II. VINTIMILLE (Le Père). Voy. Aprosio, n
VINTONIA. Voy. Winchester.
VIO < THOMAS DE). Voy. Càjetan, no V.
VIOL, VIOLER (Stuprum, stuprare). Le viol est la violence que l'on fait à une fille vierge ou a une femme veuve vivant honnêtement. Suivant le droit canon, si le viol a été commis envers une veuve vivant honnêtement, le coupable sera soumis à une pénitence et puni d'une amende ; si c'est envers une vierge , il doit la doter selon sa condition , et la prendre pour sa femme, a moins que le père ne veuille pas y consentir ; car, dans ce cas, il suffit de la doter. Si le père consent, et que lui-môme refuse de l'épouser, il pourra être poursuivi corporellement et excommunié, et renfermé dans un monastère pour y faire pénitence (C. I et il, de Adult.). Le clerc qui a violé une vierge, ne pouvant pas l'épouser parce qu'il est dam les ordres sacrés, sera déposé dans le for contentieux (l'anorm., in c. Et si clerki indic; c. Si nuis ctericus, dist. 3; c. Lotos, 2. qu. 7). Celui
Îui a violé des vierges consacrées à Dieu sera éposé, s'il est clerc, et excommunié, s'il est laïque. Autrefois le droit civil l'aurait condamné à la peine capitale. Il faut remarquer que le viol a lieu aussi quand on emploie la crainte, l'intimidation, la fraude, la tromperie, comme, par exemple, la promesse d'un mariage. Au reste la question du viol donne lieu à beaucoup d'autres qu'on peut voir traitées dans les théologiens et les canonistes, parmi lesquels nous citerons seulement saint Thomas, saint Lignori, Sanchcz, Aspilcueta, surnommé le docteur Navarre, Pirrhing, Schmalzgrueber, L. Ferraris. Compar, Rapt.
VIOLE (Daniel -Georges), bénédictin, né à Soulairc, dans le diocèse de Chartres, en 1598, mort à Auxerre en 1660, fut admis chez les bénédictins de Saint-Maur en 16*23, remplit différents emplois, et termina ses jours au milieu des exercices de piété et des recherches historiques. Ses ouvrages imprimés sont : 1° Vie de sainte Rente; Paris, 1019, in-8°,et 1653, in-12; — 2° Vie de saint Germain d' Auxerre, avec un Catalogue des hommes illustres de cette ville; ihid., 1654, in-i°; — 3° Historia monasterii Pontiniacensis , per chartas et instrumenta ejusdem monasterii; dans les PP. Martenne et Durand, Thésaurus anecdof., tom. III, p. 1222. Voy. D. le Cerf, Biblioth. histor. et cri t. des Aut. de la congrégation de Saint-Maur, p. 491. D. Liron, Singularités hist. et littér., tom. I, p. 478 et suiv. I). Tassin, Hist. littéraire de la congrégatirm de Saint-Maur, p. 69. Quant aux ouvrages manuscrits qu'a laissés D. Viole , on peut en voir les titres dans ces auteurs et plusieurs autres qui ont écrit sur lui.
VIOLENCE, c'est le septième empêchement diiimant de mariage. Voy. Empêchements, u° II. 7°.
VIOU (Jean-Pierre), dominicain, né à Sain t- Paul-cn-Forez en 1707, professa la théologie à Rodez. On a de lui : 1° le Thomisme triomphant; 1731 , in-4°; — 2° Apologie de Pierre Soto, domimicam; 1733, in-12. Voy. D. Rivet, La France lit-
VIPÉRAWIouVIPERANO(('.iovanni-Antonio),
prélat, né à Messine en 1535, mort à Giovenazzo dans la Pouille, l'an 1610, lit un vovage en Espagne, et reçut de Philippe 11 le double titre
d'historiographe et de chapelain. Il venait d'être nommé chanoine de Girgenti, lorsque Sixte Y le nomma évéquede Giovenazzo, dans leroyaume de Naples. Outre plusieurs écrits purement littéraires , il a laissé : 1° De Divina Proctdentia, libri III; Rome, 1588, in -8°; — 2» De Summo Bono lib. V; Naples, 1575, in-8»; — 3° De Yirtdt libri IV; ibid., 1592, in-4°. Tous les ouvrages de Viperano ont été recueillis et publiés à Naples, 1606, 3 vol. in-fol. Voy. Mongitore, Bibhoth. Sieu la, tom. I, p. 321. Nicéron, Mémoires, t. XXV, p. 198. Feller, Michaud, Biogr. univers. La A'ow. Biogr. génér.
