I. WEBER (Ananias), protestant, né en
à Limlenhayn,eu Misnie, où son père était ministre, mort l'an 1665 à Breslau , où il avait été pasteur, puis inspecteur et assesseur du consistoire. Outre des Sermons et des Programma ta , ou a de lui beaucoup d'écrits de controverse, dont les principaux sont : 1° Synopsis doctrinal ni thoititxœ de ronvertione honiims trregeniti contra pseudodoxùim pelagianorum... wsertœ ; — 2° Paulus anti-calvmiauus, etc., où il réfute par la doctrine de l'Êpitre aux Romains tous les sophismes de Calvin sur la grâce et la prédestination ; — 3» Unio duarum in Cliristo naturarum hypostatica a caivinianorum «rroribus liberata ; — 4° Adventus messianus dudum factus est in hune mundum datus Prognôseos eneka, etc.; — 5° De Oneirotogia, hoc est Dissert, de insomniorum nalura et signifiratione ; un des derniers ouvrages de Weber, qui y soutient que les rêves sont souvent 1rs indices de lu vérité. Voy. Michaud, Hioqr. univers.
IL WEBER (Chrétien), protestant, fils ainé du précédent, né à Mutschen en 1ij28, mort l'an lf>«9, fut prédicateur aulique, conseiller du consistoire et pasteur de Neustadt. Mais étant tombé dans la disgrâce du prince de Neustadt, il résigna la place qu'il occupait auprès de lui pour se rendre à sa maison de campagne de Nieder-Prucke,où il mourut peu de temps après son arrivée. U est auteur de Dispositiones semestres concioitum; ouvrage utile aux jeunes prédicateurs. Voy. Michaud, Biogr. univers.
III. WEBER (Emmanuel, comte), jurisc. protestant, né en 1659 à lloheuheide, près de Leipzig, mort à Giessen l'an 1726. Après avoir étudié la théologie, il s'appliqua à l'étude du droit. A la chaire d'histoire de Giessen, il joignit celle de droit et les charges de bibliothécaire et de I vice-chancelier de 1 université; il devint aussi
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comte palatin. Parmi les cent et quelques ouvrages de Weber, tous remplis d'une érudition profonde, nous citerons : 1° Pusterus, vêtus Germanorum idolum; Giessen, 1716, 1723, in-4°; — 2° Papa , quid facis ? Dissertatio de pontificum circa eltctiones imperatorum moliminious; ibid., 1719, in-4°; — 3° De Investituris et servitiis feudorum ludicris; ibid., 1724, 1745, in-4». Voy. la Nouv. Hiogr. aénér.
IV. WÉBER (Joseph), chanoine de la cathédrale d'Augsbourg , né en 175.'! à Rhain, dans la vieille Bavière, mort l'an 1831, inventa l'électrophore aérien, qui lui valut une médaille et la nomination de membre honoraire de l'Académie des sciences de Munich. Il fut successivement répétiteur de droit canon et catéchiste au séminaire de PfalTenhausen , professeur de philosophie a Dillingen, professeur d'histoire et des sciences naturelles à Ingolstadt et à Landshut, recteur de toutes les écoles à Dillingen, curé de Demingen , puis de Wittislingen . chanoine de la cathédrale d'Augsbourg, doyen et vicaire général. Le jugement trop modéré qu'il avait porté sur la philosophie de Kant lui attira des desagréments. On compte jusqu'à 93 écrits de Weber, dont les uns sont sur la physique, les autres sur la philosophie , et les autres sur la religion. Nous citerons parmi ces derniers : 1° Gaule (f un cours sur ta raison; 1788; — 2° Eucologe catholique; 1817; — 3' Le Rosaire: 1789; — 4» Récits dédiés aux gent de ta campagne; 1790; — 5» Essai d'une critique modérée de la philosophie kantienne; — 6° Logica in usum eorum qui eidem student; Landshut, 1791; — 7» Métaphusique du sensible et de l' hypersensible, aupoint de vue de la nouvelle philosophie : ibid., 1801 ; — Ho L'Unique Philosophie vraie, démontrée
r> les Œuvres de Sénèque; Munich , 1807 ; — Union de la philosoplne, de la religion et du rhristianisme, pour ennoblir et sauver les hommes; 6 cahiers; — 10° Catéchisme de la jeunesse des écoles, etc.; Sulzbach, 1814; — 11° quelques Sermons et quelques Discours prononcés dans l'église académique de Dillingen. Voy. le Diction, de la théol. rathol.
