VIGN
I). 132, où son) citées plusieurs Dissertations reatives au règne de Vigile. La savante Dissertation du P. Papehroch dans le Pi oni/^*»»*, Bellarruiii , De /{••'/••••• -.-'v Pontificibus , libro 111 , c. u, etc.
III. VIGILE (Saint), évéque de Trente et martyr, mort le 20 juin 400, \ivail du temps de saint Ambroise, qui lui écrivit une lettre dans laquelle il lui donnait des avis, pour la conduite do son troupeau , comme il le lui demandait. Saint Vigile fit paraître un zèle vraiment apostolique pour la conversion des idolâtres, et se servit principalement à cet effet de saint Sisinne et de deux autres de sa compagnie, venus de Cappadoce à Milan , et qui lui avaient été envoyés par saint Ambroise. Ces saints ouvriers reçurent la couronne du martyre , et Vigile écrivit leur éloge, ainsi que l'histoire de leur martyre. Il continua de travailler avec le même xèle jusqu'à ce qu'il plût à Dieu de couronner ses travaux par la môme récompense. On célèbre sa féte le 26 juin. Voy. Ambros., Kpisi. ad Vigil. Gennade, De l 'iris illustribus.
IV. VIGILE, diacre, vivait au v» siècle. Gennade lui attribue une Hèyle pour les moines, qu'on lisait, dit-il, dans leurs assemblées, et
3 ni contenait en peu de mots, et avec beaucoup e netteté, toute la discipline monastique. Cela peut convenir à une règle que Luc Holstenius a insérée dans son Recueil, part. I , p. 80. Voy. Gennade , De Viris illnxtribus.
V. VIGILE DE TAPSE , évéque de cette ville, dans la province de Uyzaeène en Afrique, vivait vers la (in du v* siècle. Enveloppé dans la persécution d'Hunneric, roi des Vandales, il fut dépouillé de son siège, et se retira à Constantinople, où il composa plusieurs ouvrages en prenant le nom des Pères. U réfuta sous ce masque les hérétiques de son temps , soit pour cacher son nom , qu'il n'est pas toujours prudent de révéler aux gens de secte, soit pour marquer parla l'opposition des doctrines hérétiques avec celle des Pères. Ce pieux artifice a produit une grande confusion dans les ouvrages des Pères; car on a longtemps attribué les siens aux auteurs dont il a emprunté le nom. Ceux qu'on lui attribue généralement sont : 1° Adversus Nestorium et Euti/chem Ht». V pro defcnsione synodi Chalettdanensis ; Tubingue. 1528, in -fol.; Cologne, 1557, in-8«; •— 2° Alteicatio suh no, uune Athanusii ad versus Ariumf — 3* De Tnnitate lib. XII ; — 4° De Trinitate adversus Vari-r madum lil>. XIII; — 5° Contra Palladium. Ce* ouvrages ont été publiés par Chifflet; Dijon, 1601, in-fol.; on les trouve aussi dans la Biblioth. Pati um maxima, tom. VIII. Beaucoup d'auteurs lui attribuent encore le Symbole qui porte le nom de saint Athanate. Voy. Isidore, De Scriptor. eccies. Bellarmin, De Scriptor. ecclcs. D. Ceillier, H i»t. des Aul. sacr. et ecclés., tom. XV, p. 250 et suiv. Feller, Michaud, Biogr. univers. Schrœdl, qui, dans le Diction, de Ut théologie catholique, remarque judicieusement que la conduite de Vigile ne fut pas une véritable fraude, attendu que cet écrivain pouvait s'y croire autorisé, puisque ses écrits reproduisent principalement la doctrine de saint Athanase et de saint Augustin. Schrœdl remarque judicieusement encore que les mêmes écrits sont important/! surtout parce qu'ils apprennent parfaitement à connaître, comme ceux de saint Fulgence, évéque de Ruspe, l'aria ni, me des Vandales, que ces evéques combattirent avec le plus grand xèle.
