‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 126 sur 1294 · LORI · texte numérisé non relu

LORI

de la vie domestique . par un père de famille; ibid., 1706, in-12; — 4» Lettres tmportantes pour arrêter les irrévérences qui se commettent dans les églises; ibid., 1712; — 5» Sur les Désordres du Carnaval; ibid., 1711 ; — 6» Nouvelle traduction de foffice de la sainte Vierge: ibid., 1711 et 1712, in-12. Voy. Papillon, Biblioth. des aut. de bourgogne. Richard et Gtraud , qui indiquent les autres ouvrages de Lordelot , de même que Feller.

LORENS, dominicain, mort vers l'an 1285, fut le confesseur de Philippe le Hardi. Il écrivit en français , à la demande de ce prince , un exposé de la doctrine morale chrétienne, qu'il intitula : La Somme des vices et des vertus; une partie de cet ouvrage a été imprimée à Paris vers l'an 1502; on en a donné une version flamande qui, de l'an 1478 à l'an 1484, a eu quatre éditions. Voy. Quétif, Scriptor. Ord. Prcedic, tom. 1 , p. 386. L'Histoire fittér. de la France, tom. IX , p. 397. La ,Vouv. Biogr. génér. LORENTSEN. Voy. Ladrektzen.

I. LORENZ (Jean- Michel), historien, né à Strasbourg en 1723 , mort I an 1801 , professa l'histoire et l'éloquence à l'université de sa ville natale , et fut pourvu , en 1GG3, d'un canonicat au chapitre de Saint -Thomas. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1* Annales Paulini, sive sancti Paulini, ajtostoli, fatn temporum ordine diyesta ; Strasbourg , 1769-1770 , in-4» ; — 2° Acta Trudperti martyris, ad illuetrandas domus Habsburgtcœ; ibid., 1777, in-4»; — 3° Summa historiar gallo- francicœ civias et sacra; ibid., 1790- 1793 , 4 vol. in-8°. Voy. la Nouv. Biogr. génér., qui donne la liste de ses autres écrits.

IL LORENZ (Sigismond-Frédéric), frère du précédent, né en 1727, mort l'an 1783, professa la théologie a Strasbourg. On lut doit plusieurs dissertations théologiques , entre autres : 1* De lndwa tione Isrnetis anie fin cm dierum finienda; Strasbourg, 1771 , in-4»; — 2» De Metliis promovendi convrr<nonem Judarorum; ibid., 1775, in-4». Voy. la Nouv. Biogr. génér.

LORENZANA (François -Antoine de), né à Léon, en Espagne, l'an 1722, mort à Rome en i80i, fut successivement évèque de Palencia, archevêque de Mexico, puis de Tolède. Il a laissé : 1° diverses Lettres pastorales; — 2* Sanctorum Patrum Toletunorum quotquot estant Opéra ; Madrid, 3 vol. in-fol., avec des préfaces et des notes savantes, et avec les écrits de ses prédécesseurs, Montâmes, Eugène, saint Ddefonse, saint Julien, saint Euloge, etc., ainsi aue V Abrégé de leurs Vies; — 3° Sancti Martini, Legionensis presbyteriet canonici regularis, Opéra primum in lucem édita ; Ségovie, 4 vol. in-

fol.; - 4» Œuvres de saint Isidore de Sévilte revues sur les manuscrits du Vatican , et imprimées à Rome ; — 5* Missale Gothicum secunaum régula m B. hidori in usum Mozarabum ; Rome , 1804, in-fol. avec «g.; c'est une nouvelle édition ; car le rituel mozarabique était encore en usage dans le diocèse de Tolède- — 6° plusieurs autres écrits indiqués dans Feller, Biogr. univers., et dans la Nouv. Biogr. génér.

LORETANS. Voy. Lorette, n° II.

