III. VI EU VILLE (Philippe). Voy. Cerf
VIEYRA. Voy. Vieira.
VIGAND (Jean), théologien allemand, né à Mansfeld en 1532, mort l'an 1587, fut disciple de Luther et de Mélanchthon , ministre à Mansfeld, à Magdebourg, à lena et à Wismar, travailla, avec Flaccius Ulyricus, aux centuries de l'Histoire ecclésiastique , et devint surintendant des églises de Poméranie en Prusse. Ses principaux ouvrages sont : 1° De Deo Methodus' — 2° De Imagine Dei in hominibus; — 3° De Liiero hominis Arbitrio; — 4* De Legibus divinis; — 5° ExjUicationes in Genesitn, etc.; — G» De Abstracto theologico Methodus : — 7° De II lus tribus Vtris Ecclesia. Feller dit de Vigand qu'il était savant; mais qu'il n'avait ni l'art de comparer les faits , ni celui de peser les témoignages.
VIGENÈRE (Biaise de), littérateur, né à Saint- Pourçain, dans le Bourbonnais, en 1521, mort à Pans l'an 1596, accompagna l'envoyé de France, M. de Grignan, à la diète de Worms, en 1545, parcourut l'Allemagne et les Pays-Bas, fut secrétaire du duc de Nevers, et, de l'an 1506 à l'an 1569. résida à Rome en qualité de secrétaire d'ambassade. Il a publié de nombreux écrits, parmi lesquels nous citerons : 1° une Traduction de l'Histoire de Chalcomlyle avec des remarques intéressantes, et une continuation de cette histoire par Artus Thomas ; Paris, 1632, 2 vol. in-fol. avec figures. Cette édition est justement estimée, dit Feller. On y trouve des réflexions sages et profondes sur la destinée des empires, la providence et la justice de Dieu; réflexions dignes d'avoir place dans la Politique <lt t Écriture sainte, par Bossuet. On voit, ajoute Feller à la fin du H* tome, des Tableaux proj poétiques qui ne méritent pas le même éloge, et où un esprit solide ne trouve pas i se reposer; — 2° De la Pénitence; Paris, 1587, in-8»; — 3» Prières et oraisons; ibid., 1595, in -8»; — & L'Aiguillon de l'amour divin, de saint Bonaventure: 1588, in -12. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XVI, p. 26-37, ou on trouve une Notice sur Vigenère et des additions, tom. XX , p. 94. Feller, Michaud , Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
VIGE0IS (SAINT -PIERRE -DE-), en latin Vosium Sancti Pétri, abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit , était située dans le Limousin , près de la rivière de Vezère, au diocèse de Limoges. On ignore dans quel temps et par qui elle a été fondée. Sébastien , précepteur de saint Irier ou Yricr, en fut abbe. Ce monastère ayant été ruiné après la mort de Sébastien , saint Yrier le répara, et y mit douze religieux sous la conduite d'Astide, son neveu. Il y unit de plus l'abbaye de Saint-Michel et celle de Terrasson , qui avait été soumise à celle de Saint-Michel à la prière du bienheureux Sore. Plus tard l'abbave de Vigeois a été soumise elle-même aux abbayes de Solignac et de Saint-Martial. Voy. la MarUnière, Diction, géogr. La Gallia Christ., tom. U, col.
VIGER (Vigerius). Voy. VlGIER, n» I.
VIGEVAN0 ( Vigemnum ou Viglevanum ), ville épisc. d'Italie, autrefois sous la métropole de Milan , est située sur le Tesin. L'église de Saint- Ambroise, qui est la cathédrale, fut érigée en évéché l'an 1529, et on y unit l'abbaye d Aqua- Longa, de l'Ordre de Citeaux. Le premier évéque de Vigevano fut Galeatius Petra , d'une famille noble de Pavie des comtes de Saint - Second, abbé commenda taire d'Aqua-Longa. Aujourd'hui Vigevanoest un évéché suttragantde Verceil. Voy.
