lui est venue l'idée de fonder lui-même une nouvelle université ; idée qu'il a en effet réalisée, d'abord par les lois du 11 floréal an X et du 10 mai 1806, puis par le décret d'organisation du 17 mars l£08, en 144 articles, enfin par deux autres décrets, l'un du 17 septembre de la même année, et l'autre du 15 novembre 1811 ; ces deux derniers décrets complétèrent l'œuvre. L'enseignement universitaire était divisé en trois branches : l'enseignement supérieur, donné par les facultés dont nous allons dire un mot ; l'enseignement secondaire, donné dans les lycées et r?s collèges; l'enseignement primaire, donné dans les écoles primaires. La loi du 10 mai 1808, art. 1 et 2, porte : « Il sera formé sous le nom d'université impériale un corps chargé exclusivement de l'enseignement et de l'éducation publique dans tout l'empire. Les membres du corps enseignant contracteront des obligations civiles, spéciales et temporaires. » Dans le décret du 17 mars 1808, art. 1, Set 3, on lit : « L'enseignement public dans tout le royaume est confie exclusivement à l'université. Aucune école, aucun établissement quelconque d'instruction ne peut être formé hors de l'université impériale et sans l'autorisation de son chef. Nul ne peut ouvrir d'école , ni enseigner publiquement , sans être membre de l'université impériale et gradué par l une de ses facultés. Néanmoins, l'instruction dans les séminaires dépend des archevêques et évêques, chacun dans son diocèse ; ils en nomment et révoquent les directeurs et professeurs; ils sont seulement tenus de se conformer aux règlements sur les séminaires par nous approuvés. » Et à l'art. 38 du même décret, il est dit entre autres choses : « Toutes les écoles de 1 université prendront pour hases de leur enseignement : 1° les préceptes de la religion catholique;... 3° l'obéissance aux statuts du corps enseignant, qui ont pour objet l'uniformité de l'instruction et qui tendent à former pour l'Etat des citoyens attachés à leur religion, à leur prince, à leur patrie

et à leur famille. > Le même décret de 1808 porte aux art. 100, 101 et 102 : c A l'avenir, et d'après l'organisation complète de l'université, les proviseurs et les censeurs des lycées, les principaux et les régents des collèges, ainsi que les maîtres d'études de ces écoles, seront assujettis au célibat et à la vie commune. Les professeurs des lycées pourront être mariés, et, dans ce cas, ils logeront hors du lycée Les professeurs célibataires pourront y loger et profiter de la vie commune... Aucune femme ne pourra être logée ni reçue dans des lycées et des collèges. » Ou nous nous trompons de la manière la plus étrange, ou ces articles sont la condamnation anticipée des prétrophobes, hommes à esprit étroit, qui aujourd'hui veulent exclure de l'instruction publique tout ce qui porte une robe de prêtre ou de religieux. Quant aux facultés, il en n été créé cinq ordres, savoir : des facultés de théologie , des facultés de droit, des facultés de médecine, des facultés des sciences mathématiques et pliusiques, des facultés des lettres (ibid., art. 6). » Il porte encore, à l'art. 8 : 1 11 y aura autant de facultés de théologie que d'églises métropolitaines, et il y en aura une à Strasbourg et à Genève pour la religion réformée. > 11 faut remarquer qu'alors Genève faisait partie de la Krance. Cette seconde faculté a été depuis établie à Montauban, qui est pour le culte calviniste , tandis que celle de Strasbourg est pour le culte luthérien. Cette organisation a subi beaucoup de modifications. L'université n'a plus le monopole de l'enseignement. Elle a perdu jusqu'à son nom, ayant été confondue dans le ministère de l'instruction publique et descultes. Voy. Antoine Fontanon,/» Êdits et Ordonnancée des roys de France, depuis saint Uiys jusqu'à présent, tom. IV*, p. 435 de l'édit. de Parts, 1580. La Combe, Recueil de jurisprud. canon., au mot Universités. Du Bou\&y, Hist.de f Université de Pans. Crévier, Histoire de t Université de Paris. Du Boulay, Historia Universitatis. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol., où l'on trouve de justes et sages réflexions. L'abbé André , qui , dans son Cours alphabét. de droit canon, donne la liste par ordre alphabétique de toutes les anciennes universités catholiques de l'Europe, avec l'année de leur fondation. Gaet. Moroni.qui, dans son vol. LXXXIII, p. 267-323; LXXXIV, p. 3-323; LXXXV, p. 3-208, trace l'historique des universités de différents pays ; mais surtout de celle de Rome.

