WEST
offrit en vain qucique «limité ecclésiastique. Les protestants l'ont considéré comme le précurseur de Luther; il avait, en elTet, des opinions particulières qui approchaient beaucoup de celles de l'hérésiarque. Plusieurs de ses écrits, échappés au feu, ont été imprimés sous ce titre: Furrago rerum theologirarum ; Leip> zig,1522, in-4°, avec une préface de Luther; Baie, 1523; Groningue, 1614, in-4°; Amsterdam, 1017, in-4°. Voy. la Nouv. Bioyr. génér. Feller. Michaud, Biot/r. univers. Le Diction, de la théol. mthol.
WESSELING (Pierre), protestant, philologue, né à Steinfurth en 1692, mort à Utrecht l'an 1764, inspira de bonne heure une idée avantageuse de ses talents. 11 fut successivement prorecteur de l'érole de Middlebourg, recteur du gymnase de Devonter, professeur d'éloquence et d'histoire à Franeker, d'éloquence, d'histoire et de grec à Utrecht, et il joignit à ces triples cours ceux du droit naturel et du droit public; enfin, en 1749. il obtint l'emploi de bibliothécaire de l'université. Parmi ses nombreux et divers écrits, nous citerons : 1° Ed. Simsonii Chronicon historiamcatholicam ab exordiomundi romplectens , rum animadversionibus ; Leyde, 1729, in-foL; Amsterdam, 1752; — 2» De Evangelus ab Anastasio imperatore non vitiatis ; Franeker, 1733. in-4°; — 3° De Archontibus Judœorum et de Evangeliis jussu imitera toris Anastasii non emendatis; Utrecht, 1738, in -8°; — 1° De Origine et progressa religionis christiance in veteri Persarum regno; ibid., 1744, in-4°; — 5° In Epistolam Jeremùe; ibid., 1752, in-4°; — 6° Disputatio critica ad tnartnor vêtus in quo de çensu Syria-, de Iturm's, etc., agitur' ibid., 1715, in-4°; — 7« De Aquilœ in scriptis Philonis Fraqmenttset de Emstola XIII Platoms; ibid., 1748, in-8°; — 8* De Origine atque usu nummorum npud Hebrceos; ibid.. 1750, in-4°. Voy. Wriemoet, Athenft frisiaca*. Hirsching, Historisch-litterarisches Handbuch. Meusel, Lexicon. Sax, Onomasticon. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Bioqr. génér.
WESSELY (Hartwig), célèbre écrivain juif, né à Copenhague en 1723, mort à Hambourg l'an 1805, était déjà habile dans la langue et la théologie hébraïques, puisque c'est à cet âge qu'il composa son premier écrit , dont le titre signifie Jardin fermé , justement estimé par les Israélites pour la pureté de la morale et du langage. La poésie, la grammaire et la théologie occupèrent a la fois les années de sa longue carrière. Outre l'ouvrage dont nous venons de parler, et tout ce qu'il a écrit dans le journal hébraïque (le Collecteur) de Berlin, le savant Israélite a laissé : 1° un Commentaire sur le Lévitique intitulé : Vin du Liban; — 2° Le Livre des mœurs; — 3° Le Livre de tàmej — 4° trois lettres adressées à ses coreligionnaires pour les exhorter à cultiver les sciences, les lettres et les arts, et à rester fidèles aux principes de leur religion; — 5» une traduction en liébrnu du livre de la Sagesse attribué à Salomon. Voy. la Biogr. univers, de Michaud, où le savant Michel Berr a consacré un bel article à son coreligionnaire.
WESSOBRUNN, abbaye de bénédictins en Bavière, anciennement Wezzinhrunnen ( Hessofintium, Wesbrunense monasterium), dont la fondation est attribuée d'une part aux trois frères Lui' In m. Waldram et FJiland,et, d'autre part, au duc Tassilon 11. Les notices des religieux de ce couvent sur la géographie, les poids et mesures, qui datent du vin* siècle, et les gloses importantes qui en proviennent , prouvent que,
«lès les premiers temps , on cultiva dans cette abbaye toute espèce de connaissances. Ajoutons que de nombreux personnages l'ont honorée tant par leurs vertus que par leurs savants travaux. Voy. Schrœdl, dans le Diction, de la théol. catltol.
