‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1175 sur 1294 · I. VENETI. t'oy. Vannes · texte numérisé non relu

I. VENETI. t'oy. Vannes

VENETIjE. Voy. Venise.

VENETO. Pérennès cite plusieurs auteurs de ce nom dans la liioor. univers, de r elier. I. André, religieux , professeur à Bologne, et dont nous citerons le Commentaire sur la Genèse. — II. ./'•/•,,, chartreux au xv° siècle, qui a laissé : 1" Sojsce teipsum; — 2° De Patientta et humilitate liber t; — 3» Spéculum morientium, L 111;

— 4° Corona sensuum, 1. I ; — 5» iiermones varii;

— 0° Kpittolm varia. — III. Pau/, de l'Ordre des Ermites de Saint - Augustin , et dont nous avons parlé sous le nom de Paul de Venise {Voy. Paul. n° XI. III). — IV. Paul, servitc au XV* siècle, qui a laissé : 1° De iïotttia Dei ; — 2° De Condeuiio ckristiatio testament*) ; — 3° De Ordine et progressa sui Ordmis; — 4« KxpUcatio iJantis Alwern , poehe Floreutini.

VENEZUELA ou BLNEZULLA ( i en*/io/a),ou la Petite Venise, ville épisc. de l'Amérique méridionale, dans la province du même nom. Cette ville fut bâtie par les Espagnols, à l'endroit où ils découvrirent le village de Coro. Us y établirent, en 1531) ou 1532, un évéché sous la métropole de Saint-Domingue, qui a été transféré à Léou-des-Caraques ou Caracas. Le premier évéque de Venezuela que l'on connaisse est Rodrigue de Ilastidas, qui mourut en 1542. Voy. de Commanvillo, Tubk nlphabét., p. 253. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. V, p. 117- 118, et vol. XCIII p. 150-104.

I. VENGEANCE, ressentiment d'une offense reçue , qui porte à punir son ennemi en haine de l'outrage qu'on en a reçu. Dieu défend la vengeance ; c'est un droit qu'il s'est réservé, et il nous ordonne d aimer nos ennemis. Voy. Deutér., xxxn. Matth., v. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., combat la morale fausse et scandaleuse de l'ancieiuie Encyclopédie de Di-

derot et de d'Alembert touchant la Cuuijtar. notre article ENNEMI.

11. VENGEANCE. Dieu tolérait la vengeance dans l'AncieiiTestament (Kxod.,xxi,24.Nombr., XXXV, 10 et suiv.); mais ces tolérances n'étaient accordées qu'a la dureté du coeur des Juifs , comme le dit Jésus-Christ à l'occasion du divorce. Dieu s'était assez déclaré (Deutér., xxxir, 35) pour faire comprendre aux gens de bien que la vengeance lui appartenait, et il la défend expressément (Lévit., xix, 17). Le jour delà vengeance marque quelquefois le dernier jour du jugement, et d'autre.-, fois la peine que Dieu lait ressentir à ses ennemis (Kxod., xxxil, 3t. Isaie, xxxiv, 8; LXl, 2; LXIli, 4. Luc . xxi, 22». I*a vengeance est quelquefois exprimée dans l'Ecriture sous le nom de consolation ( Isaie. i. 24). Ce mot exprime encore l'injure qu'on fait à un autre ot qu'on colore du titre de juste vengeance; mais il faut entendre par ces expressions, exercer sa haine , satisfaire sa viuuwusc loJonié (Judith., 1, 12; II, 1. Êzéch., xxv, 12). Ouand le prophète dit (Psaume xvu, 48) que Dieu accorde la vengeance à quelqu'un, cela signifie, ou qu'il lui livre ses ennemis, ou qu'il punit lui-même ceux qui ont affligé ses serv iteurs.

VENGEUR, nom qu'on donne dans l'Ecriture à celui qui , selon les mœurs des anciens Hébreux, était chargé de tirer vengeance de celui qui avait tué un de ses pi oches parents(Nombr., xxxv, 25-27). Le roi vengeur ou défenseur dont il est parlé dans le prophète Osée <v, 13, x.G) signifie, selon les apparences. Phul, roi d'Assyrie, qui vint au secours de Mauahem, roi d'israèl. Voy. IV Rois, xv, 19. J.-B. Glaire, htrod. histor. et cr,t., etc., tom. II , p. 329-330, où I on trouve quelques explications sur la justice individuelle au temps de Moïse.

VENI, CREATOR. Ce sont les premiers mots de l'hymne par laquelle l'Eglise invoque les lumières de l'Esprit-Saint. Cette hymne a été de tout temps en grand honneur parmi les chrétiens. D'après quelques anciens bréviaires, on la récitait a toutes les heures canoniales du jour de la Pentecôte. Aujourd'hui on la récite ou on la chante à vêpres le iour de la Pentecôte. On la récite aussi ou on la chante le même Jour, et pendant toute l'octave, parce que c'est a l'heure de tierce que le Saint-Esprit descendit sur les apdtres. Outre cela, le Vent, Creator se récite dans toutes les circonstances graves ou solennelles où 1 Église veut invoquer les lumières et le secours de l'Esprit, comme, par exemple, quand on élit un pape, qu'on sacre un évéque, qu'on ordonne des prêtres, qu'on tient un synode , etc. Ouant à l'auteur du Veni, Creator, les uns l'attribuent i Robert, roi de France, mort en 1031, d'autres à Enuaiin, moine de Reichenau, mort l'an 1054; d'autres au bienheureux Notker ou Notcher, moine do Saint- GaIl,mort en 912; d'autres au pape Innocent III, élu l'an 1198. Après avoir rapporté ces diverses opinions, Gaet. Moroni ajoute avec raison qu'il craint qu'on n'ait amalgamé les prétendus auteurs du Veni, saucte Spintus, avec ceux auxquels on a attribué le Vent, Creator. Enlin Lharlemagne a été cité aussi comme ayant composé cette dernière hymne ; mais Mone remarque que les manuscrits sont eu partie plus anciens que Charlemagne , et il donne sa voix à saint Grégoire le Grand : 1» parce que le mètre classique, 1 admission partielle de la rimo, mais surtout la forme déprécative donnée à l'hymne, sont propres aux cantiques de saint Grégoire. 2» Parce que la manière

by GToogTcT

Page 1