‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1201 sur 1294 · V1RN · texte numérisé non relu

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capable de cette éternelle béatitude qui consiste dans la possession de Dieu, que l'âme verra intuitivement , ou , comme parle l'apôtre saint Paul, face à frire, qu'elle connaîtra sans cependant le comprendre, qu'elle aimera de toute la capacité de son être : vision , connaissauce et amour inséparable d'un sentiment ineffable de joie que l'on conçoit être, pour ainsi dire, l'aine du bonheur. I) est de foi que li âmes des juste* qui sortent de cette vie enUérement exemptes de toute souilluro du péché, et après avoir pleinement satisfait à la justice divine i jouissent aussitôt de la vue de Dieu. Elles voient clairement ( ceci n'est pas de foi , mais c'est très-approchant de la foi , oroximum fidet) l'essence divine et tous ses attributs ; elles voient aussi dans cette essence, ou par des révélations spéciales, plusieurs choses qui sont hors de Dieu, particulièrement ce qui a rapport à l'état ou elles étaient dans le monde, les

Erières, par exemple, qu'on leur adresse. Le onheur dont jouissent les saints dans lu ciel n'est pas égal pour tous; mais il est proportionné aux mérites de chacun , quoique chacun d'eux soit parfaitement heureux , parce que la capacité de leur âme est entièrement remplie, de sorte que tous leurs désirs soient pleinement satisfaits par la possession de Diru, qui est pour tous et pour chacun l'unique objet et le terme unique de la félicité. Voy. le Diction, cet lé t. et canon, portatif, que nous n'avons guère fait que copier dans cet article.

VI EGA S (Biaise), jésuite portugais, né à Evnra, mort dans cette ville en 1500, enseigna longtemps la théologie dans les universités de Coïmbre etd'Evora. Il a laissé, outre des Commentaires sur le* /•• lit» Prophètes, sur Èsechiel et sur tEfAtre aux Hébreux, qui sont restés manuscrits, des Commentaires sur ? Apocalypse; Lyon. 1601 ou 1602.

VIEIRA nu VIE Y R A (Antonio), missionnaire, né à Lisbonne en IU08, mort à Babia l'an 1697, fut emmené par ses parents au Brésil et placé à Bahia, dans l'une des écoles des jésuites. Il fit de brillantes études sous leur direction, et embrassa leur règle en 1625. De retour en Portugal, il devint prédicateur de Jean IV, qui l'appela dans ses conseils et lui confia plusieurs missions diplomatiques. Ce fût seulement en 1652 qu'il lui fut permis d'accomplir son vœu le plus cher, celui de se consacrer à l'instruction chrétienne des sauvages. Arrivé au Brésil en 1653, il fut envoyé dans les missions du Para, s'enfonça dans les solitudes baignées parle To» cantin, et réussit à propager dans le désert les bienfaits de la civilisation, malgré lf» difficultés de toutes sortes qui renaissaient sans cesse sous ses pas. U fut cliargé en 1681 , par le général des jésuites, de diriger les couvents de l'Ordre ainsi que le mouvement général des missions. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1° Sermoes; Lisbonne, 1683-1754, 16 vol. in-4"; on en a fait un choix; ibid., 1852-1853,6 vol. in-8°; — *> Htstoria do futur»; ibid., 1718, in-4°; — 3° Vnz sagrada, poiitica, rhetorira e metrica; ibid., 1748, in -4»; — 4° Ciavis prophetar%um ; Home. 1723. V»y. Feller, Biogr. univers. La Nom. Biogr. génér., où sont cités plusieurs autres écrits de Vieira.

