‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 124 sur 1294 · LOOS · texte numérisé non relu

LOOS

vie, etc.; — 4° une Traduction des Prières que 1 Église fait à fa cérémonie d'une profession dans rOrtlre des chanoinesses régulières ae Saint- Augustin. Yoy. le P. Échard, Scriptor. Ord.Pradic. tom. H,j>. riôO. Richard et Giraud.

LONGUERUE (Louis DU FOUR . abbé de), né à Charleville en 1652, mort à Paris l'an 1733, fut pourvu de l'abbaye de Saint-Jean-du-Jard,

Srès de Melun, puis de celle de Scpt-Fontaines, ans le diocèse de Reims. Il connaissait les langues anciennes et modernes, l'Ecriture sainte, les Pères, la théologie, la philosophie, l'histoire, les antiquités, etc. Outre beaucoup d'autres écrits de littérature, d'histoire et de géographie, il a laissé : 1° Traité d" un auteur de la communion romaine touchant la transsubstantiation , où il fait voir que, selon les principes de son Église, ce dogme ne peut être un article de foi; Londres, 1686, in-12; ouvrage (peu favorable au catholicisme) qui a été attribué au ministre protestant Alix, mais dont ce ministre n'a été que l'éditeur ; — 2° Dissertation sur le passage de Flavius Josèphe en faveur de Jésus-Christ, dans Le Clerc, Biblioth. anc. et mod., vu, 237-288; — 3° Dissertations touchant les Antiquités des Chaidéens et des Égyptiens; ouvrage qui parut pres-

3ue en entier dans le tom. II des Lettres choisies e Ricfuird Simon, dont le plagiat fut dévoilé par Thoynard ; — 4* Recueil de pièces intéressantes pour servir à i'Hist. de France, et autres morceaux de littérature; Paris, 1766, 2 vol. in-12, et 1709, in-12; recueil qui contient, entre autres choses, une chronologie des gouverneurs de Syrie pour les Romains, des pontifes de Jérusalem et des procureurs de Judée, etc., et qui a été publié sous le titre de Longueruuna^ Berlin (Paris), 1754, 1758, in-12, et in-8»; Paris, 1773, 2 vol. in-8°; — 5° un grand nombre de manuscrits , formant 6 vol. in-fol.; on eu trouve la liste dans les Longueruana et dans le Recueil de pièces intéressantes qu'on vient de citer; les principaux sont indiqués dans la Nouv. Riogr.

Îénér. Selon la judicieuse remarque de Feller, 1 parait par quelques endroits des Longueruana

3ue notre auteur pensait, sur certains points de octrine , comme les prolestants , entre autres , sur la confession auriculaire. Voy. Le Long, Biblioth. hist. Le Mercure de France, févr. 173t. Moréri , édit. de 1759. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

LONGUES {Longce), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située en Normandie, au diocèse et à une lieue de Bayeux; elle fut fondée l'an 1168 par un seigneur du pays nommé Hugues Wac, et elle était lille d'Hambuye. Henri II, roi d'Angleterre, confirma la même année la fondation de ce monastère, et il en augmenta la dot. Voy la Gall. Christ., tom. IL

LONGUEVAL (Jacques), jésuite, né près de Péronne en 1080, mort à Paris l'an 1735, professa les belles-lettres et la théologie dans plusieurs collèges de sa compagnie. On a de lui : 1° Traité du schisme; Bruxelles, 1718, in-12; — 2° Dissertation sur les miracles; Pa ris, 1730, in-4°; — 3» Histoire de l'Église gallicane; ibid., 1730- 1749, 18 vol. in-8». Le P. Longue val n'en a rédigé que les huit premiers volumes; les autres sont l'œuvre des Pères Fontenay, Brumoy et Berthier; l'ouvrage a été réimprimé à Nimes. 17«2, et à Paris, 1825 et suiv. Le P. Longueval a écrit, en outre, la plupart des Réflexions morales qui se trouvent à la suite du Nouveau Testament du P. Lallemant, et il a laissé en manuscrit une Histoire du semi-pélagianisme assez étendue. Voy. Y Éloge histor. du P. Longueval, par le P. Fontenay, en tête du tom. IX de VHist.

gallicnnœ. Richard et Giraud. Feller, Biftgr. univers. La Nouv. Riogr. génér.

