VALS
Ainsi Vallis, voy. Val (Le) et Vaux. — Vallis Benedicla, voy. Val Benoîte. — Vallùt Bonn, voy. Valbonne. — Vallis Cavlium, voy. Val- DES-Choux.— Vallis Chrvstianus,voy. VAL-ClIRÉtien. — Vallis Crescens, voy. Val -Croissant. — Vallis Dei, voy. Val-Dieo. Vallis Dulcis, voy. Vaux-la-Douce. — Vallis Guidants, voy. Laval, n° I. — Vallis Honesta, voy. FeniÈRES. — Vallis Leeta, voy. Valette (La), n«IL — Vallis Lucida, voy. Vauluisant. — Vallis Begia , voy. Val- Roi.— Vallis Bicherii, voy. Val-Richer.— Vallis Sancta, voy. Val-Sainte. — Vallis Sarnaii, voy. Vaux-de-Sernay. — Vallis Scholatium, voy. Val-des-Écoliers. — Vallis Séritta, voy. Val- Secret. — Vallis Secura et Vallis Siguerii, voy. Montolieu.
VALLISOLETUM. Voy. Valladolid.
VALLOMBREDSE , est une réforme de l'Ordre de Saint-Benoit faite par saint Jean Gualbert, et approuvée par le pape Alexandre II Tan 1070. Ce monastère était situé dans une vallée de l'Apennin, ombragée de forêts ; c'est ce qui lui a fait donner le nom de Vailombreuse. Le saint i «formateur eut la consolation de voir, avant sa mort, douze maisons qui suivaient son institut. On dit qu'il est le premier qui ait reçu des frères convers. Il y avait aussi autrefois des religieuses du même Ordre , instituées par la bienheureuse Humilité, une des disciples de saint Gualbert. Voy. le Diction, écriés, et canon, portatif. Bergier, Diction, de théof. Gaet.Moronî, vol. LXXXVIII, n. 57-82.
VALMIRE (SISSOUS DE), ancien avocat du roi, né en Champagne vers 1740, mort à Troyes l'an 1819, est auteur d'un ouvrage intitulé Dieu et l'homme; Amsterdam, 1771, grand in-12. Cet ouvrage produisit un grand scandale à Troyes, où il parait avoir été imprimé, quoique le titre dise le contraire; car il a été entièrement calqué sur celui de Voltaire, qui a pour titre Dieu et les hommes, oeuvre théologique , mais raisonnable, par te docteur Obern, traduit par Jacques A imon; 1709, in-8°. Valmire envoya son livre à l'évéque et à plusieurs ecclésiastiques, après en avoir adressé un exemplaire à Voltaire , qui l'en remercia par une lettre du 37 décembre 1771. Ce livre de Sissous de Valmire, écrit d'un style pédantesque, est plein d'une métaphysique obscure j parsemée de doctrines irréligieuses. A la vérité il y établit l'existence de Dieu ; mais il explique d'une manière fausse et ridicule la trinité, la création, la révélation, et tous ses raisonnements captieux n'aboutissent qu'à un fatalisme aveugle et à un pur matérialisme. Voy. Pérennès, dans la Biogr. univers, de Feller.
VALMONT ( Validus Mon»), abbaye de l'Ordre de Saint -Benoit située au pays de Caux, en Normandie, au diocèse de Rouen. Elle fut fondée en 1109, sous l'invocation de Notre-Dame, par Nicolas d'Estouteville, seigneur du lieu, qui
Lfit venir des moines de l'abbaye d'Hambuye. itte abbaye fut ruinée par un incendie en 1671, et on y établit, en 17521, des bénédictins de la congrégation de Saint -Maur. Voy. la Galtia Christ., tom. XI. Richard et Giraud.