UNZER (Jean -Auguste), médecin et littérateur protestant, né à Halle, dans le duché de Magdebourg, en 1727, mort l'an 1799 à Alton», où il s'était établi et où il eut une vogue extraordinaire, a laissé de nombreux ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Nouvelle Doctrine sur les mouvements de notre âme et de rimaginationf Halle, 1746, in-8»; petit traité de physiologie dans lequel l'auteur cherche à établir l'influence que la structure et la tension des nerfs out sur nos inclinations et nos passions, lesquelles, selon lui , sont une dépendance du système nerveux; cette doctrine trouva avec raison beaucoup d'adversaires ; — 2° Pensées sur l'influence de tâme sur le corps; ibid., 1747, in -8°; — 3° Méditations philosophiques sur le corps de l'homme; ibid., 1750, in-8»; le but de ce traité est de prouver que non- seulement les sensations ou opérations, mais aussi l'imagination , la prévision, l'intelligence et la volonté, produisent toujours dans notre corps des mouvements qui sont en harmonie parfaite avec ce qui se passe en elle. Voy. Michaud, Biogr. unt-

URBA

t*r#. Pérennès, dan» la Biogr. univers, de Feller.

UPS AL (Upsalia), ville archiépisc. de Suède, dans l'Uplande, située sur la rivière de Sala. Cet évéché, établi dès l'an 820, fût érigé en archevêché par le pape Alexandre 111, l'an 110». et la prima tic du royaume y fut attachée avec le droit de sacrer le roi. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXXV, p. 449-260. Le Diction, de la théol. cathoi.

DPSD. Voy. Ipsus.

UR, ville de Chaldée, patrie de Tharé et d'Abraham. Dieu, comme il est dit dans ln Genèse (xi, 31), fit sortir Abraham de la ville d'Ur pour le conduire dans la terre de Chanaan, qu'il avait dessein de lui donner en héritage à lui et à ses descendants. On ne connaît pas la véritable situation de cette ville. On prétend que le nom d'Ur, qui signifie feu, lui fut donné parce qu'on y adorait cet élément. Voy. D. Calme t. Diction, de la Bible. Le Diction, de fa théol. cathoi. Compar. notre art. Abraham.

URAl , fils de Béla, de la tribu de Benjamin. Voy. I Paralip., Vil,7.

URANIUS ou VON DEM RIMMEL (Henri), prêtre , savant littérateur, né à Rees . dans le duché de Clèves, vers la fin du xv« siècle, mort l'an 1579, fut recteur du collège d'Emmeric, où il travailla à l'instruction de la jeunesse avec beaucoup de zèle pendant cinquante-cinq ans. Il possédait le latin , le grec et l'hébreu ; et à ces connaissances il joignait une grande piété et un attachement inviolable à la foi de ses pères. On a de lui , outre Gramrnaticn tatina et Commendatio lin mur gréera; : 1° Grammntira> hebram Compendium /Cologne , 1559, in-12; — 2° De Vsu litterarum serviltum; ibid., 1570; ouvrage relatif au précédent; — 3° De Be numerarta, mensuris et ponderibus; ibid., 1509, in-4°. Voy. Feller. Biogr. univers.

URANOPOLIS, ville épisc. de Galatie, dans F Asie Mineure. C'est un évéché in partibus sous l'archevêché également in partibus d'Ancyre. Uranopolis est peut-être la même que Vranopolis,que Baudrand qualifie de ville de la Galatie mentionnée dans les conciles : Alto Galatiœ ex Hbris Conciliorum. Ajoutons que Berinopolis, donnée par de Commanville comme suffragante d'Ancyre, est appelée par des géographes Vermopolis et Uranopolis. Voy. de Commanville, M Table atihaF^x p. 40. Gaet. Moroni , vol. LXXXV, p. 262-263, où Ton trouve exposées les différentes raisons qui prouvent l'identité dTJranonolis. de Berinopolis et de Verinopolis.

I. URBAIN (Saint), dont saint Paul loue les travaux pour Jésus- Christ. Les Grecs en font la fête le 31 octobre , et disent qu'il a été ordonné évêque de Macédoine par saint André, et qu'il était du nombre des soixante-dix disciples de Jésus -Christ. Les Latins l'honorent le 30 octobre. On ne connaît aucune particularité de sa vie. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible.

