‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1249 sur 1294 · WALT · texte numérisé non relu

WALT

WANO

des sciences. Pourvu de la chaire de mathématiques, il la quitta en 1(587 pour celle d'Écriture sainte. On ne connaît de lui que des Dissertations, parmi lesquelles nous citerons : 1° Par Disserta tioitum theologicarum de immortalitate animée rationalis , et de pratensa ethnicorum salute quand infantes et ndultos;uti et triga orationum de ndmiranda Sacrarum Litterarum eloouentia de falo, et de arte sciptoria ; Wittemberg,1657, in-4°; Weiss, comme on l'a vu à l'art, précéd., attribue ces dpux dissertations (Par Dissertationum) à Michel Walther le père; — 2* Dissertationes de catechisntione vetentm: ibid., 1688, in-4»; — 9° De Nova begislator* Christ», contra socianos et arminianos. On lit dans Vlnde.r librorum jirohibitorum : « Waltherus Miehaël. Dissertations théologie» académies», édita? a Carolo Gotlheb Hofmanno. ( Decr. 21 nov. 1757.) » Nous pensons que ce décret de l'Index s'applique an fils plutôt qu'au père, parce que, comme nous venons de le dire, Walther le fils n'a guère fait que des dissertations. Voy. Michaud, liiogr. univers.

WALTON (Un-an), anglican, évéque de Chester, né à Clevoland. dans la province d'York, l'an 1000, mort à Londres en lOtil , fut reçu docteur en théologie en 1630. et promu â l'épiscopat en 1000. Il appartenait à la secte des épiscopaux, qui ont plus de vénération pour les anciens Pères et pour les traditions de l'Église que celle des presbytériens. Cet auteur a beaucoup de critique, de jugement, de science et de modération. Son principal ouvrage est une édition de la HiUe polyglotte , que l'on appelle la Poltiglotte d'Angleterre ou Patuntotte de Londres, Polyglotte ou Hible de Walton, et qui ne porte que le nom de Walton, quoique plusieurs autres savants y aient travaillé conjointement avec lui; Londres, 1653-1657. Les prolégomènes qui précédent cette édition ont été publiés séparément; Zurich, 1673. On en a donné aussi une traduction libre et abrégée, mais très-fautive; Lyon, in-8*. C'est de toutes les Polyglottes la plus complète et la plus commode. On y trouve la Vulgate, selon l'édition revue et corrigée par Clément VIII. Il y a de plus une version latine interlinèaire du texte hébreu; la version des Septante est le texte grec de l'édition de Rome, auquel on a joint les diverses leçons d'un antre texte grec fort ancien appelé Alexandrin. La version latine du grec des Septante est celle que Flaminius Nobilius fit imprimer à Rome par l'autorité du pane Sixte V, Il y a de plus quelques parties de la Bible en éthiopien et en persan, qui ne se trouvent point dans la Polyglotte de Paris, des discours préliminaires ou prolégomènes sur le texte original, les versions, la chronologie, etc., avec un volume de variantes ou diverses leçons des différentes éditions. Enfin on y a joint un Dictionnaire en sept langues, composé par Edmond Castel en 2 vol. in-fol.; ce qui fait en tout 8 vol. in-fol. Walton étant anglican , ne s'est pas toujours exprimé d'une manière conforme à la pure doctrine; c'est pourquoi sa Bible a été mise à \ Index. (Decr. 20 nov. 1663.) Voy. le Long, soit dans sa Hibliath. Sacrée, soit dans son Discours historique sur les bibles polyglottes et sur leurs différentes éditions. R. Simon, Dixquis. cril. Richard et Giraud. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. I, p. 227. Feller. Michaud. La Nouv. Bioar. génér.

W ALTRAN. Voy. Wai.ram, n» II.