I. WEST (Édouard), anglican, né en Angleterre, mort en 1675, fut un théologien très-estimé par ses coreligionnaires. Il a laissé : l°des Sermons; — 2» un Traité de la perfection humaine. Voy. Michaud.
II. WEST (Gilbert), anglican, littérateur, né en 1706. mort â Londres en 1756, embrassa d'abord la carrière des armes, et devint en 17 29 sous-secrétaire du conseil privé. Sa réputation littéraire repose sur l'ouvrage intitulé : Observations on tne histon/ and évidence of the résurrection of Jésus Christ; Londres, 1730, in-8°; cet ouvrage, souvent réimprimé, a été traduit en français par l'abbé Guenée; Paris, 1757, in-12. Voy. Chalmers, General Biogr. Diclûmary. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
III. WEST (Nicolas), né en Angleterre, docteur eu théologie et évéque d'Ely, se prononça énergiquement en faveur de Catherine d'Aragon, lorsque Henri VIII . aveuglé par sa passion pour Anne de Boleyn, voulait faire approuver son divorce par le clergé. Le courageux évéque publia à cette occasion un traité sous le titre de De non dissolvcnda Henrici régis primo Matrimonio, etc. Voy. Michaud.
IV. WEST (Samuel), anglican célèbre, né aux États-Unis en 1740, mort l'an 1809. fut successivement chapelain au fort Pownall, en Penobscot, ministre de Nedhame l'an 1761, pasteur à Boston en 1788. I) est auteur : 1° d'Essais . insérés dans le Colombian Sentinel, 1806, 1807; — 2* de Sermons et d'Éloges funèbres f parmi lesquels on distingue celui de Washington. Voy. Michaud.
V. WEST (Samuel), anglican également célèbre des États-unis, mort à Tiverton, dans l'Étal de Rhodf-lsland, fut ministre de New-Bedford, dans le Massachusetts, membre honoraire de l'Académie des arts et des sciences de Philadelphie et de l'Académie américaine de Boston, membre de la convention pour la constitution du Massachusetts et des Etats-Unis. Il a laissé : 1° plusieurs Opuscules théologiques ; — 2» des Sermons ; — 3» un grand nombre d'Articles dejotirnaus . Voy. Michaud.
VI. WEST (Thomas), jésuite, né en Angleterre en 1706, mort l'an 1769 à Sizergh, en Westmoreland , passa la plus grande partie de sa jeunesse sur le continent. Lors de la suppression de sa compagnie en France, il remplit comme simple prêtre les fonctions du saint ministère. Il passa une grande partie de sa vie à voyager. Outre plusieurs autres ouvrages estimés de géographie et d'antiquités, il a laissé : Antiquités de rurness, ou Description de fa/ibaye royale de Sainte-Marie , dans la r>allée de Niyhtstuide, près Daltonen Furness; Londres, 1774, in-4°. « Ce livre intéressant, dit Parisot, fut destiné à remplir une lacune laissée par sir William Dugdale. » Voy. Parisot, qui, dans la Biogr. univeri. de Michaud, donne une notice de cette célèbre abbaye.
