‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1192 sur 1294 · VICE · texte numérisé non relu

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ce que la loi de Dieu défend. De même qu'on certain nombre de bonnes actions qu'un homme a faites ne prouve pas qu'il est né vertueux ; de même aussi plusieurs fautes dans lesquelles il est tombé ne prouvent pas non plus qu'il est né vicieux ; c'est l'habitude des uns et des autres qui décide de son caractère. Un homme peut être né avec une forlc inclination au t ire, et acquérir rependant l'habitude de la vertu par sa persévérance à combattre son penchant ; selon la maxime reçue, l'habitude est une seconde nature ; alors la vertu est plus méritoire que si elle coûtait moins. Quelques philosophes modernes, très -mauvais moralistes, ont prétendu qu'un vice de caractère ne se corrigeait jamais. Mais ils sont d'autant plus dans l'erreur que l'exemple de plusieurs saints personnages montre qu'avec la grâce de Dieu et la persévérance à réprimer un mauvais penchant ou une habitude très-forte par des actions contraires, l'homme peut venir à bout de se réformer entièrement; et la prétention des incrédules n'est propre qu'à nous ôter le courage et à endurcir dans le vice. On confond souvent à tort dans le langage le mot vice avec celui de péché. Ce dernier mot, dans l'acception la plus commune, est une action volontaire, libre, réfléchie, et contraire à la loi de Dieu, et par conséquent imputable à celui qui la commet; un vice naturel n'est ni volontaire, ni par cela même imputable, surtout quand on s'attache à le combattre et à le corriger. C'est la confusion de e s deux termes qui a fait qu'on a si souvent abusé des passages dans lesquels saint Paul appelle p&hé la concupiscence ou le penchant naturel an mal avec lequel nous naissons. Ce penchant est un vice, un très-grand défaut de notre nature déchue de l'innocence primitive par la faute de notre premier père; mais ce n'est pas un péché proprement dit, ou une mauvaise qualité libre, imputable et punissable; saint Paul ne dit rien qui puisse la faire envisager ainsi. Voy. saint Augustin, qui a très-bien démêlé cette équivoque dans De Perfect. justitia- hom., c. xxi, n. 4i. Contra duas Epist. Pelag., c. Xin, n. 27. Retmrt., 1. I, c. xv, n. 2. De Continent ., c. m , n 8. De Nupt. et Concept., c. m , n. 25. Oper. imperf.,n. 71. Bergier, Diction, de théol. Cnmpar. notre art. Concupiscence.

VICE -CHANCELIER DU PAPE on DE L'EGLISE ROMAINE. C'est le même que le chancelier, qni ne prend que le titre de viceehancelier, quoiqu'il soit véritablement rhancelier. Foi/. CHANCELIER, n° II.

VICE -GÉRANT. Dans les anciennes officialités, c'était un officier ecclésiastique établi par l'évéque pour faire les fonctions de l'official en cas d'absence, de maladie, de récusation ou d]autre légitime empêchement. Cependant une dispense de cour de Rome étant adressée à l'official, le vice -gérant ne pouvait pas l'entériner à son défaut, a moins que l'évéque ne créâl ce vice-gérant officiai ad hoc. Voy. les Confér. de Lucnn, tom. IX, confér. x, quest.3.

VICE -LÉGAT ou PRO - LÉGAT , nom qu'on donne aux prélats qui tiennent la place des légats du Pape. Alexandre Campeggi a été le premier vice-légat d'Avignon, sous la légation du cardinal Farnèse, en 1542. Des cette époque on n'a plus vu de légats à Avignon. Les Papes y ont toujours envoyé jusqu'à la révolution des vice-téaats, qui étaient constitués vicaires généraux du Saint-Siège, tant pour le spirituel que pour le temporel. Leurs pouvoirs . qui étaient absolument les mêmes que ceux des légats, et qm ntexpiraient point à la mort du Pape, cum

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