‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1161 sur 1294 · VANE · texte numérisé non relu

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du chapitre métropolitain d'Utrecht. Van Erkel a laisse, tant en hollandais qu'en latin, un grand nombre d'ouvrages dont le Dut est de disculper l'Église de Hollande de l'imputation de schisme, et d'en soutenir les droits contre les décisions du Saint-Siège ; nous citerons seulement : 1° Assertio jwris Erelesiœ metropolitanœ Ultrajectinœ nwnano-calholicœ , ad versus quosdatn, qui eam adinstar Ecclesiarum per infidelium persecutiones destructarum jure pristino penitus excidisse existimant; Delft, 1703, in-4« de 80 pages; iPJesuitarum aliorumque romana Ecclesiœ aduiantium de summi Pontipcis auctoritate Commenta, regnis regibusque infesta, etc., per jurisconsultum Batavum Ecclesiœ et imtriœ amantem; Amsterdam, 1704, in -4° de 40 pages; — 3» Protestatio cleri romano-catholici prœcipuarum in Hollandia auxtrali or dation asseria contra scriptum consolatorium pro romanis catholicis per fœderatas provincial dispertis; 1710, in-4', contre le Père Désirant. C'est sans doute cet ouvrage qui a été condamné par un décret de la S. Congrégation de Ylndex, portant : « Erkel (J. C. Van). Protest van de rooms-catholyke Clergie der voornaemste Seden van Zuiit-llolland, etc. Id est : Protestatio romano-catholici Cleri in prœcipuis oppidis HoHandiœ merid.f contra publicaiores iiuurumdam Epist. gerenttum nomen D. Joan, Baptistœ Bussi , Nuncti Apost. ■■< I Hier. I 5apr. 17 1 1 .) Ouoi qu'il en soit , Van Erkel , en 1712 et 1713, publia deux autres écrits en faveur de cette protestation , sous le titre de : Protestatio asserta. Vog. Pérennès , qui , dans la Biogr. univer. de Feller, cite plusieurs autres écrits de Van Erkel.

VAN ESCHE. Yoy. EscHius.

VAN ESPEN (Zeger-Bernard), savant jurisc. et célèbre canoniste, né à Louvain en 16-40, mort à Amersfort l'an 1728, reçut la prêtrise en 1673, et le bonnet de docteur en droit deux ans après. Il enseigna avec beaucoup de réputation dans le collège du pape Adrien VI ; mais ayant attaqué avec ardeur la bulle Vnigenitus, il fut suspendu de ses fonctions ecclésiastiques le 7 février 1728, par l'université de Louvain. Ajoutons qu'il fut promoteur du schisme d'Utrecht, dans lequel il est mort. Tous ses ouvrages portent plus ou moins l'empreinte de ses opinions erronées; aussi ont-ils tous été mis à Ylndex par un décret daté du 17 mai 1734. On a de lui : 1° Jus ecclesiasticum universum hodiernee disciplinât proesertim Belgii, Galliœ et virinarum provinciarum accommodatum ; Louvain, 1700, 2 vol. in-fol.: ouvrage qui , comme le remarque justement l'abbé André, ne manque pas de mérite , et qui témoigne d'une grande connaissance de la discipline ecclésiastique ancienne et moderne, en montrant toutefois que l'auteur a puisé abondamment dans le savant ouvrage de Thomassin; ajoutons qu'il a été condamne par un décret particulier de la S. Congrégation le 22 avril 1704 ; — 2° une Dissertation canonique sur le vice de la propriété des religieux et des religieuses, composée en latin et trad. en français; Paris, 1693, in -12; — 3° Disserta tio eanonica de prislinis altarium et ecclesiarum incorporationibus et donationibus , neenon varia earum specie et effectu, etc.; in-4°; — 4» De Pecutiaritate et simonia; — 5* De Officiis canomcorum; — 6° Tractatus historico-catumicus in canones; — 7° De Censuris; — 8° De Promulgntione legum ecclesiasticarum , etc.; — 9° De Hecursu ad prhtcipem; — 10° Vindiciœ résolution^ doctorum LovaniensiumproEcclesia Ultrajectensi; •—11° Commentarius in canones juris veteris ac novi. Les Œuvres de Van-Espen ont eu six éditions; la plus complète est celle qui a paru sous

ce titre : Zegeri Bernard i Van Espen opéra omnia: Paris, 1753, 4 vol. in-fol. Hichard et Giraud. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon , tom. VI, jp. 506.

