‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 127 sur 1294 · MC. XVI · texte numérisé non relu

MC. XVI

II. LORICH (Josse), théologien allemand, mort en 1613 , professa la théologie à l'université de Fribourg, et se fit ensuite chartreux. Il a laissé : 1° Thésaurus sacra théologie?, Fribourg, 100*.), in-fol.; — 2° De Traditionibus ecclesiasticis et volvntario Dei eu/tu: Ingolstadt, 1579; — 3° De IV, natura et seopo evangelii J.-C: ibiil.. 1580, in-8»; — 4» Fortalitium christianœ Jidei ne retigionis; Fri bourg, 1008, «n-4«;

— 5° Fiagellum contra modemashœreses ; ibid., 1G08, in-4"; — 0° plusieurs autres ouvrages dont on trouve la liste dans Richard et Giraud. Voy. Theod. Petreius, Hiblioth. Carthusiana. Le Mire, De Scriptor. .««•. xvn.

III. LORICH (Reinhard), protestant allemand du x\T siècle dont le nom se trouve dans V Index de Clément VIII , professa la rhétorique à Marbourg, et exerça les fonctions de pasteur à Bembach, en Vétéravie. On a de lui quelques écrits, parmi lesquels nous citerons : 1° Qtiœ. stiones sume; Francfort, 1552, 1558, in-8»; — 2° Victoria l'ticensis Historia perxecutionis Vandalicœ; Cologne, 1537; Bâle, 1511. in -8°; — 3» Qua-stiones sacra? , Francfort , 1552 , 1558 , in-8». Voy. la Nouv. Biogr. génér.

L0RIN (Jean), jésuite, né à Avignon en 1559 , mort à Dole l'an 1634 , professa la philosophie , la théologie et l'Écriture sainte à Paris, à Milan et à Rome. Il remplit dans cette dernière ville les fonctions de théologien du général de son Ordre et de censeur des livres. Il défendit avec zèle l'immaculée conception de la sainte Vierge. On lui doit des Commentait es en latin : 1° sur les Actes des apôtres ; Lyon, 1605, in-fol. ; — 2° sur TEcclésùiste ; ibid., 1606, in-4,J ;

— 3° sur le Litre de la Sagesse; ibid., 1607, in-4° ; — 4° sur les Epitres de saint Jean et de saint Pierre: ibid., 1609, in-fol.; — 5» sur les Psaumes; ibid., 1612-1616,3 vol. in-foL; — 6° sur le Lévitique; ibid., 1619, in-fol.; — 7° sur les Êpitres de saint Jacques et de saint Jude- ibid., 1019; in-fol.; — 8° sur les Sombres; Cologne, 1623, in-fol.; — 9° sur le Deutéronome ; Lyon, 16'25, in-fol. Voy. Sotwel, Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

I. LORIOT, oratqrien, a donné un Abrégé de la discipline de T Eglise du P. Thomassin , en s'attachant principalement aux morceaux qui lui ont paru avoir plus de rapport à la morale ; 1702. Voy. le Jown. des Savants, 1717, p. 613.

IL LORIOT (Julien), oratorien, né à Laval en 1633, mort à Paris l'an 1715, se voua à la prédication. Il a laissé un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels on cite surtout : 1° une Traduction des Psaumes; Pans, 1700, 3 vol. in-12; — 2° une Traduction des Lettres de piété des suints Pères grecs et latins des quatre prerniers siècles; ibid., 1700. 3 vol. in-12; — 3° Sermons sur les mystères ae Notre-Seigneur; 2 vol.; sur les Mystères de la sainte Vierge; in-12; sur l'Octave du Saint-Sacrement , in-12; sur les Fêtes des saints , 2 vol. in-12 ; — 4° Herueil de Sermons sur les plus importantes matières de la morale chrétienne; ibid.. 1697, 8 vol. in-12; souvent réimprimé. Vou. le Diction, portât, des prédicat. Richard et Giraud. Hauréau, Hitt. liltér. du Maine, tom. IV, p. 378. Feller, Biogr. unii>ers. La Souv. Biogr. génér.

