‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1173 sur 1294 · VEND · texte numérisé non relu

VEND

VÉNÉ

le défaut Je ne conserver la paraphrase du P. de Carrières que dans les premiers volumes seulement. En 1831-1 836. nous en avons donné nous-méme une édition abrégée formant trois forts volumes grand in-4°, en y ajoutant toutefois des réflexions morales empruntées à la Bible de Sacy, et des notes dont le but principal est de réfuter les objections des incrédules.

VENCOPORIENSIS. V/»/. Venecomponewsis.

VENDANGES, VENDANGER. Les vendanges étaient chez les Hébreux, comme la moisson, un temps de plaisir et de réjouissance ; c'était au milieu des cris de joie et des chants d'allégresse que l'on cueillait le raisin et qu'on le portait dans le pressoir, qui était au milieu même de la vigne (Jérém., xxv, 30; xlvhi , 33 et suiv. Isaîe, v, 2. Matth., xxi, 33 et suiv). Cependant vendanger, cueillir les raisins et les fouler dans le pressoir sont , dans la langue des prophètes sacrés, le symbole et la ligure de grands combats, d'affréuses calamités (Isaïc, xvii, 6; lyiii, 1-3. Jérém., xlix, 9. Lament., l, 15). Voy. D. Calmet , Diction, de ta Bible, art. Vigne. J.-B. Glaire, Introduction , etc., tom. II, p. 124.

VENDEURS DU TEMPLE. Il est rapporté dans l'Évangile que Jésus étant entré dans le temple de Jérusalem, en chassa les marchands qui y vendaient les animaux qu'on devait offrir en sacrifice , et les changeurs qui fournissaient de la monnaie pour les offrandes; qu'il leur reprocha de faire de la maison de son Père une caverne de voleurs (Jean, il, 14 et suiv.). Les incrédules se sont beaucoup récriés contre cette conduite du divin Sauveur. Us ont demandé de quel droit il avait exercé cet acte d'autorité. Les marchands étaient irrépréhensibles ; ils ne se plaçaient dans le temple que pour la commodité du public. Jésus donc, dans cette circonstance, donna un exemple de colère et d'emportement très-scandaleux. Quelques-uns ont ajouté qu'il avait mis l'argent et Ic9 marchandises au pillage. Nous pourrions nous-méme demander aux incrédules comment il s'est fait que les principaux Juifs, qui étaient présents, ne s'opposèrent point à cet acte de sévérité de la part d'un homme sans autorité parmi le peuple , et qui paraissait alors si vil et si méprisable, que bientôt après il fut mis en croix'.' Saint Jérôme, qui fait cette réflexion, ajoute qu'entre tous les miracles de Jésus -Christ il n'en reconnaît pas de plus grand que celui qu'il fit en cette occasion. A ceux qui ne voient pas, comme saint Jérôme, un miracle dans ce fait, on peut dire avec Bergier : « Nous soutenons que Jésus, après avoir prouvé sa mission et sa qualité de Messie par une multitude de miracles, avait toute l'autorité de législateur et de prophète semblable à Moïse , par conséquent le droit de punir et de réprimer tous les désordres lorsqu'il en trouvait. Or c'en était un que la profanation du temple, dont les changeurs et les marchands se rendaient coupables. Ils pouvaient se tenir hors du temple, la commodité publique aurait été la même ; en se plaçant dans l'intérieur pour leur propre commodité, ils y causaient un bruit et une indécence capables de troubler la piété de ceux qui venaient y prier; et, puisque Jésus-Christ les traita de voleurs, il s'était sûrement aperçu du monopole et de l'usure qu'ils exerçaient. Les chefs du peuple ne l'auraient pas souffert s'ils n'y avaient pas été intéressés pour quelque chose ; le même ahus a régné, et règne encore dans tous les pays du monde ; le Sauveur ne devait pas l'autoriser. Mais il est faux que, dans celte cir-