II. URBAIN I" (Saint), pape, né à Rome, mort le 23 mai 230, succéda à Calixte I" en 222, et eut saint Pontien pour successeur. Les uns disent qu'il fut martyr, mais les autres lui disputent ce titre. On lui attribue une ÉpUre et quelques Dëcref*;mais tout cela est supposé. Sa fête est marquée au 25 mai dans l'ancien calendrier romain. Voy. Eusèbe , Histor. Baronius. Annal. Tillemont, Mémoires, tom. III. Gaet. Moroni , pour ce jpape et les suivants du nom d'Urbain, vol. LXXXV, p. 317-318, et vol. I. XXXVI, p. 3-73.

m. URBAIN II, pape, né en Champagne,!

URBA

mort à Rome en 1099, se nommait auparavant Odon ou Eudes, et était religieux de Cluny. Il fut fait cardinal et évêque d'Ostie par Grégoire VII, et élevé sur le Saint-Siège après la mort de Victor III, en 1088. L'Église était alors affligée par le schisme de l'antipape Guibert. Urbain gouverna avec une rare prudence, et les schématiques l'ayant contraint de quitter Rome, il se retira en* France . où il tint divers conciles, entre autres celui de Clermont, en Auvergne, l'an 1095. Paschal II lui succéda. On a de lui des Lettres, qui ont été insérées dans Labbe, Concil. Voy. D. Th. Ruinart. Vie du pape Vrham II; 1724. Cetto Vie a été insérée dans les Œuvres posthumes de D. Mabillon.

IV. URBAIN III, pape, né à Milan, mort à Ferrare en 1187, se nommait auparavant Hubert Crivelli ou Pnvelli, et était archevêque de Milan lorsqu'il succéda à Luce III, en 1185. Il eut de grandes contestations avec Frédéric Barberousse, au sujet des terres laissées a l'Église de Rome par la princesse Mathilde, sur la dépouille des évêques après leur mort et sur les taxes qu'on faisait paver aux abbesses. Ayant appris la nouvelle de la prise de Jérusalem par les Turcs, il en mourut de douleur. Grégoire V1JJ lui succéda. Voy. Duchesne, Histoire des papes. Ripamonte. Hist. Mediol.

V. URBAIN IV, dont le nom de famille était Jacques Pantalènn, pape, né à Troyes, en Champagne, mort à Pérouse en 1261, était fils d'un pauvre cordonnier. Il passa d'une place d'enfant de chœur à celle de chanoine et d'archidiacre de la cathédrale de Laon, d'où il parvint successivement à être évêque de Verdun, patriarche de Jérusalem, et pape a la mort d'Alexandre IV, en 1201. 11 publia une croisade contre Mainfroi. ennemi de l'Église et usurpateur du royaume de Sicile, appela en Italie Charles d'Anjou pour le faire roi des Dcux-Siciles, et institua la fête du Saint -Sacrement, dont il fit composer un office particulier par saint Thomas d'Aquin. II eut Clément IV pour successeur. On a d'Urbain IV une Paraphrase sur le psaume Miserere,

Îue nous avons dans la Bibliothèque des Pères, 'ou. Platina. Bzovius et Raynaldi, Annal.

VI. URBAIN V, pape, né à Grisact dans le diocèse de Mende, en 1309, mort i Avignon en 1370, se nommait auparavant Guillaume de Grimoard. Il entra chez les Bénédictins, prit le bonnet de docteur en droit canon et en théologie, professa avec succès à Montpellier et à Aviguon, devint abbé de Saint-Germain-d'Auxerre. puis de Saint-Victor de Marseille; et t l'an 1362, il succéda à Innocent VI. Il réforma divers abus, établit des académies publiques, protégea les savants, soutint avec zèle les droits ecclésiastiques, excommunia Bartiabon, tyran d'Italie, et quelques autres seigneurs italien- qui exerçaient des cruautés inouïes sur le peuple, et rendit la paix à l'Italie par la défaite de ce» tvrans, avec le secours de l'empereur d'Allemagne. Grégoire XI lui succéda. Les martyrologes de France et des bénédictins font mention de lui. On a de lui plusieurs traités, et l'on trouve quelques-unes de ses Lettres dans Dom Martenne, Thésaurus novus anecdotorum. Voy. Sponde. Bzovius. Baronius. Raynaldi, Annal. Du Bosquet. Duchesne. Labbe, tom. XI.

