‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1146 sur 1294 · II. URSINUS (Joachim). Voy. Beringer · texte numérisé non relu

II. URSINUS (Joachim). Voy. Beringer

III. URSINUS ( Zacharie). théologien protestant, né à Breslau en 1534, mort à Neustadt l'an 1583, était très-habile dans les belles-lettres et dans les sciences. 11 acquit une grande réputation en Allemagne , et fut ami intime de Mélanchthon , On a de lui : 1° Exegesis de sacramentis ; — 2° Admonitio Seustadiana ; — 3° Commentariu* de morulitale et consolationibtis christiani. Il est l'auteur du Catéchisme cTHeidelberg, dont se servent les calvinistes d'Allemagne et de Hollande ; il y enseigne formellement que les catholique» peuvent se sauver dans leur religion : on sait que les docteurs luthériens d'Helmstadt décidèrent la même chose dans la fameuse consultation du 28 avril 1707. Les divers écrits d'Ursinus sont à Vlndex de Clément VIII. Voy. Ladvocat, Diction, histor. portatif. Feller, Biogr. univers.

URSULE (Sainte), vierge et martyre, vivait au iv« ou au v* siècle, et était fille d un prince de la Grande-Bretagne. Elle fut martyrisée par les Huns, auprès de Cologne sur le Rhin , avec une ou plusieurs autres filles qui l'accompagnaient , pour la cause de la religion chrétienne et la défense de leur virginité. Les auteurs ne s'accordent ni sur le nombre de ces saintes , ni sur le temps de leur martyre. Un ancien Missel de Sor)>onne , où la fète de sainte Ursule, patronne de la Sorbonne, est marquée, porte : Eestum SS. Ursula , Undecimilla* et sociarum , virginum et martyrwn. Quoi qu'il en soit , le cuite de sainte Ursule est fort célèbre dans l'Occident, et on fait sa féte le 21 octobre. Voy. Surius. Le P. Sirmond. Richard et Giraud.

URSULINES, Ordre religieux de filles qui suivent la règle de Saint-Augustin , sous la conduite des évéques. Le but de leur institution est d'instruire et d'élever les jeunes filles. La bienheureuse Angèle de Bresce fonda cet Ordre en Italie l'an 1537, et le pape Paul III le confirma en 1544. Ce fut à l'Ile, dans le Comtat Venaissin, que se forma la première communauté , et il y en eut bientôt plusieurs semblables en France. L'an 1612 , Paul V permit qu'elles fissent des vœux solennels. 11 y avait en Franche- Comté des Ursulines qui ne faisaient que des vœux simples , ainsi que celles de Parme . de Foligni et de Sainte-Bufline à Rome. Voy. Hermant , Hi st. des Ordres religieux. Bergier , Diction, de théologie. Compar. notre art. Angèle, n» II.

URSUMAR (Saint), évéque régionnaire et abbé de Lobes sur la Sambre, né à Floyon, près d'Avesnes en Hainaut, l'an 644 ou 645, mort le 18 avril 713, succéda à saint Landelin, premier abbé du monastère de Lobes, dans le diocèse de Cambrai, vers l'an 686. Il fut pour ses frères un modèle accompli de toutes les

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vertus; mais son zèle le porta a aller jusqu'au fond de la Flandre, afin d'aller annoncer l'Évangile aux idolâtres. C'est alors qu'il fut ordonné évéque sans être attaché à aucun siège , et il travailla avec une ardeur infatigable à la conversion des peuples répandus dans les diocèses de Cambrai, d'Arras, de Tournai, de Noyon , de Thérouenne , de Laon , de Metz , de Trêves, de Cologne et de Maéstricht. On célèbre sa fête le 18 avril. Voy. Bollandus. Dom Mabillon, Acta Sa net or. bénédict. Richard et Giraud.

URTELLO (Urtelum), siège épisc. de la grande Arménie. On n'en connaît qu'un évèque, nommé Martyr, qui assista et souscrivit au concile de Sis, Voy. Lcquien, Orient Chritt., t. I, p. 1448. *

US ou HUS , premier fils d'Ara m et petit-fils de Sem. On croit qu'il peupla la Trachonite, province située au delà du Jourdain , ayant l'Arabie déserte à l'orient et la Batanée au couchant. Les anciens nous apprennent que Us fonda la ville de Damas. Voy. Genèse, x, 23. I Paralip., 1,17. D. Calme t, Diction, de la Bible.

