III. VIENNE (De), bénédictin. Voy. Agneaux
I. VIERGE (Virgo), Ce mot est la traduction fidèle de deux termes hébreux , dont l'un , betuulâ, signifie proprement séparée, écartée, et l'autre, Jialmâ, veut dire cachée. Nous avons remarqué ailleurs que, dans l'Orient, un usage aussi invariable qu'universel est que les jeunes filles élevées par leurs mères restent toujours avec elles dans l'appartement des femmes , ne paraissent jamais dans les assemblées publiques, et ne sortent même pas sans nécessité; et nous avons ajouté que plusieurs passages de l'Écriture prouvent que telle était la condition des jeunes filles, et. en général, de toutes les femmes chez les Hébreux. Remarquons cependant que hetould se dit d'une vierge, quel que soit son âge, tandis que halmd désigne une jeune fille qui a conservé sa virginité; car il faut violer les lois les plus sacrées de la philologie pour lui donner le sens de fille nubile, qu'elle soit vierge ou non, comme le font certains hébraïsants, qui expliquent halmd par l'arabe ghnlama. Ainsi, il n est pas un seul passage de l'Écriture où ces mots ne signilîent une vierge proprement dite. Voy. le P. vercellone, S. Hieronymi Apoloaia, seu de hebraica voce Halma, academica dutsertatio aua Maria Virginitas vindicatur. Acroasis in Hieronymiana academia recitata Bomœ, XIV kal. wt. 1834. P.L.-B. Drach, De l'Harmonie entre fÊglise et la Synagogue, tom. II, p. 122-123, 133. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, p. 262, et Lexicon mon. hebr. et chald., p. 432. editio altéra. Bergier, qui soutient contre les protestants les avantages de la virginité.
II. VIERGE, se met souvent dans l'Écriture pour un peuple, une ville, une nation. La Vierge
lar excellence se dit de la très-sainte Mère île ésus-Christ, vierge après comme avant, et dans l'enfantement. Elle est désignée par ces paroles d'Isaïe : La Vierge concevra et enfantera un pis ui sera nommé Em»ianue/(Isaïe, vu, 14). L'état le virginité n'était pas en honneur dans l'Ancien Testament. On en voit un exemple dans la peine que témoigne la fille de Jephté de mourir vierge (Juges, xi, 37-38). Mais, dans le Nouveau Testament, Jésus-Christ recommande la virginité, et saint Paul exhorte les chrétiens à la garder. Voy. Matth., xix, 12. II Corinth., vu, 13,16, etc.