‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1180 sur 1294 · VERD · texte numérisé non relu

VERD

VERBERIE , village du dioceae de Soissons où l'on u tenu six conciles, de 1 an 752 ou 753 à l'an 870. Voy. la Regia, tom. XVII, XXII. Labbe, tom. VI, VIII. Hardnuin, tom. III. V. Im Gallui Christ , tom. IV. Pagi, ad ann. 870. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XCIII, p. 227-228.

VERCA. Voy. Nicétas, n» f.

VERCEIL (Vercelld), ville du Piémont située sur la Sésia, à dix-huit lieues au nord-est de Turin, fut érigée «n évèché sous la métropolo de Milan au IVe siècle. Son premier évéque. saint Eusèbc, nommé vers 1 an 340, termina

1 glorieusement sa vie par le martyre, en 371. ,'an 1050, on tint dans cette ville un concile

Îui fut présidé par le pape Léon IX. Aujour- 'hui Verceil est un archevêché ayant pour suffraganls les évêchés d'Alexandrie. Bielle, Casai, Novare et Vigevano. Voy, Ughelli, liai. *acr., tom. IV, col. 7it, et tom. X, col. 935. Lanfranc, De Cor pore Domini , c. IV. De Commanville,/" Table alpha/'ét., p. 253-254. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XCU1, p. 232-272. Compur. notre art. Piémont.

VERDE (François), évéque de Vico di Sorrento, dans le royaume do Naples, mort saintement en 1700, fut d'abord premier professeur en droit c anon dans l'université de Naples, chanoine et pénitencier de la cathédrale , oflieial , examinateur synodal et grand vicaire. Parmi ses ouvrages nous citerons. 1° Anu/ccphalaiosis propositionuui damnatarum ab Alexandro VU; Ui-foL; — 2* Ik Simonin; in-4°. Voy. les JtAn. de Trévoux, juillet 1707.

I. VERDIER (Antoine du), seigneur de Vauprivas, né à Montbrison-en-Forès l'an 1544, mort en 1600, fut gentilhomme ordinaire de la chambre du roi et contrôleur général des finances de Lyon. Nous citerons de lui : Pmsographie ou Description lies personnes insignes, patriarche* , prophètes, dieux des Gentils, enifjcreurs, rois, capitaines, jurisconsultes, papes, etc.; Lyon, 1573, in-4n, avec des portraits. Voy. Niceron, Mémoires pour servir à l'Hist. des hommes illustr., etc.. tom. XXPV. Richard et Giraud.

IL VERDIER (Jean), né en 1735 à la Ferté- Bernard, dans le Maine, mort à Paris l'an 1820, fut successivement avocat, médecin et instituteur. U fut médecin du roi de Pologne Stanislas. Après la mort de ce prince, il vint à Paris. Pendant la détention de Louis XVI, Verdier lut pendant quelque temps chargé de lui donner des soins. Par mi ses divers écrits nous citerons : 1° Recueil de Mémoires et d'Ubsenattons sur la perfectibilité de l'homme par les agents physiques ou moraux; Paris, 1772, in -12, — 2" Cours deducat ion à l'usage des élèves destinés aux premières professions et aux grands emplois île l'État; 17/7, in-12; — 3" La Cranomaïue du docleur (ialt anéantie au moyen de l'anatomie et de la psychologie de l'âme; 180S. Voy. Michaud, Btitgr. univers.

VERDUN {Virdunum. Virodunum, Vereduna, Veredunum), ville épisc. autrefois sous la métropole de Trêves. Le premier évêque deVcrdun fut. selon plusieurs auteurs, saint Sainlin, disciple de saint Denis de Paris au iv« siècle; mais cela est fort contesté. Eu 947, il s'est tenu un concile à Verdun. Supprimé en 1801 , ce siège fut rétabli l'an 1817 sous la métropole de Besançon. Voy. la Regia,tom. XXV. Labbe, t. IX. Hardouin, tom. VI. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XCIII, P- 275-280.

VERDURE (Nicolas -Joseph de la), docteur et premier professeur en théologie dans l'université de Douai, né à Aire en 1036, mort l'an

} 1717, fut pourvu tout jeune encore d'un

'nie.it à l'église de Saint -Amé de Douai, et il devint plus tard doyen de la même ér lise. En 1682, il fut nomm^ premier professeur de théologie, et sa réputation lui acquit l'estime de plusieurs prélats français et flamands qui sollicitèrent ses conseils. Fénelon, entre autres, eut recours à ses lumières dans la fameuse affaire du quiétisme. Nous avons de lui : Traetatus triplex de contritione. nttntione, et de recidn is:\m, 2' édit. Voy. Morori, édit. de 1750. Richard et Giraud.

VEREDUNA, VEREDUNUM. Voy. VBRDirs.