VANGI0NES. Voy. Works.

VAN HALDREN. Voy. WESEL.

VANIA, un des Israélites qui répudièrent les femmes étrangères qu'ils avaient épousées, en violation de la loi, pendant la captivité de Habylone. Voy. I Esdras, x,36.

VAN INI (Lucilio), qui adopta plus tard les prénoms de Jules- César, naquit à Taurisano, dans la terre d'Otrante, en 1585, et mourut à Toulouse l'an 1619. 11 s'appliqua avec ardeur â la philosophie, â la théologie, à la médecine et à 1 astronomie , ce qui le jeta insensiblement dans les rêveries des astrologues. U étudia aussi le droit civil et canonique, tut ordonné prêtre, et se mit à prêcher, mais sans abandonner la lecture des auteurs profanes , dans lesquels il puisa, dit-on, les semences de l'athéisme et les principes pernicieux qu'il enseigna aux autres. Il parcourut l'Allemagne, les Pays-Bas, puis se rendit à Genève, et de là à Lyon* où ses impiétés l'auraient fait arrêter s'il ne s'était sauvé en Angleterre. Il fut emprisonné à Londres, puis élargi au bout de quarante -neuf jours. Après avoir visité différentes villes de l'Italie, il vint en France , et s'établit à Toulouse , où il fut poursuivi et condamné à être brûlé vif par un arrêt du parlement de cette ville. On a de lui : 1° Amphitlieatrumœternœ Providentiœ,divino-mogieum, chrùdiano'physicum , astrologico-catholicum , advenus veteres pfiilosophos atheos , epicureos, penpateticos et stoicos; Lyon, 1645, in-8*; — 2* Juiii Casaris Vanini, Neapo/itani, theologif phi/osophi et juris utriusque doctoris, de admirandis nature» regina, aeœque mortalium, Arcanùt, libri quatuor; Paris, 1616, in-8"; ouvrage qui a été mis à Ylndex. (Decr. 3 julii 1623.) Voy. Durand, Vie de Vatrini. ChauiTepié, Souv. Diction, histor. et crit., p. 561 et suiv. Richard et Giraud. Feller, et en général tous les biographes. La Nouv. Biogr. génér. cite un certain nombre d'auteurs qui ont écrit sur Vanini.

I. VANITÉ, VAIN (Vanitas, vanum). La Vuluate rend par ces mots deux termes hébreux , dont l'un (schâv), signifie proprement fracas, dévastation, perte, ruine, destruction, et l'autre (hébel), veut dire souffle, vapeur, chose qui n'a aucune consistance. De là vanitas et vanum désignent, dans la Vulgate : 1° la vaine gloire, Yorgueil, qui fait qu'on s'estime, qu'on se vante (Psaume cxvm, 37. II Pierre, H, 18). Compar. Vanité, n» II; — 2» le mensonge (Exode, xx, 7. Psaume iv, 3. Psaume xxxvn, 13); —3° le ne», le néant (Psaume cxliii, 5. Ecclésiaste,!, 2), — 4° les idoles, les faux dieux des païens (Deutèr., xxxii. 21. IV Rois, xvn, 15).

II. VANITÉ ou VAINE GLOIRE. En matière de théologie morale, on appelle vanité ou nom gloire un amour excessif des louanges ou un désir déréglé de faire connaître son mérite vrai ou faux, et sa propre excellence réelle ou imaginaire. Or ce sentiment est péché mortel en quatre cas , selon saint Thomas : 1° quand on se glorifie d'une chose fausse et contraire au respect qu'on doit à Dieu ; 2° lorsqu'on préfère à Dieu un bien temporel , dont on se glorifie vainement, comme font ceux qui tirent vanité de leurs péchés mortels, tels que le duel ou la révolte, etc., ou qui se procurent des louanges pour parvenir à quelque crime, comme un mauvais commerce, ou à quelque prélature dont ils sont indignes ; 3° lorsqu'on préfère le témoignage des hommes à celui de Dieu ; 4»lors-

