‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1183 sur 1294 · VER M · texte numérisé non relu

VER M

fion. histor., édit. de 1750. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. Le Diction, de la théol. cnthut. La Souv. Biogr. génér., au mot Tressan.

VERHAER. Voy. Harée.

VERHULST (Philippe -Louis), licencié de Louvain , né à Gand , mort à Amersfort en 1753, fut choisi, très -jeune encore, pour être à la téte d'un nouveau collège fonde dans la ville de Disth en Brabant. Son opposition à la bulle Vnigenitus l'ayant forcé de quitter cet emploi , il se retira à Louvain, puis au séminaire d'Amersfort, où il donna des leçons de théologie pendant plus de vingt ans ; mais en continuant de publier des éci its dans le même sens. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Le» Fondements solides de la foi catholique touchant le saint Sacrement de l autel, en flamand ; 1738 et 1741 , 6 vol. in-12; — 2° une Traduction flamande du Nouveau Testament ; Gand, 1717; — 3° l)e Aurtoriiate romani Pontificis dissertatio tripartita; 1719; — 4° Réflexions sur les maximes de Salomon, en flamand ; 1752. Vou. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud. Pérennès, dans la Biogr. univers, de Feller. Compar. HûNERT.

VÉRIN0P0L1S . siège épisc. de la première Galatie , sous la métropole d'Ancyre. On.en connaît trois évéques, dont le premier, Etienne, souscrivit au *• concile général et les canons m Tru/lo. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 481 . Richard et Giraud. Compar. Bèwnopous. mais surtout Urakopolis.

VERIS1ENSIS ECCLESIA. siège épisc. de Macédoine ou de Thrace, situé aux environs de Thessalonique et de Thèbes. Cette église fut érigée en métropole au Ufl* siècle. On sait qu'elle a eu deux évéques latins : l'un, Guarinus, nommé en 1206 ou 1207, fut transféré à l'église de Thessalonique en 1210, et l'autre, N..., sacré en 1211, est peut-être le même prélat à qui le pape Innocent III écrivit, en 1213, de se rendre au concile de Latran qui devait se tenir en 1215. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom, III, n. 1102.

VÉRITÉ se prend, dans l'Écriture : 1° pour ce qui est opposé au mensonge ; comme dans le Deutéronome, xvm, 11, dans le Psaume v, 9, dans l'Épitre aux Romains, ix,l, etc.; 2° pour la fidélité, la sincérité, l'exactitude à tenir ses promesses. Ordinairement on joint la vérité prise en ce sens avec la miséricorde (Genèse, xxiv, 27 ,49.Josué, H, 14. H Rois, il, 6. Psaume, xxxix, 12, etc.) Les expressions la parole de vérité , la voie de la vérité, la science de la vérité signifient la vérité de t Évangile, les vérités saintes du christianisme. De là ces autres formules : Marcher dans la vérité, parler dans la vérité, rendre témoignage à la vérité, signifient, dans les auteurs sacrés du Nouveau Testament , parler et agir selon les vérités saintes de l'Evangile , rendre témoignage aux vérités de l'Evangile. Voy. D. Calmet, qui, dans son Diction, de la Bible , rapporte les passages de l'Écriture que nous ne faisons qu'indiquer nous-méme.

[. VERJUS (Antoine), jésuite, né à Paris en 1032, mort l'an 1706, professa les humanités en Bretagne, et rejoignit par ordre du roi le comte de Crécy en Allemagne , où il rédigea plusieurs manifestes en faveur des princes, et contre les prétentions de la maison d'Autriche. Plus tard il fut nommé directeur des missions du Levant. Il fit partout de nouveaux établissements : et, pour introduire de nouveaux missionnaires dans les Indes, il chercha à s'ouvrir de nouveaux chemins par la Pologne, par la Perse et par la mer Rouge. Nous citerons de lui : 1» la Préface de l'ouvrage de Marie-Éléonore de Rohan, ab-

besse de Malnoue, intitulé : La Morale du sage , qui contient la morale des livres sapientiaux; Paris . 1667, 1675, 1681, 1691, in-8»; — 2« l'édition du recueil intitulé : Select* Orationes panegyrifxe Patrum societatis Jesu; Paris, 1688; Lyon et Strasbourg , 2 vol. in-12 : — 3» Vie de saint François de Borgia ; Paris, 1672, in-4°; — 4° la Traduction du Catéchisme du P. Canisius ; ibid.,1688. in-12. Voy. le P. Oudin, jésuite, dans le Diction, histor. de Moréri. Le Gobien. Lettres édifiantes, tom. VIII, E pitre dédkatoire. Richard et Giraud.

II. VERJDS (Jean), frère du précédent, né en 1630, mort à Paris l'an 1663, se fit recevoir docteur à la Sorbonne, et acquit de la réputation comme prédicateur. Il était conseiller et aumônier du roi. On a de lui : Panégyriques de* saints ;t Paris , 1664, in-4°; ils ont été publiés par son neveu, François V^rjus» évèquc de Grasse. Voy. le Diction, des Prédicateurs.

VERLAMC ASTER Voy. Saiîvt, n» TV.

VERLENIUS (Jérôme), né à Bois-le-Duc au commencement du xvi* siècle, mort à Harlem vers l'an 1586, enseigna la théologie à Utrecht , et y gouverna une paroisse : il eut ensuite un canonicat dans la cathédrale de Harlem , et y fut nommé vicaire général. Il a laissé, outre une traduction latine d'Èpictète, avec des scolies : I8 un Commentaire sur les Psaumes; Louvain, 1558; — 2» une édition des Èpitres de saint Ignare, avec une version en latin et des notes; Anvers, 1566. Ussérius et Cotelier en ont profité pour donner la leur. Voy. Feller, Biogr. univers.

VERMAND" Vermandum). abbaye de l'Ordre de Prémontré, dans la I*icardie, au diocèse de Noyon , à deux lieues de Saint - Quentin , sur l'Oumi^non. Ou la croyait située au même endroit où était l'ancienne Yermand , ville épisc. et capitale du Vcrmandois. Cette ville avant été ruinée par les Huns au v« siècle, et révéché transféré à Noyon . il ne resta à Vermand qu'un prêtre pour avoir soin des habitants qui ne s'étaient pas transportés ailleurs. On rebâtit en 101H l'ancienne église de Vermand, et on y mit des chanoines sons la conduite d'un prévôt, qui

f»rit ensuite le titre d'abbé. Mais cette église et e cloître avant été incendiés en 1142, on en chassa les chanoines, qui étaient tombes dans le relâchement , et on y introduisit des religieux de l'Ordre de Prémontré qu'on fit venir du Mont- Saint-Martin. Voi/. la Gallia Christ. , tom. IX.

