VOSS
vrages sont : 1« Magnum œcumenicum Constnntiense Conciliant de universah Ecclesiœ reformatione, unione et fide 'Francfort et Leipzig, 1700, 6 vol. m-fol.; — 2° ÂSuiymata Judaorum maxime recondita; — 3* Historia litteraria reformalionii;
— 4° .Enigmata prisci orbis, seu Jonas in luce;
— 5° Collectio srriptorum quorumdam mimrum in Jobum. Voy. le Jour», des Savants, 1701 et
VON DEM HIMMEL Voy. Uranius.
VORAGINE (JACQUES DE). Voy. JACQUES, U* XXXIII.
VORDANIA. Voy. Amycles.
VORMES. Voy. YViiRMS.
VORONCES (Voronegia), évêché de Moseovie qui avait été uni A celui de T.imbow. On les a supprimé» l'un et l'autre en 1723. Vny. Lequien, Orieiu Christ., tom. I, p. 121)8.
VORST (Conrad), en latin Vorttfta, protestant, né à Cologne en 1509, mort à Tonningen l'an 1022, se lit recevoir docteur à Heidelberg en 1594, professa la théologie à Steinfurt en 1590, et fut ministre dans la même ville en 1005. Il Steinfurt en 1010, pour aller remplir la de théologie à Lcyde, vacante par la mort d'Arminius; mais il y trouva des obstacles insurmontables, et le roi Jacques d'Angleterre, animé par les anti-arminiens , l'ayant fait er- 1 dure par les États de Hollande, il se retira à Tergou l'an 1013. Il y demeura jusqu'en 1019, époque i laquelle le synode de Dordrecht, songeant en juge de la foi en rejetant lui-même les jugements do l'Église universelle, le déclara, sans I entendre, indigne d'être professeur, et le fit bannir à jamais. Vorstius termina ses jours dans les États du duc de Holstein. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : 1° Commentarius in omnes Epistolas apostoticas, exceptis secunrbi ad Timothantm , ad Titum, ad Philemonem et nd Hebrawt, otim in gymnasio Steinfurtensi publias pra>lcrtionibus prarpositus; — 2° De Auctoritate Sacra' Scriptura? opusculum : Steinfurt, 1011, in-8»; — 3» Confessto de justifia Dei, merito et satisfitetione Christi, fide justificante , etc.; 1011 , in-4»; — 4» Trartatus theologicus de Deo, xtive de natvra et attributis Dei, decetn disputationibus in schola Steinfurtensi publier hnbitis comprehensus , cum annotationibus ad uberiorem disputationum exegesirn; Steinfurt, 1610, et Hanau, 1818, in-4»; ouvrage qui fut censuré par les théologiens des communions réformées à cause de ses opinions sur quelques-uns des attributs de Dieu ; le roi Jacques le fit même brûler par la main du bourreau ; — 5° Apologctica exegesis sive plenior declaratio locorum alignât quœ ex libro ejusdem de Deo, sive de natura et attributis Dei, excerpta eiaue pro erroneis impositn sunt , etc.; Leyde. 1611 , in-4»; — & Arnica Collutio cum Jo. Piscatore; Gouda, 1613, in-4*. Voy. Paquot , Mémoires pour servir à t Histoire littéraire des Pays-Bas, tom. III, p. 78, édit. infol., où l'on trouve la liste des écrits nombreux de Vorst. Feller, Michaud, Biogr. univers. L'fc'ncyclop. cathol
II. VORST (Guillaume-Henri), en latin Vorstius, fils du précédent, fut ministre des arminiens au village de Warmond , dans la Hollande. Il a traduit en latin plusieurs ouvrages rabbiniques, parmi lesquels nous citerons : 1» Constituttones de fundamentis legis H. Mosis F. Maiietnrm (Maimonides>////. rcddita> ; addict. quibusdam notuli*, etc. Amsterdam, 1638, et Franeker, 1684, in-4°;
— 2° Disccptatio de Vertto vel sermone Dei, anus ereberrima fit rneiitio apud paraphrastas chaidœos, Jonathan, Onkelos et tharyum Hieraolymitanttm. lerenopoli (Amsterdam), 1643, in-4»;
c'est une réfutation des notes de J.-Ét. Rittanpel, juif converti, et professeur de langues orientales à Kcenigsberg, lequel avait avancé que les auteurs des paraphrases chaldaïques ont connu le Verbe divin; tandis que Vorstius soutient qu'ils entendent par le mot verbe nou pas le Vertte incréé et subsistant par lui-même, mais le verbe créé et produit par lequel Dieu s'est fait connaître aux hommes. Ritlangcl répondit à Vorst par un livre intitulé : Libra veritatis, et Vorst lui opposa Bilibra veritatis et tationis; — 3° Chronnlogia sacra profana a mundi conditu ad anmtm 5362, vel Christi 1592; autor B. David tlnnz, etc.; Leyde, 1641; Vorst n'a traduit que la première partie de cette Chronique, et n'a donné que des extraits de la seconde. Richard Simon dit que cette traduction est peu fidèle;
— 4° Capitula B. Eliezer, continentm imprimis sucrinctam historié sacrée recensionem circiter 3400 annorum, su e a rrentione usque ad Mardochrri a?tatem, etc.; ibid., 160V, in-4°. Voy. Paquot, Mémoires pour servir à Vttist.des Pays-Bas, tom. III, p. 86, édit. in-fol. Richard et Giraud. Feller, Michaud, Biogr. univers. L'Encyclopédie catholique.
