‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1213 sur 1294 · VINT · texte numérisé non relu

VINT

on 680, au roi Thierri IJf pour lui représenter le a ime de l'assassinat commis en la personne de saint Léger, évéque d'Autun , pnr les ordres d'Ébroïn, maire du palais; et il s'acquitta de cette périlleuse commission avec tant de force et de prudence , que le prince se soumit de luimême à la pénitence. Vindicien passa le reste de son épiscopat à prêcher, à prier, à assister les pauvres et les malades, et à déraciner les restes de l'idolâtrie dans les extrémités du diocèse de Cambrai. On fait sa fête principale le 11 mars. Voy. Bollandus, au 11 mars.

VINDINUH. Voy. Le Mans.

VIND0B0NA. Voy. Virnnb. n° I.

VINEBAUD (Saint), abbé de Saint- Loup de Troyes , né à Nogent-sur-Seinc , mort le 6 avril vers l'an 620, s'était retiré dans une cellule, afin d'y servir Dieu par les jeûnes et par la prière. Gallomagne, évéque de Troyes, le pria de lui rendre visite et le retint dans la ville , où il devint abbé du monastère de Saint-Loup en 583; et Vinebaud continua dans cette abbaye la vie qu'il avait menée dans la solitude de Nogent. Saint Leu , évéque de Sens , ayant été banni et fait prisonnier en Normandie vers l'an 614, Vinebaud alla demander sa grâce à Clotaire 11, qui la lui accorda avec la délivrance de plusieurs autres personnes. On célèbre sa fête le 6 avril. Voy. Bollandus, au 6 avril. Richard et Giraud.

VINESALF (Geoffroy), en latin De Vino salvo, était Normand, ou selon d'autres Anglais, et il vécut dans le xn« et le xme siècle. 11 écrivit divers traités , tels que : 1* De Statu Curiœ romanes; — 2° De Rebut ethicis; -—3° De Arte dis» cendi, etc. Il est aussi auteur de V Itinéraire ou Histotre de l'expédition de Richard , roi d Angleterre, dons te Terre Sainte, qui se trouve dans le tome II des Historiens d'Angleterre, imprimé à Oxford en 1687. Voy. Pitseus, De Script. Angl.

VINET ( Alexandre-Rodolphe), théologien et littérateur protestant très -distingué, ne a Ouchy, dans le canton de Lausanne , en 1797, mort à Clareus en 1847, fut chargé , en 1817, du cours de littérature française à l'université de Bàle. Nommé ministre en t819 . il se mêla aux luttes

aui divisaient alors les églises de la Suisse, et professa successivement à I^ausanne l'éloquence et la littérature française. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, pour la plupart théologiques. Nous citerons parmi ces derniers : \* Essais de philmophic morale et de morale rehgteuse; Paris, 1837, in-8°; — 2° Essai sur la manifestation des convictions religieuses, et sur la séparaliim de C Église et de rÊtat; ihid., 1842, 1858, in- »; — 3» Etudes éinniféluiues ; ibid., 1847, in-»» ; — 4» Méditations évangétu/ues : ibid., 1849, ui-8»; — 5° Théologie posterait', ou Théorie du ministère évangélique ; ibid., 1850, in-8% — i'y Honulétique , ou Théorie de la prédication; •bld., 1853, in -8»; — 7« Liberté religieuse et tmuxtwns ecclésiastiques ; ibid., 1864, in -8»; — 8' Etudes sur Biaise Pascal: ibid., 1856, in -8»; ouvrage dans lequel Vinet cherche à tourner les Pensées de Pascal an bénéfice dn protestantisme. Vny. la Nouv. Btogr. génér., qui donne la liste des autres écrits de Vinet.