VERMILLI (Pierre) ou VERMIGH (Pietro- Martire), plus connu sous le nom de Pierre- Martyr, fameux calviniste, né à Florence en 1500, mort à Zurich fan 1562, avait pris l'habit de chanoine régulier de Saint-Augustin dans le monastère de Fiésole. Il se rendit habile dans le latin, le grec, l'hébreu, la philosophie et la théologie. 11 devint ensuite un des prédicateurs les plus distingués de l'Italie, et fut considéré comme le chef de sa congrégation. Mais la lecture des livres de Zwingle et de Bucer l'ayant fait tomber dans l'erreur, il pervertit Tremellius, Zanchius et plusieurs autres. 11 emmena avec lui Bernardin Ochin , général des capucins, et passa à Zurich, puis à Baie et à Strasbourg, où il enseigna publiquement, et épousa une jeune religieuse nommée Catherine. Il se rendit en Angleterre en 1517, et professa à l'université d'Oxford; il alla ensuite enseignera Zurich. 11 a composé un grand nombre d'ouvrages pour soutenir ses erreurs, qui lui sont eommunes avec les calvinistes , si ce n'est qu'il ne veut pas dire, comme ceux-ci, qu'on reçoit ' Jésus -Christ au sacrement de la

VERN

VERX

scène, quoique, selon eux, il n'y soit pas corporellemcnt. Parmi «es ouvrages , qui sont tous a YIftdex de Clément VIII, nous citerons : 1° Catechismus,ovvero espositione del syml/olo af>ostolico; B41e, 1540, in-8" ; trad. en lutin dans ses Loei communes ; — 2" Comment, in priorern Epis t. ad Corinthias; Zurich, 1551, in-fol.; 4 autres édit.; — 3° Tractalio de sacrnmento Eticharistùe ; ibid., 1552, in-8°; trad. en français; Lyon, 1502, in-lG, et en anglais ; — 4» Commun t. m Genesim ; ibid., 1572, 1ôfy, 1590, in-lol.; lleidelberg, 1000, in-fol.; — 5° Ijoci communes, etc.; la meilleure édition est celle de lleidelberg, 1G03, 3 vol. infol. Vatf, Sandère, Huyres. CCXVllf. Sponde, ann. 1547, 1553, 1500 et 1501. Wood, Athenat Oxonienses. Nicéron, Mémoires, t. XXIII. Feller, Bioyr. univers. La ,V««r. Biogr. yénér. Le Dietioii. de In t/icol. futhnt., art. Piehre - Martyk.

VERMISSEAU (Vermkulus) se prend, dans l'Exode (xxxv, 25; xxxvi, 35, etc.), dans le Lévitique (xiv, 4, 40,52), et dans Isaïe (i, 18), pour l'écarlate. apparemment parce qu'on se sert pour teindre en cette couleur de certain petit ver, nommé en latin coccus, et en arabe hirmiz, c'est-à-dire kermès, d'où vient sans doute le français cramoisi. Le mot vermiculatus se trouve dans le Cantique des cantiques (i, 10), et signifie proprement teint en couleur d" écarlate ou de crumoisi, et, dans un sens figuré, être fait de pièces de rapports ou de marqueterie. Voy. D. Calinet, Diction, de la BUde.

VERN AGE (Etienne- François), prêtre, né à Paris en 1652, mort l'an 1723, se distingua par sa science ecclésiastique , sa piété et une ardente charité. Après avoir achevé son cours de théologie à la Sorbonne, il vécut daus la retraite, où il se livra uniquement à l'étude. C'est lui quia commencé^ avec l'abbé Raveau, prêtre de la paroisse de Saint-Jean-on-Grève, l'établissement des Filles repenties dites du Sauveur, et il a pris soin pendant quelque temps de celte communauté. On a de lui : Pensées chrétiennes; Paris, in-18. On lui attribue : 1° Traité de la charité selon saint Paul; — 2° Sonrelles Réflexions, ou Sentences et nuisîmes morales et pratiques; Paris 1G90, 1001 et 1701, 3» édit.; mais le Journal des Savants, qui rapporte ainsi le titre de cet ouvrage : Souvellcs Hé flexions ou Sentences et maximes morales et politiques, l'attribue à Vernage, chanoine de Saint-Quentin et frère d'Étienne-Francois Vernage. Le même journal donne encore au chanoine de Saint-Quentin les doux ouvrages suivants: 1° Traité de la vie parfaite, selon les renies et tetpt itdu christianisme; Paris, 1698, in-12; — 2° Réflexions sur divers sujets de morale et de politique; ibid., 1703. in-12. Voy. le Jnurn. des Savants, 1691, 1098 et 1703. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud. Pérennès, dans la Bioyr. univers, de Feller.

VERN ANT (Jacques de), pseudonyme d'un carme de la réforme de Bretagne qui se nommait Bonaventure Hérédic, et, en religion, Bonavenlure de Sainte-Anne. Il naquit à Oudon, dans le diocèse de Nantes, et il mourut à Nantes en 1607. On a de lui : 1» Réflexions sur divers sujets de morale et de politique; Paris, 1703, in-12; — 2° Défense de notre Saint -Père le Pape et nos seigneurs les cardinaux, les archevêques et évéques , et de T emploi des religieujmendiants, contre les erreurs du temps; Metz, 1658. La faculté de théologie de Pans censura ce livre; mais le pape Alexandre VU réclama, et ne put obtenir la révocation de cette censure. Nicole lit des remarques sur la bulle que le pape publia à ce sujet , et BoUeau , docteur de Sorbonne , fit sur le même sujet des Consi-

dérations respectueuses ; c'est du moins le titre qu'il donna à son écrit. Les pièces qui concernent cette affaire ont été publiées sous ce titre. Recueil de diverses pièces concernant tes censures de la faculté de théologie île Paris sur la hiérarchie de T Église et la morale chrétienne ; Munster, 1000. Voy. le Jour n. des Savants, 1005, p. 73, édit., et p. 47, 2« édit. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud.

VERNES (Jacob), protestant, né à Genève en 1728, mort l'an 1791. fut admis au ministère en 1751, et obtint plus tard la petite cure de Coligny. Appelé à Genève en 1770, il y exerça les fonctions pastorales iusqu'en 1782. Outre des ouvrages purement littéraires, il a laissé plusieurs écrits sur des matières religieuses; nous citerons seulement : !• Lettres sur le christianisme de J.-J. Rousseau; Genève, 1703, in-8°; —

I 2° Dialogue sur le christianisme de J.-J. Rousseau; ibid., 1703, in-8"; — 3° Réponse à quelques lettres du même; ibid.. 1703; — 4° Confidence philosophique; 1711, iu 8", et 1770, 2 vol. in-8"; édit. revue et augmentée; sorte de roman dont le but est de réfuter les principes des incrédules: — 5° Sermons trés-estimés; Lausanne, 1?.I0, in-8»; Genève, 1792, 2 vol. in-8»; — 6° Catéchisme ù l'usage de toutes les communions chrétiennes; ouvrage où il n'est question ni de la Trinité, ni du péché originel , sous prétexte de

. n'y faire entrer aucun des points contestés et d'écarter les disputes. S'il en est ainsi, ce catéchisme ne devra plus contenir rien de chrétien, parce que tout ce qui constitue le christianisme a été contesté par quelque hérétique. Il parait que ce catéchisme avait été composé originairement pour l'instruction des jeunes gens qui Si' préparaient à faire leur première cène. 11 fut publié en 1771, in-8°; c'était celui d'Ostcrwald, avec des changements; il y en eut une autre édition en 1770. à laquelle Vernesmit son nom; et une 3' en 1778, plus ample que les autres, avec un Catéchisme ahréyé à l'usage des enfants. Voy. de Boulogne, Mélanges de philosophie, d'histoire, de mot ah- , de littérature ; 1807, tom. II, où ce catéchisme et son auteur sont justement appréciés. Pérennés, dans la Bioyr. univers, de Bcigiei , et surtout dans celle de Michaud, où il entre dans plus de détails La Nouv. Biogr. génér .