I. VALOIS (Adrien de), en latin Valesius, érudit, né à Paris en 1607, mort en 1692, s'appliqua i l'étude des poètes grecs et latins, des orateurs, et surtout de l'histoire. Il fut historiographe de France. Nous citerons de lui : 4» De Bn<rilicis quns primi Francorum regescondiderunt ; Paris, 1658-1660, in-8»; — 2° un Traité historique des anciennes églises de Paris; — 3° un recueil d'Henri et d'Adrien de Valois , intitulé
«c-ir ii. Valetii.etc., emendationum Libn qumque, et de critica libn duo, nunquam antea typis vul-
gati. Ejusdem, ut et Nieolai Bigaltii et'lsmaelis
Bullialdi dissertationes de pOpmii fundis, etc.; Amsterdam, 1740; on y trouve des remarques sur quelques Pères de l'Église et sur un passage difficile de l'Evangile de saint Marc , m , 21. Voy. le Journ. des Savants, tom. XX, p. 503. Nicéron, Mémoires, tom. III. Chauflepié . Nouv. Diction, histor. Lençlet-Dufre-nov . Méthode pour étudier l'histoire. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.
IL VALOIS (Henri de), historiographe de France, né à Paris en 1603, mort l'an 1676, était frère du précédent. 11 se fit recevoir avocat au
fiarlement de Paris, et il se livra ensuite à 'étude des belles - lettres. Ses travaux sur les auteurs grecs et latins lui acquirent une grande réputation. Parmi ses écrits nous citerons : \*Busebii eeclesiastica Ristoria, et vita intp. Constantini , grâce et latine : Paris , 1659, in-fol.; Mayence, 1672; Amsterdam, 1695, in-fol.; — frSocratis, Sozomeni, Theodoreti et Evagrii Hi.it. eccl.j item Excerpta Philostorgii et Theodorii lectaris, greece et latine; Paris, 1668-1673; 2 vol. in-fol.; Mayence, 1677-1679, 2 vol. in-fol.; on a reproduit , en l'augmentant , le travail critique de Valois dans les éditions de tous ces historiens ecclésiastiques faites à Amsterdam et à Cambridge; 1699 et 1720, 3 vol. in-fol. Voy. Adr. de Valois, De Vita H. Valesii. Nicéron, Mémoires f tom. V et X. ChaufTepié, Nouv. Diction, histor. Richard et Giraud.
III. VALOIS (Louis LE), jésuite, né à Melun en 1639, mort à Paris l'an 1700, enseigna en
S[ualité de régent les humanités à Paris, proessa la philosophie à Caen, et commença à l'He-Marie, chez le maréchal de Bellefont, des retraites spirituelles qui furent comme les ébauches de celles qu'il établit plus tard au noviciat des Jésuites, à Paris. On a de lui : 1° OEuvres spirituelles; 1706, 5 vol.; — 2° un traité contre Descartes, intitulé Sentiments de M. Desrartes touchant f essence et les propriétés des corps, opposés à la doctrine de r Église et conformes oilt erreurs de Calvin sur rEucharistie; Paris, 1680, in-12. Richard et Giraud.
IV. VALOIS (Yves), jésuite, né à Bordeaux, professa l'hydrographie à la Rochelle. Nous citerons de lui : 1° Èntretiens sur les vérités fondametdales de ta religion pour l'instruction de* officiers et des gens de mer; 1747, in-12; — 2° Entretiens sur les vérités pratiques de la religion ; 1752, 4 vol. in-12.
VALPURGE. Voy. Valburge.
VAL-RICHER ( Vallis Bicherii), abbaye de l'Ordre de Citeaux, en Normandie, au diocèse de Bayeux, était fille de Clairvaux. Elle fut fondée par les soins de saint Bernard vers l'an 1140, et bâtie d'abord dans un lieu appelé Soleuvre. Quelques années après on transféra le monastère au Val-Bicher, dans l'exemption de Cambremer, à deux lieues de Lisieux, où il a fini sous l'étroite observance de Citeaux, qui y avait été introduite en 1645. Voy. la Galtia Chri.tt.y tom. XI.
VAL- ROI ( Vallis Begia), abbaye de l'Ordre de Citeaux, était située en Champagne, au diocèse de Reims. Elle fut fondée en 1148 par Hugues, comte de Rouci. Voy. la Gallia Christ., tom. IX, col. 312. Richard et Giraud.
VAL -SAINTE {Vallis Sancta), ahbave de l'Ordre de Citeaux, en Provence , au diocèse et a trois lieues de la ville d'Apt. Elle fut fondre ou rétablie par Bertrand Buimbaud de Simianc, en 1148. Voy. la Gallia Christ., loin. II.
I. VALSECGHI ou VALSECHI (Antonin), célèbre dominicain , né à Vérone en 1708, mort