I. LORETTE ou LAURETTE, ville épisc. de la Marche d'Ancône, dans les États de l'Église, située sur une colline, à deux lieues sud-ouest de Recanati. Sixte -Quint érigea en 1586 cet évéché, qui fut uni en 1591 à celui de Recanati. On y remarque l'église de la Casa Sonda , où se trouve la chambre dans laquelle la Vierge conçut le Sauveur ; cette chambre a été apportée par les anges d'abord en Dalmatie, puis i Venise , et enfin i Lorette , dans un bois de lau-

riers qui appartenait i une dame pieuse et riche . nommée Laurette, d'où vint plus tait! le nom de Laurette ou Lorette. La fille fut prise en 1797 par les Français, qui transportèrent en France la statue de la Vierge , qu'ils rendirent ensuite. Qu:md on lit sans prévention les preuves aussi nombreuses que solides qui établissent la vérité de cette translation , il est impo^ible de ne pas y croire; ou bien , si on est conséquent , on doit rejeter une foule de faits historiques

Tii paraissent suffisamment fondés en raison. oy.Yltalia Sacra, tom. I. Jacquin et Duesberg, Diction, d'antiquités chrétienne* , et une foule d'autres ouvrages cités par Gaet. Moroni , qui donne d'aillein-s les plus amples détails sur Lorette, vol. XXXIX , art. Loreto. Sehrœdl, dans le Diction. dr fa théol. cfithol.

II. LORETTE ou LAURETTE ( Ordo Sanctce Maria* Lauretan'r ou Equités Louretani). Ordre de chevalerie institué l'an 1586 par Sixte V, lorsqu'il établit l'évêché de Lorette. Il accorda aux chevaliers de cet Ordre plusieurs privilèges, tels que ceux d'avoir des pensions sur des bénéfices quoiqu'ils fussent mariés , d'être exempts de tout impôt, d'être commensaux du Pape, etc. Ces chevaliers devaient faire la guerre aux corsaires qui infestaient les côtes de la Marche d'Ancône, chasser les voleurs de la Romagne. et garder la ville de Lorette. Cet Ordre a été supprimé; les chevaliers Larctans ou Lauretans qui existent encore à Rome ne sont que des officiers de la chancellerie. Voy. le P Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. VIII, p. 367. Hermant , Histoire des Ordres de chevu lerie, p. 368. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.

I. LORIA ou LURIA f Isaac), savant rabbin, grand cabalistique, est né à Jérusalem l'an 1531, et est mort à Saphet, dans la haute Galilée, où il s'était établi deux ans avant sa mort, et où il communiqua ses connaissances i Vital Chajim et à plusieurs autres rabbins, qui recueillirent ses leçons, et les publièrent plus tard sous le titre de Y Arbre devte. Elles forment six volumes, qui ont chacun leur titre particulier; les unes ont été imprimées, les autres sont restées manuscrites ; plusieurs ont élé traduites en latin par Rosenroth dans sa Cabbala denudata. Voy. Wolf, Biblioth. Hebraa, tom. I. p. 671-677. De Rossi, Dizionario storico dey H Aulori ebrei, vol. II, p. 14,15.

II. LORIA ou LURIA (Salomon), rabbin illustre de la ville d'Ostra en Pologne, mort avant 1573 selon les uns, et après l'an 1591 suivant les autres . a mérité parmi les Juifs les titres de couronne a Israël, prodige de son siècle, grande lumière qui a éclairé tous les peuples; celui qui a porté son nom dans tous les pays du monde, et qui a surpassé tous ses contemporains. On a de lui plusieurs écrits qui ont pour but d'expliquer certains traités du Talmua, ou de commenter les ouvrages des rabbins les plus célèbres, ou, sous le litre de Demandes et Réponses , d'expli-

Îucr certains points de la loi et du rituel. Voy. te Rossi, Dizion. stor.. vol. II, p. 15. Wolr,

Îui , dans sa Biblioth. lhbr.f tom. I, p. 1071- 073, donne la liste des divers ouvrages de Loria.

I. LORICH (Gerhard), en latin Lorichius, théologien du xvi* siècle, dont le nom figure dans 1 Index de Clément VIII , fut d'abord pasteur à Hadamar; plus tard il abjura le protestantisme, et se convertit à la religion catholique. Ses principaux ouvrages sont : 1° Vrat/um reliyionis cnlholicœ; Cologne, 1540; — 2° Thèses professionis catholicat; ibid., 1541, in-fol.; — 3» Compendium textus et glossematum in omnes

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