VERNET (Jacob), ministre protestant, né à Genève en 1098, mort l'an 1789, fut admis au ministère évangélique en 1722. Il l'exerça successivement à Jussey, à Sacconex, puis à Genève. Élu en 1737 recteur de l'académie de cette ville, il y professa successivement les belleslettres, l'histoire et la théologie. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1° Traité de la vérité de la religion chrétienne, tiré en partie du latin de Turrelin; Genève, 1730-1782, 10 vol. in -8°; les tom. I et II ont été réimprimés à Paris, 1753, avec des corrections d'un théologien catholique ; — 2° Dialogues socratiques, ou Entretiens sur divers sujets de morale; ibid., 174G, 1750, in-12; — 3° Jnslructitm chrétienne; Neofohntel, 1752, 4 vol. in-8»; Genève. 1750, 1771, 1807,5 vol. in-12; c'est un cours de théologie biblique mis à la portée de toutes les classes de lecteurs; — 4° De animurum linmortalitate; la Haye, 1702, in- 4»; — 5» De Or tu mundi juxta Mosem; Utrecht, 1770, in-8»; — 6" De Christi Deitnte; ibid., 1777, iu-8"; — 7» Opuscula theologicu seterta; Genève. 1784, iii-N»;

! l'auteur a réuni dans ce volume ses principales thèses théologiques; — 8° des Sermons posthumes;

I Genève, 1761-1707, 2 vol. in-8«. Voy. le Joum.

1 des Savants, 1731 , 1732, 1739, 1747 et 1750. Ri-

VERN

VÊRO

chard et Giraud. Pérennès, dans la Biogr. univ. de Fellcr, et Monnod,dans la Biogr. univers, de Michaud.

VERNEUIL (Yrnwlium). ville de France située sur la petite rivière d'Aure, qui sépare la Normandie du Perche, à huit lieues au sud-est d'Évreux. On y a assemblé deux conciles : l'un en 755, et l'autre en 844. Voy. la Regia, t. XVII, XXI. Labbe, tom. VI, VII. Hardouin, tom. III, V. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XCIV, p. 3-4. Campar. Vermm.

I. VERN 1ER (Jean-Baptiste-Thaddèe), prêtre, directeur de la mission diocésaine de Besançon, né en 1760 à Onvans.mort en 1834, se distingua par ses succès dans ses études. Il n'était que diacre lorsqu'il entra chez les missionnaires de Beaupré, et, dés les premières missions où il fut employé, il fit concevoir de grandes espérances, qûi n'ont pas été démenties. Kn 179*2, la loi de la déportation le força de s'expatrier. Rentré en France après le 9 thermidor an II , l'abbé Vernier y exerça de nouveau avec zèle les fonctions de son ministère: ce qui le lit condamner à la prison. Quand il eut recouvré sa liberté, il concourut avec l'abbé Breuillot, son ami, à la restauration des études classiques. Après le concordat de 1801 , il fut nommé desservant à Ouvans, où il enseigna la théologie

Sendant six années. Plus tard if la professa penint trois ans au grand séminaire. La congrégation de la mission de Beaupré ayant été rétablie par ordonnance royale en février 1816, Vernier reprit son ancien ministère apostolique, et, en 1s21 , il reçut le titre de directeur ou supérieur, qu'il conserva jusqu'à sa mort. Le Cardinal de Rohan étant devenu archevêque de Besançon, le nomma membre de son conseil et vicaire général. Malgré ses nombreux travaux, il a laissé plusieurs écrits, entre autres : 1° une Théoloyie, 1828, 2 vol. in-8°; elle se distingue par une analyse aussi claire que succincte; l'auteur s'est proposé dans cet ouvrage de composer une sorte de manuel pour ceux qui ont déjà fait une étude de la théologie plutôt que pour ceux qui commencent cette élude; voilà pourquoi on trouve tant de choses dans un livre si peu volumineux ; — 2° Méditations sur les vérités de la vie chrétienne et ecclésiastique ; il les composa avec les matériaux de Beuvelet. Cependant plusieurs de ces Méditations n'appartiennent qu'à lui ; il a d'ailleurs conservé les nombreuses et riches citations qui rendent l'ouvrage de Beuvelet si précieux et si utile. Les Œuvres complètes de Vernier ont été imprimées à Besançon en 1834. Voy. Pérennès, dans la Hingr. univers, de Feller.

IL VERNIER (Théodore), homme politique, né à Lons-le-Saulnier en 1731, mort à Paris l'an 1818, fit ses études à Besançon avec beaucoup de succès. Ses parents le destinant a l'état ecclésiastique, il se vit forcé de suivre les cours de théologie pendant qu'il fréquentait l'école de droit; car lui voulait suivre la carrière du barreau. Ayant combattu longtemps, mais vainement, le désir que son père avait de le voir

Erétre, il entra dans la petite gendarmerie de unéville. Après quelques années de service, il se fit recevoir avocat , et exerça cette profession avec succès. 11 devint successivement dé-

Suté aux états généraux, membre de la convenon, sénateur, commandeur de la Légion d'honneur et pair de France. Il a laisse plusieurs ouvrages, entre autres : 1° Caractères des passions au physique et ou moral' Paris, 1796 et 1807, 2 vol. in-8°;— 2» Sur l'Éducation; notions générales qui peuvent être adaptées à tous les

degrés d'instruction; îbid., 1802, in-8° de 41 pages; — 3» Du Bonheur individuel, considéré au physique et au moral dans ses rapports avec les famltés et les conditions humaines; ibid., 1811 , in-8°. L'auteur met le bonheur dans la modération et dans l'accomplissement de nos devoirs. Voy. Barante, Hist. de la Convention. Monnier, les Jurassiens. De Richebourg, Éloge de Vernier, dans le Moniteur du 16 février 1818. Michaud, Bingr. univers. La Souv. Bingr. gènér,

VERNOLIUM. Voy. Vernelii..

