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lumière de gloire par laquelle il voit Dieu à proportion de ce qu il se montre à lui. Voy. le Diction, écriés, et ration, portatif.
n. VISIBILITÉ DE L'ÉGLISE. La visibilité est une des propriétés essentielles à l'Église. Or il est impossible, sans l'aveuglement le plus étrange, de la refuser à l'Église catholique romaine. Én effet , elle est visible dans son chef, le vicaire de Jésus-Christ sur la terre, le successeur légitime de saint Pierre, le Souverain Pontife; cDc est visible dans le corps de ses
Kisteurs unis de communion avec l'evéque de orne ; elle est visible dans ses membres qui font tous profession du même culte, non-seulement intérieur, mais encore extérieur, qui participent aux mêmes sacrements, dont l'administration est sensible. L'Église est comparée, dans l'Ecriture, à une haute, montagne à laquelle toutes les nations doivent accourir. Jésus-Christ dit qu'il faut que tous les hommes obéissent à l'Église. Saint Paul donne à Timothée des règles pour se conduire au milieu de cette société , qu'il appelle la base et la colonne de la vérité. Le même apôtre dit que le Saint-Esprit a établi les évéques pour gouverner l'Église. Or tous ces témoignages ne démontrent-ils pas la visibilité de l'Église? De plus l'unité, la sainteté, la catholicité et l'anostolicité ne peuvent lui convenir sans que la visibilité soit manifeste. Ajoutons que cette visibilité de l'Église doit être perpétuelle; voilà pourquoi ello n'a pas cessé un seul instant d'exister depuis le jour où le divin Sauveur a icté les fondements de cette même Église ; voilà pourquoi elle se conservera sans interruption jusqu'à la fin des siècles. Voy. Bossuet, But. des Variations, 1. XV, n° 37 et suiv., où l'on voit le ministre Claude reconnaître lui-même la nécessité de la visibilité de l'Église. Le DHion. ecctés. et canon, portatif, que nous n'avons fait que copier. Compar. notre art. Perpétuité, n° 11.
I. VISION. Ce mot est employé dans la Bible en plusieurs sens différents; ainsi, il se dit : 1° Des diverses manières dont Dieu s'est manifesté autrefois aux patriarches, aux prophètes et aux autres saints, soit qu'elles fussent purement intellectuelles, soit qu'elles se lissent sensiblement (Genèse, xv,4, 25; xlvi, 2. Exod., III, 3. Nombr., xn, 6 et suiv.; xxiv, 14, 10); — 2» Des prophéties écrites, comme on le voit au commencement et dans le cours des livres des prophètes; — 3° Des instructions contenues dans les Proverbes (xxx et xxxi); — 4° D'une apparence, de ce qui apparait aux sons (Isaîe, xi, 3. Ezéchiel, i , 10; vin, 2. Apocal., iv, 3); — 5° Des vaines prédictions des visionnaires (Jérém., xm,1G. Michée, m, 7); — 0° Des spectres et des fantômes qui effraient dans les ténèbres (Deutér., iv,34. Job, iv, 43; vil, 14); — 7° Des apparitions que Dieu envoie quelquefois à ses prophètes et à ses saints, soit en songe, soit réellement. Voy. Gaet.Moroni, vol. CI, p.79-#4. Comjtar. notre art. Apparition.
II. VISION ABSTRAGTIVE. Cest. selon les théologiens, la première manière de voir ou de connaître Dieu. Elle consiste à connaître la nature et les perfections de Dieu par la considération de ses ouvrages, comme le dit saint Paul dans son Épitre aux Romains (i, 20). Cest la seule manière dont nous puissions voir et connaître Dieu dans cette vie. Mais nous le connaissons encore mieux par ce qu'il a fait dans l'ordre de la grâce et qu'il nous a révélé, nue par ce qu'il a fait dans l'ordre de la nature. Voy., pour cet art. et les suiv., Bergier, Die-
tion. de thiol., et YEnct/clop. cathol,, qui a reproduit ses articles.
m. VISION BÉATITIQUE ou INTUITIVE.
Cette sorte de vision, que les théologiens mettent au second rang, est celle dont les bienheureux jouissent dans le ciel. C'est encore saint Paul qui nous en a donné l'idée dans sa I" Épitre aux Corinthiens (xm , 12), et c'est celle que désigne Jésus-Christ lui-même quand il dit que les anges, dans les cieux, voient sans cesse la face de son Père (Matth., xvw, 10). Mais, il faut bien le remarquer, la vision intuitive n'est pas égale pour tous les bienheureux; elle est proportionnée au mérite de chacun d'eux et a leur sainteté réciproque; c'est ce que signifient ces paroles du divin Sauveur : c II y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père (Jean, xrv, 2) , » et ces autres de saint Paul : ■ Une étoile même diffère d'une autre étoile en clarté (I Corinth., xv, 41). s Nous disons que la vùtoa intuitive est le partage des bienheureux qui sont dans le ciel , parce qu'il n'y a aucune preuve que Dieu l'ait jamais accordée à aucun homme dans cette vie. A la vérité, Moïse, Élie, saint Paul, plusieurs prophètes, ont eu des ravissements et des extases dans lesquels il est dit qu'ils ont vu Dieu ; mais cela signifie seulement qu'ils ont vu de la majesté divine des figures et des symboles plus augustes, plus éclatants, plus admirables que ceux sous lesquels il sYst montré aux autres hommes. Voy. le Dicltou. ecc/és. et canon, portatif. Compar. l'art. Bon- HEun, n° II, où nous réfutons les arméniens, les luthériens et les calvinistes, qui soutiennent que les saints ne doivent jouir du bonheur éternel qu'après la résurrection et le jugement dernier.
IV. VISION COMPRÉHENSIVE. Cette troisième tiiion ne convient pas à l'esprit créé; car quelque aidé qu'il soit de fa lumière de la ploirf-, il ne saurait embrasser toute l'étendue do l'essence divine, parce qu'elle est infinie, et que h créature est essentiellement bornée. D'où il résulte que la vision eompréhensive ne convient qu'à Dieu, infini dans sa créature et d.ins tons ses attributs; que lui seul peut se voir et se connaître tel qu il est.
VISION INTUITIVE. Voy. Vision , n» III.
VISITANDTNES. Voy. VISITATION, nMI.
I. VISITATION, fête instituée en mémoire de la visite que la sainte Vierge rendit à soinle Élisabeth. Des que l'ange Gabriel eut annoncé à la sainte Vierge le mystère de l'incarnation du Verbe divin et lui eut révélé que sa cousin'? Élisabeth avait conçu depuis six mois, elle fut Inspirée d'aller voir cette parente, qui demeurait avec Zacharie, son mari, à Hébron, ville située sur une des montagnes de Juda.à vingtcinqou trente lieues de Nazareth. Marie partit le 26 mars, et arriva le 30 à Hébron, dans la maison de Zacharie. Élisabeth n'eut pas plutôt entendu sa voix, qu'elle sentit son enfant remuer dans son sein, et lui dit : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. * Ce fut alors que Marie entonna ce pieux cantique que nous appelons le Magnificat. Après avoir demeuré avec Elisabeth environ trois mois, elle retourna à Natareth, un peu avant la naissance de saint Jean-Baptiste, selon les uns, ou un peu après, selou les autres. A l'égard de la'fête, celui qui a pensé le premier à l'établir a été saint Bonavonture, général de l'Ordre de Saint -François, qui en fit un décret dans un chapitre général tenu àPise en 1263, pour toutes les églises de son Ordre. Depuis le pape Urbain VI étendit cette fête a
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