USAGE. C'est une grande règle en matière ecclésiastique, que les usages particuliers doivent être conservés lorsqu'ils n'ont rien de contraire aux mœurs ou aux lois générales de l'Eglise (Can. Galliarum, XXV, qu. 2). L'évéque ne peut que corriger les usages abusifs ou superstitieux dans le service divin. 11 en est des usages comme des coutumes: les uns sont légitimes et revêtus de toutes les conditions qui leur donnent force de loi; mais d'autres, au contraire, ne sont que des abus qu'il faut réprimer. Voy, l'abbé André , Cours alphabét. de aroil canon. Compar, notre art. Coutume.

USCAVAwUM ou USÇl,monastèredela grande Arménie , situé près d'Érivan , avec évéché sous le titre de Saint-Serge. Le célèbre Uscan, qui siégeait vers le milieu du xvu* siècle, se qualifiait tantôt évéque de Saint-Serge dans la rande Arménie, et tantôt évéque arménien 'Érivan. Ce prélat, étant à Amsterdam en 1067, laissa plusieurs Mémoires signé» de sa main, touchant la foi des Arméniens sur la présence réelle. Voy. la Per)Àt. de la fui, tom. I , à la fin. Lequien. Orient Christ., tom. I, p. 1448. USCECIA. Voy. DzÊs.

USCUP. Koj/.Scopia.

US EL, ancienne ville épisc. de Sardaigne, sous la métropole d'Arbora. Cluverius, fiaudrand et autres ont cru que c'était la même ville qu'Oristagnt ; mais Cellarius, qui passe pour 1 un des plus savants géographes, parle à'L'sel et d'Oristayni comme de deux villes distinctes. La ville a'Usel est aujourd'hui ruinée, et l'évôché a été transféré à Aies , ville située entre le midi et le couchant de l'île. Le premier évéque à'Usel, Vincent ou Aguthon, siégeait du tempe de saint Grégoire le Grand. Voy. U Sardtma Sacra, p. '263. Cellarius, Géogr. antiq,, tom. I , p. 964, édit. de Leipzig. Richard et Giraud.

USEZ. Voy. UzêS.

USBER (Jacques), en latin Vsteriut, archevêque d'Armant! en Irlande, né à Dublin en 1580, mort l an 1655, était très-versé dans les langues, la poésie, l'éloquence, les mathématiques, la chronologie, 1 histoire saccée et la théologie. U dressa en 1615, dans une assemblée du clergé d'Irlande, des articles touchant la religion et la discipline ecclésiastique qui furent approuvés par le roi Jacques , quoiqu'ils fussent différents de ceux de l'Église anglicane. Ce prince lui donna l'évèché deldeath en 1620,

et en 1626, l'archevêché d'Armagh. Dans ces

deux dernières places Usher déploya le plus grand zèle contre les catholiques, et s'opposa de toutes ses forces à ee qu'on passât un acte de tolérance en leur faveur. U a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1* Gravistimat questions de ckrishanorum Eeclesiarum in Occidentit prêt serti m partibus ab apostolicis temporibut continua succès m one et statu historica Explicatio ; Londres , 1613 . in-4°, 3» édit.; ouvrage mis à Vlndex le 4

