‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1186 sur 1294 · SACERDOTAUX · texte numérisé non relu

SACERDOTAUX

VETIA. Voy. Veggia.

VETTONA. Voy. BETTONA.

VETTORELLI. Voy. Vittorelli.

VÊTURE. On appelle ainsi la cérémonie de la prise d'habit de religion qui se fait dans les couvents lors de la profession d'un religieux ou d'une religieuse. Les prières qui accompagnent cette cérémonie sont différentes suivant les divers Ordres ou congrégations religieuses ; mais elles sont toutes instructives et édifiantes: elles rappellent aux personnes qui prennent l'habit monastique les obligations qu'il leur impose et les vertus par lesquelles elles doivent l'honorer. Ouant aux formalités nécessaires pour rendre cet acte autbentique, elles appartiennent au droit canonique. l'oy.Bergier, Diction, de tliéol.

VÊTUS (HÉRÉTIQUES). On appelait au xin* siècle, dans le Languedoc, pendant les guerres contre les Albigeois, hérétiques vét us ou parfaits ceux qui faisaient profession publique de l'hérésia, pour les distinguer des hérétiques crus ou prétendus. Le xvr article de l'instruction donnée aux dominicains-inquisiteurs par le concile de Béziers de l'an 1246, porte qu'il faut examiner les hérétiques parfaits ou vêtus secrètement et en particulier, en présence de quelques personnes discrètes et fidèles.

VETUSVILLA. abbaye. Voy. VlEl ville.

VEUVES, VIDUITÉ. Pour conserver les biens dans la même famille et perpétuer le nom des défunts dans Israël, la loi ( Deutéron., xxv, 7) confirma l'usage qui existait déjà chez les Hébreux de faire épouser une femme dont le mari était mort sans enfants par le frère île celui-ci, et , à son défaut , par son plus pioche parent ; ce qui était défendu en tout autre cas, au moins pour le beau-hère (Lévit., xviil, 16, et art. LÉvirat). La loi défend surtout au grand prêtre d'épouser une femme veuve ou répudiée (Lévit., xxi. 14). Depuis la confusion des familles, la loi dont on a parlé en premier, n'est plus ob-

VÎAI

servie. Dieu recommande souvent à son peuple d'avoir grand soin de soulager les veuves (Exod., xxn. Deutér., x. 18; xiv,29),et le mot d'honorer desaiut Paul ((Timoth., v,3, 5 et suiv.) marque surtout le soin que l'évéque doit avoir de pourvoir à leurs besoins. 11 y avait autrefois des veuves qui exerçaient certains emplois sous les ordres de l'évéque, taut par rapport à la visite des femmes malades que dans 1 administration du baptême. Saint Paul désigne les qualités que devaient avoir ces sortes de veuves (1 Timoth., v, 9). La viduité, de même que la stérilité, était une espèce d'opprobre dans Israël. Isaïe en parle ainsi (liv). Il est vrai cependant qu'on louait une veuve qu i, par attachement pour son mari défunt, demeurait dans la viduité. On en voit un exemple dans Judith. C'était un déshonneur pour un homme «le n'être pas pleuré par sa veuve , c'est-à-dire de ne pas recevoir les honneurs de la sépulture, dont les pleurs et les louanges de la veuve faisaient la principale partie (Job, xxvii, 15). Les veuves des rois demeuraient dans la viduité. Adonias fut puni de mort pour avoir demandé en mariage Abisag de Sunam,qui avait été épouse do David,quoique ce prince n'eût point consommé son mariage avec elle (III Rois, H, 17-2TO.

VEXILLA REGIS PRODEUNT . c'est-à-dire les étendards du roi t'avancent. C'est le commencement d'une belle hymne qui se chante dans l'Eglise, au temps de la Passion , mais surtout le vendredi saint. On chante encore cette hymne quand on bénit solennellement une croix et un étendard militaire. C'est à Venance-Fortunat qu'en est due la composition. Voy. Gaet. Moroni, vol. XCVI, p. ïfc^iitt.