III. VORST (Jean), en latin Vorsttus, protestant, né en 1623 à Vesselbourg, village du Dithmarsen.dans le duché de Holstein. mort à Berlin en 1676, était licencié en théologie et bibliothécaire de l'électeur de Brandebourg. H quitta le luthéranisme pour embrasser le calvinisme. Il était profondément versé dan> les langues latine, grecque et hébraïque. Nou-, citerons de lui : 1° Quatlam de stylo Noni Teitamenti excogitota ; Rostock, 1611 ; — 2" PhiluttHjia sacra qua qutdquid hebraismorum in S'ovo Testamento rrperihtr, id pene omne recense tw Leyde, 1058, in-4», l» part.; la 2» partie a été publiée à Amsterdam, 1005,2 vol. m-4°;et à Francfort, 1705; on reproche à l'auteur d'avoir pris pour des hébraïsmes des locutions et des termes qui sont purement grecs. Il a composé d'autres ouvrages qui ont paru dans les tomes III, IV et V du Fatdeulus apusculnrum hiitnricorum et philolnguorum; Rotterdam, 1693. Voy. le P. le Long, lliblioth. sacr., édit. in-fol.. p. 10<iS. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud. Chauffepié, \ouv. Diction, histor. et ait. Feller, Michaud , Biogr. univers. L'Enci/clop. cathol.
V0SINOM. Koy.VlGEOls.
I. V0SSIUS (Denis), protestant, filsde Gérard- Jean Vossius, né a Dordrecht en 1612, mort à Amsterdam l'an 1633, était versé dans la plupart des idiomes de l'Orient et des langues modernes. Il a traduit : 1» de l'espagnol de Manassès-ben-lsraël, Conciliât!»-, sive de convenientia locorum S. .Smirtu/Y*;Am*terdam, 1633, in-4";
— 2* de l'hébreu de Maimonidcs. De hlololatrin ; 1641 ; traité inséré à la fin de l'ouvrage de son père sur le même sujet. Voy. la Souv. Biogr. génér.
II. VOSSIDS (Gérard), prévôt de Tongres, né à Lootz , dans le pays de Liège , mort a Liège même l'an 1609, était habile dans les langues latine et grecque. Il devint docteur en théologie et protonotaire apostolique, passa plusieurs années à Rome, où il s'acquit l'estime et l'amitié des cardinaux Sirlet et Carafle, et où il s'appliqua à lire et à traduire les ouvrages manuscrits de plusieurs Pères grecs. Ainsi nous avons de lui : 1° une Traduction de saint (irégoire Thaumaturge, avec sa Fie et des scolies; Mayence, 1601, in-l°; — 2°une Traduction de saint Ëiihrem, avec des notes; Rome, 1589,3 vol. in-fol. Nous avons encore de Vossius la Vie et les Lettres de Grégoire IX, en grec et en latin, avec des notes;
voss
YOYE
Rome, 1587. Le P. Labbe cite souvent Vossius dans sa Dissertation sur les écrivain» ecclésiastiques de Bellarmin. Voy.Sv>érW\\s,Athcnœ B>'lg. Feller, Michaud,0ïo0r. univers. La Nouv. Biogr. génér.
III. VOSSIUS (Gérard-Jean), protestant, né près d'Heidelberg en 1577, mort à Amsterdam en 1610, fut un des plus doctes et des plus laborieux personnages du w ir siècle. Il devint successivement directeur du collège de Dordrecbt et de Leyde, professeur d'éloquence et de chronologie dans cette dernière ville, et professeur d'histoire dans la nouvelle académie d'Amsterdam, nommée l'École illustre. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages , parmi lesquels nous citerons : !• Thèses theologicce et historien- tle varits doctrinar christiana capitibns; Leyde, 1015, in-4»; La Haye, 1658, in-4», avec des additions ; elles ont été mises à l'Index le 2 juillet 1686; — 2» Historia- de controversis auas Pelagius riusque reliquia" movemnt, lib. VII; Leyde, 1018, in-4°; Amsterdam , 1655, in4°; — 3° De Theologia Gentili et physiologia christiuna, site de origine ac progressu idololatria- lib. IV; Amsterdam, 1611 , 2 vol. in -4°. et 1668, 2 vol. m- lui.; livre condamné par la S. Congrégation de V Index (decr. 7 fevr. 1718); — I» De Tribus Symholis Aftodolico, Athnnasiano et Constantinopolitauo; ibid., 1642, 166*2, in-4°; ouvrage mis à Y Indes le 10 juin 1654; — 5° De Je\u Christi Genealogia ; ibid., 1613, in-4»; — 6° De liaptisnio tlisuutationcs XX, et una de sacramentis ; ibid., 16 18, in-4°; — 7° Haimoniie Evanyelica* de Passions, Morte, Resurrectinne et Ascensiotte Jesu Christi lib. III; ibid., 1656. in-4°; mises aussi à Ylndex par un décret du 2juillet 1680; — 8° Isayoge chi onologicœ sucra: ibid., 1650, in-4»; — U° Consilium Gregorii XV, exhibition per Mich, Lonigum de adhortando Maximdianum Bavaria Ducem, ad petendam dignitatis Elecloratus confirmationem a Scde Ap<>stolica , cum prtvfat. et censura G. J. V.; ouvrage mis aussi à Y Index par un décret daté du 12 décembre 1624. Ses Œuvres complètes ont paru à Amsterdam, 1605- 1701, 6 vol. in-rol. Voy. Valèrc-André, Biblioth. Itelg. Nicéron, Mémoires, tom. XIII. Chauffepié, NOM. Diction, histor, et crit. Les Mémoires de Trévoux, janvier 1713. Feller, Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.