VIGl
Ughelli, llalia Sacra, tora. IV, col. 815. Richard et Giraud. De Comman ville, Table alphabét., p. 256. Gaet. Moroni, vol. C, p. 98-116. L'abbé André, au mot Piémont.
I. VIGIER ou VIGER (François). en latin Vigerusoix Vigerius, jésuite, né à Rouen l'an 1590, mort en 1647 à Paris, ou il avait professé la rhétorique. 11 se fit une juste réputation de savoir par ses ouvrages, et surtout par son habileté dans le grec. Outre un traite De Idiotvsmù praxipuis imguœ grcecœ, il a laissé en latin une excellente Traduction de la Préparation et de la Démonstration évangélique aËusébe, avec des notes; Paris, 1628, 2 vol. in- fol., selon Feller; mais, suivant Tabaraud, dans la flioor. univers, de Michaud, Vigier n'a pas traduit la Démonstration d'Eusèbe , et sa seule Traduction de lu Préparation a paru à Paris, 1628. en 3 vol. in-fol.
II. VIGIER (François- Antoine, ou Nicolas), supérieur de là maison de Saint -Magloire des Pères de l'Oratoire , né à Paris , a laissé : 1° U Martyrologe de Paris , in-4" ; — 2° trois Lettres en réponse aux écrits qui ont paru contre le nouveau Bréviaire de Paris. 11 a eu beaucoup de part au Bréviaire et au Missel de Paris.
III. VIGIER (Gérald ou Gérard ) , carme déchaussé , connu en religion sous le nom de Dominique de Jésus, mort en 1638. On a de lui : 1° Histoire parénétiquc des trois saints protecteurs de la haute Auvergne; Paris , 1635, in-8s; — 2° La Monarchie sainte , historique, chronologique et généalogique de France: Paris, 1670-1672, 2 vol. in-fol.; Clermont, 1677, 2 vol. in-fol. : cet ouvrage , composé en latin , mais traduit en français par le P. Modeste de Saint -Amable , religieux du même Ordre , ne contient que les vies des saints et bienheureux issus de la première race des rois de France , au nombre de quatrevingts. Le traducteur les a ornées de beaucoup d'accessoires pour la généalogie, la chronologie et l'histoire. Voy. le Journ. des Savants, ann. 1678, p. 25. Michaud, Biogr. univers, La Souv. Bioqr. génér.
VIGILANCE (Vigtiantius), hérésiarque du iv« et v« siècle, disent Richard et Giraud, était (•aitlois et non Espagnol, comme la plupart des historiens l'ont cru mal à propos, trompés par le nom de Calagurt, petit bourg près de Comuiinges en Gascogne , patrie de Vigilance, qu'ils ont prise pour Calagurts, nom latin de Calahora, ville d'Espagne. C'est ce que disent quelques auteurs, qui ajoutent que Vigilance se rendit en Espagne , et devint curé d'une paroisse de Barcelone. D. Ceillier dit qu'il était de Comminges même, et qu'il fut prêtre de Barcelone. Quoi qu'il en soit, Vigilance se lia avec saint Paulin, qui le recommanda à saint Jérôme, qu'il accompagna en Palestine , et se rendit ensuite en Egypte et dans d'autres pays, où il commença à avancer plusieurs assertions hétérodoxes. 11 accusa même saint Jérôme de professer les erreurs d'Origène, et saint Jérôme répondit à cette accusation par une Lettre que nous avons encore. Vers 404, il publia un livre que le même Père réfuta dans un écrit que nous possédons également. Les erreurs de Vigilance , dit Pluquet , peuvent se réduire à trois chefs ; il attaquait : 1° le culte des saints; 2° celui des reliques; 3* le célibat. Dans la suite les Vaudois renouvelèrent ces erreurs, et plus tard les protestants les adoptèrent, l.r même Pluquet fait judicieusement la remarque suivante : « Le Clerc (Biàlioth. univers., ann. 1689, p. 169) accuse saint Jérôme de mauvaise foi contre Vigilance, qu'il regarde comme un habile homme; mais on ne voit pas sur quoi il fonde son opinion.
