‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1187 sur 1294 · I. VI AL ART. Voy. CHARLES DK SaINT-PaUL · texte numérisé non relu

I. VI AL ART. Voy. CHARLES DK SaINT-PaUL

II. VIALART DE HERSE (Félix), éveque de Chàlons-sur-Marne, né à Pari* en 160U, mort en 1680 dans sa ville épis»-., fit ses études au collège do Navarre, et se sentit de bonne heure du goût pour l'état ecclésiastique. U s'agrégea à la société do Navarre , et fut reçu docteur de cette maison. Son savoir et sa grande piété engagèrent l'évéque de Chàlons à le choisir pour son coadjuteur, lorsqu'il n'était encore àjfé que «le vingt-sept ans. Devenu évèque bien peu ue temps après, il prit saint Charles Borromée pour modèle dans son administration. De là vient que par ses soins les établissements utiles se multiplièrent bientôt dans son diocèse, qu il gouverna pendant quarante ans avec autant de sagesse que de xèle. On a de lui : 1° un Heeueti ou Manuel de F Église de C/uUons, en latin; Parts, 1649; — 2* Ordonnances, Mandements et Lettres pastorales pour le rétablissement de la discipline ecclésiastique et la réformation des mrrurs don.* son diocèse; Chàlons, 1660 et 1662, in-12; - 3" Emploi de la fournée pour les curés durant leurs tasiemblées au séminaire de Chàlons; — 4» L'Ecole chrétienne ; c'est un catéchisme composé par lui-même, non-seulement util« aux Mile*, mais encore à ceux qui sont chargés de leur instruction. Il condamna, en lu'.;.. 1 {,■.logte des casuisles. On sait qu'il approuva et adopta pour son diocèse les Bé flexions morales du P. Ouesnel; mais ce n'était alors que de courtes réflexions sur l'Evangile qui n'avaient rien que d'édifiant. Voy. Pérennès, dans la Biogr. univers, de Feller.

VIANDES. On a vu à l'article Animai \ qu'il y en avait dont les Hébreux ne pouvaient manger. On voit leur goût pour la viande par ce que l'Écriture raconte de la table de Salomon (III Rois, x, 5). La graisse des animaux offerts au Seigneur était bridée sur son autel ( Lévit., 111, H, 16), et Dieu se plaint quelquefois que son peuple ne lui offrait que des animaux maigres (Malachie. 1, 13-14). Le sel, l'huile, et peut-être quelques herbes aromatiques étaient tout l'assaisonnement des viandes des Hébreux. L'agneau pascal se mangeait avec des laitues ameres. Dans l'Eglise chrétienne, il y a eu jusqu'aux x* et SI* siècles une assex uni mm selle de sang et des .

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noyés, ou morts d'eux-mêmes, quoique du temps de saint Augustin il paraisse que tel ne fut pas l'usage de l Église d Afrique. Les Grecs observent eneore aujourd'hui de ne pas manger du sang pur et séparé de la chair. Quant aux viandes

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immolées aux idoles, et nommées en v hthyta, il y eut au commencement de l'Église d'assez fortes disputes sur l'usage de ces viandes. Saint Paul, pour apaiser ces différends, décida quon pouvait en manger sans scrupules, pour vu qu'on ne fût pas une occasion de scandale pour le* faibles; mai» qu'en ce dernier cas il fallait s'en abstenir, par chanté pour ceux-ci; ce qui a donné lieu à une abstinence assez générale à cet égard. On voit même que le Saint-Esprit blâme, dans l'Apocalypse, l'évéquo de Thyatire de ce qu'il souflre dans son Église qu'on mange de ces sortes de viandes (Apocal., H, 20. 1 Corinth., vill, 4; x, 23). Ouant aux Juifs, on sait avec quelle fermeté Éléazar refusa de paraître même avoir mangé des viandes immolées aux idob-s. On sait aussi que, dans les holocaustes des Israélites, toute la victime devait être consumée par le feu, et qu'on n'en pouvait rien réserver pour manger; que les seuls mâles de la race d'Aarou pouvaient manger, et cela dans l'enceinte du temple, de la chair des victimes d'expiation; que des victimes pacifiques enfin, après avoir donné aux prêtres ce qui leur en appartenait, ceux qui les avaient offertes pouvaient en manger le premier et le second jour; mais que ce qui en restait après devait être jeté au feu. On punissait du dernier supplice quiconque en avait mangé, étant impur (11 Machab., vi, 23. Lévit., vu, 1, 7, 8 et suiv.). I). Calmet, Diction. <lc (a Bible. Richard et Giraud. Bergier, DM ion. de theol.