VIRDUNUM. Voy. Verdun.
V1RET (Pierre), ministre calviniste, né i Orbe, en Suisse, l'an 1511, mort à OiuSezen 1571, se rendit à Genève en 1534 pour y enseigner le calvinisme et y détruire la religion catholique. Il réussit dans son entreprise, il contribua à chasser les catholiques de cette Tille, et fut ministre à Lausanne, à Nirnes, à Montpellier et à Lyon. Il est auteur d'un grand nombre d'ouvrages qui sont tous à l'Index de Clément VIII; le P. Nicéron a donné les titres de 29. Il en est deux surtout dont les titres seuls font connaître l'esprit qui animait l'auteur : 1° La Physique papale, à laquelle, dit Feller, les crocheteurs du parti calviniste ont fort ap-
Îdaudi; — 2° Nécromancie » qui, selon le même 'eller, a excité de pareils applaudissements. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XXXV, p. 11W- 120. Feller, Michaud, Biogr. univers. La ,Vow. Biogr. oénèr.
VIRGAIKE ( Virgarius), chantre de l'Église romaine. Il y avait autrefois, près de la basilique du Vatican, une église sous le titre de Samtt- Mnrie-des-Virgaires, et une école de virgoim. Quand le Pape allait en procession, le vvrgairt avait soin de préparer le lit sur lequel il se reposait au terme de la procession. Voy. D. Macri Hierolexicon.
I. VIRGILE (Saint), évéque d'Arles, né dans l'Aquitaine, mort probablement vers l'an G24, embrassa la profession monastique à Lérin». d'où il fut tire pour être abbé ou supérieur de clercs ou de religieux à Autun. L'an 5$*, il fut élevé sur le siège d'Arles , et il y lit monter avec lui toutes les vertus qui l'avaient accompagné à Lérins et à Autun. 11 fut particulièrement estimé de saint Grégoire le Grand, qui lui envoya le pallium .avec le titre de *icaire du Saint-Siège dans l'Eglise de France. Saint Virgile régla divers points de discipline, bâtit quelques églises , entre autres celles de Saint- Etienne et de Saint-Sauveur. On fait sa fête à Lérins le 5 mars, et à Arles le 10 octobre, l'oy. saint Grég., pape, Lettres. Saint Grég. de Tours. Hist., 1. IX. Les Bollandistes. D. MabiUon, //* Siècle bénédict.
II. VIRGILE ( Saint ), évêque de Saltzbourg, en Bavière, né en Irlande, mort à Saltzbourg le 27 novembre 780 , passa en France , puis en Allemagne, avec un prêtre de son pays nomme Sidoine, vers l'an 738; ils travaillèrent tous deux à la propagation de la foi dans la Bavière. Vir-
Sile devint abbé du monastère de Saint-Pierre c Saltzbourg, et évéque de celte ville vers l'an 764. Mais son zèle ne pouvant se renfermer dans les bornes de son diocèse, il passa chez les Esclavons cl jusqu'au pays des Huns, sur les bords de la Drave, pour y annoncer l'Évangile, ce qui l'a fait passer pour l'apôtre de la Carinthie. Grégoire IX le canonisa, et on fait sa féle le 27 novembre. Voy. D. Mabillon. Vie de mm/ Virgile, au IIP Siècle bénédict. Feller, qui. dans sa Biogr. univers^ rapporte 1 accusation de sauit