IV. VOSSIUS (Isaac), savant protestant, né à Leyde en 1618, mort à Ixmdres en 1688, était le cinquième lils de Gérard -Jean Vossius. Il devint historiographe des États de Hollande, bibliothécaire de la ville d'Amsterdam, vécut
Quelque temps a la cour de Christine, reine de uède, et passa eu Angleterre, où Charles 11 lui donna un cauonicat à SVindsor. Parmi ses nombreux écrits nous citerons : 1° 5». Ignatii Kpistolce et S. Barnaba- Epistolu; Amsterdam. 1646, in-41'; Londres, 1680, in-4°; on a inséré les notes dans l'édition dos Patres apostolici de Cotelier;
— 2° De Vera .Etate mundi; la Haye, 1650, in- 4°;
— 3" Castigutiones ad objecta Georgii Hornii; — 4° Auctartum Castiyationum ad Script uni de .Etate mundi; — b°Ad V. Cl. Andream Calcium Epistola, qua refelluntur aryunieuta, qua» diversi Scriptores de atate mundi upposuere; — 6° Responsio ad objecta Christiam Scolani; — 1° De Lucis Natura et proprielate; — 8» De LXX Interprelibus roi unique translntione et chinno/ogia ; la Haye, 1661, in-4"; Londres. 1665, in-4n; avec un Appendix; la Haye, 1663, in-l"; — 0U De Sibyllims, uliisquc qurn Christi natalem prateessere oraculis; ad object urnes R. Simvnii resuonsio; Londres, 1685, in-4». Tous ces ouvrages de Vossius ont été misa Y Index le 2 juillet 1686. Vog.
Nicéron, Mémoires, tom. XIIL Moréri, édit. de 1750. Valère-André, Foppens, Biblioih. Relgica. Chauffepié, Nom». Diction, histor. et crit. Feller, Michaud, llioqr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
V0T0 (EL-). Voy. Ex-voto.
VOUÉ. Voy. Voooal.
V0WEL. Voif. Hooker, n» I.
I. VOYAGEUR, se dit de ceux qui ne font que passer dans un lieu et qui n'ont pas l'intention d'y faire un long séjour. Les voyageurs, comme lés étrangers et les vagabonds, sont tenus partout à observer les lois générales de 1 Eglise, telles que celles du jeûne, de l'abstinence, de l'assistance à la messe. Mais ils ne sont pas obligés d'observer les lois particulières du pays qu'ils ont quitté, suivant cette règle de saint Augustin qui veut qu'on se conforme aux usages du pays où l'on se trouve : Cum Romtr fueris, roniano rivito more. Cum fueris alibi, vivitn sicut ibi. Mais les voyageurs ne sont point I dispensés d'observer les lois de leur pays, lorsqu'ils le quittent |»ar fraude et pour éluder la loi. Rien, en effet, n'est plus conforme au droit canon, qui établit que nul ne peut se prévaloir de la fraude dont il se rend coupable, et à la droite raison, qui s'oppose à ce qu'on décharge de la loi celui qui s absente uniquement pour la transgresser: Fraus et doius alieui palroctnari non deltent. Voy. l'abbé André, Cours alphabet. ' de droit canon.
IL VOYAGEUR, se dit aussi des fidèles qui vivent sur la terre, par opposition aux saints qui jouissent dans le ciel du bonheur éternel. La vie de ce monde est comparée à un voyape ou à un pèlerinage dont la félicité éternelle est le terme : c'est l'idée qu'en donnait déjà le patriarche Jacob (Genèse, xlvii, 0). Les saints regardent le ciel comme leur véritable patrie, et toutes leurs actions comme autant de pas qui les y conduisent. Voy. Hergier, qui , dans son Diction, de tkéol., réfute les incrédules qui ont prétendu que cette manière d'envisager la vie présente est pernicieuse en ce qu'elle nous détache de la vie sociale et civile, et nous rend indifférents à l'égard de nos semblables.