VIGILES se dit principalement des matines et des laudes de 1 office des morts, que l'on chante ou aux obsèques d'un défunt, ou au service que l'on fait pour lui. Par un statut, J
l'an 1215, pour l'uni versité de Paris , on voit que ces vigiles se chantaient pour lors pendant la nuit. Voy. Thomassin, Traité du jeûne, Impart., c. xviti ; II» part., c. xiv.
VIGILUB, ville épise. Voy. Bistr.ua.
I. VIGNE, VIGNOBLE. Les Hébreux ont de tout temps cultivé la vigne avec le plus grand soin. Cela se conçoit d'autant plus facilement, que le sol de la Palestine, très-fertile d'ailleurs, produisait en abondance d'excellente raisins; mais il y avait quelques parties de cette contrée plus particulièrement renommées par leurs vignes; i était surtout le pays d'Engaddi et les vallées d'Eschol et de Sorec. Ces deux vallées n'ont même été ainsi appelées qu'a cause des excellents vignobles dontellos étaient couverte». Le mot hébreu eschkùl veut dire, en ediel, grepp? de raisin, et sçôréq désigne une branche entrelacée, un rameau qui s étend. L'Écriture cite encore comme excellents vignobles ceux de Sabama et de Jaser (Isaie, xvi, 8). Jacob, pour marquer l'abondance des vignes du partage de Juda, dit qu'il liera son ànesse â la vigne (Genèse , xlix , 11 ). Sur ce qu'il est dit dans la Genèse (IX, 20) que Noé planta la vigne après le déluge, plusieurs pensent qu'il ne fit alors que ce qu'il avait déjà fait avant cet événement; seulement ils croient que jusqu'alors ce patriarche ignorait la force du vin, ou qu'au moins il ne pensait pas que la quantité qu'il en prit fût capable de l'enivrer. D'autres ont pensé qu'il y avait du raisin avant le déluge, mais que Noé lut le premier qui en exprima le jus pour en former une boisson. D'autres enfin soutiennent que l'usage du vin est aussi ancien que las premiers patriarches, et que l'expression dont use Jésus-Christ en parlant du moment auquel les hommes furent surpris par le déluge, mangeant et buvunf txxiv, 38), se dit ordinairement de ceux qui boivent du vin. La vigne de Nabot h est passée en proverbe pour marquer un héritage envahi sur un pauvre malheureux inea pahlc de le défendre. On en peut voir l'histoire dans le III* livre des Rois (xxi. 1 el suiv.). Pour marquer un temps heureux, 1 Ecriture dit que chacun vit en repos sous sa vigne et son figuier (III Rois, iv, 25. Michée. iv, 4. 1 afachab., xnr, 8-12). Les vignes, chex les Hébreux, étaient ordinairement entourées d'une haie; on y élevuit probablement aussi des tours du haut desquelles des gardiens pouvaient apercevoir et chasser, soit les voleurs, soit certaines bétes sauvages qui venaient les dévaster; car c'est une coutume qui se pratique encore aujourd'hui en Orient. Mais on ne se bornait pas la, on leur donnait encore d'autres soins : on les taillait, on les sarclait et on en était les pierres (Isaie, v, 6. Matth., xxi, 23. Cant, i, 5; U, 15). Au reste, les voyageurs modernes confirment dans leurs relations tout ce que l'Écriture dit des vignes et de leur fruit. La loi de Moïse ns permettait à celui qui plantait une vigne d'en manger le fruit que la cinquième année , et et qui y croissait chaque septième année était pour les pauvres. 11 était permis aux passants
de manger du raisin des vignes qui se trou* vaient sur leur chemin, mais non pas d'en emporter. Il était défendu de rien semer dans les vignes. Voy. Deutér., xx, 6; xxil, 0. Lé vit., xrx, 84, 25; xxv, 3, 4. D. Calmet, Diction, dê la Btbk. .l.-li- Glaire, Intraduction, etc., tom. II , p. 123. Cumpar. Vendant.»: , Vin.
II. VIGNE SAUVAGE, autrement lambrusque, sans culture, le long des haies (Isaie, v. 2, *). La vigne sauvage dont U est parlé dan* le IV» livre des Rois ( iv, 30) n'est pas la i