WALTRUDE ou WAUTRUDE, VAUDRU ( Sainte ), patronne de Mons, en Hainaut, née dans le Hainaut vers l'an 626, morte le 9 avril

680, était sœur de sainte Aldegonde. Mariée au comte Madelgaire ou Mauger, elle eut quatre enfants: Landri . Audru , Maubert et Deutlin, qui sont tous révérés comme saints. Madelgaire s étant fait religieux à Haumont , près de Maubeupe, l'an 619, sainte Vaudru se retira dans un endroit solitaire de la montagne nommée Castriboc ou Camplieu ou Chàteaulieu , qui est aujourd'hui Mons en Hainaut. Bientôt on vit se former sous sa conduite une communauté religieuse, qui est devenue depuis un célèbre chapitre de chanoinesses. Sainte Vaudru gouverna ce monastère jusqu'à sa mort, et montra toujours les plus hautes vertus. On célèbre *a féte le U avril. Voy. Bollandus. D. Mabillon. IPS>écle bénédict.

WAMESIUS (Jean), né à Liège en l.r>24.mort en 1500, enseigna le droit à Louvain, où il avait reçu le bonnet de docteur. Il a laissé, outre un ouvrage sur le droit civil : !• Recitationes atl ht. Decretalium de Appellationibu* ; Louvain, 16(U; — 2° Responsnritm sire Conmliorum de jure pontificio tomi duo; ibid., 1005, 1618, 2 vol. in-fol. Voy. Feller. Michaud, Rioyr. univert.

WANDALBERT. Voy. Wandelbert.

I. WANDALIN (Jean), protestant, évéque de Seeland, né à Wibourg,en Jntland, l'an 1621, mort en 1675, se lit admirer dès l'âge de quatorze ans par la connaissance qu'il avait acquise des langues hébraïque, chaldéenne, svriaque et arabe. Après avoir visité les universités d'Allemagne et de Flandre , il fut nommé successivement prédicateur, professeur de théologie à Copenhague, puis évéque. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Explicatio quarta oracuhi ma Veteris et Novi Tcstamenli; Copenhague, 10 W;

— 2* De Feria passionis et triduo morlis Domini et Servaloris nostri Jesu Christi, neenon etiis quibusdam ad historiam et ehnmologiam sacram pertinent tbus, Diatriba historica , novii ac paradoxis opinionibns Wilhelmi Langii, libra de Annis Christi contentis, oppositn; Leipzig, 1651, m-1»;

— 3° In Historiam sacram et profanant anluliluviunam Rrereitationes quinque; Copenhague , 1652 et 1658 ; — 4« De Etymologia vocis ebenna* Jobal, quœanno jubiltro nomen dédit; ibid., 1652;

— 5* De Theoloyitt christiana in génère considéra ta exercitatio ; 1658; — 6* Scriba edoctui ad regnum cuelorum, site sententia? Christi, Mat th., Xlll, 52, exp/icatto; 1663; — 7« Erpositio capiti* septirnt Danielis, pro doctorat u; 1057; — 8» Le. dûmes sacra* in ps. CXLlli; 1673. Foy.Birtholtn, Itibliotheca septentrionalis eruditi, p. 01 et 02. Suppléai, a cet ouvrago par Moller, p. 31 i et suiv. Moréri, édit. de 1759.

II. WANDALIN (Jean), fils du précédent, né a Copenhague en 1656, mort en 1710, fut successivement recteur de l'école de Sont , professeur de langues orientales à l'université de Copenhague, et professeur de théologie. Parmi ses principaux ouvrages on cite ; 1« Vindieiat libertatis chn stianœ circa sanguinem eseariurn; 1708;

— 2° Concortlia prophetico-evangelica Pivdromus de prophetis et prophttiis; 1683; — 3» De vaticinù patriarchatù , Gènes, xux, 10, veto Sensu et eomplemtnto ; 1689; — 4° De Fundimento fidei et salutis Dissertationes IV; 1687, souv. réimprimé; — 5» Synopsis controversiarurn antisyncrettstica potiorum; 1688; — 6° De doctrinal calviniana erroribut Institutio : 1600 ; — 7e De Gratin convertente Thèses théologie*; 1693 ;

— H* De Notù verve Ecclcsia; 1699; — 9» Discussio spei spenosai de conversiune Judœoeum illustriex Roman. II; 1702. Voy. Suppiém. Vo«çaùdeBûie.

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