V1ELMI (Jérôme), savant dominicain, et évéque de Citta-Nuova, né à Venise vers l'an 1500, mort à Venise en 1572, occupa successivement diverses chaires, soit à Padoue, soit à Venise , et toujours avec de nouveaux succès. Pie IV le chargea d'interpréter l'Ecriture sainte au collège de la Sapience. Il le nomma évéque

in partibm d'Argos, et l'envoya en cette qualité au concile de Trente, où Vielmi se lit remarquer par son érudition et son zèle pour la déiense de la foi. A son retour du concile il fut nommé vicaire général et suflragant de l'évéque de Padoue, et, en 1560, évéque de Padoue dans les Etats de Venise. On a de lui ; 1" Oralio apologetica contra despectores theoloyùn, pratsertim

dans ce discours l'auteur s'attache à prouver que l'état de professeur oublie n'a rien qui blesse la dignité épiscopale; ce discours fut imprimé avec le suivant; — 3° De sex diebus cunditi orbis Liber; Venise, 1575, in-4°; ce traité consiste en 30 leçons sur le I" chap. de la Genèse . — 4' De D, Thoma Aguiiuitis doctrina et scripiv Ubri II; Padoue, 1u64, in -4°; Venise, 1575, in-4*»: — 5° d'autres ouvrages restés inédits. Von. Pérennès, dans la Biugr. univers, de Michaud.

I. VIENNE, en Autriche ( Vànnn et Vindo* bona), ville archiépisc. et capitale de l'Allemagne, est située dans la basse Autriche, à la droite du Danube. Dans la notice des dignités de l'empire, on la nomme Vmdumana, et, dans Jornandei, Dt Bebu-i tieth.t Vindomina. Dans la Vie de saint Séverin, écrite au v* siècle par Eugippius, on l'appelle Fuvianes ou Faviana. Dans le xn« siècle, on la trouve nommée Fuvia ou Faviana. Quelques-uns croient que peu à peu on l'a nommée yiana, Viena et Vienne; mais cela n'est qu'une conjecture. Selon l'auteur de l'Histoire ecclésiastique d'Allemagne, Vienne, nommée aussi Fabiune, Fabianum, a eu des évéqties dès l'an 466, mais l'évécbé y fut détruit vers l'an 8i0 par les irruptions des Hongrois et des autres peuples barbares. Le pape Paul II le rétablit en 1408, à la demande de l'empereur Frédéric III, archiduc d'Autriche, et, en 1721, l'église de Vienne fut érigée en archevêché par Clément XI ; cependant cotte érection n'eut lieu qu'en 1722, sous Innocent XIII. Deux conciles ont été tenus à Vienne : l'un en 1109, et l'autre en 1267. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XCIX, p. 248-263; vol. C,p. 3-56.

IL VIENNE, en Dauphiné ( Vienna Atfabiogum), ville autrefois archiépisc. de France, ca-

5* itale du Viennois, et anciennement du pays es Allobroges, est une des plus anciennes villes des Gaules et une des premières qui reçut les lumières de la foi. Après la division de l'ancienne Narbonnaise. dont elle dépendait, elle fut la métropole de la Viennoise. L'archevêque se qualifiait primat des Gaules et archichancelier du royaume de Bourgogne et d'Arles. Le premier archevêque de Vienne, saint Cresccnt, était disciple de saint Paul. De l'an 444 à l'an 1312, douze conciles ont été assemblés à Vienne; le dernier fut le quinzième concile général , et le pape Clément V y présida. Le siège de Vienne a été supprimé par le concordat de 1801. Voy, la Gallia Christ., vet. edit., tom. I. p. 702 et soiv., et ton). IV, p. 617. De Maupertuy, Uitt. de h sainte Eglise ae Vienne. La Regia, tom. VII, XIX. XXII, XXIV, XXV, XXVI et XXVIII. Labbe, tom. III, IV, Vlll,IX,X etXI.Hardouin.tom. I, V, VI et VII.D Martenne, Collect. nov., tom. VII, et Thesaur., t. IV. Richard et Giraud, t. XXVI, p. 127 et suiv., et tom. XXIX. p. 203 et suiv. Gaet. Moroni, voL C, p. 56-02. L'abbé André,

aui , dans son Cours alphabét, de droit «nv»., onne des détails assez étendus sur le douzième concUe de Vienne.

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