1709; le but de l'auteur est d'y montrer que le Pape est l'Antéchrist ; que l'Antéchrist est né au commencement du vu* siècle; qu'il est parvenu à l'âge viril dans le \r , etc.; — 2° Immanuel, or the myttery of the Incarnation of the Son of God, a body of divinity or the sum and substance of chnttian religion; Dublin, lt!38, in-4°, 4* édit.; — 3° Britannicarum Eeclesiarum nntùfuitntit Historia; ibid., 1639, in-4», 2* édit.; mis à Vlndex par un décret en date du 4 mars 1709 ; — \°l>c Romance Ecclesia» Sumfioh apottolico vetere aliisque fidei formulùt: Londres, 1647. in-4°; — 5° Annales Veteris et Novi Testamenti; Londres, 1650-54, 2 vol. in- fol.; Paris, 1673, in-fol.; avec l'ouvrage précédent; Genève, 1722, in-fol.; — 6° De Grava LXX mterpretum Vertione; Londres, 1655, in-4»: — 7° Chronolfjyux sacra; Oxford, 1660, u>4°. Voy. le P. Nicéron, Mémoire.*, tom. V. Le Joum. des Savants , 16?$, 1693 , 1708. Supplém.. 1713, 1722 et 1724. Richard et Giraud. Feller, Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de la théologu catholique.

II. USHER (Jacques), de la même famille que le précédent, mais né de parents catholiques romains en 1720, mort l'an 1762, embrassa l'état ecclésiastique, ouvrit à Kensingtot Gravel-Pits une école au'il dirigea avec succès jusqu'à sa mort. On a de lui : 1° Nouveau Système de philosophie , où il censure Locke comme inclinant au naturalisme , doctrine qu'il considère comme la mort de tout ce qui est sublime, élégant et noble ; — 2° des Lettres insérées dans le Public Ledaer (le Grand Livre Public), et signées un libre pentear, où il démontre le» inconséquences et l'impolitique mesure des persécutions exercées alors contre les catholique* romains; — 3° Elio, ou Discours sur le goût; U s'attache à prouver qu'il y a dans l'âme humaine un type universel de goût qui peut être dépravé ou corrompu par 1 éducation ou par l'habitude, mais ne peut être jamais totalement déraciné ; — 4° Introduction à la théorie de t reprit humain, dont l'objet est de réfuter les déistes, qui attaquent la religion révélée sou» l'apparence d'un appel i la philosophie. Voy. Michaud, Biogr. univers.

USKUP. Voy. Scoi-IA.

USSER. V»y. Uskkr.

USTINGUA. USTINGA. Voy. Otjstiouo.

USTODIZO. Voy. Nicopolis, n° DL

USTRE. Voy. Adjuteur, n* II.

USUARD , moine de Saint-Germain-des-Pi é^. mort en 876 ou 877, fut chargé en 858, par l'abbé Uilduin , de se rendre en Espagne pour tâcher de découvrir, dans les ruines de Valence, le corps de saint Vincent, patron de son monastère. 11 y alla avec un autre religieux, nommé Odilard , et il rapporta de Cordoue les corps de Georges, d'Aurele et de Nathalie, avec les actes de ces martyrs. 11 a composé un célèbre Martyrtflogc qu'il dédia à Charles le Chauve; les meilleures éditions de cet ouvrage sont celles de Louvain, 1568, in -12; d'Anvers, 1714, infol.; de Paris, 1718, ù>4°. Voy. D. Rivet, but.

USUR

UZIE

iittér. de la France, tom. V. D. Ccillier, Ilist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XIX, p. l25*2 et suiv.

USUCAPION (Usucapio, Posscssio). C'est la même chose que la prescription. Voy. Prescription.

USUFRUIT. Les bénéficier* étaient considérés comme des usufruitiers des biens dépendants de leurs bénéfices. C'est une maxime que collatio est in fructu , ce qui signifie que celui qui a l'usufruit d'un bien ou d'un titre ecclésiastique dont dépend un bénéfice a le droit de conférer ce même bénéfice. Voy. Durand de Maillane, Diction, canon., au mot Usufruit. Richard et Giraud