WEBSTER (William), anglican, né en 1689, mort l'an 1758, célèbre par son orgueil autant que par son esprit, était petit-fils de l'évéque de Sparrow. En 1715, il avait été nommé pasteur de Saint -DunsUn de l'Ouest, à Londres; mais la légèreté de sa conduite et son penchant au sarcasme le firent destituer. Il resta sans emploi pendant plusieurs années, mais ensuite il réunit plusieurs bénéfices. Outre un grand nombre de pamphlets inspirés par les circonstances, il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° deux Discours... en répon-te aux arguments de MM. Sykes et Chubb, avec une Préface contenant quelques remarques sur le temps actuel, notamment par rapport au clergé; Londres, 1729; Thomas Chubb et Arthur Aghleg Sykes n'étaient pas toutefois exempts de déisme ; — 2» le Souveuu Testament du P. Simon, avec de* notes, etc.; ibid., 1730, 2 vol. in^; — 3* Nécessité d'observer la loi entière; ibid., 1730, in -8°; discours tiré de l'Épi Ire de saint Jacques (il, 10). et plein d'idées judicieuses et neuves sur le déisme ; — 4° Considérations sur la justesse des témoignages de la résurrection du Sauveur; ibid., 1721, in-8">. loy.Michaud, liiogr. univers.
WEDDEL. lieu situé en Danemark. Trugothon, archevêque de Lunden, en Suède, y tint un concile l'an 1278. On n'en a point les Actes. Vr0L ,e p- Mansi,S«/v>/wi., tom. III, col. 51. WEGNER (Godefroi), protestant, prédicateur
le Kœnigsberg , né en 1644 à Œls , de Silésie, mort l'an 1709, a été à
de la cour d< petite ville de
Kœnigsberg premier professeur, premier prédicateur et assesseur du consistoire. Parmi ses ouvrages, dont la liste se trouve dans les P'fgrammata de l'université de Kœnigsberg, et dont le nombre, selon Jœcher, s'élève à plus de 150, nous remarquerons surtout : 1» Praxognita theologiœ; — 2° Theoria controvemarum; — 38 Isagoge ad Wasmuthi Grammattcam hebraicam ; — 4° Isagoge ad Karnigii Theologiam positivant ; — 5° une Édition de ta Uibte de Luther, avec des remarques ; — 6° Manuductio ad studium historiœ ecclesiasticœ ; — 7» un volume de Sermons; — 8» des Dissertations, dont les plus remarquables sont : De Enantiophaniis tymboliàs; — De Theopneustia {inspiration) vtrstonis LXXIl interpretum ; — De Ltnguis missi Spiritus Sancti sumbolis; — Deldiomate sancti Matthœi; — De Èxcommumcalione civdatis Francofurti ad Oderam papali sœc. xiv institula ; — De Salvo conducto Lutnero Wormtdiam eunti u Carolo V servato; — De Navigationibus Salomoneis in Ophir; 5 vol. in-8*. Voy. Michaud, Biogr. univers.
WEGSCHEIDER (Louis-Auguste), protestant rationaliste, né en 1771 à Kubblingen, dans le Brunswick , mort l'an 1819, fut successivement professeur au séminaire philologique d'Helmsta?dt, précepteur dans une maison particulière privât doent, cl répétiteur de théologie à Gœtti ngue, professeur de théologie et de philosophie à l université de Kinteln, enfin professeur de théologie dogmatique à Halle , où il rencontra le célèbre Gesenius, son proche parent, et qui partageait ses opinions. On a de lui : i°Ethtces Stoicorttm recentiorum Fundamenta, ex ipsorum scriptis eruta atque cum principiû ethteis, qu/r critica raiionxs pracucte setnnaum Annitum exhiltet, comparata ;* Hambourg, 1797 ; — 2° Principes de philosophie religieuse exposés dont une suite de sermons; ibid., 1801 ; — 3» une dissertation intitulée : De Gracorum Musteriis religtoni non obstruendis; Gœttingue, 1805; — 4° Etsai d'une Introduction à P Evangile de saint Jean; ibid., 1806; — 5» La In Êpttre de saint Paul à Timothce, traduite et commentée cT après les recherches tes plus modernes sur T authenticité de cette Êpttre; ibid., 1810; il y défend avec habileté l'origine apostolique de cette Êpitre contre les objections de Schleiermacher; — G» Institutions thcologia? christ iauœ dogmaticœ, scholus suis scripsit , addita dogmatum singulorum historia et censura; Halle, 1815, et 1814, 8« édit Dans cet ouvrage, le principal de l'auteur, et qui est dédié aux mânes de Luther, le rationalisme le plus avancé y est soutenu et appuyé de tous les arguments les plus spécieux que l'on puisse invoquer en faveur de ce déplorable système d'interprétation. Voy. le Dictùm. de la théol. dogmatique.
WE1DLING (Chrétien), protestant, jurisc.
distingué, né eu 1660 à Weissenfels, mort l'an 1731 a Otterndorf, petite ville des environs de Hambourg. Après avoir pris le grade de maître ès arts à Leipzig, où il avait entendu les plus habiles maitres de philosophie et de théologie, il sembla pencher pour la carrière ecclésiastique ; ce qui le porta à s'appliquer à l'art oratoire, à la lecture des Pères et aux discussions philosophiques. Mais il changea bientôt de résolution ; il se détermina en faveur de la jurisprudence, et se lit recevoir docteur en droit à lena l'an 1689. Plus tard il fut recteur du
ymnase dans sa ville natale, où il professa le
roit civil, l'éloquence et 1 histoire avec un éclat
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