VIATIQUE (Viaticum)j mot dérivé de via (voie, chemin), et qui signifie proprement la provision d'argent ou des autres choses nécessaires pour faire un voyage. Dans le sens figuré, Viatique signifie la communion que l'on donne aux mourants qui vont passer de cette vie dans l'autre. On la nomme viatique, parce qu'elle fortifie les mourants et leur donne la force nécessaire pour passer de ce pèlerinage à la céleste patrie. Cest par cette même raison qu'on appelait autrefois viatique tout sacrement administré à l'article de la mort, comme le baptême, ■ la confirmation, la pénitence, l'extrême - onction, et même les Donnes œuvres appliquées aux mourants, soit pénitents, soit catécliumènes, et enfin tout ce qui pouvait les réconcilier avec Dieu et avec l'Éclise, ainsi qu'on peut le voir dans l'Homélie de saint Basile et le Discours de saint Grégoire de Nazianze sur le baptême, et que le prouve Gabriel de l'Aubespine, savant docteur de Sorbonne, dans ses Observations ecclésiastiques . 1. I, c. I. V»i/. Morin, De Pœnit. Claude de Vert, Cérémon. de l'Eglise, tom. I, p. 51. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de l/téol.

VIATORE, savant capucin , né à Coccaglio, dans le Bressan, vers 1706, mort à Cologne, dans le couvent de Saint-Jcromc de son Ordre, l*an 1793. se distingua dans .son Ordre par ses vertus autant que par sa science. Cependant il montra une opposition peu édifiante à la bulle Laiaenitus. Ou a de lui : 1° Tentaminu t/icol/tgicu-schu- Luitira, quitus uccedunl tomi duo itali ad FcbioftlVffi ; Bergame, 177 4, 4 vol. in-8°; — 2° Synopsis Icntaminum theologicorum in mura/ibus; Venise, 1791, 2 vol. in~t°; — d^LoSpirito plosofico di son Prospero d'Aquitama ne' sw>i epigrammi : Brescia, 1700, in-*0: — 4* Hicerca sistematiea sul testa

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poewa deqli Ingrati: Brescia, 1756 et 1762, vol. in-4°; — 5° LaStona Ht A nxiiiis dcl P. Ciacinto Serry, tradotta ecompendinta ; ibid., 1741, in- 4"; — G^Zoppicamenti detranonico Luigi Mozzi sufla lettura d'un libro intitolato : Il Falso Discepolo dei santi Agnstinn <■> Tnmasn; ibid.. 1780. Le P, Viatore, dans cet ouvrage, avait pris pour guide un livre imprimé à Lugano en 1759, ayant pour titre : Luttera enciclica del Sommo Pantcfice Be~ uedetfo XIV, direfta ail' assembleù générale dcl clero gal/icann, illustrata e difesn contro fanfare dei dubj e quesiti proposti a' cardinali e teohgi de/la sacra Caiigrrganone di Propaganda. L'écrit du P. Viatore parut contenir des choses injurieuses contre trois papes et un concile, ce qui donna lieu au célèbre P. Zaccaria. de publier sous le nom supposé de Ptstofilo Rntnano, un ouvrage qu'il intitula : Difèsu di tre $omm Puntrfiri, Bencdetto XIII, Itcricdetto XIV, e Clémente XIII, e del concilio romann lenuto net 1725, dirctla al P. F. Viatore di Coccaglio, perche si ravyega ; Ravenne (Venise), 1782 ; — 1* La liolla Unigenitus non aimunzinta mai dalla S. Sede régula di fede ; riposta di F. Viatore e Pistofilo Ruant no m n)mtaa/la difesa dei tre Summi puntefici, etc.; Brescia, 1782; — 8° quelques autres opuscules. Voy. Pérennès, dans la liioyr. univers. de relier.

