W'AND
WANDELBERT ou WANDALBERT. célèbre moine de Prûm, dans le diocèse de Trêves, en 813, mort après 870, était allemand , suivant Trithème, parce que Wandclbert écrivant en Belgique, se dit éloigné de son pays natal. Il n'était encore que diacre à l'âge de trente-cinq ans: on ne sait s'il fut promu au sacerdoce. 11 a laissé : 1° De Vita et actibus S. Goaris et île miraculis quœ yesta sunt ajuul memoriam S. Goaris; cette Vie est divisée en 2 livres, Wandclbert ne fit que retoucher le 1*r, écrit plus de deux siècles avant lui: Mayence, 1489, in -4°, goth., et dans Surius; Mabillon ayant découvert un teste plus complet, l'a publié. Les continuateurs de Bollandus ont donné le 2e livre , revu sur les trois édit. précédentes: — 2° Marti/roloyium ; 848; imprimé dans les Œuvres du Vénérable Bède en 1530, sans les pièce> de vers qui l'accompagnent; Molanus a ajouté, mois par mois, le Martyrologe de Wandelbert à celui dUsuard, dans l'édition qu'il en a donnée; d'Achéry l'a publié avec les pièces qui doivent le précéder et le suivre. Ce Martyrologe, écrit en vers hexamètres, a été fait d'aprèseelui de saint Jérôme, et surtout d'après celui du Vénérable Bède, augmenté par Florus, sous -diacre de Lyon. Ce monument de la patience et du génie de noire auteur se compose d'environ 300 pièces, dont chacune contient la vie du saint ou des saints placés par les martyrologes au même jour de l'année. A ces morceaux, qui forment comme le corps de l'ouvrage, s'enjoignent plusieurs de moindre importance, telles que des préfaces, épitres dédicatoires à Lothaire, discours préliminaires sur l'importance d'un martyrologe , sur la connaissance des temps et des saisons, des jours et des mois de l'année, etc.; bien que Wandelbert se serve principalement des vers hexamètres, il l'abandonne quelquefois pour prendre les mètres lyriques, qu'il manie avec non moins de facilité ; — 3» Hexameron , ou Poème sur la création du monde en six Jours; avec une explication mystique de la création de l'homme. « Cette pièce, remarque Marx, ne parait pas avoir un grand mérite , puisque Durand et Martenne, qui la connaissaient, ne l'ont pas fait imprimer;» — 4° des Poésies diverses, qui , comme YHexameron , sont perdues ou enfouies manuscrites au fond des bibliothèques. Voy. Mabillon, A cta Sanetor. Ont. S. Benedicti, tom. Il, p. 281-299; tom. V, p. 008-617. Surius, Actn Sanetor., au 6 juillet. Bolland., au 6 juillet. D. Luc d'Achéry, Spkilegium, etc., tom. V, p. 305-300, anc. édit. Trithemius, De Scriptor. eceles. L'Histoire littéraire de la France, tom. V, p. 337-383. Michaud, Biogr. univers. Marx, dans le Diction, de la théol. cathol.
WANDEN-ZYPE Voy. Zyp^us.
WANDRILLE ( Wandregisilus ) , surnommé Wandon ([Saint), abbé de Fontenelles, né sur le territoire de Verdun vers l'an 001 , mort , selon l'opinion la plus probable, le 22 juillet 007, était parent de Pépin de Landen et d'Archambaud , tous deux maires du palais. Sa femme s'étant retirée dans un monastère, Wandrille alla dans celui de Montfaucon , au diocèse de Verdun, puis il bâtit ou acheva le monastère d'Élisange, qui fut depuis appelé Saint-Ursitz , entre la Franche-Comté et l'Alsace, où il vécut peudant quatre ou cinq ans d'une manière trèsaustère. Plus tard il habita le monastère de Hohbio, que saint Colomban avait bâti dans le Milanais, et il se retira dans un des monastères du Mont-Jou, bâti par saint Romain, d'où il passa à Fontenelles, dans le pays de Caux. Il y établit le célèbre monastère qui a porté son
WARB
nom , en bâtit plusieurs autres ailleurs , et prêcha l'Évangile dans le pays de Caux tout entier. Un célèbre sa fête le 22 juillet. Voy. D. Mabillon, au //• Siècle Iténédict.
