‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1239 sur 1294 · VOLU · texte numérisé non relu

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de ces auteurs dan s la Hiogr. univers, de Michatid. Feller, qui a surtout fait ressortir l'esprit d'unpiété et d'immoralité de Voltaire, esprit dont les tristes fruits ont toujours été et sont encore un vrai poison pour la société. L'abbé Maynard, qui, dans son livre intitulé : Voltaire, sa Vie et se* tHuvres; Paris, 1807, 2 vol. in-8°, le met constamment en face de lui-même, le juge uniquement par ses propres écrits. Cet ouvrage de l'abbé Maynard est sans contredit le plu» propre a faire apprécier à sa juste valeur le prétendu grand philosophe que les mauvaises passions ont un intérêt tout particulier à nous montrer sous un jour faux et trompeur.

VOLTER (Henri), chanoine de Brème, a écrit une Chronique de l'archevêché de Brème, qu'il a remplie de narrations fabuleuses. Cette chronique se trouve dans Henri Meibona, Herum germamcarum , tom. II. Voy. le Journ. des Savant*, 1689, p. 455. 1" «-dit., et p. 385, 2« édit.

I. VOLTERR£ouyOLTERRA(Vb/fl/mm), ville épuc. d'Italie, est située sur une montagne, auprès du ruisseau de Zambre, entre les territoires de Fise et de Sienne. Son premier évéque, saint Bomulus, prêcha l'Evangile dans plusieurs villes d'Italie du temps des apôtres, fut fait évéque de Volterre et martyrisé à Fieaoli le 0 juillet, on ne sait en quelle année. Selon de Commanville, Volterre fut érigée au v« siècle, sous Florence; mais Florence n'est devenue métropole qu'en 1 WO, sous Martin V. Il parait, au contraire, que Volterre a toujours dépendu immédiatement du Saint-Siège jusqu'en 1855, que Pie IX la déclara sullra^ante de Modéne , qu il venait d'ériger en métropole. Voy. Ughelli, liai. Sacra, tom. I, p. H25. De Commanville, Table alphabet., p. 259. Richard et Giraud. Gael. Moroni, vol. CIII. p. 40-91.

II. VOLTERRE (Jacques de), secrétaire du cardmal de Pavie, puis évéque d'Aquin. mort en 1516, a laissé : Journal de Home, depuis Fan 147*2 jusqu'en 14>*4 ; ce journal, qui contient ce qui s'est pa>sé à Rome et surtout à la cour de Sixte IV, se trouve dans Muratori, Herum italtc. Scriptores. tom. XXIII. Voy. le Journ. des Savants, 1737, p. 3tQ.

VOLTORNO ou VOLTURNO ( Vultui num), aujourd'hui CasMdi Hotortm, ancienne ville épisc. d'Italie dans la Campante, était située entre Minturne et Cuma. On ne connaît qu'un seul évéque de ceux qui ont occupé cet ancien siège, Faschasius, qui assista aux conciles de Rome en 495, 499 et 502. For/. Fghelli, Itulia Sacra, tom. VI , p. ti. De Commanville, ln Table alphabét., p. m Gaet. Moroni, vol. GUI, p. 113-

VOLTURARA ( Volturaria ou Vulturaria), ancienne ville épisc. d'Italie, sous la métropole de Bénévent, située sur les frontières de la Principauté cilérieure. L'évéché de Monte-Corvino, ville détruite de la Pouille, lui fut uni en 1433. Son premier évéque, Jean, siégeait en 1U37. Voy. Ughelli, Uni. Sacra, tom. VIII, p. 3iM). De Commanville, Table alphabét., p. 202. Bichard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. Clll.p. 109-

VOLTURNO. Voy. Voltorno.