VIBIANE. Voy. BlBlANE.

VIBINUM. Voy. Bovino.

VIBIO. J ou. Dax.

VIBONA (Vibo), ville d'Italie chez les Brutiens. Elle s'appela d'abord Wfpponntmi mais les Komains s'en étant rendus maitres lui donnèrent le nom de Vibona Va/en lia. Cette ville avait été éclairée des lumières de la foi, et avait eu un siège êpisc du temps même des apôtres. Les Sarrasins la détruisirent presque entièrement en 983. Le siège fut uni à celui de Mileto en 1073. On voit aujourd'hui, à la place de Vibfina , une ville assez jolie qu'on appelle Mnnfetennc. On connaît sept évéques de Vibona, dont le premier, Sornanus, assista au concile de Chalcédoine en 451. Voy. Ugbellîjffati mer.. tom. X, col. 1H6. Voy. de Commanville, /" Table alp/iabét., p. 255. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVI, p. 225-226, et vol. XCVH, p. 295-296.

VIB0RADE. Voy. Giiborat.

I. VIC {Vient Ausona), ville épisc. d'Espagne sous la métropole de Tarragone. Voy. Richard

IL VIC (Claude de), de la congrégation des Bénédictins de Saint-Maur, né à Sorézc en 1670, mort a Paris l'an 1731, enseignait la rhétorique à l'abbaye deSaint-Sever, eu Gascogne, lorsque ses supérieurs l'envoyèrent à Borne en qualité de secrétaire du procureur général de la con-

e sulla mente di tau Prospéra d Aqwtania net sua autre, dont il tient la place, dont il exerce les

saut différents mémoires et eu collationnaut pour eux plusieurs manuscrits du Vatican. Rappelé eu 1715, il travailla avec D. Vaissette à {'Histoire générale du Ixmguedor ; et le cardinal de Noaillcs lui confia la direction de plusieurs communautés religieuses de Paris. Il fut élu, en 1733, procureur général de son Ordre. 11 a donné une versiou latine de la Vie de M<djill<>n, par D. Buinart; Padoue, 1711. in-1°. Voy. D. le Cerf, Hibltoth. hislur. et a d. des Aut. de la congngnt. de Saint-Maur. Le Mercure de France, mois de mars 1731.

I. VICAIRE. Nous entendons par ce mot un ecclésiastique qui e>t comme le lieutenant d'un

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fonctions en son absence et sous son autorité. « Il ne faut pas confondre, dit Bergier, un vicaire avec un délégué; celui-ci n'a le pouvoir de faire légitimement que la fonction pour la-

3uelle il est député nommément: il ne peut pas élaguer un autre pour la remplir à sa place. Un vicaire n'est pas député à une seule fonction, mais à toutes, ad omnes causa*, selon l'expression des canons ; il peut donc déléguer un autre prêtre pour administrer le sacrement de mariage, etc. » Voy. Bergier, Diction, de ihéot.

II. VICAIRE (Philippe), doyen et ancien professeur de théologie dans l'université de Caen , sa patrie, curé de Saint -Pierre de la même ville, naquit en 1689, et mourut l'an 1775. Il parut dans l'université lorsque les querelles du jansénisme y étaient dans la plus grande effervescence. Son attachement à la bulle Vnigenitus le mit en butte aux gens du parti, qui ne l'épargnèrent point. Il ne fit pas moins paraître de lèle pour la réunion des protestants à l'Eglise catholique. Il gouverna sa paroisse avec une grande prudence. On a de lui, entre autres ouvrages : 1° Demandes d'un protestant faites à M. le curé de '", avec les réponses; 1766, in-12; — 2° Exposition fidèle et preuves solides de la doctrine catholique, adressées aux protestants, etc.; Caen, 1770, 4 vol. in-12. Voy. Feller, Michaud, Riogr. univers.

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