VIGl
Basnage (Rist. ecclés., tom. II, 1. XIX , c. vu) prétend la même chose , mais sans le prouver. Barbey rac , qui n'a été que l'écho de le Clerc contre les Pères, a renouvelé ces accusations, et a voulu les prouver par des passages qui établissent le contraire ( Barbeyrac, Pré{. de Puffend. Rép. à D. Ceillier). » Voy. Hieronym., Contra Vigilant. Gennade , De Scriptor. eccles. , p. 35. Baronius, ad ann. 406, n° 39. Onuphre, Chronic. ecclei., ann. 396. D. Ceillier , Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. X , p. 284 et suiv. Richard et Giraud. L'Histoire littéraire de la France, tom. H, p. 57, où on trouve une très-bonne notice de la conduite et des erreurs de Vigilance. Pluquet, qui, dans son Diction, des hérésies, art. Vaudois , établit par les preuves les plus solides le culte des saints , le culte des reliques et le célibat. Bergier, qui, de son côté, venge en quelques mots saint Jérôme des accusations intentées contre ce savant Père par les protestants. Feller, Biogr. univers.
I. VIGILE ou VEILLE , terme de liturgie qui signifie la veille d'une grande fête , où quelquefois il y a jeûne. Ce mot vient du latin vigilia, parce qu'autrefois les chrétiens passaient une partie de la nuit en prières dans l'église la veille des grandes fêtes ; ce qui s'observe encore parmi les Grecs. C'est de là qu'est venu l'usage de commencer le jour ecclésiastique aux vêpres, c'est-à-dire au soir qui précède le jour même de la fête. Voy. Bergier, Dictionnaire de théologie, où on trouve la réfutation de ce que 1 hérésiarque Vigilance , et les protestants après lui, ont objecté contre les veilles. Noel-Liurcnt Pissot , Manuel catholique pour l'intelligence de fof-
Se divin. Cet auteur n'a guère fait qu'abréger rt. de Bergier. Gaet. Moroni, vol. C, p. 116- 132. Le Diction, de la théol. cathol., art. Vigiles, où l'on trouve des détails trés-intéressants.
IL VIGILE ( Vigilius), pape, né à Rome, mort à Syracuse en 5o5, se fit élire par le crédit de l'impératrice Théodora et de Bélisaire , du vivant même du pape Silverius, qui fut envoyé en exil , et qui mourut en 538. Cette élection , évidemment nulle, fut ratifiée après la mort du véritable chef de l'Eglise , an ivée en 538. Vigile parut d'abord approuver la doctrine d'Antime de Constantinople , qui avait été déposé à cause de son attachement à l'eutychianisme , et celle des acéphales, par une lettre adressée à Tbéodose d'Alexandrie , qui était dans le même cas que l'évéque Antime : mais en public il professa toujours hautement la foi catholique. Il écrivit même à l'impératrice, au rapport d'Anastase, dans des termes très-énergiques : ■ J'ai ci-devant mal parlé et d'une manière insensée. Maintenant ie ne consens nullement à ce que vous avez exigé de moi : je ne rappellerai pas un homme hérétique et anathématisé. » Il alla à Constantinople en 547, et y excommunia l'impératrice Théodora , Sévère et les acéphales. 11 prit d'abord la défense des Trois Chapitres; mais il les condamna ensuite , avouant qu'ayant mieux examiné l'affaire, il les trouvait condamnables. Cette conduite irrita les évêques d'Afrique , qui se séparèrent de lui aussi bien que ses diacres, qu'il excommunia. L'empereur Justinien l'envoya en exil , mais il en sortit peu de temps après. Saint Pélage lui succéda. 11 nous reste du pape Vigile : XV lîl Lettres; Paris, 1612. in-8». Voy. Libérât, Mémoire historique des contestations nées des hérésies de Nestorius et ifEutyehrs. Evagre, Hist. ecclés.. tom. IV, c. xvm. Nicéphore , Hist. ecclés., tom. VIL Baronius, Annal. Ciacontus, Vies et actions des souverains Pontifes. Feller, qui donne des détails très-intéressants. Gaet. Moroni, vol. C,
YIGI