IV. VOILE MYSTIQOE (Velamen mysticum
Les Pères et les auteurs ecclésiastiques qui ont écrit sur les rites du baptême, en outre des vêtements blancs que les néophytes portaient pendant huit jours, font mention d uu voile dont on couvrait leur tète après l'onction sainte. Théodulphe d Orléans et llnban Maur, en par» ticulier, rapportent la tradition des premiers siècles sur cet usage. Saint Augustin dit dans un de ses serinons : « Aujourd'hui sont les octaves des enfants (les nouveaux baptisés) : on doit voiler leurs tête», ce qui est un signe de libellé < ve/nmla sunt capita eorum, quod est indiuum liber tatis). • On peut remarquer que ce texte n'établit pas seulement l'usage du voile en question , mais qu'il nous apprend en outre qu'un le quittait aussi à la tin de l'octave. Saint Thécidore de Cantorbéry écrivait au vu* siècle : « A l'ordination d'un moine, l'abbé doit chanter la messe et prononcer trois oraisons sur sa tétc; qu'il lui voile la tétc pour sept jours, et
Sue le septième jour il lui enlève le voile, omme au baptême, le prêtre relue le voile des enfants (velamen infantum tollit); de même l'abbé doit-il retirer celui du moine, parce que son ordination est, au jugement des Pères, un second baptême où les péchés sont remis comme dans le premier. » Voy. Théod. d'Orléans, De Ituptismo, c. xvi. Raban Maur, De Instit. eletic., I. I, c. xxix. Saint Augusliu, Serm. CCCLXVI. Thood. de Cantorb., Pènitentiel. L'abbé Martigny, DicttoH. des Antùj. clirétieu., art. Vblamkn Mvsnci'M , que nous n avons fait qu'abréger ici.
VOILES OU TABERNACLE. Dans le tabernacle érigé par Moïse dans le désert , il y avait trois voiles : le premier à l'entrée du parvis, le second à la porte du Saint, et le troisième à l'entrée du Sanctuaire ou Saint des Saints. Dans le temple de Salomon et dans celui qui fut bâti au retour de la captivité, il n'y avait que deux votles. Origène et saint Jérôme ont cru que c'était le voile du Saint, appelé par les évanpélistes uoik du temple (vélum lempli), qui s'était déchiré à la mort du Sauveur; mais la plupart des autres interprètes croient que c'est celui du Sanctuaire. Saint Paul semble confirmer ce dernier seutiment lorsqu'il dit que Jésus-Christ, en qualité de grand prêtre, nous a ouvert la voie du Sanctuaire a travers le voile, c'est-à-dire par les souHiances de sa chair. « Cette circonstance (le déchirement du voile du temple), dit judicieusement Bergier, a paru remarquable aux Pères de l'Église. Dieu, disent-ils, témoignait ainsi que le temple de Jérusalem n'était plus le sanctuaire dans lequel il voulait habiter désormais, et que cet édifice serait bientôt détruit; que le culte qu'il y avait reçu jusqu'alors allait faire place a un cuite plus pur et plus agréable à ses yeux. Saint Jean Chrysostome , Ih'Hiil. de Crnmei. et Cn*ce , n.2, op. toia. U, p. 404; saint Léon, Sem. // et VIU , De Pass. Dumim, etc. Jésus-Christ lui-même l'avait annoncé ainsi à la Samaritaine (Joan., iv, 21). » Pojr. Exod., xxvi. Joseph, De liello Jud., 1. VI, c xiv. Hieronym., AW/. C'A V, ad Hcdtbiam. Hébreux, x, 40-21. D. Calmet, Diction, de l*\
Bible, art. Tabernacle, et Commentaire littéral sur saint Matthieu, XXVII, 51.
VOIR, se dit non -seulement du sens de la vision par lequel nous distinguons les objets extérieurs, mais aussi du discernement intérieur, de la connaissance des choses spirituelle* et même de la vue surnaturelle des choses cachées, de la prophétie, des visions, des extases; d'où vient qu'on appelait le» prophètes voyants, et les prophéties visions. De plus , le verbe voir s'emploie pour marquer toutes les sensations. Il est dit dans l'Exode (xx, 18), que les Israélites voyaient les > <..•..-•, les /'eus, le son de la trompette, etc. Koir le bien , signifie f éprouver ( Ps. xxvi, 13. Job, vil, 7). De même voir la face du tx>i et l'approcher de près sont synonymes (Esther, i, 10,14).
VOIS (René de), en entrant chei les Carmes, prit le nom de Théodoric de Saint- Hené, sous lequel il est principalement connu. Voy. Thlodoric, n° II.
VOISIN (Joseph de), né i Bordeaux, mort en KX5, était très -versé dans les langues orientales. Il fut d'abord conseiller au parlement de Bordeaux; mais ayant ensuite embrassé l'état ecclésiastique, il devint prédicateur et aumônier du prince de ContL On a de lui, entre autres ouvrages : 1° une version latine de la Députe de Rabin Israël, fils de Moyse, sur l'âme, avec un Commentaire, également en latin , sur celte dispute; Paris, 1035; — 9» Théologie des Juif*, en latin; ibid., 1G47, in«4»; — 3» Traité de In loi divine selon l'état de tous tes temps, depuis Adam juvfu'à Jésus-Christ, en latin; ibid., 1650, in-8»; — 4» Traite du J ulule sehn les Juifs, en latin; ibid., 1655,01-8°; — 5* Commentaire sur le i*r chap. de l Évangile de saint Matthieu, en latin ; ibid., 1650, 2 vol. in-8»; — O Du Mystère île m sainte Trinité, en latin; ibid., in-12; — 7° de savantes Sotes sur le Pugio fidei de Raymond Martin , 1651 ; — 8° Traduction française du Missel romain, 1600, 4 vol. in-12; traduction qui fut condamnée par l'assemblée générale du clergé la même année, sous peine d'excommunication, et par Alexandre VII, l'an 1061. La Sorbonne ne fut pas plus favorable au MitseJ français, et le roi, par un arrêt du conseil, en ordonna la suppression et eu arrêta le débit. Voy. le P. le Long, Hiblioth. Sacrée, édit. in-fol. Pabricius, Catat. des Aut. qui unt écrit pour et contre la vérité de la religion ckrét., p. 51)4. Le P. Morin, Ed-ercitatistnes bibhcar, p. 291. Abr. Eechellensis . llist. des Arabe», à la fin de sa Chnmiq. orient., p. 210. Colomiès, Gotha nrtentahs, p. 187 et smv. Richard et Giraud. Feller, filage, univers.
VOIT (N.), jésuite de la province du Haut- Rhin, vivait encore en 1775. U s'est rendu aussi recomniandable par ses vertus que par sa science. Il fut recteur du noviciat à Mayence. On a de lui : Théologie morale; 2 vol. in-8*; elle est estimée pour l'ordre, la clarté et la sagesse des résolutions, l oi/. Feller, Riogr. univers.
I. VOIX, est un terme que l'on fait quelquefois synonyme de suffrage (voy. Suffrage). Dans les élections, on distingue la voix : 1* en voir active, qui est celle qu'une personne a le droit de donner; — 2° en voix jtasaire , qui est celle qu'une personne peut recevoir; — 3» en voix déltbérattve, ou qui est comptée dans une assemblée; — 4# en voix prépondérante ou cm- Husive, comme celle d'un président de compagnie, qui, dans nn partage de mu, fait pencher la balance du côte auquel il se range , même dans un cas d'égalité : c est-è-diro que si le nré-
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