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été faite pour les catholiques par quelques théologiens polonais, et à laquelle travailla surtout le P. Wuijek, jésuite, et qui a été honorée de deux brefs, l'un de GiY'uoire XIII, et l'autre de Clément VIII. Elle a été imprimée plusieurs fois, notamment à Craeovie, en 1561, 1577, 1599, 1019. La seconde, œuvre des sociniens, parut à Brzestia l'an 1563. et fut réimprimée àZasbau en 1572. Enfin la troisième est celle qui a été faite sur les textes hébreu et grec pour l'usage des protestants; publiée d'abord en 1596, elle fut réimprimée en 1632. 8° Les versions /ïan- Mùtest \a plus ancienne traduction française de la Bible dont on ait une connaissance certaine, c'est Celle de Pierre de Vaux, chef des hérétiques vaudois, qui vivait ver» l'an 1160. On ne sait s'il en existe encore quelques exemplaires enfouis dans les anciennes bibliothèques. Vers l'an 129i,Guyanl des Moulins, prêtre, fit une traduction qui fut imprimée à Paris en 1488 , 2 vol. in -fol. En 1566 parut a Paris la sainte Bible, traduite en français, avec des notes marginales, par René Benoit. Cette Bible fut censurée par la faculté de théologie de Paris en 1567, et Grégoire X 111 approuva la censure des docteurs dans un bref du 3 octobre 1575. René Benoit, qui fit sa traduction sur celle de Calvin, y laissa, en effet, plusieurs taches de calvinisme. Une version française plus récente est celle de le Maistre, prêtre de Port-Royal, plus connu sous le nom de Saey, faite sur la Vulgate. Nous en avons fail connaître le mérite exégétique et littéraire à l'art. LemaisîUE, n° II; nous dirons seulement ici que, revue dans quelques parties, elle a été employée par P. Calniet dans son Commentaire littéral sur les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament ; dans la Bible de Carrières, dans celle de Vence, et jusques à un certain point dans la ire édition (1739) de celle de le Gros, dite Bible de Cologne; car, quoiqu'elle portât qu'elle avait été traduite sur les textes originaux, elle n'offrait qu'un mélange de deux traductions différentes, une partie seulement des Livres saints y ayant été traduite sur les textes primitifs avec les différences de la Vulgate; et l'autre sur la Vulgate, avec les différences de ces mêmes textes. Ce n'est que dans l'édition de 1753 et dans les suivantes que toutes les parties de la Bible sont réellement traduites sur les textes originaux avec les différences de la Vulgate. Quant à la version de Genoude, tous ceux qui ont quelques connaissances des matières bibliques s'accordent à dire que c'est une corruption plutôt qu'une traduction de la Rible. Pressé depuis longtemps par plusieurs de nos seigneurs les évèques et par une foule de prêtres vénérables, nous avons entrepris nous-même une nouvelle traduction française des saintes Ecritures. Le Nouveau Testament, publié en 1861, a été approuvé par le Saint-Siège après un examen de plusieurs années fait à Rome même par la b. Congrégation de V Index. L.« partie de l'Ancien déjà soumise à la même Congrégation a été jugée digne du Nouveau : Parafa nUper li- Ijkh uiu (/uorumdam Piisci Fartais truhslatio, vadem prorsus accuratione et Solertia quœ cœptis anten haud impur prodiret. C'est ce que nous faisait l'honneur de nous écrire, le 12 mai 1865, le secrétaire de la S. Congrégation, immédiatement après avoir rendu de notre Traduction du Souveau Testament ce témoignage flatteur : Edita paucis abhinc annis galliva iuigua S. T. conversione, qua>, Vulgatœ aulkeidtco Textui adamutsim respondens, ancipitis vel emmete cujusvis significationis offendkulum pendus amoverct,