VERNON (Vernonium), ville de la haute Normandie, sur le bord de la Seine. U y eut un concile en 1422, pour députer au concile de Pavie. Voilà ce que disent Richard et Giraud en citant dom Bessin , Concilia Bothomagcusis provinciw. Sans dire un seul mot de ce concile, Gaet. Moroni raconte, d'après Fleury, qu'en 754. le 11 juillet, le roi des Francs, Pépin, fit convoquer à Vernon un concile où s'assemblèrent tous les évéques des Gaules, dans le but de remédier aux plus graves abus qui s'étaient introduits dans la discipline ; que dans ce concile on fit 25 canons, et qu'on y décréta que chaque année on tiendrait deux conciles ou synodes, l'un au 1" mars, et l'autre au l*r octobre.

VERNUCE (LA), en latin Vemudù. abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin, dans le Berri, au diocèse de Bourges. Elle était possédée par des chanoines réguliers de la réforme de Bouoachard.

VERNULZ (Nicolas de), en latin Vermilœus, érudit et poète belge, né à Robelmônt,dans le Luxembourg, en 1583, mort à Louvain l'an 1619, professa l'éloquence à l'université de cette dernière ville. Il devint président du collège de Luxembourg, licencié en théologie, chanoine de Saint-Pierre, historiographe du roi d'Espagne et de l'empereur, et trois fois recteur de l'université. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1° Institutionunt morolium tih, IV; Louvain, 1625, 1640, in-12; 1619, in-fol.; — 2° Orationes sacra'; Louvain, 1630, 1635, in-12; — 2* De Propaaalinnc fidei christiona; in Helgto per sanctos es ittbcrnia viros; ibid., 1639, 1654, m-12. Voy. André- Valère, Biblioth. B<lg., et Fasti Lovaniens. Nicèron, Méritoires, to\n. XXXIII. Paquot, Mémoires pour servir à tHt*t. des Pays- Bas, tom. III. La Noui». Biogr. génèr. Michaud, Bioirr. univers.

VERN U M , nom latin d'un lieu de France où l'on tint un concile en 755. Les uns croient que c'est Vemeuil-sur-l'Aure, et les autres Vernonsur-Seine. Le P. Pagi s'appuyant sur l'autorité de D. Mabillon, place \ernum sur l'Oise, en Beauvoisis, dans une forêt du même nom. Enfin Lcbœuf soutient que Vernum signifie Ver ou Fera, château royal situé, dit-il, entre Paris et Compiègne. D. Bouquet suit ce dernier sentiment sur la signification de Vernum. Voy. \'Art de vérifier les dates, p. 17. Richard et Giraud.

VEROLI (Verulum et Verulœ), petite ville épise. d Italie sous la métropole de Rome, est située sur les frontières du royaume de Naples. Son premier évêque, Mai tin, siégeait en 743. Il assista au concile de Rome , sous le pape Zacharie. Le P. Hardouin, tom. VI, met un concile à Veroli, tenu en 11 40, sur l'obéissance ecclésiastique. Voy. Ual. Sacra, t. I, p. 1386. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XCIV, p. 5-120.

VÉRON (François), célèbre controversiste, né à Paris vers l'an 1575, mort à Charenton en 1649j entra chez les jésuites; mais il les quitta ensuite, et devint curé de Saint-Brice, et plus tard de Charenton. Il déploya le zèle le plus ardent pour la conversion des hérétiques; et,

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pour y réussir, il eut plusieurs conférences avec quelques-uns de leurs principaux ministres, fit beaucoup de courses dans les provinces et composa un firand nombre d'ouvrages, entre autres : 1" Traité de tn puissance du Pope} Paris, 1020. in-H"; on y lit le passade suivant, dit l'abbé Lahoudci ie : « Dien que l'Eglise ait juridiction sur les rois, celte puissance ne s'étend pas sur lesro\auines. Les rois sont dans l'Fglise. et non le royaume; il est donc hors du pouvoir de l'Église et du Pape. C'est l'Église qui est dans le royaume. Que s'ensuit-il de là? C'est que tant s'en îaut que le Pape ni l'Église aient rien à voir sur les royaumes , qu'au contraire les rois ont puissance sur l'Église, parce qu'elle est dans le royaume. » Cette conclusion est aussi ridicule que fausse. — S" Notables Défaut* de ta Cène des ministres; ibid., 1629, in-12 ; — 3" Méthode de trotter tes controverses de religion; Paris, 1015; KïftJ, in-fol.: — 4° Le Moyen de tn paix chrétienne; ibid., 1039, in-8°; — 5* lie ta Primtiuté de t'k'ylise ou dr tn Hiérarchie en irrite ; ibid., 1641 , in-8"; l'abbé Lahouderie ajoute : « L'auteur s'exprime véritablement dans ce traité en bon théologien t>; ce qui ne parait pas bien sur, puisque le même traite a été mis à Ylndfx le 22 janvier 1012; — 0° Règle générale dr h foi enthritiffiie ; Paiis, 1045, in-fol.; Lvon, 1071, in-12; Paris, 1.S25. in-10; trad. en latin avec de légers changements dans la forme. Le but principal de cet ouvrage est de distinguer rigoureusement dans les opinions de l'école ce

Sui est de pieuse croyance, etc., et ce qui est e foi (ffe fide), moyen eflicace d'abréger de beaucoup les discussions entre les catholiques et les piotestants. en les ramenant à leur plus simple expression ; — 7° Réfutation du jubile des enlises réformées, donné par Chartes Urélinraurt; — 8° Dispute sur les Un es- canoniques et sur tes apocryphes ; — 9° De In Vérité des versions des Hihles françaises de l'Église catholique et de la fausseté dr* versions de l'Èglite de Genève; — 10" Défense de la version latine dite Vu/gnte; — 11° Moyens utiles pour distinguer les liihles entholiques de celles de Genève; — 12° La Traduction du Souvenu Testament , par 1rs docteurs de Louvuin , retouchée pour te style et accompagnée de rt.urtes notes en français: Paris, 1043, in-l". Nous croyons devoir faire remarquer , après l'abbé Labouderie, que la Méthode de traiter les controverses de religion, qui avait été imprimée vingt fois avant l'édition de Paris de 10I5, en dillercnts formats, en divers pays, en trois ou quatre langues, avec des additions plus ou moins considérables et sous des titres un peu modiliés, que cette Méthode, disons-nous, est un des livres les plus forts qui puissent être opposés aux protestants. Von. le Long, Hihlioth. Sncrèe, édit. in-fol. Richard et Giraûd. Feller. Labouderie, soit dans la lîiogr. univers, de Michaud, soit dans sa Soticc sur le P. Véron et se> ouvrages, en téte de la Règle gênée., édit. de 1825. La S'ouv. biugr. génér.Le Diction, de la théol, euthnl.