VEREPiEUS DOMMELANUS(Siinon), prêtre, né dans le Brabant. mort a Bois-le-Duc en 1.7.18, lit sa philosophie et sa théologie à Louvaiu. il fut chargé de la direction des religieuses du monastère de Thabor, Ordre de Saint-Augustin, à Malines; mais les factions des calvinistes l'ayant obligé de sortir de cette ville, il se retira à Hilvarenbeck, puis à Turhnout, et ensuite a Bois-le-I»uc, où i] eut la diiection du collège et où il fut fait chanoine de l'église eathediale. Parmi ses nombreux ouvrages nous citenms : 1" Prima chnstianm refiyioms liudimenta, en latin et en flamand ; Bois-Ie-Duc; — 2» Prccatv>nes liturgica- in septem dies dtgesiee ; Anvers , 1574; Cologne, 1590, etc.; — 3° Kuchiridum putrum precntionum ; Anvers,1504, 1509, in-12, etc.; en français, en flamand et en espagnol; ces prières sont tirées de l'Ancien et du Nouveau Testament et des écrits des Pères; — 4" $ciouiaphia schoht latiH<% et chrùtiunce; Anvers, 1588, in-8°. Voy. Valère-André, lUhlioth. Belg.t édit. de 1739, in-4», tom. IL p. 1003.

I. VERGE (Virya). Ce mot a. dans l'Écriture, différentes significations; ainsi il désigne: 1° une branche d'arbre (Genèse, xxx, 37); $> un bâton de voyageur (Luc, ix, 3); — 3* la houlette d'un berger (Psaume xxil,4); — 4° les instruments dont Dieu se sert pour châtier les hommes (Psaume lxxxviii, 33); — 5° le sceptre, syml^le de lautorité (Lsther, v, 2); — 6° un rejeton, le dernier enfant d'une famille Usaïe); — 7" les restes ou les derniers descendants d'une nation (Psaume l.XXlll,2).

IL VERGE D'AARON. bâton dont se servait ordinairement le grand prêtre. Dieu, dans la conjuration de Coré , Dathan et Abiron, ordonna à Moïse de recevoir une verge du chaque tribu d'Israël, et d'y joindre celle d'Aarou. Le lendemain, Dieu fit connaître sa volonté de continuer le sacerdoce à Aaron et à sa postérité, eu faisant porter â la verge de celui-ci des Ueurs et des fruits sans qu'on pùt soupçonner qu ou eût changé les verges, le nom du prince de chaque tribu étant écrit sur la verge qu il avait présentée (Nombr., jvu, 1 et suiv. L Dans son Epitie aux Hébreux (ix, 4), saint Paul dit que la verge d'Anrm fut mise daus l'arche d alliance avec une urne d'or contenant la manne, et avec les tables du teslameut. Mais le livre des Nombres (xvu, 10) porte que Dieu ordonna à Moïse do la placer dans le tabernacle. C'est a tort que quelques-uns ont voulu trouver une contradiction entre ces deux passages, puisque l arche d'alliance était dans le tabernacle. Seulement saint Paul spécifia la partie du tabernacle où la verge était renfermée; ie que ne fait pas le livre des Nombres. Quant à 1 assertion de I auteur du IIP livre des Bois (vin, 9) et de celui du II» des Paralipomènes (\. llrt, qu'il « y avait dans l'arche que les tables de la toi, elle ne donne nullement un démenti au témoignage si positif et si formel du grand apotre; car, bien que dans le principe il u y ait eu, en effet,

VERfr

dans l'arche sainto que les tables do la loi , on ne voit nulle part dans la loi qu'il fût défendu d'y déposer jamais autre chose. Rien n'empêche donc d'admettre, sur l'autorité de saint Paul, ne la verge dWaron, ainsi que la manne, aient té renfermées dans l'arche d'alliance; d'au* tant mieux que, ayant été l'une et l'autre l'objet d'un éclatant miracle , elles méritaient sous ce rapport de figurer a côté des tables de la loi. Vntf. D. Calmet, Ikctwn. de la bible.

III. VERGE DE MOÏSE, bâton que Dieu ordonna à Moïse de prendre avec lui pour opérer les miracles qu'il devait faire devant Pharaon et devant tout le peuple. L'Ecriture ne nous dit pas ce que devint cette verge après la mort «lu saint législateur. Les rabhins la font venir par succession depuis Adam jusqu'au patriarche Joseph. Ils la font ensuite dérober au roi d'Egypte, a qui Joseph l'avait laissée comme paye de sa reconnaissance; ils la font, disons-nous, dérober par Jéthro, qui la plante dans un jardin , où elle prend d'assez fortes racines pour que Moïse seul, par une sorte de miracle, soit capable de l'arracher. Le nom de Dieu , disentils, était écrit sur cette verge. Foy. Esdras,iv,

i 2, etc. D. Calmet, Diction, de In Bible.

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