futo, nt aiunt.peât, ah tnœ Ûentis vm\ cvthoftrii
ercurrenda. Nous croyons devoir prévenir nos lecteurs que les traductions faites par les protestants renferment eu général des erreurs plus ou moins graves; plusieurs de celles qui ont été publiées par des catholiques en Allemagne ne sont pas â l'abri de tout reproche ; l'amour de la nouveauté ou bien le manque de connaissances suffisantes pour découvrir la faussé science de leurs adversaires, leuf a fait quelquefois embrasser légèrement des interprétations trop hardies. Voy., pour toutes les versions dont il est parlé dans cet article, Antoine Caraffa, Bible des Sortante; Rome, 1787, préface. Christian Kortholl , théologien protestant ; Tract atus theologico -historien -philoiogicus de vaiiïs Sacrœ Scripturœ editionibus , in gun de textu divinarum litterarum originario diversis ejus trans/atimibuS et celebriaribus operibtts ngitur. Morin, Exercituiiones biblicay. R. Simon, //«foire critique du Vieux et du Nouveau Testament ; savant ouvrage, mais quelquefois erroné: aussi a-t-il été mis à l'Index. (Decr. 9 febr. 1683.) Le Long, Biblioth. sacra. D. Calmet, DHian. de la
Bible S
et Biblioth. sacrée. Hug, Einleitung ùi die
ruges. u a preene avec un succès eciaiani. laissé des Sermon*, qui ont été imprimés fois en plusieurs vol., in-8°. Voy. Feller,
.^hriften des Netien Testaments, erst. Thed. Leonhard Bertholdt, protestant rationaliste, Einleitung. Thomas Hartwell Home, anglican, An Introduction tO the critical study and knowledge oftheholy Scriptures. Eighth édition. J.-B. Maloti, La Lecture de la sainte Bible en langue vulgnire, etc., tom. II, p. 357 et suiv. J.-B. Glaire, Intioduction histor. et crit., etc., tom. I,n. 127-212, dont l'art, présent n'est guère qu'un simple abrégé. Bergier, qui, dans son Diction, de tbéol., réfute certaines objections des protestants relatives aux versions de la Bible. Compar. notre art. Bible.
VERSLYPE (lean-Bantiste), licencié en théologie, né à Ypres en 1655, mort l'ail 1735, fut successivement curé à Courtray, puis chanoine de Bruges. Il a prêché avec un succès éclatant. Il a la deux
Bioqr. univers.
VERSTHEGEN (Richard), en latin Verxteganus, né a Anvers, florissait sut" la fin du xvi» siècle. On a de lui, outre Antiquitates Britannica* et plusieurs autres ouvrages : Thentrum crudelitatum hafftticnrum ; Anvers, 1592, in-4*; ouvrage orné d'estampes, mêlé de prose et de très-beaux vers latins, et dans lequel on voit de quelle manière des nations qui ne cessent de déclamer contre l'Inquisition et la sévère justice d'un duc d'Albe, ont traité les catholiques, et combien la cruauté des Murons et des Algonquins envers leurs prisonniers le cède à celle que les sectaires ont exercée envers les partisans et surtout envers les ministres de la loi antique; — 2° Antiquilates Belgicir; ibld., 1613, in-12; l'auteur y soutient que saint Willibrord n'a pas seulement prêché la foi cher les Frisons, mais qu'il est aussi l'apôtre do la Flandre et du Brabant; — 3° Dialogue sur la manière de bien mourir; ibid.,1003, in-8°; c'est une traduction de Pierre de Luna. Voy. Feller, Biodr. univers. Michaud, Biogr. univers.
VERT (Claude de), de l'Ordre de Cluny, né à Paris en 1615, mort l'an 1708, fit profession en 1662. On l'envoya à Avignon pour étudier la philosophie et la théologie. Il voyagea en Italie ; et, de retour dans son monastère, il se livra à l'étude de l'Écriture sainte , de la règle de Saint- Benoit, et à celle des cérémonies ecclésiastiques. H devint successivement trésorier de l'abbave de Cluny, visiteur de l'Ordre dans la