VÉRONE (Yeruna\ ville épisc. d'Italie située à huit lieues de Mantoue et à vingt -trois de Venise. Le chapitre de la cathédrale de l'Assomption de la Vierge était composé autrefois de vmgt-quatre chanoines exempts de la juridiction de l'évêque. Le premier évéque de Vérone, selon Baronius , est saint Euprepius, utt des soixante-douze disciples de Jésus -Christ, lequel fut ordonné évéque par l'apôtre saint Pierre vers l'un 69. Mais, d'après les recherches les plus scrupuleuse.-, et peut-être les plus sures de Malfei, Euprepius ne vint à Vérone que vers

24(1 ou 250. De son côté, de Commanville dil

que Vérone est évéché sous Aquilée dès le Iir* ou iv* siècle. Ruekgaber dit , au contraire , que Vérone fut d'abord suffragante de Milan, et que plus tard, probablement vers le milieu du vr» Mècle, elle fut soumise à la juridiction d'Aquilée à la suite de la controverse des Trois-Chapitres, et qu'elle demoura ainsi sous cette juridiction jusqu'au IX' siècle. De l'an 907 à l'an 118V, quatre conciles ont été assemblés à Vérone. Voy. Ughelli, ttalia Sacra, Vm\. V. Mansi, Supptém.. tom. I, col. 1147, 119!) et 1229. Labbe, tom. X. Hardouin, tom. VI. De Commanville, Table ulphahèt., p. 251. Richard et Giraud. Scîpîon Malfei, V 'ernna illuxtratn. Gaet. Moroni, vol. XCIV. p. 120-314, et vol, XCV. p. 3-43.

VÉR0NESE ( Patrizi), cardinal, nô à Venise en 108$, mort l'an 1707, lit ses études à Rome,

Fuis à Padoue, où il prit lé bonnet de docteur, "ourvu l'an 17(18 d'un canonicat de la cathédrale de Padoue, il devint grand vicaire sous le cardinal Rezzonico, nui fut depuis pape sous le nom de Clément XIII. Après avoir refusé les évéchés de Trévise et de Fainagouste. il se vit obligé d'accepler Celui de Padoue. 11 fut nommé l'année suivante, et fut créé cardinal. A sa mort il fut vivement regretté de ses diocésains et de tous ceux qui l'avaient connu. Il a laissé : 1°des Lettres et Instructions pastorales; — 1" un écrit intitulé De Secessaria fidetium Communion? cum Apastolica Scde; \ÏKSy \\\-\a. Voy. Pérennès, dans la Riogr. univers, de Feller. Gaet. Moroni , vol. XCV. p. 1344. '

I. VÉRONIQUE (Sainte), en latin Veronica, née dans un village près de Milan, se distingua par tontes les vertus chrétiennes, devint un modèle de la vie religieuse, et mourut à Milan en lV.i7.Son nom se trouve au 13 janvier dans le Mai tvrologe romain que Benoit XIV a publié en 17.9".

II. VÉRONIQUE, nom qu'on a donné à unè représentation de la face de Notre- Seigneur, imprimée sur un voile que l'oit garde à Saint- Pierre de Rome, tjuelques-uns croient que Ce voile est le suaire qui fut mis sur la tête de Jésus-Christ dans le sépulcre, et dont il est fait mention dans l'Évangile de saint Jean (XX, 7). D'autres prétendent que c'est le mouchoir avec lequel une sainte femme essuya le visage dti Sauveur, couvert de sueur et dè sang, lorsqu'il montait au Calvaire. Quoi qu'il en soit, ce linge est appelé Véronique, mot composé du latin vertt, c'est-à-dire vraie, et du grec rikonien, que l'on trouve dans quelques anciens écrivains pour eihon, qui signifie image. Le sentiment de ceux qui veulent que Véronique soit le nom de la pieuse femme qu'ils disent avoir essuyé la facé du Sauveur, ne parait appuyé que sur certains tableaux où est représentée une femme ou tin. ange tenant la Véronique dans ses mains. Quant au culte religieux de la Véronique, prise pour l'image de Notre -Seigneur, il est au moins du commencement du XIe siècle à Rome, puisqu'il parait par un bref de Serge IV qu'on y fit la dédicace d'un autel dti Saint -Suaire, sous là coupole duquel on gardait le voile où était empreinte la sainte face, le 23 novembre 1011. A Paris et dans plusieurs autres endroits dé la France, oh tait une fête en l'honneur de la sainte race de Notre -Seigneur, le mardi de la ' Quinquagésime. Voy. Papebroch. Acta Sanctor. maii, tom. VII, p. 53G. Chastelam, Sotes siir lè martyrologe romain, p. 201. Richard et Giraud. Feller, Rtogr. univers. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol. XCV, p. 44-50.

1 I. VERPOORTEEN ( Albert- Menon), protes-

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tant, né à Gotha ru 1672, mort à Dantzig l'an 1752, a rempli tics fonctions honorables dans l'instruction publique à Cobourg et à Dantzig. II parlait la plupart des langues vivantes; mais il s'était surtout attaché à la littérature grecque. On a de lui : 1° Commentutio historira de Martino Buccro; Cobourg, 1709, in-8»; — 2° Hist. de la réforme dans le duché de Coltourg; eu allem.; ibid., 17*22, in-8°; l'auteur y remonte jusqu'au siècle où le christianisme Tut introduit en Franconie ; — 3° Dissertations ad theologiam, maxime exegeticatn,et philologiam sacram pertinentes , ad illustranda varia Veteris et ïiovi Testamenti loca; ibid., 1783. Von. Michaud, Hiogr. univers.

II. VERPOORTENN (Philippe-Théodore), protestant, frère du précédent, né à Cobourg en 1057, mort à AJtdorf l'an 1712, fut professeur de langue grecque et de poésie à 1 université de Wiltemberg et à Altdorf. Outre plusieurs savants ouvrages purement littéraires, il a lai>sé : Discrepantia Dei et hominum de scholis Judicia; Cobourg, 1709, in-4». Voy. Fischer, Vit» Philip. Tfieod. Ferpoor/enn«;Cobourg,175l,in-8". Michaud, liingr. univers.

VERRATI (Jean-Marie), carme, né à Ferrare, mort en l.~i62. selon son épitaphe, que l'on voit à Ferrare. On a de lui : 1° un Commentaire sur les Évangiles très-étendu ; — 2° une Tltéologie. Les ouvrages de Verrati ont été publiés à Venise en 1571.0 vol.

VERRE ( Vit* m/h). Moïse, dans le Deutéronome (xxxiil, 19), semble avoir voulu marquer le verre; les trésors cachés dans le sable dont il parle en cet endroit n'étant probablement, selon les hébraïsants les plus distingués, que le sable dont on faisait le ceire. Job parle aussi du verre (xxvm, 17); car c'est par ce mot que, d'après les Septante, la Vulgate et la version syriaque, les plus savants interprètes ont rendu le terme hébreu zrkoukith, employé par l'écrivain sacré, et qui n'est, en réalité, que le zidjAdj des Arabes. Voy. Pline, Hist. nat., 1. XXX VI, c. xxvi. Strabo, Geoyr.. 1. XVI, c. il. Joseph, De Bello Jud., 1. Il, c. xvn. Bachiène, De script. Palœst., vol. I, p. 17G, edit. allem. Michaelis, Supp/em. ad Lexic. Hebr., p. 013-615, et Hist, vilriex antiquitate eruta, dans les Comment, sue. Gottùw., tom. IV, p. 1754. D. Calmet, Diction, de la Bible. Gesenius, Thesaur.,p. 414.