LONGUS Voy. Corioi.as, n» II.

I. LONGVÉ (Lnngum Vadum), ancienne abbaye de l'Ordre de Prémontré située dans le Réthelois, en Champagne, au diocèse de Reims. Vers l'an 1150, elle fut fondée, par les comtes de Réthel, dans un lieu appelé Mare, et rebâtie, l'an 1218, par le comte Hugues. Ce monastère ayant été ruiné en 1350, on le transféra a Longvé. Voy. la Gall. Christ., tom. IX, col. 330.

II. LONGVÉ {Ijongum Vadum), ancienne abbaye de l'Ordre de Citeaux située en Champagne, au diocèse et a cinq lieues de Langres. Cette maison, d'abord destinée à donner l'hospitalité aux pauvres et aux passants, appartenait à l'Ordre de Saint-Augustin; mais, en 1149, ou l'unit à celui de Citeaux. Voy. la Gall. Christ., tom. VI.

LONGVILLIERS (Lonoum Viliaré), abbaye de l'Ordre de Citeaux située dans le comté et le diocèse de Boulogne, et fondée, l'an 1135. par Éticnne , comte de Boulogne . depuis roi d'Angleterre, et par Mathilde, sa femme. Cette abbaye était fille de Savigny. Voy. la Gall. Christ., tom. IX.

LONICER (Jean), protestant, théologien et humaniste, né à Artern, dans le comté de Mansfeld, en 1499, mort à Marbourg l'an 1569, professa l'hébreu à Francfort-sur-l'Oder, puis le grec, l'hébreu et la théologie à Marbourg. On a de lui : 1° Les Psaumes de David, en grec ; Strasbourg, 1524, in-16; — 2° Divinat Scripturtp veteris novmque omnia gra*ctr; ibid., 1526, 4 vol. in -8°; — 3° T/utophylacti Enat rationes in Pauli Epistolas; Paris, 1512, in-fol.; Londres, 1636, in-fol.; — 4° plusieurs autres écrits, qui sont indiqués dans la Nmir. Riogr. génér.

LOOMIM ou LAOHIM, troisième fils de Dadan et petit-fils d'Abraham par Céthura. Voy. Genèse, xxv, 3. I Paralip., 1,32.

I. LOOS (Corneille), en latin Callidius, traduction de son nom, qui en flamand signifie, en effet, fin, rusé, ecclésiastique, né à Goude, en Hollande, vers 1516, mort à Bruxelles l'an 1595. fut reçu docteur en théologie à Mayence, où il séjournajpendant plusieurs années. Il passa ensuite à Trêves; mais ses opinions sur les sorciers, dont il niait la réalité, le firent mettre deux fois en prison. 11 blâmait ouvertement la pratique des exorcismes, aussi ancienne que l'Église, qui l'approuve. On lui doit . 1° un Traité sur la vraie et la fausse magie; — 2° De Tumultuosa Belgarum Seditione sedanda; 1579, 1582, in-8»; —'3° Annotationes in Ferum super Joanncm; il y relève plusieurs fautes de Férus; — 4° Thuribulum aureum sanctarum precationum; Mayence, 1581 , in-16; — 5° Institutionum snent theologiœ Libri IV: ibid., in-12; abrégé de Melchior Garnis ; — 6" plusieurs ouvrages de controverse et de piété, dont on trouve la lister complète dans là Biblioth. Belg. de Foppens, et dont quelques-uns sont indiqués dans Richard et Giraud, dans la Nouv. Biogr. génér. et dans. Feller. Voy. Sweert, Athènes Belgicce. Martin Delrio, Disquisit. magicce, 1. V. Nicéron, Mémoires, tom. XXXVlfl. Paquot, Mémoires pour servir à i'Hist. Uttér. des Pays-Bas.

IL LOOS (Philippe), protestant, bibliographe et encyclopédiste , né à Bouxviller, en Alsace » l'an 1751, mort à Paris en 1819, a laissé, outre

fdusieurs autres ouvrages allemands purement itléraires : Histoire des plus anciens solitaires chrétiens dans les déserts de l'Orient; Leipzig , 1787, 2 vol. in-8». Voy. Michaud, Biogr. univers., au Suppjém.

Page 1