‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1179 sur 1294 · I. VENTURA (Antoine). Voij. Prado, n» III · texte numérisé non relu

I. VENTURA (Antoine). Voij. Prado, n» III

II. VENTURA (Gioachino), prédicateur, né à Palerme en 1798, mort à Versailles l'an 1861, entra chez les jésuites, et y occupa avec succès la chaire de rhétorique. 11 en sortit lors de la fermeture de leurs maisons, et il fut reçu dans l'Ordre des Théatins, où il se fit bientôt remarquer dans la chaire, en même temps qu'il se livrait avec ardeur à des travaux de philosophie religieuse. Il devint procureur général de son Ordre , prononça l'oraison funèbre de Pie VII, et fut chargé par Léon Xll de la chaire de droit public ecclésiastique. En 1830, on le nomma général de son Ordre; mais, peu de temps après, il prit la résolution de vivre dans Ja retraite, et il partagea ses loisirs entre l'étude approfondie de l'Ecriture des Pères et les devoirs de la prédication. Pendant les dix années qu'il passa en France, le P. Ventura y composa en fiançais et y publia les ouvrages suivants : 1° La Femme chrétienne, ou Histoire de Virginie Bruni: Paris, 1851, in-12; — 2» Traité sur le culte de la sainte Vierge; Lyon, 1852, in-12; — 3° La Raison philosophique et lu Raison catholique; Paris, 1852-18.7J, 3 vol. in -8°; — 4» Les Femmes de l'Evangile; Paris, 1853, in-12;

— 5e Essai sur torigine des idées; ibid.f 1853, in-8°; — G0 La Femme catholique; ibid., 1854, 3 vol. in-S»; — 7° L'École des miracles , ou les Œuvres de la puissance et de lu grandeur de Jcsus-Chnst ; ibid., 1&54-1858, 3 vol. in -18; — 8° La Tradition et les semi-[Mflagiens de la philosophie, ou le Semi- rationalisme dévoilé; ibid., in-8*; — 9° Le Pouvoir politique et chrétien , sermons prononcés aux Tuileries , avec une Introduction par L. Yeuillot; Paris, 1857, in-8°; — 10» Essai sur le pouvoir public ; ibid., 1857, in-8°;

— 11° Exposition des lots nature/les dans l'onlre social: in-8°. On a traduit en français la plupart de ses ouvrages italiens, et on a publié après sa mort le recueil de ses Homélies .sur les paraboles; ibid., 1863 , 2 vol. in-8°; le 27 novembre 1848, le P. Ventura prononça dans son église, i Home , l'oraison funèbre des victimes deVienne; voici ce qu'on lit à ce sujet dans V Index Hbrorumprohibitorum : « Ventura (R. P. D. Gioachino). Discorso funèbre pei morti di Vienna recitato il giorno 27 nov. 1848 nella insigne chiesa di S. Andréa délia Valle. Cum introduzione e potestate dell' autore. (Decr. 30 maii 1849.) — Auclor laudabiliter se subjecit, et opus reprobavit. Voy. la Nouv. Biogr. génèr., où

on donne beaucoup de détails intéressants sur le savant théatin.

VENTURE (Mardochée), juif, florissait au commencement du xvn* siècle, et était un des hommes les plus instruits de sa nation. On a de lui : 1* Prières journalières à l'usage des juifs ptirtugais ou espagnols; en hébreu, avec des notes élémentaires, 1772, 3 vol. in-12; — 2» Le Cantique des rnntiques de Salomon . avec la paraphrase chaldaïque et le Traité d'Aboth ou des Pèresjle la doctrine, traduits de l'hébreu , du chaldaïque et du rabbinique, avec des notes élémentaires pour en faciliter l'intelligence, 1774. in-12. Pov Pérennès,dans la Biogr.univers.de Feller.

VENTURIN DE BERGAME (Bienheureux), dominicain, né à Bcrgame en 1304, mort le 28 mars 1346, embrassa la vie religieuse à l'âge de quinze ans, et il montra dès lors les plus solides vertus. Il prêcha dans presque toutes les villes d'Italie avec le plus grand succès, et il supporta avec une courageuse résignation les épreuves que Dieu lui envoya. Il prêcha la croisade contre les Turcs, et accompagna à cette occasion le dauphin de Vienne , chef de l'armée chrétienne, jusqu'à la ville de Smyrne. Il y séjourna quelques mois, prêchant, instruisant et procurant aux malades les secours spirituels et temporels dont ils avaient besoin. Dieu fit éclater sa sainteté par plusieurs miracles avant et après sa mort, et les fidèles l'honorèrent d'un culte religieux. Voy. le P. Toulon, Hommes illustr.Aom. II. Richard et Giraud.

VENUSIA,VENUSIUM. I ov-Venosa.

VENUSTIENS ou VENUSTINIENS, hérétiques de la secte des paterniens qui avaient

Eour chef Venustius, dans le iv« siècle. Voij. iern. Lubzeinb., Cataloy. haret., au mot Vk- NUSTIMANI. ( ompar. PATERMENS.