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qu'on se propose la vaine gloire comme sa fin dernière, en sorte qu'on ne craigne pas d'offenser Dieu mortellement pour l'acquérir ou pour la conserver. Hors ce cas et d'autres semblables, la vaine y foire n'est que poché véniel. Saint Grégoire le Grand dit que la vaine gloire a sept filles : la désobéissance, la vanterie, l'hypocrisie, la contention, l'opiniâtreté, la discorde, et l'amour des nouveautés, qui porte à inventer des choses nouvelles pour se faire un nom parmi les hommes, loi/, saint Thomas, 2. 2., qu. 132, art. 3. Collet, Moral., tom. III.

VAN L00 (Adrien), vicaire de Saint-Jacques à Gand, né dans cette ville en 1659, mort l'an 1727, a publié en flamand : 1° Vies des saints des Pays-Ras ;Gand, 1703, 2 vol. in-4°; — 2° Traduction du Catéchisme de Montpellier; — 3°quelques autres ouvrages. Voy. Feller, Bioqr. univers.

VAN M F RLE. Voy. Merula. '

I. VANNE ou VENNE (Saint), en latin Videnes, Vito, Vitonus, évéque de Verdun, mort le 9 septembre, vers l'an 525, fut promu à l'épisropat en 498. C'était un homme selon le cœur de Dieu,

aui avait marché dans les voies de la sainteté ès sa jeunesse, et qui possédait le don des miracles. Il travailla au salut de son peuple pendant vingt-sept ans d'épiscopat environ. On bit sa féte le 9 septembre. C'est de lui que se nomme la congrégation de Saint-Vanue et de Saint-Hidnlphe , qui est une réforme de bénédictins célèbre en Lorraine et dans les provinces voisines. Voy. Surius. Le P. le Cointe, ami. 498 et 525.

IL VANNE (SAINT-), en latin Sanctus Vitonus, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans la ville de Verdun, en Lorraine. Le temps et les auteurs de sa fondation ne sont pas connus. On sait seulement que l'église existait, dés le v« siècle, hors de 1 enceinte de la ville, sous l'invocation de saint Pierre et de saint Paul. Elle prit ensuite pour patron saint Viton, vulgairement nommé saint Vanne , et qui fut évéque de Verdun. On mit d'abord dans ce monastère des clercs vivant selon la forme apostolique prescrite dans les Actes des Apôtres, et souvent les évéques de Verdun en étaient les supérieurs et les abbés. Ce ne fut qu'au milieu du x« siècle que l'on y introduisit l'Ordre monastique. Bérenger, évéque de Verdun, y mit des Bénédictins en 952. Cette abbaye était célèbre par le mérite do plusieurs de ses abbés et par la réforme que le P. D. Didier de la Cour, religieux de Saint- Vanne, avait introduite dans les monastères de la Lorraine, de la Champagne et du comté de Bourgogne, d'où elle s'était répandue dans l'Ordre de Cluny et dans presque toute la Fiance. Voi/.VHist. de Lorraine, tom. III. col. 203. Richard etGiraud.

III. VANNE ( SAINT-), congrégation réformée de l'Ordre de Samt-Benoit, érigée au commencement du xvil' siècle. La reforme ayant été introduite dans l'abbaye de Saint-Vanne par le P. D. Didier de la Cour et dans celle de Moyenmoutier par le prince Eric de Lorraine, évéque de Verdun , il se forma entre ces deux monastères, en 1G02, une petite congrégation qui fut confirmée par un acte d'union passé entre les religieux des deux communautés, en 1003. Mais comme l'union de ces deux maisons si éloignées ne pouvait subsister que difficilement, on songea à ériger une congrégation nouvelle sur le modèle de celle du Mont-Cassin, qui fût autorisée et approuvée par le Saint-Siège, et qui comprit tous les monastères qui, dans la suite, embrasseraient la réforme dans la Lorraine, le Barrois , les trois évéchés et les pays voisins.

