‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1147 sur 1294 · VAIR · texte numérisé non relu

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superstitions égyptiennes. Saint Jérôme et plusieurs autres croient qu'on immolait la vache rousse tous les ans, et qu'on en distribuait la cendre dans toutes les villes et les bourgades d'Israël. Quelques rabbins , au contraire, disent que depuis Moïse jusqu'à la destruction du temple on n'en immola au plus que dix. Le même saint Jérôme dit que depuis que l'arche fut fixée à Jérusalem, celte cérémonie se fit toujours sur le mont des Oliviers, vis-à-vis du temple, et les Juifs enseignent que, depuis la construction du temple, ce fut toujours le grand prêtre qui immola cette victime. On peut dire, a la vérité, avec le rabbin Abrabanel, que la vache rousse était un sacrifice pour le péché; mais il semble qu'on ne peut lui donner le nom d'oblation , qui ne convient qu'aux victimes offertes sur l'autel de» holocaustes. La vache rousse immolée hors du camp était la ligure de Jésus- Christ immolé pour nous purifier de nos péchés, comme le dit saint Paul dans son Êpitre aux Hébreux (ix, 13). Voy. les commentateurs sur le livre des Nombres (xix). Hieronym., Epist. XXVII. D. Calmet, Diction, delà Bible. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., réfute quelques censeurs des cérémonies juives. Spencer, qui, dans son traité De Legibus Hebroeorum ntualù bus, I. II, c. xv, cite les rabbins qui ont écrit sur la vache rousse. Mais voy. aussi à l'art. Spencer, n° II, ce que nous avons dit de la manière dont ce savant envisage les lois cérémonielles des anciens Hébreux.

VACHET (Jean-Antoine LE), prêtre, instituteur des sœurs de l'Union-Chrétienne, né à Romans, en Dauphiné, mort en 1681. Après la mort de ses parents, il ne garda de ses biens que le titre nécessaire pour recevoir les ordres, et se rendit à Paris en demandant l'aumône. Il y reçut la prêtrise en 1635, entra à l'hôpital des religieuses de la Roquette, et, s'étant retiré à Saiut-Sulpice par le conseil de saint Vincent de Paul, il s'appliqua aux missions dans les villages et à la visite des prisons et des hôpitaux. Plus tard il se consacra au service des pauvres dans l'hôpital de Saint -Gervais, et il y trouva l'occasion d'exercer sa patience et son humilité. On a de lui : 1" L'Exemplaire des enfants de Dieu ; — 2» La Voie de Jésus-Christ, Fil* unique de Dieu; — 3» L'Artisan chrétien, ou la Vie du bon Henri, maître cordonnier, instituteur et supérieur des Frères cordonniers et tailleurs; Paris, 1670; — 4° Règlements et pratiques chrétiennes en forme de constitutions, pour les filles et les veuves qui vivent dans le séminaire des sanirt de l'Union -Chrétienne; — 5» Réflexions que doivent faire les personnes qui communient souvent. Voy. l'abbé Richard, Vie de M. te Vachet; Paris, 1692, in-12. Richard et Giraud. Feller, Michaud, Ringr. univers.

VADAC1UM. Uy.VAAS.

V AD AN US. Foy.GUE,n»I.

VADICASSIUM (Augusta Nemetum). Voy.

Nfvers.

VADICASSIUM N0VI0MAGUS. Voy. Noyon.

VADIENS. Voy. Audéens.

VADING. Voy. Wadinc.

VAGABONDS (Les) sont obligés d'observer les lois des lieux par où ils passent, telles que les lois des jeunes, des abstinences , des fêtes, etc. Quant au mariage, ils doivent le contracter devant le curé de la paroisse où ils se trouvent actuellement, ou devant celui de la personne qu'ils veulent épouser, si elle a un domicile. Voy. le Traité du mariage dans les théologiens. Collet. Moral., tom. III.

VA G A0 , eunuque d'Holopherne qui intro-

duisit Judith dans la chambre de son maître. Voy. Judith, mi. lu.

VAGHI (Charles), né à Parme, mort en 1729, entra dans la congrégation des Carmes de Mantoue l'an 1660, y enseigna la philosophie et la théologie , fut fait définiteur de sa congrégation Tan 1703. On a de lui : Commentaria fratrum et sororum Ordinis B. M. V. de Monte Cannelo congregationis Mantuanœ; Parme, 1725, in -fol. C'est l'histoire de cette congrégation et des personnes des deux sexes qui l'ont illustrées. £lle est pleine de recherches et fondée sur des monuments souvent authentiques. Voy. Feller, Biogr. univers.

VAGONTUM et VAGORITUM SESSUORUM.

VAIN, VAINE GLOIRE. Voy. Vanité.

I. VAIR (Guillaume du), évèque de Lisieux, né à Paris en 1556, mort à Tonneins , dans l'Agénois, Tan 1621 , fut successivement conseiller au parlement, maître des requêtes, premier président au parlement de Provence et garde des sceaux. Il embrassa l'état ecclésiastique, et fut sacré évêque en 1618. On a de lui, outre des traductions assez estimées : 1° des Méditations sur les Psaumes; — 2° De la sainte Philosophie, etc.; tous ses ouvrages ont été imprimés à Paris, 16H, in-fol. Voy. Huet, De Clar. Interpretib., 1. II. Duchesne , Hist. des cluxncell. Le P. Nicéron, Mémoires, tom. XLIII.

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