USURE ou INTÉRÊTS {/tenus). Les théolo-

Siens appellent ainsi un profit ou un gain tiré e ce qu'on a prêté, soit en argent, soit en autres choses, qui se consomme pr l'usage. L'taureest contraire à la loi naturelle, de l'aveu même des païens , entre lesquels on peut citer Platon, Anstote, Plutarque. Selon saint Thomas, elle est contre la justice naturelle. L'Écriture sainte condamne comme usuraire tout ce qu'on exige au-dessus du sort principal. Parmi les Juifs elle n'était que tolérée, et cette tolérance n'avait lieu que par rapport aux étrangers. Néhémie oblige les Juifs, de retour de la captivité, de restituer à leurs frères ce qu'ils en avaient injustement exigé. Dans la loi nouvelle, Jésus-Christ dit à ses apôtres de prêter sans espérer de retirer aucun gain. Il y a cependant des cas où l'on peut retirer un intérêt légitime des sommes prêtées, et alors ce n'est pas usuraire. Voy. Exod.,xxil, 25, 26. Lévit., xxv, 35, 37. Deutéron.. xxm , 19-20. II Esdras ,'v. 11 . Luc, Vl, 30-63. Ambros., De Tobia , c. xv. Plutarqne, De Vitnndo J£re aliéna. Les théologiens et les canon i^t es, entre autres Bergicr, Diction, de theol. Lancelot, Instit., tit. VIL L'abbé André, Cours afphabét. de droit canon, où l'on trouve un certain nombre de décisions de la S. Pénitenecrie et du Saint -Office sur le prêt de commerce et l'intérêt légal.

USURIER; c'est celui qui se rend ou qui s'est rendu coupable du péché d'usure. Toutes les nations ont établi des peines contre les usuriers. Comme nous l'avons remarqué à l'article précédent, les païens mêmes ont taxé l'usure de crime contraire à la loi naturelle. Le droit canon punit les usuriers de l'infamie, de l'excommunication , de la privation des offices et des bénéfices, et même de la sépulture ecclésiastique. Voy. le C. /. Causa XIV, au. 3. Lancelot, tnsM., 1. XXX IV, tit. VII : c. Quia ex omnibus tit. de Vmr.; c. Pia, de. Kxcom. in 6°. Le concile d'Arles de l'an 314 , can. xn. Le premier concile de Nicée, ann. 325, can. xm. Le conc. d'Elvire, iv* siècle, can. XX. Compar. Usure.

USURPATEURS, USURPATIONS. L'Église a souvent réclamé contre les usurpateurs de ses biens , et elle a considéré comme tels les bénéficiera mêmes qui aliènent sans une juste cause. Les canons punissent de l'excommunication quiconque s'empare de ces biens. Voy. le droit canon, Caus. A7/, qu. 11. Le conc. de

Trente, ses». XXII. c. xi, de Reform. L'abbé André, Cours nfnhaM. de droit canon. Corn/mr. nos articles Aliénation des biens d'Église et Spoliation.

UTILITAIRES. Secte qui est née en Angleterre, dont un certain Jérémic Bcntham a été le pontife, et qui a pour devise, pour règle, pour décalogue de ses pensées et de ses action-, l'utilité pratique et positive. Voy. le Diction, dr t néologie de Bergier.

DTINUM. Voy. Udine.

UTRECHT (Trajectum ad Rhenum ou Trat'ectum infeiim), ville archiépisc. des Pavs- Bas, est située sur le vieux canal du Rhin \ à huit lieues d'Amsterdam et à dix de Nimëgue. L'évéché, fondé dans le vin* siècle par saint VVillebrod, fut érigé en archevêché lan 1550, et elle a été érigée en métropole par Pie IX, l'an 1853. De l'an 697 à l an 1391, trois conciles ont été tenus i Utreeht. Voy. la Gotha Christ., vet. edit., tom. I. La Regia, tom. XVII. Labbe, tom. VI. Hardouin, tom. III. Le P. Mansi , Suppléai., tom. II, col. 1163. Compar. Hollande.

UTREDUS B0LT0NIUS, bénédictin anglais de Durham , vivait au xiv* siècle. 11 se distingua par une conférence publique qu'il eut avec l'hérésiarque Wiclef. Il a laissé , entre autres ouvrages : !• De Renia Christi Dignitate; — 2« De Hegati et sacerdotoli Oflicio, etc. Voy. Pitseus. De ll/ustr. Angl. Scriptor.

UXAMA. Voy. Osma.

UYTENBOGÀRT. Voy. Uitenbogaard.

