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TAN DER BOSCH , comme l'écrivent Richard et Giraud . est le même que Van dem Bosch.
VAN DER MUELEN ( Gérard -Walter). Votj.
Molanus, n° I.
VAN DER VYNCKT (Luc-Joseph), publiclste flamand, né à Gand en 1690, mort dans cette même ville l'an 1779 , lit ses humanités à Gand et 4 Tournay, et prit les degrés en droit à l'université de Louvain. Il voyagea en France, en Italie et en Allemagne en véritable observateur. De retour dans son pays, il occupa des postes trés-élevés. Il a laissé sur l'histoire , la chronologie et la géographie des Pays-Bas et de plusieurs contrées de l'Italie , quelques ouvrages très-estimés. On a encore de lui : \* Sotice chronologique des Papes depuis Célestin II, en 1143, jusqu^à Benoit XIV, avec leurs armes et leurs armoiries peintes, in -4»; — 2° Dissertation sur les abbayes et bénéfices en commande dans les Pays-Bas. Ces ouvrages sont conservés en manuscrit par les descendants de l'auteur. Voy. Pérennès, dans la Btogr. univers. de Feller.
VANDEUVRE ( Vandopera , Vendopera). lieu désert et abbaye au diocèse du Mans. Cest dans ce désert que se retira saint Léonard, et qu'il bâtit un monastère. Koy. LéONaiid , rr II.
VAN DE VELDE (Jean-François), théologien belge , ne en 1745 à Beveren , où il est mort l'an 1821 , fut un des membres les plus distingués de l'université de Louvain. Il occupa plusieurs places, dans lesquelles il montra autant de talent que de xèle; mais la fermeté de ses principes 1 exposa aux persécutions à l'époque des innovations de Joseph II. Il accompagna M. de Broglie, évéque de Gand, au concile de Paris. En 1811 il fut enveloppé dans la disgrâce de ce prélat, et partagea son exil. La chute de Napoléon lui permit de rentrer en France. 11 s'y occupa do recherches sur les monuments de l'Eglise des Pays-Bas. Il a laissé : 1° Synoptis monumentorum ; Gand, 1822, 3 vol. in-&>; collection savante qui offre beaucoup de choses très-curieuses sur les résultats de la révolution française par rapport à la religion en Belgique; — 2° un grand nombre de Mémoires, de Dissertations et à'Opusrules sur différents sujets ; les uns ont été publiés, les autres sont restés manuscrits. Voy. Pérennès, dans la Biogr. univers. de Feller.
VANDOPERA. Voy. Vandeuvbe.
VAN DRILLE ( SAINT-), en latin Sanctus Vandrage.situs, abbaye do l'Ordre de Saint-Benoit, située au pays de Caux en Normandie , à une lieue de Caudebec et au diocèse de Rouen. Elle fut fondée par le saint dont elle porte le nom, en 648. dans un endroit appelé Fontenelte à cause de quelques fontaines qui forment là un ruisseau considérable. Le monastère porta d'abord ce nom, mais il lo quitta ensuite pour prendre celui de Saint- Vantlrille , son fondateur et son premier abbé, qui y fut inhumé en 667. Il y avait autrefois dans ce monastère une école fameuse qui a produit un grand nombre de savants. L'abbaye de Saint- Vandrille ayant été ruinée par les Normands vers l'an 836, elle fut rétablie par l'abbé Gérard, du temps de Richard II, duc de Normandie, qui contribua beaucoup au rétablissement de cette maison. Elle eut aussi à souffrir, en 1566, de la part des calvinistes, qui la pillèrent; mais plus tard elle fut rétablie et remise aux bénédictins de la congrégation de Saint-Maur. Koy. la Martinière, Diction, géogr. La Gallia Christ., t. XI, col. 155. Richard et Giraud. Compar. Fontkmklle, no L
VANE (Henry), fils du baron Henrv Vane, homme d'État, ne en 1612, mort à Londres l'an 1662, fut un des enthousiastes les plus zélés
[iroduits par la révolution qui renversa ( '.tiares I". Il fut élevé d'abord à l'école de Westminster, ensuite à l'université d'Oxford. Il était déjà connu à cette époque par ses opinions républicaines. On suppose que c'est à Genève qu'il puisa cette haine pour 1 Eglise anglicane qu'il manifesta dès son retour dans sa patrie, et qui le porta à se rendre à la Nouvelle-Angleterre pour chercher à établir, parmi les habitants du Massachussets, la réforme religieuse qu'il avait si à cœur de répandre. Mais, loin d'être accueillies favorablement, ses doctrines antinomiennes révoltèrent tellement les esprits, qu'il se vit bientôt forcé d'abandonner le pays. Il ne peut entrer dans notre plan de suivre plus longtemps Vane dans sa carrière politique; nous dirons seulement que, le 6 juin 1662, il fut condamné à être pendu à Tybum, mais qu'on crut lui faire grâce en le décapitant, le 14 juillet, dans la Tour. On a de Vane, en anglais : Ie Question stdutaire pro/iosée et résolue; Londres, 1656, in-4° ; pamphlet qui lui valut la prison ; il contenait l'état de la controverse entre les républicains et le roi , et les moyens de réunir tous les partis ; — 2° Les Méditations de l'homme retiré, ou le Mystère et la puissance de la piété brillant dans le monde vivant; ibid., 1665, in-4°; livre plein d'enthousiasme, où, au milieu d'une foule de choses obscures, l'auteur traite de la création, de la nature et de la mission des anges, de l'arbre de la science du bien et du mal, de la chute de l'homme, et enfin de la venue du Sauveur pour fonder une nouvelle monarchie qui devait durer mille ans ; , — 3° De l'Amour de Dieu et de l'union avec Dieu; ibid., 1657, m- i" ; traité également fort obscur; — 4* Épltre générale au, corps mystique de Jésus- Christ sur la terre, l'Eglise universelle de liabylone , qui sont pèlerins et étrangers sur la terre, désirant et cherchant la contrée céleste; ibid., 1662, in-4»; — 5° La Face des temps, où l'on découvre brièvement , par différentes écritures prophétiques , depuis le commencement de la Genèse jusqu'à la fin de la révolution , le commencement, les progrès et la fin de l'inimitié et du combat entre la race de la femme et In race du serpent, jusqu'à ce que la téte du serpent soit écrasée, et que toutes les monarchies au monde éprouvent une ruine totale et irrémédiable : ibid., 1662 , in-4» ; — 6» La Cause du peuple établie ; la vallée de Josaphat considérée et ouverte en comparant II Chron., XX, avec Joël, m. Méditations sur la vie de t homme, le gouvernement, l'amitié. Us ennemis, la mort ; ouvrage que Vane composa dans sa captivité, et qui fut imprimé à la fin de son jugement, en 1662, in-4*. Voy. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. gêner., oui donne les titres des ouvrages en anglais, en les abrégeant quelquefois, et cite plusieurs auteurs qui ont écrit sur Vane.
VAN ERKEL (Jean-Chrétien), prêtre hollandais, originaire d'Utrecht, né vers 1654, mort l'an 1734, fit ses premières études à Louvain, où il fut reçu licencié en droit, suivit ensuite au collège du pape Adrien , dans la même université, les cours de théologie de Gommarc Huyghens, président de ce collège, et intimement lié avec Arnauld et le P. Quesnel , dont il avait épousé les opinions erronées. Van Erkel se montra sous ce rapport digne élève de son maître. Après avoir été secondaire ou vicaire de son oncle , pasteur de Delft , U lui succéda , et devint par la suite chanoine , et enfin doyen