WESTMINSTER, ville d'Angleterre, est située au couchant de Londres. Elle doit son origine à une ancienne abbaye de bénédictins ; les rois d'Angleterre y ont leur sépulture . et on y fait leur couronnement. Henri VIII érigea cette église en évéché l'an 1540. mais il le supprima deux ans après. Depuis le schisme introduit par ce prince . de honteuse mémoire , la véi i-
\YETT
WETZ
1aMf "f*î?lise d'Angleterre était gouvernée par des évoques qui n'avaient que le titre de vicaires apostoliques; mais, en 1850, Pie IX rétablit la hiérarchie épisc, et nomnia Nicolas Wiseman archevêque de Westminster. De l'an lut* a l'an 1413, vingt et un conciles ont été tenus à Westminster. En 1852, il y eut un synode célébré par les évoques du rovaume. Voi/. la Regia, tom. XXV, XXVUI. Labbo, tom. IX, XI. Hardouin, tom. VI, VII. Henri Spelman, Concilia Mnifiur Rritannifr et Hibernia-, etc., tom. I et II. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. GUI, p. 187-2l9.où l'on trouve beaucoup de détails relatifs à Westminster et les noms d'un certain nombre d'auteurs à consulter. L'abbé André, qui, dans son Cours alphnfiet.de drutt canon, au mot Angleterre , rapporte la Lettre apost. de JV. T.-S. P. te pape Pie IX rétablissant la hiérarchie épisc. en Angleterre (24 septembre 1850), et, de plus : Instructio S. Congregationis de Propru/nuda fide pro Anglia circa commendandos ad epis-ropatum (5 avril 1852).
I. WETSTEIN ou WETTSTE1N (Jean -Jacques), protestant, né à Baie en it»**3 , mort à Amsterdam l'an 1734, était profondément versé dan> les langues latine , grecque et hébraïque. Reçu ministre en 1713, il soutint à cette occasion une dispute publique sur les diverses leçons du Nouveau Testament, et il s'attacha à prouver que cette variété de leçons ne donne aucune atteinte à l'intégrité, à la certitude et à l'authenticité du texte sacré. II fut agrégé à la Société royale des sciences de Berlin et à la Société royale de Londres. On a de lui, entre autres ouvrages : 1» Novum Testamentum grœcum edittonis receptaj cwn lecthnibus variis codicum niss., editionum aliarum, versionum et Patrutn, etc.; Amsterdam, 1751-1758, 2 vol. infoL; nous avons montré ailleurs l'utilité de cette édition , et nous avons fait remarguer que le savant critique soutenait l'intégrité de l'Évangile do ratai Jean (bien qu'il attaquât l'intégrité u<- la I" F.pltre de cet apôtre), et qu'il défendait 1 authenticité de l'Épitre aux Hébreux ; — 2° Clrmentis Romani II Eptstolœ ad r trames, cum versionr latmajLeyàe, 1754, in-fol.; — 3° Prolegomena m Novum Testamentum; Amsterdam, 1730; Halle, 1 701, in-8»;— 4° Wet tstenii Libelliadcrùin et interpretationem Novi Tcstamenti ; ibid., 1760, in-8°. Voy. Ghauffepié, Nottv. Diction, histor.ct erit., tom. IV, p. 089 et suiv. Richard et Giraud, qui donnent quelques défaite sur les écrits de Wetstein.Fellcr.Michaud,Bi'oyr.unu'cr».J.B.Glaii*e, Introduction kistor. et crit., t. I , p. 290; t. IV, p. 314; t. V, p. 101, 232. La Nouv. Biogr. génèr., qui donne une liste des auteurs à consulter.