VIL URBAIN VI, pape, né à Naples en 1318, mort à Rome l'an 1389, se nommait auparavant Bartolomtneo Prignanit et était archevêque de

IRari lorsqu'il fut élu pape dans une espèce de sédition du peuple , en 1378. Sa sévérité ayant indisposé contre lui le» cardinaux , ils se retireront à Anagni,puisà Fondi, où ils nommèrent

IIUBA

TTRBÎ

le cardinal Robert de Genève , qui prit le île Clément VU, ce qui fut le commencement d'un long et fâcheux schisme. Urbain excommunia Jeanne, reine de Naples, pour avoir reçu Clément VII, institua la féte de la Visitation, et réduisit le jubilé de cinquante ans à trentetrois. 11 avait écrit VHistoire des évéyues de llari «t quelques autres ouvrages. Bomface IX lui succéda. Voy. Hiovius. Sponde, Annal. Louis Jacob, Biblinth. Pontif., etc.

VIII. URBAIN VII, pape, né à Rome en 1521, rnort à Monte - Cavallo , près de cette ville, l'an 1590, se nommait auparavant Giovanni Baltista Castagna. Il se fit recevoir docteur en l'un et 1 autre droit, devint archevêque de Rossano Ter» Tan 1553, assista au concile de Trente, occupa diverses légations, fut nommé cardinal en 1583, et succéda à Sixte V en 1500. Il ne régna que treixe jours, et eut Grégoire XiV pour successeur.

IX. URBAIN VIII, pape, né à Florence en 1568, mort à Rome l'an 1644, se nommait auparavant Mnff'eo Barlterini. Son mérite l'avait toujours fait distinguer à la cour de Rome , où il avait occupé les emplois les plus importants, et avait été nonce en France du temps de Henri IV. 11 succéda à Grégoire XV en 1623, renouvela la constitution de Pie V pour empêcher l'aliénation des biens de l'Église, en publia une autre pour obliger à la résidence les cardinaux qui avaient des évéchés, établit plusieurs collèges pour le bien de la religion et l'augmentation de la foi, et réunit au domaine de l'Église le duché dUrbin. On a de lui : 1» des Hymnes pour les fêtes de Notre-Seigneur et de la sainte Vierge; — 3° des Paraphrases sur quelques Ptaumes et sur les Cmittgues de l'Ancien et du Nouveau Testament ; — 3° des Ordonnances, etc. Innocent X lui succéda. Voy. Victorel et Duchesne, Vie du pape Urbain VIII. Sponde, Annal. Louis Jacob, Bihlwth. Pou/»/., etc.

X. URBAIN (Saint), martyr de Constantinople, vivait au rv» siècle. 11 fut député avec Théodore, Ménédème et soixante-dix-sept autres ^ en 370, par les catholiques de Constantinople a l'empereur Valens, pour se plaindre des violences des ariens. Ces députés étant arrivés à Nicomédie, présentèrent leur requête à Valens, qui les fit mettre dans un vaisseau qui n'était point lesté et auquel on mit le feu quand il fut en pleine mer. L'Église grecque célèbre leur fête le 18 mai. Le Martyrologe romain moderne la marque au 5 septembre. Voy. Socrate, Hist. reeles., I . IV, c. xvi. Sozomène, 1. VI, c. xrv et xv.

XI. URBAIN (SAINT-), en latin Sanctus Urhanus, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, dans le Pertois, en Champagne , au diocèse de Châl.ms-sur-Marne, fut fondée l'an 865 par Erchenras, évéque de Châlons Elle fut «l'abord sou9 l'invocation de la sainte Trinité, et prit ensuite le nom de Saint- Urbain , pape et martyr, dont les reliques y furent transférées. Elle a été unie a la congrégation de Saint-Vannes depuis 1651. Voy. la hnlîia Christ., tom. IX, col. «27.

