XXV. LOI ODIEUSE on ONÉREUSE. Voy
Loi, n» XVII.
XXVI. LOI ORALE. C'est ainsi que les Juifs appellent leurs traditions. Ils prétendent que Dieu les enseigna de vive voix a Moïse sur le mont Sinaï, en même temps qu'il lui donnait la loi écrite. Les Juifs prétendent encore que ce législateur en instruisit les anciens du peuple, et les leur coniia comme en dépôt, pour faire passer à leurs successeurs toutes les traditions qu'il avait reçues immédiatement de Dieu; que c est par ce canal que leur sont venues toutes celles qu'ils lisent aujourd'hui dans leurs Talmuds. De là le souverain respect qu'ils ont pour elles, et qui va quelquefois jusqu'à les préférer
aux textes les plus exprès de l'Écriture. Voy. D. Calmet. Diction, de in Bible.
XXVII. LOI PÉNALE. C'est celle qui impose une peine aux transgresseurs. Si elle impose seulement une peine , nm rien commander ni défendre, comme dans : Cri ni qui transportera du blé hors du royaume payera cent francs d'amende: c'est une loi purement pénale. Si elle impose une peine en commandant ou en défendant une chose, comme dans : Que personne ne transporte du blé hors du royaume ; celui qui en transportera payera cent francs; c'est une loi mixte. Si, au contraire, la loi commande ou défend une chose, sans imposer aucune peine aux transgresseurs, c'est une loi purement ou simplement morale. Lorsque dans une loi purement pénale quant à la forme, la peine est très-considérable, comme l'infamie, la mutilation, la mort, on juge avec raison que la loi est mixte, c'est-à-dire pénale et morale tout ensemble. Il en est de môme lorsque la loi est en matière importante, et nécessaire à la paix d'un État. Dans le doute, on juge qu'une loi est morale, parce que c'est le plus sûr, et que ce n'est que par exception à la règle générale qu'il y a aes lois purement pénales.