II. WETSTEIN ou WETTSTEIN (Jean-Rodolpbe), protestant, né à Baie en 101 4, mort l'an lOsi, exerça d'abord le ministère évangélique, et professa successivement la rhétorique, la langue grecque, la logique, la théologie, et fut chargé, en 1050, du cours d'interprétation du Nouveau-Testament. On a de lui : 1° Certunt animée Solatium , seu Meditationes theologico-practicte in locum ad Romanos VIII; Baie, 1038, in-8°; — 2* MarU Diadochi Sermo contra arianos; ibid., 1042, in-8"; trad. latine, avec des notes et le texje grec; — 3° quelques Dissertations, devenues fort rares, Koy.Michtod, Ihogr. univers. La NOUV. Biogr. génér,
WETTE (Wilhelm-Martin LEBERECHT DE), protestant, né à Ulla.près de Weimir,en 177Ô, mort à Râle l'an 18V.», profivssa la théologie à lena, à Heidelbcrg, à Beilin et à Bile. Gâtait un homme d'un grand savoir, mais un des rationalistes les plus avancés parmi les exégètes
et les critiques d'Allemagne de ces derniers temps. Qu'il nous suffise de dire qu'il a commis sur la canonicité des Livres saints, sur la clôture du canon des Juils, sur l'authenticité du Pentateuque.desParalipomènes, des prophéties d'Isaie, etc., des erreurs graves que nous avons réfutées dans notre Introd. histor. et cnt., etc. Outre des Commentaires sur les Psaumes et sur le Souvenu Testament, et une Traduction allemande de T Ancien et du Nouveau Testament, il a laissé un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Mémoires pour seivir d' introduction au Nouveau Testament; Halle, 1806, in-8»;— ^Critique de Thistoire des Juifs ; ibid., 1807, in-8°; — 3* Manuel de dogmatique chrétienne, présentée dans son développement historique; Berlin, 1813. 2 vol. in-8»: — 4° De la Religion et de la théologie; ibid., 1815, 1821, in-8u; — 5° Manuel d'introduction historique ei critique à la Bible; ibid., 1817-1826. 2 vol. in-8°, 6 édit.; — 0° Mémoires pour tinstruction chrétienne; ibid., 1819, in-8°; — 7«t>çons sur la religion, son essence, tes formes et son influence sur la vie; ibid., 1827, in-8»; — 8° L'Histoire biblique; ibid., 1846, in-8*; tous ces ouvrages sont écrits en allemand. On lit dans l'Index hbrorum prohibitorum : « Wette (W.- M. L. de). Filosofia délia rivelazione di B. H. Blaiche, e lerioni sul cristianesimo , una cum prav fatione traductoris Quocumque idiomate. ( Decr. 21 apr. 1842.) » Voy. Daniel Schenkel,fte Wette und die Bedeulung semer Théologie fùr unscre Zett. Lucke, dans Theol. Stud. und Ki itik, 1850. Hertog, Rcal-Encykiop. fùr protest. Théologie. Le Dut ton. de lathéol. cathol. La Nom». Biogr. génér.
WETTSTEIN. Voy. Vetbtejn.
WETZER (Henri-Joseph), né en 1801 à Anzefahr.dansla Hesse électorale, mort l'an 1853, étudia la théologie à Marbourg, et s'appliqua à la philologie orientale ; il consacra près de trois années, sous les professeurs Arnold et Hartmann, à l'étude de l'hébreu et de l'arabe. En 1823, il se rendit à Tubingue. où il continua à rultiver la philologie. Après des épreu\ es trèshonorables pour lui, il devint, en 1824, docteur en théologie et en droit canon. Il eut à cette époque le bonheur, comme nous -même, de suivre à Paris les leçons du maitre des orientalistes de l'Europe , Silvcstre de Sacy, pour les langues arabe et persane, et celles de l'illustre Étienne Quatremère, pour la langue et la littérature syriaques. Au mois de mai 1828, la faculté de théologie de Kribourg et le consistoire académique l'accueillirent comme prêtai docenl. Vers la lin de l'année il fut nommé professeur extraordinaire, et. en janvier 1830, professeur ordinaire de philologie orientale à la faculté de philosophie. Son enseignement eut le plus grand succès. Wctzer devint bientôt doyen, sénateur et député; et, au milieu des troubles et des agitations qu'éprouva plus tard l'université de Fribourg, fl resta toujours ferme et inébranlable défenseur de la foi catholique. On a de lui, outre une Traduction de f Ancien Testament, faite avec Van Ess : 1° Taki-Eddini Makrizii Historia Captorum christianorum in Mgypto, Arabice édita, in linguam latinam translata et gravissimo theologorum ordini in Academia Alberto- Ludovictana Brisgoica ubluta, pro focultate legendi, abH. J. Wetser. Solisbaci, M Dcccxxviu; c'est un manuscrit que Wetzer copia à la Bibliothèque royale de Paris, et dont il publia le texte, inconnu jusqu'alors, en l'accompagnant d'une traduction latine; — 2* Restitutto ver» chronologie rervm ex controversiis Arianis tnde ab anno 325 usque ad anuum 350
WHÀR
vins
contra ehrona&toiam hodie receptam exhibita; Francforti ad Mœnum, 1827; ouvrage dans lequel il tranche le conflit soulevé entre Mansi ot iMamachi sur la clironologie des événements ecclésiastiques en rapport avec l'arianisme , de 344) à 350, en établissant solidement la chronologie jusqu'en 3*25, et en réfutant victorieuse' ment la chronologie admise jusqu'alors; — 3U L'Université de fribourg, d'après son origine, son but, ses moyens, sa qualité de corporation et de fondation pieuse, son organiiatton, ses institutions, et les garanties légales ecclésiastique* et politiques de sa conservation; Fribourg, 18 14; dans cet opuscule, publié sous le voile de l'anonyme, l'auteur fait ressortir avec force le caractère religieux et catholique de l'université de Fribourg. Voy. le Diction, de la the'oi. r«/Ao/., dont nous n'avons fait qu'abréger l'article.
