Feller, Michaud
Biogr. génér
.La
l'Ordre de Citeaux , située dans le Forez , a v quart de lieue de Saint - Etienne , au diocèse de Lyon. Elle était de la filiation de Bonne val, et elle fut fondée par Guy , comte de Forez , en 1184. D'autres mettent la fondation de ce monastère vers l'an 1150, et l'attribuent à Pons d'Urgel. Voy. la Gallia Christ., tom. IV, col.
VALB0NNE ( Vallis Bona ), abbave de l'Ordre de Citeaux, située dans le Honssillon, au diocèse de Perpignan. Elle fut fondée et dotée , en 1242, par Pierre Raimond , abbé de Fontfroide,
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qui y envoya des religieux de son monastère avec un abbé nommé Guitard. Cette abbaye parait avoir été considérable. Voy. la Galliu Christ., tom. VI. Richard et Giraud.
VALBDRGE ou WALPURGE (Sainte), abbesso de Heidenheim en Allemagne, morte le 25 février 780, était sœur de saint Guillebaud ou Willibald , évéque d'Aichstet en Bavière, et de saint Gombaud ou Wunebaud, compagnon de saint Boniface de Mayence. Son père, saint Richard , seigneur du pays de Westsex ou des Saxons occidentaux, en Angleterre, ayant entrepris le voyage de Rome, la laissa dans le monastère de vinburn, où elle était déjà consacrée à Dieu en 728. En 748 elle fut envoyée par sainte Cette, son abbesse, avec plusieurs autres religieuses, à saint Boniface de Mayence, qui les plaça dans le monastère deBis. hoffsheim. Valburge en sortit , eu 751, pour être abbesse du monastère de Heidenheim , au diocèse d'Aichstet. On célèbre sa fête le 25 février. Voy. Bollandus , au '25 février.
VALCARENGHI (Paul), médecin, né à Crémone vers 1720, mort l'an 1780, fut professeur a l'université de Pavie et aux écoles palatines de Milan, membre de plusieurs sociétés savantes d'Italie , et agrégé au collège des médecins de Crémone , de Ferrare et de Rrescia. Il est auteur d'un certain nombre d'écrits, parmi lesquels nous devons citer : Disstrtatio médira epistolaris de virgine Cremonetisi , qtite per plum annos maleficiata fuit ; Crémone , 1716. La jeune fille qui fait l'objet de cette Dissertation vomissait à des temps indéterminés des pierres, des aiguilles, des morceaux de fer et de verre. Valcarenghi s'efforce de donner une explication naturelle à ce phénomène , qu'André Fromont et le prêtre Cauonici attribuaient à l'œuvre du démon. Voy. Éloy, Dictim. de médecine, \. VI, p. 385, édit. de Naples, 1762. Michaud, Biogr. tmiv. Pérennès, dans la Biogr. unw. de Feller.
VAL-CHRÉTIEN ( Vallis thristiana), abbaye de l'Ordre de Prémontré, ainsi appelée parce que, suivant la tradition, plusieurs chrétiens souffrirent en ce lieu le martyre pour lu foi. Elle était située au diocèse et a cinq lieues de Soissons , sur la rivière d'Ourcq ; elle reconnaissait pour ses fondateurs un seigneur nommé Raoul, et Gille. sa femme, qui donnèrent, en 1134, leur fief des Recourts pour y bâtir une maison de chanoines réguliers de Prémontré. Les premiers religieux qu'on y mit furent tirés de I abbaye de Saint-Martin de Laon. Voy. la Gallia Christ., tom. IX, col. 4911.
VALCKE ( Pierre -François), curé de Rumbecke et doyen rural de Roulers, au diocèse de Bruges, né en 1708, mort l'an 1787, donna pendant toute sa vie le plus éclatant spectacle de toutes les vertus pastorales. On a de lui : 1° des Sermons qui se distinguent par une éloquence simple, touchante et pleine d'onction; ils ont été imprimés sous les auspices de M. Brenart, évéque de Bruges ; — 2° des Exhortations annuelles aux cures lors de la distribution des saintes huiles ; elles ont paru à Bruges en 1785; — 3" La Truduction en flamand de plusieurs ouvrages de piété. V<>y. Feller, Biogr. univers.