L0RIQOET (Jean -Nicolas), jésuite, aussi distingué par ses vertus que par ses talents , né

à Êpernay, en Champagne, l'an 1760, mort à Paris en 1845, fut supérieur de la maison d'Aix, et dirigea le collège de Saint-Acheul. Outre un grand nombre d'ouvrages purement littéraires, il a publié : 1° Tableau chronologique de rhistoire ancienne et moderne, tant sacrée que profane, depuù le commencement du monde jusqu'à nos jours; in-18; — 2» Histoire sainte , suivie d'un Abrégé de la vie de Jésus-Christ : in-18 ; — 3° Histoire ecclésiastique depuis Jésus-Christ jusqu'à f an de qrdee 1814, par demandes et par réponses , suivie cT un Abrégé des preuves de la religion ; in-18; — 4° Le Modèle des pasteurs, ou Vie de M. Musurt , curé des paroisses de Somme- Vesle et Poix, guillotiné à Reims en haine de la I religion catholique; Lyon, 1823, 1827, in-18; — 5» Manuel du catéchiste; 1832, 1833, in-18. Tous les ouvrages sortis de la plume du respectable Père sont très - propres à former l'esprit et le cœur des jeunes gens; aussi ne saurait-on dire tout le bien qu'ils ont fait, et qu'ils font encore chaque jour. Nous en avons une preuve manifeste dans l'acharnement avec lequel ils ont été attaqués par les ennemis de la religion. On a été jusqu'à prétendre que l'auteur y avait méchamment défiguré l'histoire contemporaine par esprit de parti, et qu'il y avait présenté les monuments les plus éclatants de notre gloire militaire et de notre civilisation de manière à affaiblir le sentiment national dans le ea>ur des enfants. Ce qui a servi de prétexte à cette accusation , c'est qu'il avait inséré dans son Abrégé de l'histoire de France à f usage de la jeunesse la phrase suivante : « En 1809, M. le marquis de Buonaparte, lieutenant-général des armées du roi, entra à Vienne en Autriche à la téte d'une armée de quatre-vingt mille hommes. » Or celte phrase est entièrement controuvée; c'est uniquement la mauvaise foi, jointe à une basse jalousie, qui a le triste mérite de l'avoir inventée. Pour nous, qui avons suivi attentivement depuis son origine la discussion qu'elle a soulevée, il est prouvé jusqu'à l'évidence qu'elle n'a jamais existé dans le livre du P. Loriquet; car, malgré les nombreux défis qui en ont été portés, il ne s'est trouvé jusqu'ici personne qui ait pu la montrer dans une édition quelconque de ce livre donnée par l'auteur. Quant à V esprit de parti qu'on reproche au savant jésuite , ce n'était en réalité que l'esprit dominant de l'époque ; et parmi ses calomniateurs d'aujourd'hui, combien n'y en a-t-il pas qui en étaient pénétrés autant, pour ne pas dire plus que lui? Non, le P. Loriquet n'a pas défiguré f histoire ; ceux qui l'ont réellement défigurée et altérée appartiennent au camp de ses adversaires; c'est cette masse d'écrivains irréligieux dont l'aveuglement passionné ne leur a jamais permis que de puiser aux sources historiques les plus corrompues ; ce sont eux qui affaiblissent le véritable sentiment national en pervertissant l'esprit et le cœur de la jeunesse par leurs funestes doctrines : accusation que ne mérite certainement pas le vénérable jésuite, puisque ses adversaires eux-mêmes reconnaissent que s'il changeait les textes, et s'il refaisait l'histoire à l'usage de la jeunesse', c'était « afin que rien ne pût pervertir les jeunes esprits. »

L0R0UX (Oratorium), ancienne abbaye de l'Ordre de Cileaux, située au diocèse d'Angers; elle fut fondée l'an 1121 par Foulques V, comte d'Anjou. Voy. La Martinière, Diction, géogr.

L0R0Y ou L0RR0IX (bocus Regius), ancienne abbaye de l'Ordre de Citeaux, située au diocèse et à cinq lieues de Bourges, et fondée,

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