VERSAILLES ( Versaliat), ville episc.de France à cinq lieues de Paris. Les états généraux, si fameux depuis sous le nom d'Assemblée nationale , y tinrent leur première séance le 3 mai 17**). Le siège de Versailles, établi d'abord constitutionnellement en 1791 , a été compris plus tard au nombre des évéchés reconnus par le concordat de 1801. Louis Charrier de la Rpche, né à Lyon en 173^, mort à Versailles l'an 18*27, fut nommé premier évèque de ce diocèse en 1801. Sacré^évéque constitutionnel de Rouen le 10 avril 1791, il reconnut bientôt son erreur, et se rétracta au fort même de la révolution. Voy. Richard et Giraud, tom. XXIX, p. 303-304.

VERSCH00R (Jacob), natif de Flessingue, forma l'an 1680 une nouvelle religion aussi remarquable par son extravagance que par son impiété; c'était un mélange pervers des principes de Cocceius et de Spinosa. Ses disciples, qui prirent naturellement le nom de verscliootistes, furent aussi appelés hébreux, a cause de l'assiduité avec laquelle tous, sans distinction, étudiaient le texte hébreu de l'Écriture. Leurs doctrines différaient peu de celles des hattémistes, avec lesquels ils finirent par se confondre. \roy. Hattkm, n° H.

VERSÉ (Nocl-Aubert de), controversiste , né

au Mans vers l'an 1050, mort à Paris en 1714, étudia la médecine à Paris, et y prit ses grades. Llevé dans le catholicisme, il l'abandonna pour suivre la secte des calvinistes , puis celle des sociniens. Il rentra dans l'Église catholique vers l'an 1690, et le clergé de France lui tit une pension. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Le Protestant pacifique, ou Traité de la jmix de tEalise, etc.; Amsterdam, 1684, in -12; ouvrage dans lequel l'auteur montre par les principes des réformés que la foi de l^Église catholique ne choque point les fondements du salut, et qu'ils doivent tolérer dans leur communion tous les chrétiens du monde, les sociniens et les quakers même ; — *2° L'Impie convaincu, ou Dissertation contre Spinosa; Amsterdam, 1681; — 3° L'Avocat des protestants, ou Traité du schisme; ibid., 1686, in-12; — 4» Le Tombeau du socinianisme. ou Souvelle Méthode d'expliquer le mystère de h Trinité; ibid., 1687. in-12 ; — 5» Traité de la liberté de conscience; ibid., 1687, in-16; — 6" L'Antisocinien, ou Souvelle Ajtologie de la foi catholique; Paris, 1692, in-12; — 7« La Clef de T Apocalypse de saint Jean, ou Histoire de l'Église chrétienne sans la qwdriëme monarchie: ibid.. 1703.2 vol. in-12. Voy. le P. le Long, RHUioth. sacrée, in-fol., p. G18. Jean-Alb. Fabricius, Scriptor. de verit. relig. Christi. p. 359. Richard et Giraud. Pérennès, dans la Biogr. univers, de Feller. Weiss, dans Michaud. La Souv. Biogr. génér.

I. VERSET, en matière d'Écriture sainte, désigne la partie d'un chapitre, d'une section ou d'un paragraphe subdivisé en plusieurs petits articles. Les inscriptions antiques et les plus anciens manuscrits prouvent que dans l'origine le texte des livres de l'Ancien et du Nouveau Testament a dû former une suite continue, sans aucun intervalle entre les phrases ni même entre les mots. Cependant on croit assez généralement que les cantiques et les livres poétiques de l'Ancien Testament furent partagés en hémistiches par les auteurs eux-mêmes. Ce n'est que vers le commencement du ive siècle que les Juifs ont introduit dans leurs Bibles une division qui coupe entièrement le texte et le partage en autant de versets séparés. Ouant à la distinction des versets du Nouveau Testament comme elle existe aujourd'hui , elle a été faite par Robert Estienne, célèbre imprimeur de Paris, qui l'introduisit dans son édition du Nouveau Testament de 1551. Voy. J.-R. Glaire, Introd. histor. et crit., etc., toni. I, p. 98-100. Compar. l'art. MassoRE.

II. VERSET, en terme de liturgie , se dit de certains petits traits qui se chantent dans l'office divin, et qui sont ordinairement tirés de l'Écriture sainte. Chaque verset est suivi d'un autre petit trait qui s appelle répons. Les enfants, ou les choristes, ou le célébrant lui-même, chantent le verset , et le chœur le répons, l.e verset se dit à matines, à la fin de l'antienne du dernier psaume de chaque noctunie, et après les leçons ; à laudes , il se récite entre l'hymne et l'antienne de Benedictus; à vêpres, entre l'hymne et l'antienne du Magnificat; à compiles, il y en a plusieurs, de même qu'aux petite> heures canoniales, prime, tierce, sexte et none. Quand ou fait à laudes ou à vêpres une ou plusieurs commémorations, on récite un verset a chaque commémoraison , entre l'antienne et l'oraison. Vou. Gaet. Moroni. vol. XCV. p. 65-06.

VERSIONS ou TRADUCTIONS DE L'ÉCRI- TURE. Les Hébreux, jaloux du privilège qui les distinguait de toutes les nations d'être les seuls dépositaires des oracles divins , et contents de

^Diqitizedjbv GoQg]t.

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propre langue et de l'étude de leurs lois, mierent à traduire les Livres saints en depuis le règne des successeurs d'A- Grand. Dans les temps qui préce'

leur

ne son grec que lexandre

lièrent et pendant lesquels un grand nombre de juifs n'entendaient plus l'hébreu, on se contenta d'interpréter l'Écriture de vive voix. Les Targums même d'Onkeloset de Jonathan, Ben- Uzièl (voy. Targum, Onkelos, Jonathan, n° III) n'ont été écrits que dans le temps de Notre- Seigneur. Hais après la conquête d'Alexandre le Grand , la dispersion de la nation juive et le petit nombre d'entre eux qui entendissent l'hébreu, les mirent dans la nécessité d'avoir recours aux traductions grecques; ce qui donna lieu d'abord à celle des Septante, puis à celles de Symmaque, d'Aquila.et de Théodotion. Les autres versions de l'Écriture, tant de l'Ancien que du Nouveau Testament , dans les langues vulgaires de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique, ont été procurées par les chrétiens, qui, par un esprit tout différent de celui des juifs, n'ont point eu de plus ardent désir que de faire paraître à tout le monde les vérités du salut ; d'autant plus que les oracles et les lois que Dieu a révélés, soit dans l'Ancien, soit dans le Nouveau Testament, ayant dù dans le dessein de sa providence être manifestés à toutes les nations du monde, il a fallu nécessairement qu'ils fussent traduits dans les langues des divers peuples auxquels ce dépôt sacré devait devenir commun. On divise en général toutes les criions de l'Ancien et du Nouveau Testament en orientales et occidentales, ou bien en anciennes et modernes, qu'on appelle encore vulgaires, comme étant pour la plupart en langues vulgaires.