Le pape Clément VIII accorda la bulle d'érection avec la communication de tous les privilèges, grâces, indulgences, immunités, exemptions, libertés, faveurs et induits que les souverains pontifes avaient accordés à celles du Mont- Cassin. Cette nouvelle congrégation prit le nom de Saint-Vanne et de Saint-llidulphe, parce que ces deux saints sont les patrons des deux abbayes qui, les premières , reçurent la réforme. Les religieux de cette congrégation , outre la règle de Saint -Benoit, avaient encore des statuts particuliers. Ils faisaient vœu de stabilité, non pour une maison en particulier, mais dans cette congrégation, qui a produit un grand nombre de savants tres-illustres. Voy. Moréri, édit. de 1759. La Chroniq. de fOrd. de Saint- Benoit, tom. IV, c. v. L'Htst. de Ijorraine, t. 111, p. 133 et suiv. Gaet. Moroni, vol. LXXXVIII , p. 132-139.

VANNES (Veneti), ville épisc. de France, en Bretagne. De Commanville dit qu'elle fut érigée en évéché suffragant de Tours, vers l'an 550; mais nous voyons que son quatrième évéque , Modeste , souscrivit au premier concile d'Orléans tenu l'an 511, et son premier pontife, saint Paterne, y siégeait déjà en 165. L'évéché de Vannes est resté suflragant de Tours jusqu'en 1859, époque à laquelle Bennes ayant été érigée en archevêché, il est devenu dépendant de la nouvelle métropole. Depuis l'an 165 jusqu'en 1455, il s'est tenu à Vannes six conciles, dont le premier a été assemblé pour la consécration de saint Paterne. Voi/. la Regia, tom. XXI. Labbc, tom. IV, Vil, IX. Hardouin , tom. Il, IV, VI. De Commanville, /" Taldealphaf>ét..p. 253. Richard et Giraud, tom. XXIX, p. 289 et suiv. Gaet. Moroni. vol. LXXXV1II , p. 126-132.

VANNIUS (Valentin), luthérien, pasteur de Cronstadt, né dans la Souabe vers 1530, voulant se rendre recommandable dans son parti, composa quelques traités contre l'Église romaine, parmi lesquels nous citerons : 1° Judieitun de Mitui ; Tubingue,1557, in-S5; dans cet ouvrage, qui est le plus connu de ceux qu'il a publiés, Vannius s'efforce do prouver, contre tous les témoignages de l'antiquité et la croyance des chrétiens de tous les siècles, la nouveauté prétendue de l'auguste sacrifice de la messe ; — 2° Missa- Histonn intégra; I5G3, in-4". Ainsi ce n'est pas sans motif que Vannius se trouve dans l'Index de Clément VIII. Voy. Feller.

VAN ROOST (Guillaume), chanoine et pléban de l'église métropolitaine de Malines, mort en Hollande l'an 1710, a voulu se signaler par son opposition aux décisions de l'Église , ce qui lui a attiré beaucoup de désagréments. On a de lui : 1° Point* spirituels de morale; Anvers, 1702, 2 vol.; — 2° La /tonne Règle de l'exercice volontaire, ou le Dévot solitaire; ibid., 1711; — 3° Psaumes de David, avec de courtes réflexions sur le sens historiyw , spirituel et moral; Gand, 1725. Ces divers ouvrages furent condamnés par le cardinal d'Alsace, archevêque de Malines.cn 1728, et l'auteur, convaincu d'un libertinage et d'une conduite indigne de son étal, devait être renfermé, en vertu d'une sentence du même archevêque, le 20 août 1728; mais il s'enfuit en Hollande, où il resta jusqu'à la lin de ses jours. Von. l-'ellnr, Riogr. univers.

VAN ROY (Léonard), religieux de l'Ordre des Augustin* d'Anvers, a laissé : Theologm mornlis, in quatuor pattes divisa; Anvers, 17o2, 4 vol. in-i2. L'auteur a su allier la clarté avec la brièveté. Il prend partout le parti le plus sur et le plus conforme a la loi. Il est ennemi du relâchement et du probabilisme ; il est fort augus-

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