UZAL, sixième fils de Jectan. On le place i ordinairement dansl'Arabie Heureuse. Ontrouve ' dans le livre rabbimque Juehnsin la ville â'Vzat, capitale du royaume d'Aljeman ou Sabas. Les ■ Latins ont fait à'Uzal, Auzar, et ont nommé myrrha auzaritis une sorte de myrrhe qui vient de ce pays-là. Voy. Genèse, x, 'ZI, et les interprètes sur ce passage. Pline , Hist., 1. XII, c. vi. D. Calmet, Diction, de la Ribfe.

UZERCHE (Uzcrchia), abbaye de l'Ordre de Saint -Benoit, était située dans la ville de ce nom, au diocèse et à onze lieues de Limoges, sur la Vesère. Elle était sous le titre de Saint- Pierre, et elle fut fondée, vers l'an 960, par Hildegarius, évêque de Limoges. C'était le cherlieu de la congrégation des religieux exempts de l'Ordre de Saint-Benoit, en rrance. Voy. la Martin ière, Diction, qéugr.

UZÊS ou USEZ ( Lseetn), ville autrefois épisc. dans le bas Languedoc, sous la métropole de Narbonne. La cathédrale, dédiée à saint Théodonc, martyr d'Uzés. a été régulière de l'Ordre de Saint -Augustin jusqu'en 172H, qu'elle fut sécularisée. Le premier évêque d'Uiès connu est Constantius ou Coustantinu* , qui, en 439, fut représenté au concile de Riez par un prèlre nommé Vincent, qui souscrivit en son nom ;'i ce concile. Conslanlius se trouva en personne au deuxième concile d'Arles, vers la fin de tr»l, et en souscrivit les actes. Il siégea aus>i au troisième concile d'Arles, en 4ûT>. Ce siège a été supprimé par le concoidat de 1801.

UZIEL (JONATHAN BEN). Voy. Jonathan, n« III.

YACA — 2356 — VACH

VAAS ( Vadaeium), abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin située dans la petite ville du même nom, au diocèse du Mans, sur la rive droite du Loir. On ignore les auteurs et le temps de sa fondation.

VAAST (Saint), évéque d'Arras, né, croit-on, sur les frontières du Périgord et du Limousin, mort le 6 février 539, se retira d'abord dans le diocèse de Toul, en Lorraine, où il vécut caché

fiendant quelque temps dans les exercices de a pénitence. Sa réputation l'avant fait connaître à l'évéque de Toul, il fut élevé au sacerdoce et devint catéchiste de Clovis. Ce prince, qui, en passant par Toul l'an 494, avait pris saint Vaast à sa suite, le laissa à Reims et le recommanda à saint Remi, qui l'ordonna évéque d'Arras et l'envoya aussitôt dans ce pays , qui était rempli d'idolâtres. Il passa quarante ans dans l'exercice de ce pénible ministère, et fut encore chargé du soin de l'église de Cambrai. Sa féte principale a lieu le 6 février. Voy. Rollandus , au 6 février.

VABRES ( Vabrincum, Vabrense Castrum), ancienne ville épisc.de France, dans le Rouersue. L'éyêché, érigé en 1317 par le pape Jean XXII, était suflVagant d'Albi. L'évéque réunissait en sa personne le titre de premier chanoine. La

Srévôté et l'archidiacone étaient à la nominaon de l'évéque, la chantrerie à celle du chapitre, les canonicats à la nomination alternative de l'évéque et du chapitre. Ce siège a été supprimé par le concordat de 1801. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif.

VACANCE, défaut de titulaire légitime en une charge, en un bénéfice. La vacance des bénéfices est le fondement de toutes les provisions qui en sont données. Il y a plusieurs genres de vacances des bénéfices ; il y en a où us vaquent par le fait et de plein droit, et d'autres où ils ne vaquent qu'après le jugement qui a déclaré le bénéfice vacant et impétrable. Dans les genres de vacances de plein droit , il

Î' a des cas où le titulaire peut prévenir la cotation de l'ordinaire ou du Pape, par démission ou par résignation, et d'autres où il ne peut prévenir et a les mains liées. Dans les genres de vacances qui n'arrivent pas de plein droit , il y a des cas où il faut trois monitions de deux mois en deux mois avant le jugement, et certains autres délais. Il y en a d'autres où une simple citation suffit avant le jugement; et enfin d'autres où, après un certain délai, l'on peut conférer sans monition ni citation préalable. Voy. la Combe, Recueil dejurisprud. canoniq. et bènéf., au mot Vacance. Richard etGiraud. Le Diction, ecc/és. et canon, portatif. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon.