VEYSSIERE DE LA CHOZE. Voy. CBOZE.

I. VEZEL A Y ( Vezeliamm ), ville du duché de Bourgogne, dans l'Auxerrois. Il y eut un concile, en 1 146, pour la croisade contre les Turcs. Voy. la Kegia, tom. XXVII. Labbe, tora. IX. Hardouin. tom. VI.

II. VEZELAY {Vezeliacum), ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, était située au pays de Morvan, dans le Nivernais, au diocèse d Autun. Gérard, comte de Provence, et Berthe , sa femme, fondèrent Tan 867 cette abbaye, d'abord

Sour des ûlles, puis pour des hommes. Elle fut abord sous l'invocation de la sainte Vierge, et ensuite de la Madeleine, dont on y apporta, dit-on, les reliques en 880. L'abbaye de Vézelay fut sécularisée et changée en collégiale dans lè xvi* siècle. Voy. Morén, édit. de 1754). D. Vaissette. (Wom\ kutor., tom. VI. Richard et Giraud.

VEZZOSI ( Anton. -Francesco), théatin, né à Arezio en 1708, mort à Rome l'an 17H3, professa la philosophie au séminaire de Rimim, et fut envoyé à Rome en 1743 pour y occuper la chaire de théologie à Saint-André délia Valle. Chargé par ses supérieurs de surveiller l'édition des œuvres complètes du cardinal Tommasi; Rome, 1747-17G9, 11 vol. in-4°; il s'en acquitta si bien que Benoit XIV le nomma professeur d'histoire ecclésiastique au collège de la Sapience et examinateur des candidats à l'épiscopat. Dans la suite, il fut élu su périeur général de son Ordre . On a de lui:1°x> Laudibus Leonis A';— 20/ Scrittori de' Chierici regolari detti Teatmi; Rome, 1780, 2 vol. in-4°; recueil exact dans lequel l'auteur a fondu la Bihlinth. Teatina du P. Silos. Voy. Tipaldo, Biogr. degli Itnl. illustri , tom. IV. La Nouv. Biogr. génér.

VIAIXNES (Thierri-Joseph-François FAN 1ER ou FAGNIER DE), controversiste , né à Chàlons-sur-Marne en l6fi9, mort àRhynwick, prés dUtrecht.l'an 1735, embrassa la

VïAN

Benoit, et prononça ses vœux dans l'abbaye de Saint-Pierre de Chàlons, qui relevait de la congrégation réformée do Saint- Vannes. Son attachement au jansénisme lui occasionna de nombreuses tribulations, et, après avoir passé plusieurs années en prison, il fut ensuite exilé. On a de lui : i* L'Impiété reconnue; contre une thèse soutenue à Caen ; Cologne, 1093; — 12* Problème ecclésiastique propttteà Ji. C abtié Bot I eau de l'Archeré'hé, a 7 tu l'un doit croire , de M. l/mis- Antoine de Noaillta, évéïfuede Ç hélons en 1696 < approuvant les Béflexkm morales du P. Quesneh, ou de M. Lotus-Antoine de Souilles , aixnei éqw de Paris en 1690 (condamnant l'Exposition de la foi par l'abbé Barres), 1608, in- 12; dilemme satirique qui fit beaucoup de bruit; —'drActa omnta congreyationum qum coram Ç/entnut» VIII et Paulo V, su ni eelebrata tn oontroversta de Anxiliis; Louvnin, 1702, in-fol.; — 4° Ednntmdi Hicheru LiMlus de ecflesmsttca et poJittca po- I testait rutn demi mstrnt inné ;cdente D. Thiern de Vmixnes; Cologne, 1702, 2 vol. in-4°; — ô° un £raud nombre d'écrits contre la bulle Imyenttus el contre les jésuites; et un acte de dénonciation de la bulle daté du 13 avril 1727. Voy. Moréri. édit. de 17ô9. Përennèa, dans la Bioyr. tuili ers, de Feller. La Xuuv. Biogr. génér.

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