VOLUPTÉ . mot' qui, dans son sens propre, si;;mlie le sentiment rélléchi du plaisir. On doit donc distinguer deux sortes de volupté : 1 une impure et criminelle, qu'on nomme aussi corporelle, charnelle, sensuelle, terrestre, grossière, brutale, etc.; l'autre » Juste, innocente, saiute, céleste, divine, La volupté criminelle a pour objet la satisfaction des sens. L'Ecriture Minle nous avertit que ses attraits sont sédui-

sants, et ses suites amer es comme l'absinthe. L'a pot re saint Jacques menace de la colère de Dieu les riches qui s'y plongent, et les regarde comme de malheureuses victimes engraissées pour le jour du sacrifice. Quant à la volupté chaste, innocente et céleste , ses principes sont saints; ils dérivent de la vertu. Ennemie des folles passions qui engendrent les regrets, les inquiétudes, les agitations, les emportements monstrueux, elle se plaît dans la modération et le calme de l'âme. Se* effets sont de rajeunir l'âme sans la rendre inconsidérée , de I attendrir sans l'amollir, de l'ébranler sans la déplacer de son assiette, de l'élever au-dessus d'ellemême sans l'affoler, et de l'unir étroitement à l'objet de ses désirs sans la souiller ni la dégoûter. Voy. card. de Polignac, Anti-hicrére , 1. I. Massillon, Sertnon pour le vemlretlt de la seconde semaine du Carême. L'abbé Henuebert, Dm Plaisir oh du moyen de se rendre heuretir; Lille, 1764, in-12. Richard et Giraud. Bergier, Dictûin . de thtol.

VOLUSIEN DE FOI! (SAINT-), abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin, était située dans la ville de Foix, au diocèse de Paraiers. Elle devait son origine au tombeau de saint Volnsien. évéque de Tours, mort dans ce pays en 408, et dont les reliques furent dispersées ou réduites en cendres par les calvinistes au xvt» siècle. Suivant une ancienne tradition, saint Volusien, après avoir souffert la prison à Toulouse et s'être mis en marche pour se remire en Espagne, où Alaric II, roi des Visigoths, l'envoyait en exil , étant arrivé dans le pays de Foix, en un endroit appelé la Couronne, y fut arrêté par ses conducteurs , qui lui coupèrent la tête en haine de la religion. Cette maison fut d'abord habitée par des moines, et elle dépendait, an IXe siècle, de l'abbaye de Saint-Thibéry. au diocèse d'Agde. Plus tard le relâchement s'y introduisit, et, au xi* siècle, les moines se transformèrent en chanoines. H parait qu'Ainelius du Puy, qui en était abbé vers Fan 1 M . conserva cette dignité après son élévation a I évèché de Toulouse; car, enlIOK, elle n'était gouvernée que par un prieur. Les chanoines qui la desservaient avaient embrassé dès lors, nu du moins ils emhrassèrent peu de temps après, la rèyle de Saint- Augustin , laquelle y a toujours été observée, surtout depuis qîie cette abbaye a passé aux chanoines réguliers de Sainte -Geneviève. Voy. YHist. génér. de Lorraine, tom. I, p. 234 et 235; tom. il, p. 357,358. Richard et Giraud.

VOLZIR ou VOLSKIR, VOLKIR DE SEROH- VILLE(N...), secrétaire et historien d'Antoine, duc de Lorraine, né, croit-on, à Bar- le- Due, vivait au XVt* siècle, et était seigneur de Seronville. On a de lui quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons: 1° Histoire et Hecueitde la triomphante vidoire obtenue contre les luthériens d'Alsai (c'est-à-dire d'Alsace); Paris, 1526. in-4*; — 2» Traité de ta désécration ou dégradation de Jean Casfellan, hérétique , jadis ermite rie Saint-Augustin; ibid., 1534, in-4°; — 3° Hecueil du poly graphe, instructif et moral, fait en français et en latin, etc.; 1523; — 4» Traité de dévo- /mn . approuvé par la Sorbonne; 1533. Voy. D. Calmet, HiMioth. lorraine. Richard et Giraud , qui indiquent plusieurs autres écrits de Volzir.

VOMELIUS. Voy. Stapert.

VON GARE. Voy. BoscaRE.

VON DAR HARDT (Hermann), prévôt de Marienherg, mort en 1745. professa les langues orientales à IlelmstxdL Ses principaux ou-

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