I. VÊPRES (Vesperœ), partie de l'office divm qui se récite ordinairement à deux nu trois heures de l'après-midi. Cet office se disait autrefois le soir, en latin vespere, d'où vient son nom de vêpres. En carême , on récite les vêpres avant midi tous les jours, excepté le dimanche. L'heure de vêpres ou du *oir est appelée dnoderima ou douzième dans quelques auteurs ecclésiastiques, |>arcc que» chez les Juifs la douzième heure finissait au soleil couchant. Dans les Constitutions apostoliques , 1. II, c. XXIX, il est ordonné de réciter â tt'/>reï le psaume cxl. Domine, rlnmavi ad le, exatidime, etc., et I. VIII, c. xxxv, ce même psaume est appelé Ijicema/is, parce que souvent on le lisait à la lueur des lampes. Cassien dit que les moines récitaient douze psaumes. que l'on y joignait deux leçons, l'une de l'Ancien, l'autre du Nouveau Testament; et il parait par plusieurs monuments que l'on faisait de même dans les églises de France. Maintenant on y dit cinq psaumes, un capitule, une hymne, le cantique Magnificat , des antiennes, et une ou plusieurs oraisons, selon qu'il y a ou qu'il n'y a point de commémoration à faire. Voy. Noël -Laurent Pissot, Manuel catholique pour Tinlelligence de l'office divin. J.-B. Glaire, Introït action , etc., tora. II, p. 174. Gaet. Moroni,vol. XCVI, p. 81-95. Compar. notre art. Heures canoniales.

IL VÊPRES (PREMIÈRES, SECONDES). On appelle premières vêpres celles qui se disent la veille u'une fête, et secondes celles qui se disent le jour même de cette fête. Voy. le Diction, cccles. et canon, portatif.

VER (Vernus), terme par lequel l'Écriture marque, en plusieurs endroits, la faiblesse et le néant de l'homme (Psaume xxi, 7. Isaie, u, 8). Isaic (UTI, 24), et après lui Jésus-ChrUt

VfiRA

VFÏW

(Marc, ix, 43, 45, 47), dit que le ver qui ronge les damnés ne meurt pas. Les saints Pères, comme les interprètes, sont partages sur la nature de ce ver des damné*. Les uns, comme Origène, saint Ambroise, saint Thomas, l'en» tendent uniquement du remords de la conscience. Quant à saint Jérôme, il reconnaît que c'est le sentiment de plusieurs. Mais les autres, tels que saint Augustin, saint Chrysostome, saint Cyrille d'Alexandrie , Théophylaeto , saint Prospef, saint Anselme, croient qu'il 's'agit d'un ver réel et corporel. Saint Bernard s'exprime d'une manière qui semble favoriser les deux sentiments. Voy. D. Calmet. qui, dans son Dirtion.de la Bible, indique les passages nu les Pères expriment leur opinion, et rapporte morne les propres paroles de plusieurs d'entre eux.

VÉRACITÉ DE DIEU, attribut en vertu duquel Dieu ne peut ni se tromper lui-même, ni i nous tromper, lorsqu'il daigne nous parler. Cette perfection divine nous est connue par la lumière naturelle et par la révélation. Nous lisons dans l'Exode (xxxiv, 6) que Moïse dit a Dieu : « Dominateur-Seigneur-Dieu, miséricordieux et clément, patient, et d'une abondante miséricorde, et vëndiqve (rerax). » Balaam luimême reconnaît la véracité de Dieu : « Dieu n'est pas comme un homme , pour qu'il mente , ou comme le fils d'un homme . pour qu'il change. Ainsi il a dit, et il ne fera pas? il a parlé , et il n'accomplira pas (Nombr., xxm, 19)? » Dans son Épitre aux Romains (m, 4), saint Paul n'est pas moins formel : t Dieu est vrai (verox), ditil, mais tout homme est ment eur. * L'homme, en effet, peut avoir une opinion fausse, parce que son intelligence est tres-bomée , et il peut avoir intérêt d'imposer a ses semblables; mais Dieu, dont la science est infinie, voit toutes choses telles qu'elles sont; il ne peut donc être sujet à l'erreur. D'un autre côté, aucun besoin, aucun intérêt , aucune passion ne peut l'engager à tromper ses créatures. » Dieu, dit le Psalmiste, est fidèle dans toutes ses paroles, et saint dans toutes ses œuvres (Psaume cx4.1v, 13). » C'est sur la véracité de Dieu que sont fondées la certitude de notre foi , la solidité de notre espérance, la soumission de notre obéissance; c'est pour cela que nous devons croire sur la parole de Dieu les choses mêmes que nous ne comprenons pas. Dès qu'il nous enseigne une doctrine, elle ne peut pas être fausse; lorsqu'il nous fait une promesse, il ne peut pas manquer de l'accomplir; quand il nous commande une action, ce ne peut être un crime. Aussi la foi, prise dans toute son étendue, renferme la croyance de tout ce qu'il nous a révélé, la confiance à ce qu'il nous promet, l'obéissance à ce qu'il nous ordonne ; telle est la foi justifiante dont saint Paul a fait de si grands éloges. Par la même raison, Dieu ne peut pas permettre que ceux qu'il a envoyés pour nous instruire tombent dans l'erreur et nous y induisent; ce serait lui-même qui nous tromperait et nous tendrait un piège inévitable. • Celui qui vient d'en haut, dit le Sauveur (Jean, m, 31,33). est au-dessus de tous... Celui qui a reçu son témoignage a attesté que Dieu est véridique (nmir). > Le Sauveur dit encore (ibid., xn, 4t) : « Qui croit en moi , ne croit pas en moi , mais en Celui qui m'a envoyé ■ ; et (ibid., xiv, 1 ) : « Vous croyez en Dieu , croyez aussi en moi. » Dès que Dieu a revêtu un homme de tous les caractères d'une mission surnaturelle et divine, nous devons croire à sa parole comme à celle de Dieu. Vny. Bergier, Diction, de IMol., que nous n'avons fait qu'abréger dans cet article.