VACANT, en matière de charge et de bénéfice, signifie qui n'est point rempli, occupé par un titulaire. Un bénéfice est réputé vacant in caria romanu, lorsque le titulaire meurt dans Rome, ou i vingt lieues, ou deux diètes de Rome (ultra duas dictas), c est-à-dirc deux journées ou vingt lieues autour du lieu où le Pape réside actuellement. C'est le Pape qui nomme

aux bénéfices vacants en cour de Rome par mort. Compar. l'art, précéd.

VACCARITIA, aujourd'hui CASTELLACCIO.

ancienne ville épisc. d'Italie, sous la métropole de Bénévent, était située dans la Daunie. aujourd'hui la Capitanate, à quatre milles de Troja. On ignore les noms des évêques qui y ont siégé.

VACCIA ou VATZEN , ville épisc. de la haute Hongrie, à cinq milles au nord de Bude, fut prise en 1084 par les Turcs, qui la détruisirent.

I. VACHE. De même que, dans l'Écriture sainte, le bœuf et le taureau signifient au sens figuré les riches et les puissants, les grands qui vivent dans l'opulence, dans l'oubli de Dieu et dans le mépris des pauvres, de même aussi les vaches et les génisses se prennent pour des femmes riches, délicates et voluptueuses, qui font leur dieu de leurs plaisirs (Amos, iv, 1. Osée, iv, 16). Les prophètes donnent souvent aux veaux d'or de Jérpboam le nom de vadte* et de génisses. Selon quelques-uns. Isaîe (x\, 5) et Jérémie (xlviii, 34) donnent Vépithete de vaches ou de génisses de trois ans aux villes de Ségor et d'Oronaîm , pour marquer leur indocilité, leur rébellion , semblables à la fougue indomptable des génisses de trois ans qui se refusent à porter le joug. C'est le sentiment du célèbre Gesenius entre autres, lequel déclare que c'est justement (recte) que les Septante, la Vulgate et le Targum l'entendent ainsi. Plusieurs interprètes prétendent que les deux prophètes ont voulu exprimer par là la force de ces villes, ce qui revient à peu près au même. Enfin d'autres interprètes , tels que D. Calmet , Michaelis, Dœderlein,Lightfoot, prennent l'hébreu Héglath Schelischiyyia pour un nom propre de lieu. Quant à D. Calmet, il soutient cette opinion dans son Diction, de la Bible et dans son Commentaire littéral sur Jérémie ( xlvih, 34); mais dans son Commentaire sur haie (xv, 5), il dit : « Mais Salisa était dans la tribu de Dan , et par conséquent trop éloignée de Moab pour qu'on pùt entendre ses cris jusque-là. Il faut donc s'en tenir au sentiment du Chaldéen, des Septante , du Syriaque , de l'Arabe et des autres interprètes qui prennent Agelath Haschlischia comme une epithète de Ségor, la génisse de trois ans. » Moïse ordonne que, dans le cas d'un meurtre dont on ignore 1 auteur, les anciens du lieu le plus proche coupent dans un vallon inculte la tête d'une génisse qui n'a pas encore porté le joug, et lavent leurs mains en présence des Lévites, en témoignage de leur innocence. Voy. Deutér., xxi, 1 et suiv. Compar. Meurtrier. Voy. aussi Gesenius, soit dans son Thésaurus, soit dans son Lexicon monnaie hebraicum et chaldaicum, elles commentateurs sur Isaîe (xv, 5) et sur Jérémie (xlvih, 34).

II. VACHE ROUSSE. Moïse rapporte en détail les cérémonies de l'immolation de cette vache, les qualités qu'elle doit avoir et l'usage qu'on devrait faire de l'eau dans laquelle on en avait jeté les cendres après l'avoir brûlée (N'ombr., xix, 42 et suiv.). Spencer pense que celte cérémonie avait un rapport d'opposition avec les

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