XII. URBAIN DE L'ASCENSION, de l'Ordre des Carmes, né à Saumur, mort à Angers en 1664, se rendit recommandable par sa science, par sa piété, et par l'austérité de sa vie. Il convertit dans le Poitou un grand nombre d'hérétiques, professa la Uiéologie , et fut successivement prieur dans divers couvents de la province de Tours et d'Aquitaine, provincial de ces deux provinces , commissaire général de la province de Narbonne et visiteur général des Bénédictines du Calvaire. On a de lui : 1» Summa

practica, triplex, compiedens munus emfessarii, metiiei sdlicet, judicis et «klom; Poitiers, 1649, in-fol. ; — 2» Traité sur l'Oraison mentale pour les personnes religieuses; ibid., 1619, in -24; — 3» institutiones juris canonici veteris et moi», etc.; Limoges, 1659, in-24; — 4° Les quatre Éléments de lu perfection chrétienne pour ceux qui vivent dans le monde; Paris, 1638, in-12; — 5° Defensio pro juribus et privilegiis relia ktsorttm , contra curatos; la Flèche, 1658,in-8«. Voy.Specvl. Carme l., tom. II, 3861. p. 1093. La Biblinth. Ca

lit., tom. II. col. 873.

URBANEA ou URBANIA, autrefois Castel Durante (Castrum Duranti), ville épisc. d'Italie, dans le duché et sous la métropole d'Urbin, située sur la Metra, à trois lieues de Santo-Angelo. Ce fut Durand , évéque de Mende, qui la fonda et lui donna son nom au \ui siècle; mais Urbain VIII l'ayant agrandie et érigée en évèché, lui donna le sien. La cathédrale de Saint-Christophe était une abbaye de l'Ordre de Saint - Benoit qui fut sécularisée dans le temps de son érection. L'évéché de Santo-Angelo in Vado, érigé en 1631 , a été uni à celui d'Urbanea. « Les uns, dit do Commanville, veulent que ce soit le Ttfernum Metaumm du Picenum Annonaire , qui était évéché dès l'an 500 ou 600, et les autres, au contraire, veulent que Tifertntm Mdaurum soit à Santo-Angelo in Vado, dont l'évéché a été uni i Urbanea. • Gaet. Moroni, vol. LXXXV, p. 263-317. Le premier évéque d'Urbanea et de Santo Angèlo, Honoré de llonoratis, fut élu en 1636. Voy. Ughelli, liai. Sacra, tom. II, p. 881. De Commanville, J" Table alphabét., p. 260. Richard et Giraud.

URBANISTES, nom donné à la branche des religieuses de Sainte -Claire qui ont été mitigées par le pape Urbain I V, et qui suivirent les règlements que ce souverain pontife leur avait donnés. URBICE. Voy. Urbiquk.

URBIN ou URBIN0 ( Vrbtnum), ville archiépisc. d'Italie située sur une montagne, entre les rivières de Metra et de la Fogla , à vingtdeux lieues d'Ancône. Cotte église fut érigée en archevêché l'an 1563. Le premier évéque d'Urbin, Evander, assista au concile de Rome en 313, et le premier archevêque, Félix, siégea depuis 1563 jusqu'en 1578, année de sa mort. Voy. Ughelli , Ilot. Sacra, tom. II, col. 779. De Commanville,/" Table alphabét. , p. 260. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXXVIII, p. 73-

URBIQUE ou URBICE (Saint), évéque de Clermont, en Auvergne, vivait au rv* ou au v« siècle. 11 était marié lorsqu'il fut nommé évéque; il se sépara de sa femme à cette occasion ; mais l'ayant reprise pour peu de temps à sa sollicitation, il fut si touche de sa faute qu'il se retira dans un monastère de son diocèse pour en faire pénitence. Lorsqu'il sortit, il reprit la conduite de son peuple, qu'il gouverna saintement jusqu'à sa mort. On célèbre sa fête le 3 avril. Voy. saint Grég.de Tours, Hist. de France, 1. VIII, c. xxxix.

URBISAGLIA, village d'Italie, dans le Picenum , bâti sur les ruines d'Urbs - Salvia , qui était une ville épisc, et qui fut détruite par Alaric, roi des Goths. Ilolstenius dit quun évéque de cet ancien siège, nommé Lnmpadius, assista an premier concile du pape Svmmaqne , en 499. Ughelli met cependant ce Lampadius parmi les évéuues d'Alba. Voy. Ughelli, Italia Sacra, t. X, col. 190. De Commanville , /»• Table conscientia , seu theologia moratis. canonica et\ alphabet., p. 260. Richard et Giraud.

Page 1