VERA-CRUX ou CRUE (La), ville épisc. de l'Amérique septentrionale, et chef-lieu de l'État du même nom. Elle est située sur la côte du (rolfe du Mexique, près de l'île San-Juan-d'Uloa. Elle a été érigée en évêché sous la métropole de Mexico par Grégoire XVI, dont la bulle d'érection Quart o/iin pmpheta yntrissime famental>atur, est datée du moisde janvier1845; mais elle est restée longtemps sansévèque; elle n'a commencé à figurer dans le S"t'z>e tli Borna qu'en 1&~d. Gaet. Moroni, vol. XCIIÏ.p. 220-221.

I. VER AN (Saint), évèque de Chàlon- sur- Saône. L'Église de cette ville reconnaît un saint de ce nom parmi ses évoques, dont la fête principale est inarquée au 25 octobre, et la mémoire au 20 novembre, dans le Martyrologe de France. C'est tout ce qu'on en sait.

II. VÉRAN (Saint), évèque de Vence , en Provence . vivait au v siècle, et était fils de saint Euclier, évèque de Lyon. Il fut élevé pendant quelque temps, avec* son frère Salonius, dans le monastère de Lérins, d'où ils passèrent sous la conduite du célèbre Salvien , prêtre de Marseille. Véran fut fait évèque de Vence; ce fut lui que le pape Hilairc chargea d'aller trouver saint Mainert de Vienne, l'an 464, pour lui interdire les ordinations dans l'église de Die. On célèbre sa fête le 9 septembre. On croit avec beaucoup de probabilité qu'il est auteur de la Lettre des trois évèques Caretius , Salonius et Vetanus, au pape saint Léon, pour le féliciter d'avoir écrit au concile de Chalcédoinc contre les eutychiens et sur le soin qu'il prenait de garantir les Gaulois du venin des hérésies. Voy. Gennade, llotnm. ittustr. Godcau , Hist. ecclés. Richard et Giraud.

III. VÉRAN (Saint), évèque de Lyon. Nous n'avons rien de certain touchant ce saint; on était persuadé, dans le IXe siècle , qu'il y avait eu a Lyon un saint évèque nommé Véranus ; mais il y a tout sujet de croire qu'il a été confondu avec saint Véran, évèque de Vence, fils de saint Eucher de Lyon, ou avec saint Vrain de Cavaillon , qui n'a vécu qu'au vi* siècle. On célèbre sa fête le H novembre.

VERANI (Cajetan-Kelix), chanoine régulier et professeur en théologie à Munich , a laissé : De Humants Affectibus étendis et coe»vendis ad hominem , de eorum servit ute manu mittendum et ad littertatem Chriitinni inxtituti, seu per regùtm nrli vtam manu ducendum j opus tribus tomis digestum, moribus corritjendts, vitiis amovendis, virhdibus promovendts , pictati fovenda, amoliendœ impietafi acammodaium , uberrimte, variée eruditionis sacro-pro fanée supcllectili, luculentis sanctorum Patrum assertis doctrinis, et Sacrarum Scripturarum interpretamentis locup/etatutn ; saeris praeseriim Concionatoribus , viris asceticis et Evanyelistarum virtutum culture? nddirlix, perutite; Munich, 1710, 3 vol. in-fol. Voy. le Jour», des Savants, 1710, p. 523, 1r« édit., et p. 47M,2» édit.

VERA PAE ou COBAN ( Vera Pax), ville épisc de la province de ce nom, dans l'Amérique centrale. Le pape Paul IV l'érigea , l'an 1566, en évêché suffragant de Mexico; mais Paul V l'unit en 1607 à I évêché de Guatimala. Voy. de Coramanville, t" Table alpha bét., p. 253. Gaet. Moroni, vol. XCIII, p. 227. Compar. notre art.

Gl' ATIMALA.

VERBE ( Vrrbu»i)y terme consacré dans l'Écriture sainte et parmi les théologiens pour signifier le Kils unique du Père éternel , sa sagesse incréée , la seconde personne de la trèssainte Trinité. Voy. Hergier, Diction, de theot. ComfHtr. notre art. Incarnation, n» I.

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