I. Les venions anciennes principales sont : 1° La version a* Alexandrie , dite des Septante (voy. Septante, n° I); 2° V Ancienne Italique, appelée plus tard V Ancienne Vulgate (voy. Italique, n° II), 3° les versions grecques tfAqnila, de Théodotion. de Symmaque (roi/. Aquila, n° III, Théodotion, Symmaque, n» Ml); V> les versions grecques connues sous le nom de cinquième , sixième et septième éditions, faites, comme les quatre précédentes, sur le texte hébreu, et qui existaient encore du temps d'Origène; on les a appelées ainsi parce qu on ignore le nom de leurs auteurs, et par allusion au numéro de la colonne que chacune occupait dans les Hexaples d'Origène ; elles ne contenaient que quelques livres seulement de la Bible ; 5° les collections d'Origène (voy. Hexaples);<}» la version samaritaine, qu'il ne faut pas confondre avec le Pentateuque samaritain, qui n'est que le texte hébreu, mats écrit en caractères samaritains (vint. Samaritaine, n° II); 7° les paraphrases chalduviurs Çvoy. Targi'm); 8° les versions syriaques, dont la plus connue et la plus importante est sans contredit la Pcschito. comme l'appellent communément les Maronites, c'est-a-dire simple j elle a été faite sur l'hébreu, mais on ne sait ni par qui , ni précisément à quelle époque. L'édition fondamentale de cette version se trouve dans la Polvglolte de Paris; elle a été reproduite dans celle de Londres, mais corrigée sur quatre nouveaux manuscrits, 8° les versions arabes, qui, en général, n'ont pas un grand poids dans la critique , soit parce qu'elles sont peu anciennes, soit parce que la plupart oui été faites, non sur les textes originaux, mais sur des versions avec assez de négligence, soit enfin parce que la traduction en est trop libre, et que les copistes ont mis peu d'exactitude en écrivant leurs exemplaires; •> la version éthio-

pienne que nous connaissons semble dater du iv» siècle; nous n'avons d'imprimés que les quatre premiers chapitres de La Genèse, le livre de Rulh, les Psaumes, le Cantique des cantiques, Joël, Jonas, Sophonie et Malachie. Le musée britannique de Londres possède une version entière de la Bible dans un manuscrit apporté de l'Orient par Bruce ; 10° les versions persanes, qui sont au nombre de trois : l'une, qui ne contient que le Pentateuque, a été faite sur l'hébreu, et a pour auteur Rabbi Jacob, fils de Joseph Tawos ou Tawsien, ainsi appelé du nom de sa ville natale; l'autre, qui comprend les quatre Évangiles, a été faite sur la version syriaque; la troisième, qui contient également les quatre Evangiles, passe pour être plus moderne. Les éditeurs ont annoncé cette version comme traduite du grec, mais le savant abbé Benaudot soutient qu'elle a été faite sur la version syriaque; H» les versions égyptiennes ou copte* de l'Ancien Testament qui paraissent avoir été faites sur le grec des Septante dans le h* ou ni* siècle; nous en avons trois du Nouveau Testament : l'une en dialecte memphitique, qui parait être du UJ* siècle; l'autre en saidique, qui semble remonter à la même époque; la troisième, qui est en haschmourique; 12° la version arménienne, faite sur les Septante dans le v« siècle par Mesrob, refaite ensuite sur la version syriaque Peschito, et enfui corrigée par Uscan sur la Vulgate latine; 13» la version gothique, qui, selon Socrate, Sozomène et PI i il o s t or g u e , fut faite par Ulphilas, évèque des Goths, dans le rv* siècle ; elle contient toute la Bible, moins les livres des Rois; elle a obtenu un rang assez élevé dans la critique , à cause de son antiquité et de sa tidélité ; 14» les versions slave et anglo-saxonne ; la version slave ou ïi7«vonuc a été faite sur le grec des Septante vers le milieu du ixc siècle, par Cyrille et son frère Metbodius, natifs de Thessalônique, et apôtres slaves. Quoique peu ancienne, cette version n'est pas sans quelque utilité pour la critique. Quant à la version anglo-saxonne , elle date de l'époque où les Anglo-Saxons, après leur conquête df la Grande-Bretagne et leur conversion au christianisme, voulurent avoir la Bible traduite en leur langue. Le texle qui a servi pour la composition de cette traduction est l'ancienne Balique. Si la version anglo-saxonne peut être quelquefois d'une certaine utilité pour l'exégèse, elle n'a aucune autorité au point de vue de la critique.

II. Les versions modernes ou en langues vulgaires principales sont : 1» les versions latines de Sanctès Pagnin, d'Arias-Montanus, du P. Houbigantfdu P. \Veitenaner, de Jean- Auguste Dut lie; 2° les versions italiennes de Sirotas Malermi ou Mnlerhi, de Jean Dioitati, d'Antoine Martini (voy. tous ces noms), et d'Antoine Hrucioli. La traduction de Brucioli, qui parut en 1530, fut mise à l'Index ; elle avait été composée sur le texte hébreu ou plutôt sur la version latine de Pagnin et sur le texte grec. Eu 15G0,Tudcschi en donna une nouvelle édition corrigée; 3° les vernons espagnoles, dont la première, faite sur la Vulgate, a été imprimée à Valence en 1478; une seconde , à l'usage des juifs, traduite mot pour mot de l'hébreu, parut à Ferrare en 1553; celle de Cyprien Valère (roy. Valera); celles de Philippe" Scio et de relix Tories Ainat (vou. ces noms); 1° les versions allemandes ; les plus ancienne* ne portent pasde date ; quelquefois seulement on trouve écrite à la main l'année de l'impression. La plus ancienne dont ou connaisse la date d'une manière certaine , fut imprimée à