WEXFÛRD (Wexfordia), ville d'Irlande dans la province de Leinster, à dix -huit lieues de Dublin. L'évêque de Férues y tint un concile en 12W. Voif. Mansi, Suppiém., t. II, col. 1065. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. C1II, p. 219-220.
WEXSIO (Wexta), ville épisc. de Suède, située au milieu de la province de Sinaland. Suivant de Commanviile, YVexsio fut érigée en évôché par saint SuHride vers l'an 055, et fut soumise à Upsa) ; mais le I'. Tbeiner, dans la Svezia e le relaziuui diessa colla S. Sede, p. 138, met la fondation de ce siège à l'an 1916. Voy, de Commanviile, /'• Table alphabét., p. 255. Gaet. Moroni, vol. CIll.p. 220.
WEYER. Voy. Wier.
WHALLEY (Pierre), anglican, né à Rugbv, comté de Warwick, en 4722, mort à Ostemie l'an 1791 , occupa plusieurs postes ecclésiastiques. Outre quelques écrits purement littéraires, il a laissé : Dé/enie (A Vinaicution) de l'évidence et de l'authenticité des Evangiles; Londres, 1753, in-8°. Le but que l'auteur s'est proposé dans cet OUVrage, c'est de réfuter les trop fameuses objections de Bolinbroke contre les fondements du christianisme , objections consignées dans ses Lettres sur l'étude de l'histoire. Voy. Michaud, lliogr. univers.
VVHARTON ou WARTHON (Henri), anglican, recteur de la paroisse de Minster, dans le comté de Thauet , ne à Worslead , dans le comté de Norfolk, vers l'an 1664, mort en 1694, a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : !• Traité du célibat du clergé, dans lequel on examine son oriame et ses progrès; Londres, 1688, in-4»; — 2» Le Miroir ecclésiastique considéré dans ses faux raisonnements et dans ses fausses citations; ibid., 4G88; c'est la réponse au Spéculum ecclesiasticum de Th. Ward, théologien catholique ; — 3° Echantillon de quelques erreurs et de quelques défauts oui te trouvent dans f Histoire de la réformât ion de l'Eglise d'Angleterre de Bumet; ibid., 1693, in-8«; tous ces ouvrages sont en anglais; — 4» Angliu sacra, sive collectio historiarum... de archiejtiscopis An-
8 lut, ad annum 1540; ibid., 1691, in -fol.; — » Historia de episcopis et decanis Londinensibus et Assavensibus , ad annum 15U), ibid., 1695, in-8°; — 6° Appendix ad Historiam litterariam Guilielmi Cave; il a été mis à V Index par un décret daté du 22 décembre 1700. c Malgré les préjugés du schisme anglican, dit Feller, VVharton est souvent équitable et défend la vérité avec courage; il repousse les calomnies contre les religieux et plusieurs hommes illustres devenus odieux par leur zèle pour la foi. 11 a excellemment redressé les erreurs de Bumet son Spécimen, où il y a mi catalogue re-
marquable. » Voy. Wood. Athenœ Oxonientes. tom. 11. Richard et Giraud. Feller. Michaud, Bioqr. univers.