VINGT JOURS, terme de la chancellerie romaine que les canonistes appellent indifféremment de viginti dietms et de mfxnnts resigmmtibus. Cette règle porte que si un bénéhVier tombe malade , et vient à résigner son bénéfice simplement ou pour cause de permutation . et qu ensuite il meure de sa maladie dans les vingt jours à compter du jour où il aura donné son consentement pour cet e«et, et que l'on confère

son bénéfice sur une pareille résignation , cette règle porte, disons- nous, que cette collation soit nulle , et que ce bénéfice soit réputé vaquer par mort. Mais cette règle, publiée par Innocent V III en 1V84, n'avait lieu qu'à l'égard des provisions du Pape, nui pouvait y déroger, et qui y dérogeait ordinairement par la clause sire alias" aut quovis modo , etc. En 60rle que cette clause dérogatoire était sous-entendue dans les provisions de la cour de Rome lorsqu'elle y était omise, et qu'on la suppléait de droit dans tout le royaume. Mais à l'égard des cardinaux collateurs, patrons ou ayant institution, le Pape ne pouvait déroger à cette règle à leur préjudice , soit que la résignation fût faite en maladie, ou en santé. Voy. Vaillant, De Inhrmis . ir» 22. Les Mémoires du clergé, tom. XII, p. 1476 et suiv. Richard et Giraud , tom. XX, p. 476.

VINO SALVO (DE). Foy. Vinesalf.

VINSON (Pierre), prêtre, né à Angoulème en 1762, mort à Paris l'an 1820, fit de trèsbonnes études. Il devint vicaire de la paroisse de Sainte-Opportune à Poitiers. Ayant refusé , en 1701 , de prêter le serment à la constitution civile du clergé, il fut mis en prison pendant plusieurs mois, et contraint bientôt après de s'expatrier. 11 se rendit d'abord en Espagne, puis en Angleterre, où il forma un établissement d'éducation qui réunit un grand nombre d'élèves. Dans le local qu'il occupait, l'abbé Vinson fit construire une machine ingénieuse au moyen de laquelle il démontrait le mouvement des astres. Revenu à Paris après 1815, il commença à écrire contre le concordat de 1801 , et publia une (brochure intitulée : Le Concordat expliqué au roi; 1816, in -8°. Cette brochure le fit condamner à trois mois de prison , à une amende , à deux ans de surveillance et a 800 fr. de cautionnement | mais il parvint à s'échapper à Londres, d'où il revint à Paris quand il crut cette alfaire oubliée. Mais depuis ce moment jusqu'à sa mort il vécut complètement ignoré. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages littéraires, politiques et religieux ; nous citerons parmi ces derniers : !• La Foi couronnée, ou le Nécessaire des pasteurs catholiques morts pour la cause tte Jésus-Christ pendant la révolution de France , poème en cinq chants, avec des notes historiques; Londres , 1799 , in-12 ; — 2° Adresse aux deux chambres en faveur du culte cathfrfiquc, et au elerpé de France, ou Pensez-y : sans religion point de gouvernement; Paris, 1815, in -8°; — 3* Le Concordat expliqué au roi suivant la doctrine de l'Église et les réclamations canoniques[des évégues légitimes de France, suivi du précis historique de l'enlèvement de N. T.-S. P. le pape Pie Vil, de ses souffrances, de son courage et des principaux événements de m captivité; Paris, 1816, in-8»; — 4* Lettre «ru propriétaire -rédacteur du sni-diiant Ami de la tteligion et du Roi ; ibid., 1818. C'est une réponse amère aux sages critiques de ce journal sur le Concordat expli-

fité et sur VAaresse aux deux chambres, loy. Ami de la Rc/iaion et du Roi, tom. V, p. 329 et 345; tom. VIII, p. 1 et 84. Michaud, hingr. univeis. Pérennés. dans la Biogr. univ. de Feller. VINTIA ou VINTIiE. Voy. Vknce, n« I.

L VINTIMILLE ( Album, Atbium Intemelium ou Intimtlinm , Atbtntimelium , Albintimilium , Ran~ timelium, Entimetium, Vintimilium), ville énisc. d'Italie , érigée en évéché , sous la métropole de Milan, au vil* siècle. Elle appartient aujourd'hui au comté de Nice , dans les États sardes, et elle a reçu le nom de Vmttmille parce qu'elle est située à vingt milles de la ville de Nice. Son premier évéque, Jean, assista au concile tenu

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sous le pape saint Apathon, l'an 680. Koy .Ughelli, Jtalia Sucra, tom. IV, col. 301. De Commanville, /•« Table alphabét., p. 1*27, au mot Intemelhjm. Richard et Giraud.

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