VALCKENAER (Louis-Gaspard), savant philosophe protestant né en 1715 à Leeuwarde en Frise, mort l'an 1785, étudia les langues de l'Orient et de l'Occident aux Académies de Franeker et de Leyde. Il enseigna la langue et les antiquités grecques, et l'histoire. Cest dans cette honorable carrière qu'il a formé d'habiles élèves. On i de lui un grand nombre d'ou-
vrages , entre autres : 1° De Ritibnt in junmdo
a vetertbus Hehrtris maxsine ac (ïnrrix observa» ru; Francfort, 1755, in -4* ; — 2° Spécimen <«/noiatinnum enticarum in ioea iptmiam Sovi Fœderis; Leyde, 1702, in-8«; — 3° Diatribe de Arisiohulo JnnWf>, phihsoplio peripotetiro Alexnndrina; ibid., 1805, in-8*, œuvre posthume. Voy. Michaud , ftùtgr, univers.
VAL- CROISSANT ( Vallis Cntseeus), abbaye de l'Ordre de Citeaux , située dans le Dauphiné, au dio« èse de Die ; elle fut fondée l'an 1188.
VALDEN (Thomas de), carme, ainsi nomm4 du village de Valden en Angleterre, du lieu de sa naissance, mourut, l'an 1430, dans l'expé* dition que fit contre la France Henri V , dont il était le confesseur. Valden avait étudié à l'université d'Oxford , où il s'était fait recevoir docteur en théologie; aussi se distingua-t-il dans son Ordre parson savoir. Il assista au concile de Pise et de Constance. On a de ce Pére : Doctrine de I 'antiquité concernant tu foi de f Égtise catholique. Cet ouvrage, qui est dirigé contre les sectateurs de Wiclef et de Jean Huss, a été imprimé en 3 vol. à Paris, puis à Salamanque , et ensuite à Venise , aveu l'approbation du pape Martin V, à qui il est dédié. L'auteur y combat vigoureusement les erreurs de ces hérétiques. Voy. Pérennès , qui , dans la Biogr. univers, de Feller, donne un aperçu du contenu de chaque volume.
VALDÉS (Juan de), espagnol, né en Catalogne, mort à Naples en 1540, accompagna Charles- Quint en Allemagne, se lia avec les protestants, et partagea leurs opinions. Envoyé a Naples comme secrétaire du vice-roi Pedro de Toledo , il apporta dans cette ville le protestantisme. Nous citerons de lui : 1» Le CX Considerazioni nette quaii si ragiona delfa case pht utili, più neees*arie e più perfette délia cristiana professione ; Bàle , 15n0, in-18 ; on ne sait quel est l'auteur de cette traduction italienne; le même ouvrage a été traduit en français; Lyon, (MB, in-8* j en anglais ; Oxford, 1668, in-4» ; en espagnol; Londres, 1835, in-8»; — 2° Comentatio sobre In primera Kpistola de S. Pabio à lot Corintios ; Venise , 1556, in-8°; Londres, 1856, 2 vol. 11 faut remarquer que Valdès est à 17»dex de Clément VIII. Voy. la Nom. Biogr. génér.
VAL DES-CHODX (Vallis Caulium), monastère du diocèse de Langres , était situé a quatre lieues de Chàtillon-sur-Seine , dans une affreuse solitude. C'était un chef d'Ordre peu considérable, dont le général prenait le titre de prieur. Ce monastère a été fondé par Eudes, duc de Bourgogne , et non par un frère convers de la chartreuse de Lugni , comme on le prétend dans h' pays. On convient cependant que le premier prieur du Val-drs- Choux est venu de la chartreuse de Lugni ; les constitutions le disent positivement. Voy. Jacques de Vitry, Hist. occident., ch. xvil. Chopin , Traité des droits des religieux et des monastères. Le P. Hélyot, Hist, des fïrdr. monmt., tom. VI, p. 178. Moréri, édit. de 1759. Les PP. Malienne et Durand, Voonge tittér. Bichard et Giraud, qui donnent les différentes raisons par lesquelles on montre que la fondation du monastère doit être réellement attribuée à Eudes, duc de Bourgogne.