constance, il ait donné aucune marque d'emportement ni de colère ; de simples exhortations n'auraient produit aucun effet sur ces hommes avides ; il fallait un châtiment pour les intimider, et il n'est pas plus vrai qu'il ait mis les marchandises au pillage. Les principaux Juifs, qui étaient présents, n'osèrent s'opposer à cet acte de sévérité, parce qu'ils en sentaient la justice et la nécessité ; ils se bornèrent à demander a Jésus par quel signe . par quel miracle il prouvait son autorité. « Détruise! ce temple, répondit le Sauveur, et dans trois jours je le relèverai. » Probablement il toucha son corps, pour faire entendre qu'il parlait de sa résurrection (Jean, n, 19). Mais il ne s'en tint pas là; un autre évangélistc ajoute que Jésus étant entré dans le temple, y guérit des boiteux et des aveugles; que le peuple s'écria : Hosanna , prospérité au Fils de David. Jésus fit donc tout ce qu'exigeaient les Juifs, et cela ne servit qu'à qu'a les irriter davantige (Matth., xxi, 14). Quoique les incrédules aient défiguré toutes ces circonstances pour y jeter du ridicule , ils n'v ont pas réussi. »

YEN DOPERA. Vou. Vandeuvre.

VENDRE. Les Hébreux pouvaient vendre leur propre liberté , et même celle de leurs enfants ; mais ils ne devaient le faire que dans l'extrême nécessité, et ceux d'entre leurs frères qui les achetaient devaient avoir pour eux beaucoup de ménagements (Lévit., xxxv, 29. Exod., xxi, 7). On veiidattaussi les débiteurs insolvables (Matlh. , xxvm , 25. IV Rois , iv, 1 ) ; mais c'était un crime digne de mort de vendre un homme libre (Exod., xxi ,16. Deutér., xxiv, 7 ). Les Juifs restreignent ceci au vol d'un autre Juif. Esaii est appelé profane par saint Paul pour avoir vendu son droit d'aînesse (Hébreux, xn, 16). ktre vendu /tour faire le péché est une expression familière dans l'Ecriture pour signifier un homme assujetti à ses passions (III Rois, xxi, 20. 25. Judith, vu, 13).

I. VENDREDI ou sixième férié , c'est-à-dire jour de la semaine ( Veneris dies ). Les chrétiens consacrent ce jour à la pénitence et à la prière en mémoire de la passion de Notre- Seigneur. Le jeûne y était de précepte autrefois dans tout l'Orient, si l'on excepte l'Eglise de Constantinople , et dans une partie de l'Occident. On ne plaidait pas, ce jour-là, dans beaucoup de provinces de l'empire d'Orient ; et , quoique 1 Église romaine n'ait jamais eu l'intention d'ériger ce jour en fête, il y avait autrefois peu de vendredis dans le cours de l'année qui n'eussent leur office, c'est-à-dire la messe, ou du moins leur évangile.

II. VENDREDI SAINT ou GRAND VEN- DREDI est celui de la semaine sainto, auquel on fait la fête lugubre de la Passion et de la mort de Notre -Seigneur. Les Grecs et les Latins chômaient ce jour en beaucoup d'endroits, quoique librement et par dévotion. Il était cependant de précepte en Angleterre au xitt* siècle. Ce ne fut qu'au milieu du xvi« qu'il fut réduit à une demi-fête, terminée à midi, après le service divin. Cttmimr. Semaine sainte.

VENECOMPONENSIS ECCLESIA, ancienne église d'Arménie avec évéchc suffragant de Sergiopolis. On croit que c'est la même que Venco/toriensis ou Veneto/toldona . Ou en connaît cinq évêques, dont le premier, Articus Bandachinus, dominicain, mourut en 1326. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. III , p. 1195. Richard

C VENEDOCIOS. Voy. Wendoc VÉNÉHABLE, titre qui se décerne par un

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