WHEELER ou WHELER ( Sir George ), anglican, voyageur, né à Breda, en Hollande, l'an 1650, mort l'an 172V, appartenait ù une famille que son attachement à la cause de Charles Ie' avait fait exiler. Après avoir parcouru les lieux les plus célèbres de la France et de l'Italie, il partit pour la Grèce. Il rencontra à Venise le docteur Spon , qui le suivit dans une partie de son voyage, et qu'il quitta vers le passage des Thermopyles. En l680,\Vheeler retourna en Angleterre, où il obtint le bonnet de docteur en théologie et le vicariat de Basingstocke , qu'il quitta peu après pour la riche cure de lloughton-the-Sprinj;. C'est là qu'il mourut. On a de lui : 1" Voyagt <le Dalmntie, de Grèce et du Le* vaut; 1682, in -fol.; Anvers, 1689. 8 vol. in-12; on y trouve les détails les plus exact* et les plus curieux sur la Dalmatie, la Grèce et l'Anatolie ; — 2° Histoire des églises et des lieux, d'assemblée des premiers chrétiens dans les Eglises de Tyr, de Jérusalem cl de Cottstanlinople , décrites par Eusèbe; — 8° Le Monastère protestant ou l'économie de la vie chrétienne. Voy. Michaud, lt">9r. univers.
WHICHC0TE (Benjamin), anglican, né vers 160U, mort en 1683, lit ses études au collège Emmanuel de Cambridge, auquel en l'agrégea l'an 1633. Après avoir reçu les ordres , il commença un cours de théologie au collège de la Trinité. Il desservait depuis quelque temps une cure dans le comté de Somerset, lorsqu'on le rappela à Cambridge pour être prévôt du collège du Itoi. 11 perdit sa prévôté a l'époquedela res> tauralion, et vint à Londres, où il fut nommé en 1662 ministre de Sainte-Anne de Blackfriars, et plus tard vicaire de Saint- Laurent, dans le quartier des Juifs, à Londres. Gibbert Burnet parle de ce théologien avec beaucoup d'éloges. Sa conduite, en etïet, et ses écrits révèlent une àme douce et un esprit éclairé. Il n'a rien livré lui-même à l'impression; mais on a publié après sa mort : 1» Observations et apophtheymes ; 1688, in-8*; recueillis des sermons et de la conversation de Whichcote par ses élèves ; — 2° un choix de ses Sermons, précédé d'une préface par lord Shaftesbury, auteur des Caractères ; ce volume fut suivi de trois autres, publiés eu 1701-1703 par le docteur Jeffery, et d'un 4e, en 1707, par Clarke; ils ont été réimprimés plusieurs fois; la meilleure édition est celle des docteurs Campbell et Gérard ; Aberdeen,4 vol. in-4»;— & Aphorisme* moraux et religieux, recueillis des papiers manuscrits du docteur Whichcote , qui parut en 1703 sous la direction du même docteur Jeffery; réimprimés l'an 1753, in-8n, par les soins de Samuel Salter, avec des additions et huit Lettres de l'auteur et de ses amis. Les Aphorismes sont au nombre de 1200, dont les suivants, qui eu | font partie, peuvent donner une idée : c Rien n'altère plus la nature humaine que le faux sèle; le bon naturel d'un païen est plus religieux que le rèle furieux d'un chrétien.— La sincérité du cœur est un grand point pour la rectitude du jugement. — Si je n'ai pas un ami , que Dieu m'envoie un ennemi, afin que je sois instruit de mes défauts; être éclairé par un ennemi est ce qu'il v a de mieux après le bonheur de posséder un ami. — Personne n'est plus vide que celui qui est plein de lui-même. » Voy. Michaud.
WHIST0N (Guillaume), théologien et mathématicien, né à Norton, dans le comté de Leicester, en 1667, mort a Londres l'an 1752, fut
WT1IT