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Nuremberg et â Augsbourg en 1177. Il y a eu plusieurs autres éditions dans ces deux villes, et toutes faites sur la Vulgate. Martin Lutlier est le premier qui ait traduit l'Ecriture eu allemand sur les textes originaux. Nous avons cité dans notre Mraduction (tom. I, p. 201-202), les différentes églises protestantes qui ont rejeté cette traduction de Luther, et les savants de sa secte, tels que Walther, Franck, Schmid, Carpzov, etc., qui l'ont vivement blâmée en proclamant la nécessité d'une nouvelle version plus Adèle. L'Église de Zurich l'avait repoussée dès l'origine ; son exemple vient d'être suivi par toutes les églises de Suisse. Les pasteurs ont retouché l'ancienne version de Piscator, et la société biblique de Borne l'a adoptée pour ses dernières éditions. En effet, depuis qu'on a poussé si loin les études bibliques, on est bien revenu sur la traduction de Luther. Qui ne sait aujourd'hui que l'auteur manquait des connaissances nécessaires à un bon traducteur de l'Écriture? Depuis le concile de Trente il a paru plusieurs versions allemandes, soit catholiques, soit protestantes; parmi les premières, nous citerons celles de Weitenauer, 1781-1783; de Ilraun. 1788; de BreiUano, I7i>7, dont l'ouvrage, enrichi de commentaires, a été continué d'abord par Th. -A. Dereser, et ensuite par J.-M. Augustin Scholz; celle de Bonif.-Mart. Schappintrer, qui cependant h'â traduit que le Nouveau Testament, en y ajoutant des commentaires: celle du docteur J.-K. Allioli, qui n'est au fond que la traduction de Braunavec quelques changements, et qui a été approuvée par le Saint- Siège; ce travail répond parfaitement au but modeste que le savant auteur s'est proposé; voilà pourquoi on n'y trouve ni la discussion, ni la réfutation des difficultés proposées par l'exégèse rationaliste de ces derniers temps. On l'appelle en Allemagne la Bible des maîtres dèole; elle peut, en effet, fournir une matière Suffisante aux instructions religieuses que les instituteurs ont à donner à la jeunesse dans leurs écdles. Deux habiles professeurs catholiques ont publié à Ratisbonne (1*55-1800) une nouvelle version de l'Ancien et du Nouveau Testament, avec des notes; elle nous a paru bien supérieure à celle d'Allioli, tant sous le rapport de la conformité avec la Vulgate que sous celui de la nature et de la quantité des notes. Parmi les traducteurs protestants, il en est deux surtout que l'on distingue; ce sont Jean-David Michaéhs et Guillaume-Martin de 'NVotte. La version du premier se fait remarquer par l'élé-

Ëancc du style et par une grande clarté; elle lit même souvent saisir au lecteur les nuances les plus délicates de la langue du texte sacré. Celle de Wotte révèle dans son auteur une connaissance approfondie de la langue du texte

Erimitif. Elle est de la plus rigoureuse liltéiaté ; il semble que le traducteur ait voulu rendre absolument chaque mot hébreu par un mot allemand; aussi est- il difficile, en bien des endroits, de donner un sens intelligible à ses pbrases. 5° Les versions hollandaises. Elles sont très-anciennes: mais le plus souvent les Bibles antérieures â l'année l..»48 ne portent pas le nom du traducteur. En 1544, Nicolas Van Winghe en publia une dans la préface de laquelle il dit qu'il s'est servi d'une Bible flamande imprimée en Hollande l'an 1478. Quant aux protestants hollandais, ils n'eurent dans les premiers temps de leur prétendue réforme qu'une traduction hollandaise de la Bible allemande de Luther ; ce ne fut qu'en U'ùil qu'ils possédèrent une version eu leur langue faite

sur les textes originaux, tl en est une remar quable par son élégance et par sa clarté , c'est celle à laquelle travaillèrent André Vandcr- Sehuur. prêtre appelant, et ses conlinuateui-s; Utrecht, 1732. Mais il faut dire qu'ils abandonnent souvent la Vulgate pour ne s'attacher qu'au texte hébreu. Nous ne pouvons surtout

Sasser sous silence le travail de Guillaume . mits, récollet, et de son continuateur P. Van Ilove, autre récollet. Ce travail consiste en une traduction claire et élégante d'une grande partie de l'Ancien Testament d'après la Vulgate, en des prolégomènes pleins de savoir, mais un peu prolixes, en des dissertations et en des notes critiques et grammaticales, avec des cartes et des gravures. Les livres que ces savants religieux ont traduits sont le Pentateuque, Tobie, Judith, Eslber, Job, les Psaumes, les Proverbes, l'Ecclésiaste, le Cantique des cantiques, la Sagesse et l'Ecclésiastique; en tout 21 vol. in-8"; Anvers, 1741 et années suivantes. 6° Les versions anglaises. Jean de Trévisa passe pour le premier traducteur de la Bible en anglais. On Prétend qu'il termina sa traduction en 13Tj7. Dans tous les cas, elle n'a jamais été imprimée. Parmi les Bibles qui ont été à l'usage des anglicans, nous parlerons seulement de l'édition publiée en 1611, Ut-fol., et que le roi Jacques Irt avait chargé André, évêque de Winton* Overal. évêque de Norwich, et quarante -sept autres théologiens des plus distingués, de préparer en y donnant tous leurs soins. Cette Bible a paru sous le titre de The hnlg Bible, contegniny the Old Testament and the New : fftwhf translatée out ofthe Original tangues and u ith the former Translation* diligently compared and rerissed l>y his Stajestie's spenalt Comandement. Imprinted at London 6.1/ Hobert Barker, Printer to the Kiny's OtOSl Excellent Maiestie. Cette édition, appelée communément la Bible du roi Jactme» (Kmg James* 0t*ofe),et la seule autorisée dans l'Église anglicane, a servi de base à toutes celles nui ont été données depuis sousdiverses formes. 11 faut en convenir, à part les erreurs propres au protestantisme et quelques autres inévitables pour des théologiens qui n'étaient pas suf- Hsamment versés dans toutes les parties <le la science biblique, la Bible anglaise mérite de grands éloges, surtout quand on la compare à celles que le rationalisme a produites dans ces derniers temps. La Bible anglaise à l'Usage des catholiques est celle qui a été imprimée à Douai en 1600 et 1010, en 2 vol. in-4», et à Paris en 1030. Elle ne contient que l'Ancien Testament; elle a été traduite sur la Vulgate par des théologiens de Douai, qui l'ont enrichie d'excellentes notes. Le Nouveau Testament avait été déjà public à Reims en 1582, in- 4", également accompagné de notes composées par d'habiles théologiens anglais et rémois. Quoi qu'aient pu dire les anglicans de cette Bible, la traduction est trés-lidele et très-exacte; et si quelques passages offrent urt certain vague et quelque obscurité, c'est précisément parce que les traducteurs ont justement craint qu'en s'écartant de la lettre du texte, ils ne rendraient pas fidèlement la vraie pensée de l'écrivain sacré, attendu que saint Jérôme lui-même, par ce même motif sans doute, n'a pas cherché a tout éclaircir. Cette Bible anglaise a été réimprimée depuis plusieurs fois et en divers lieux , avec des approbations épiscopales; mais (il faut bien le remarquer, puisque plusieurs écrivains ont dit a tort le contraire) le Saint-Siège ne l'a jamais approuvée. 7° Les versions polonaises. Il en est trois dont nous dirons un mot. La première a

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