VAL- DES -ÉCOLIERS (Vallis Scholarium}, abbaye de chanoines réguliers de l'Ordre de Saint-Augustin . autrefois chef d'Ordre au diocèse de Langres , à une lieue de Chaumont. Elle fut fondée, au commencement du Xlfl* siècle, par quatre docteurs en théologie de l'université de Paris : Guillaume, Richard, Evrard et Manassàs. Le grand nombre d'écoliers de la même
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université qui se joignirent à leurs maîtres fit donner à ce désert le nom de Valides-Écoliers. Ils prirent la règle de Saint - Augustin et les constitutions des chanoines de Saint-Victor do Paris; ce qui fut approuve par l'évéque de Langres . et confirmé par le pape Hononus III, l'an 1219. Les supérieurs du Val-des-Écoliers, quoique généraux de l'Ordre, n'ont pris pendant longtemps que la qualité de prieurs. Ce fut Nicolas Cornout , prieur général de la même congrégation, qui obtint de Paul III la dignité d'abbé pour lui et ses successeurs, et le privilège de se servir d'ornements pontificaux. Ils ont tou-
I'ours été perpétuels jusqu'en 1637, époque à «quelle Laurent Michel, abbé général du Valdes-Écoliers, ayant embrassé avec ses religieux la réforme de la congrégation de France, il consentit qu'on mit au valides- Écoliers un abbé électif et triennal , et que les monastères de sa congrégation, avec tous leurs droits, fussent unis à celle de France; ce qui fut confirmé par le roi et autorisé par une bulle du pape Innocent X, en 1646. D. Malienne et D. Durand ont fait imprimer les premières constitutions du monastère , lesquelles sont également instructives et édifiantes. Voy. le Voyage littéraire de deux bénédictins de la congrégation de Saint- Mnur, tom. I, I™ partie. Morén, Diction, histor. Le P. Hélyot, Hist. des Ordr. monast., tom. II. La Gallia Christ., tom. IV, etc. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol.
VAL-DIEU ( Vallis Dei), abbaye régulière et élective de l'Ordre de Prémontré en Champagne , au diocèse de Reims , à l'embouchure de la Sémoi. Elle fut fondée en 1128 par Witer, comte de Réthel , qui donna les fonds nécessaires à l'établissement de ce monastère. Raynaud II, archevêque de Reims, céda l'église, et (ïauthier, abbé de Saint -Martin de Laon,
L envoya des religieux de son monastère. Voy. Gallia Christ., tom. IX, col. 318.
VALDINIA PEREZ (Diego), théologien espagnol et fameux prédicateur, professa pendant plus de dix ans la théologie a Barcelone. Ses principaux onvrages sont : 1° Summa institutionis chrùtianœ ; Cologne ; — 2° De concionnndi Hatione; — 3*Consilia eorum qui se colligunt; — 4° plusieurs livres spirituels, etc. Voy. h Bibtioth. Hispan.
VALDIVIESO. Voy. Baiuhona.
VALDO (Pierre), hérésiarque du xn" siècle, chef des hérétiques connus sous le nom de Vaudois , était de Vaud selon les uns , ou de Vaux, sur les bords du Rhône, suivant les autres. Mais Théodore de Bèze et Jean Léger croient que Pierre , loin d'être le fondateur et le dénominateur de cette secte, ne fut appelé Valdo gue parce qu'il suivit la doctrine des Vaudois, c est-à-dire des habitants des vallées. Quoi qu'il en soit, il s'établit à Lyon, et acquit par le commerce une fortune considérable. Frappé de la mort d'un de ses amis, qui expira subitement en sa présence , il résolut dès lors de mener une vie pénitente, et il commença par distribuer aux pauvres le prix de ses biens; ce qui ne pouvait manquer d'attirer a sa suite un grand nombre de malheureux. Touché de leur ignorance autant que de leur misère , il fit traduire en langue vulgaire le Nouveau Testament, qu'il se chargeait de leur expliquer. Le clergé ayant blâmé sa témérité, il se déchaina contre lui et contre son autorité , soutenant que tout laïque homme de bien a le même droit que les prêtres d'enseigner et d'administrer les sacrements. Chassé de Lyon , il se retira dans les montagnes du Piémont, d'où il s'enfuit en Pi-