WANGNERECK. Vou. Wagsereck.
WANSLEB (Jean- Michel), orientaliste , né à Erfurt, en Thuringe, l'an 1635, mort en 1079, fut disciple de Ludolf, dont il fit imprimer le Dictionnaire éthiopien; Londres, 1661. Trois ans après, Ernest le Pieux, duc de Saxe-Gotha, l'engagea à passer en Ethiopie, dans le but d'attirer en Europe quelques savants abyssins qui voulussent s'instruire de l'étal des Eglises chrétiennes réformées, afin de former une étroite liaison entre leur nation et la sienne. Wansleb visita une partie de l'Egypte ; mais le patriarche d'Alexandrie le détourna d'aller jusqu'en Ethiopie. N'osant retourner dans sa patrie , il passa a Rome, y abjura le luthéranisme, et entra en 10ti6 dans l'Ordre de Saint-Dominique. Il vint à Paris en 1670, et fut présenté à Colbert, qui lui ordonna de pénétrer dans 1 Abyssinie et d'acheter tous les manuscrits orientaux qu'il trouverait. Wansleb demeura près de vinjrt mois en Egypte, d'où il envoya à (a bibliothèque du Roi 331 manuscrits arabes, turcs et persans. Sa mauvaise conduite le fit rappeler en France, et il se vit réduit à être vicaire de la paroisse de Bouron, village situé entre Fontainebleau et Nemours. On a de Wansleb , entre autres ouvrages : Liturgie des patriarches d'Alexandrie; Londres, 1061; — 2° Histoire de l'Église d'Alexandrie, fondée par saint Marc, Que nous appelons celte des jacobites-coptes d'Egypte, écrite au Caire même en 1672 et 1673; Paris, 1677, in-12. Voy. le P. Êchard, Scnpt. Ord. iW*., tom. II, p. 093. Nicéron, Mémoires, tom.
WARADIN LE GRAND ( Varadinum Majus).
Voy. Vahadein.
WARBORT0N (William), savant prélat anglicantné à Newark en 1698, mort à Glocester l'an 1/79, devint successivement recteur de Gryesly, curé de Rrant-Broughton, chapelain de Georges II, chanoine de Durhara, doyen de Bristol et évêque de Glocester. Parmi ses nombreux écrils nous citerons : 1° The AUtance betueen Church and State; Londres, 1736, in-8°; réimpr. quatre fois et trad. en français; Londres, 1742,2 vol. in-12; le but de l'auteur était d'atlèrmir les bases de la constitution politique et de l'autorité religieuse , en exposant les bornes où doivent s'arrêter l'une et Vautre; — 2° The divine Légation of Moses, demonstrated cm the principles of a religion deist; ibid., 1737- 1741, 2 vol. in-12; 175M758, 4 vol. in-12, et 1705, 5 vol. in-12; il y a d'excellentes choses dans cet ouvrage ; mais il y en a aussi qui paraissent hasardées. On sait que Voltaire prétendait y trouver de quoi confirmer la plupart de ses erreurs sur l'histoire sacrée, et qu'il prodigua à l'auteur les éloges les plus flatteurs; or dans une 2* édition, Warburton s'expliquant ou se corrigeant en plusieurs endroits, montra que le détracteur des Livres saints l'avait infidèlement cité; ce qui lui valut de sa part plus d'injures qu'il n'avait reçu d'éloges, — 3» Julian,ora Discourse concerhing the earthquake and fiery éruption which defealed the emperor's oltentpt to rebuild the temple and Jérusalem ; ibid., 1750-1751, in-8»; trad. en français; Paria, 1754, 2 vol. in-12 ; l'auteur y prouve très-bien l'action immédiate de la Providence dans cette circonstance, et l'opération d'un vrai miracle pour maintenir la vérité des prophéties contre les attaques réunies des juifs et des païens; —