‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1219 sur 1294 · VITA · texte numérisé non relu

VITA

toute l'Église. Le concile de Baie, commencé en 1431, l'a aussi ordonnée et a marqué son jour au 2 juillet, ce qui a fait croire à quelques-uns que la sainte Vierge ne partit de chez Zacharie que le lendemain de la circoncision de saint Jean , qui fut faite le 1" juillet, huit jours après sa naissance. Ko»/. Bergier, qui redresse les fausses idées des protestants sur cette visite de la sainte Vierge a sainte Élisabeth. Gaet. Moroni, vol. CI, p. 1:19-145.

II. VISITATION (FILLES ou RELIGIEUSES DE LA), dites Vtxitandines. Ordre de religieuse? fondé par saint François de Sales et par sainte Jeanne-Françoise Frémiot de Chantai, l'an Kilo, â Annecy. Ces religieuses ne faisaient que des vo-ux simples et ne gardaient pas de clôture; elles visitaient les malades et les soulageaient dans leurs besoins. Ce fut le cardinal de Marquemont qui détermina saint François de Sales a ériger cet établissement en Ordre religieux sous le gouvernement des évéques. Paul V commit à cet effet le saint instituteur. Il fit des constitutions qui furent approuvées en 1620 par Urbain VIII. La première vne de saint François de Sales fut d'instituer cet Ordre pour des filles et des femmes infirmes; c'est pour cela qu'il leur prescrivit peu de mortifications et peu de jeûnes outre ceux de l'Église. Ces religieuses prennent des jeune» filles en pension pour les élever dans la crainte de Dieu et les former à la piété. 11 y a parmi elles trois sortes de religieuses : les choristes, destinées à dire l'office au chœur, des associées ou assistantes, et des sœurs converses, qui ne sont point obligées à l'office, mais seulement à dire un certain nombre de Pater et d'Ave. Voy. le P. Hélyot, Ordres monastiques, etc., tom. IV, c. xlhi et xlîv. Henrion Fehr. Ordres monastiques, tom. II. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon. j>ortntif. Le Diction, de ta théot, cathol., au mot VISITAN- DINES. Gaet. Moroni. vol. CI, p. 145-160.

I. VISITE. VISITER, en termes d'Écriture sainte, a plusieurs sens différents, ainsi: 1» Il signifie faire la revue d'une armée, d'un troupeau (Ézéchiol, xxiv, 11-12. Zacharie, x, 13);— 2° Il se prend pour les merveilles que Dieu opère afin de signaler sa miséricorde envers les hommes (Genèse, xxi, 1 . Exode , m , 10. I Rois, II, 21. Luc, i, OK): — 3° Il signifie la vengeance que Dieu exerce ou a dessein d'exercer contre les pécheurs (Exode, xx, 5; xxxil,31 Lévit., xvm, 25).

II. VISITE . en terme de droit canon, signifie la visite que 1 évéque fait dans les églises île son diocèse, 1 archevêque dans sa province, l'archidiacre dans son archidiaconé, et le supérieur régulier dans les monastères soumis à son gouvernement. Tous les conciles sont unanimes sur la nécessité de cette visite ; nous nommerons seulement ceux de Meaux,de l'an 815 ; de Paris, de l'an 831 ; de Valence, de l'an 855; de Cologne, de l'an 155!) : d'Aquilée, de l'an 1590. Quant au concile de Trente en particulier, il a réglé par différents décrets tout ce qui concerne la visite. On peut voir, a" ce sujet, sess. VI, c. m et iv; sess. \II, c. vil et vin; sess. XII , c. vin et ix ; sess. XIII, c. ï; sess. XIV, c. iv; sess. XXI, c. vin ; sess. XXIV, c. m, ix et X; sess. XXV, c. VI et ». Voy. aussi les Mémoires du clergé, tom. II , p. 213 et suiv.; tom. VII , p. 1 . Gavantus , Praxis visitatiouis episcopalis . L. Ferraris , Prornpta Biblioth., ad voc. VlSITARE, VlSlTATIO, VisITATOR. L.-A. Resta, Directorium Visitatorum ac Visitandorum; Roma;, 1503. Gaudentius de Janaa , De Visitatioue enjuscumaue Pratlati ecclesiastici, et simul de jurisdirtione ejusdem,

extra actum visitandi; Romae, 1748. Gaet. Moroni, vol. CI , p. 105-139.

III. VISITB DES MALADES. Différents conciles exhortent les évéques à aller visiter les malades et à leur donner leur bénédiction , principalement à ceux qui ont vécu avec édification , iï.v maxime qui vtta> spirituulis studio , et

Jn'etatis nr»nine lauaeque sunï insignes. Celui de Bourges, tenu en 1584, veut qu'on avertisse par le son de la cloche les fidèles de l'étal des malades agonisants, afin qu'on prie pour eux. On conçoit aisément que l'Église, par l'organe des saints conciles, prescrit aux prêtres de visiter et de consoler les malades; car, si c'est une œuvre de miséricorde pour tous les fidèles, c'est surtout un devoir de charité et une des principales fonctions rie la sollicitude pastorale, comme le dit formellement le Rituel romain : Parachux in printis meminisse débet non postremas esse muneris nu partes frgrtdantium ruram haftrre. Voy. l'abbé André , Cours alphabet, de droit canon , au mot Malade. Le Diction, de la thèol. cathol. , art. Visite des malades.

I. VISITEUR. On appelle ainsi l'ecclésiastique qui a reçu la commission de visiter les églises ou les monastères, afin de s'assurer s'il n'y manque rien de ce qui est nécessaire pour la célébration du service divin, si les fondations sont exécutées, et de donner tous les ordres convenables pour la célébration des saints mystères, l'administration des sacrements, etc. Voy. L. Ferraris, Prompta Biblioth., ad voc. Visi-

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